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Prévenir les risques de
crues
Le risque important d'inondation
encouru sur l'ensemble de la région grenobloise a
été récemment confirmé. En mars
2001, la catastrophe (rupture de la digue de Gières)
a été évitée de justesse.
L'Association départementale Isère Drac
Romanche, l'AD, a tiré plusieurs fois la sonnette
d'alarme. Des études ont démontré
l'urgence de la réalisation de travaux de
rénovation des digues et des casiers
d'inondations.
Les différentes tentatives pour créer une
structure capable d'effectuer les indispensables travaux
d'aménagement hydraulique que l'AD n'a pas
compétence à réaliser, n'ont toujours
pas abouti. Dans un voeu présenté par
Christine Garnier au nom du groupe et adopté à
l'unanimité (moins une voix) par le conseil municipal
le 14 avril 2003, notre groupe a demandé que l'Etat,
par son représentant en Isère, intervienne
auprès de toutes les collectivités
concernées pour définir au plus vite les
conditions de prise en charge de ces travaux et
réduire ainsi les risques d'inondation
aggravés dans notre région par la
présence de plusieurs usines classées
SEVESO.
Grenoble Foot 38
Déjà augmenté, en
mars 2002, de 290 000 €, le capital social de la SEM
GF38 vient une nouvelle fois d'être augmenté de
442 000 € : des 10 000 actions du club à 76,25 €
l'action, la ville souscrira 3 340 actions pour un montant
de 254 675 €.
Cette nouvelle augmentation du capital de la SEM GF38
intervient alors qu'aucun bilan n'a été fait
de l'augmentation de l'année passée. Elle va
à l'encontre des engagements pris pour un retrait
rapide de la ville : en ligue 2, la quasi totalité
des équipes sont sous statut complètement
privé. Elle a été faussement
présentée comme nécessaire pour la
réalisation des travaux liés au centre de
formation du club.
Pour toutes ces raisons exposées par Vincent Fristot,
notre groupe a voté contre la
délibération proposée au conseil
municipal le 19 mai 2003: pour nous, il y a bien d'autres
priorités sur lesquelles doit porter l'effort
financier de la Ville.
Parking du futur stade
d'agglomération
Le conseil municipal avait
décidé de construire un parking sous le futur
stade. Nous nous étions opposé à ce
parking, tout près du centre ville, "aspirateur"
à voitures. Le parking était prévu pour
1000 places ; son coût initial : 15 M€. Ce
parking a été réduit à 600
places
et pourtant, son coût a augmenté
: 15,3 M€, soit 25 519 € la place, bien plus (+
67%) que le coût habituel d'une place de parking
couvert !
De plus, il se confirme que le parking ne peut être
construit à l'endroit choisi sans déplacer un
gros collecteur : le projet n'est donc pas réalisable
tel qu'il est proposé dans l'avant projet sommaire et
engagera encore plusieurs millions d'euros de surcoût.
En fait, la solution présentée comme une
économie représente finalement un
surcoût - pour le stade et pour le parking.
Qu'en sera-t-il lorsqu'arriveront l'avant projet
détaillé et le lancement des appels d'offres ?
Bien évidemment, le 19 mai, sur l'avant projet
sommaire de ce parking, notre groupe a voté contre la
délibération, qui n'a été
adoptée qu'à une très courte
majorité.
Se loger : un droit pour
tous
Le débat autour d'une
convention relative aux engagements mutuels en 2003 entre la
ville et ACTIS présidé par Maryvonne Boileau a
permis au conseil municipal le 19 mai de constater le
rétablissement financier de cet organisme, et de
voter une participation de 735 K€ au principal bailleur
social de Grenoble et de l'agglomération.
Marina Girod de l'Ain a fait valoir que 2003, année
de transition, doit permettre de développer
prioritairement la médiation de proximité par
des dispositifs qui ont fait leur preuve (gardiens du soir,
poste de travailleur social), le respect des règles
de droit (notamment les règles d'attribution), la
budgétisation de la politique foncière de la
ville.
Raymond Avrillier a insisté sur la
nécessité pour la ville d'approfondir ses
engagements avec ACTIS (ex OPALE) avant de chercher à
diversifier ses relations avec d'autres bailleurs sociaux.
Il a rappelé le contexte favorable de
l'émergence d'un véritable plan local de
l'habitat au niveau de l'agglomération pour
pérenniser ces liens. Il a insisté sur
l'importance pour la ville de parvenir à la
maîtrise du foncier en se dotant des moyens
institutionnels (via l'Etablissement Foncier Public Local)
et financiers (budget des cessions et acquisitions).
L'équilibre d'ACTIS reste néanmoins
fragilisé par la politique gouvernementale : les
programmations tardives sont pénalisantes pour la
mise en oeuvre des programmes et le désengagement
d'opérations spécifiques touche en
priorité les personnes âgées, les
personnes handicapées, les étudiants et les
jeunes travailleurs, les plus dépendants d'une
solidarité qu'il appartiendrait pourtant à
l'Etat d'assurer.
Vote unanime de la majorité, l'opposition
s'abstenant
Débaptiser la rue
Thiers
Dans la nuit du 16 au 17 mai, pour
rappeler la Semaine sanglante du 22 au 28 mai 1871
(répression finale de la Commune de Paris) huit
Grenoblois qui avaient entrepris de débaptiser la rue
Thiers en déboulonnant ses plaques pour la renommer
rue de la Commune de Paris se sont fait interpeller. La
ville portait plainte via l'adjoint d'astreinte.
Le 19 mai, soir de la séance du conseil municipal,
une dizaine de militants placés dans le public avec
des panneaux demandaient au maire de retirer la plainte de
la ville, considérant le caractère symbolique
de l'acte et le fait que les plaques retirées avec
soin avaient été restituées intactes.
En même temps une intervention de Raymond Avrillier en
début de séance faisait valoir que l'adjoint
d'astreinte avait agi sans délégation valable
du maire, et que, dans un tel cas, seul le conseil municipal
était habilité à déposer
plainte. Le Maire répondait alors qu'il retirerait
cette plainte.
Il n'en reste pas moins que le débat sur certains
noms de rues et de places à Grenoble
mériterait un jour d'être engagé.
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