Solidarité avec les victimes du séisme en Algérie

Le vote par le conseil municipal, le 16 juin, d'une aide de 20 000 € en solidarité avec les victimes du séisme du 21 mai en Algérie, a été l'occasion de rappeler les liens étroits qui unissent ce pays à Grenoble où les résidents algériens forment la première n a t i o n a l i t é é t r a n g è r e : b e a u c o u p d e Grenoblois ont ainsi été directement touchés parce que dans leurs familles en Algérie, il y a des disparus, des blessés graves ou des proches qui ont été jetés à la rue par le tremblement de terre. Gilles Kuntz a rappelé le soutien que le CCREG tenait à apporter à ces familles : au-delà de l'aide votée par le conseil municipal, il a évoqué les dons directs apportés par les habitants et recueillis dans les bureaux publics, ainsi que le concours de scientifiques grenoblois partis apporter à la région sinistrée leur expertise en matière de résistance des matériaux de construction : il faut permettre aux pays comme l'Algérie, de construire un habitat sûr dans des zones à risques malgré les besoins urgents en logement qui conduisent malheureusement trop souvent à accorder des dérogations aux règlements d'urbanisme.

Renouvellement urbain de Grenoble Sud et Villeneuve

La ville vient d'engager un projet concerté de requalification urbaine sur Grenoble sud et Villeneuve (périmètre compris entre La Capuche, l'avenue Jean Perrot, Grand'Place et le cours de la Libération). Pour cela, un appel d'offres de maîtrise d'œuvre urbaine a été lancé et le conseil municipal a adopté à l'unanimité le programme correspondant, présenté par les adjoints Pierre Kermen et Jean-Philippe Motte. Il s'agit à la fois de donner un cadre cohérent aux aménagements urbains dans le secteur concerné et de programmer un échelonnement pluriannuel de travaux de 2004 à 2012 pour les nécessaires opérations de requalification comme celle des grands ensembles de la Villeneuve.
Avant le vote, Raymond Avrillier avait fait constater que l'opération ainsi lancée, à la différence d'un concours - procédure retenue pour le quartier Teissère - n'allait pas permettre une réelle concurrence entre projets ; que le financement envisagé ne permettait pas d'identifier les inscriptions budgétaires pour la ville ; qu'une démarche partagée avec les acteurs et les habitants du quartier étant prévue, les règles du cahier des charges de la concertation devaient être examinées et définies par le conseil municipal.
Intervenant également au nom de notre groupe, Gilles Kuntz a rappelé que la requalification urbaine ne pouvait se concevoir sans apporter à toutes les personnes vivant et travaillant sur ce secteur sud, des réponses concrètes et innovantes concernant le développement de l'emploi et des activités, la garantie d'un habitat de qualité, la protection et la sûreté des personnes et des biens, l'accès aux ressources culturelles et aux savoirs. Autrement dit, l'urbanisme ne suffit pas. Et le long terme ne fait pas vivre au quotidien ; la requalification du secteur sud de la ville doit aussi aborder la gestion de proximité sur le court terme : la propreté de ses espaces, la sécurité pour ses habitants, l'assurance d'un projet éducatif de qualité, le maintien des centres de santé, la révision des bases d'imposition . Mais la ville ne pourra pas toute seule mener le combat : les services de l'Etat doivent aussi adapter leurs moyens à ces objectifs pour que les interventions soient coordonnées, rapides et efficaces.
Villeneuve est à un tournant et son avenir ne peut attendre 2012 !

Retour de la corruption facile des marchés publics

Le parlement veut habiliter le gouvernement à procéder par ordonnance (une procédure également retenue pour la réforme du code des marchés publics) à la réforme de la loi de la Maîtrise d'ouvrage publique (1985) qui concerne tout particulièrement les collectivités locales en matière de construction de bâtiments publics.
Au terme de ce projet qui pourrait prendre effet dès l'automne, hormis l'usage qui resterait public, tout le processus de construction, de financement et de gestion d'un bâtiment «public» serait globalisé et pourrait être intégralement confié par une collectivité publique au secteur privé : un dispositif qui ressemble fortement à celui des marchés d'entreprises de travaux publics (METP) qui avait rendu possibles plusieurs affaires de corruption.
Ce projet a soulevé le tollé des architectes qui se voient dépossédés de toute capacité à assurer leur mission indépendamment des financiers et des grands entrepreneurs. Le 16 juin, en soutien aux étudiants en grève de l'Ecole d'architecture de Grenoble, Pierre Kermen a rappelé que l'architecture contribue à la qualité de la ville, et a émis un voeu adopté par la majorité du conseil municipal demandant au maire de Grenoble d'intervenir auprès du gouvernement pour que soient abandonnés la loi d'habilitation ainsi que les projets d'ordonnance relatifs à la réforme de la loi MOP.

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