ÉluEs écologistes ADES, Verts, Alternatifs de Grenoble
Page d'Accueil Accueil
Plan Plan
Résumé Résumé
Statistiques Statistiques
Qui sommes-nous ? Qui sommes-nous ?
Forum Forum
Agenda Agenda
Album Album
Actions Actions
ADES ADES
Bilan 2001-2007 Bilan 2001-2007
   - Bilan 2001-2007 à La Métro
   - Bilan 2001-2007 à la Ville de Grenoble
Conseils de La Métro Conseils de La Métro
   - 30 novembre 2007
   - Conseils précédents
Conseils Municipaux Conseils Municipaux
   - 4 avril 2008
   - Conseils précédents
Liens Liens
Publications Publications
   - Communiqués de presse
   - Entretiens
   - La Gazette des éluEs
   - Le Rouge & le Vert
   - Lettres ouvertes
   - Tribunes politiques
Site réalisé avec SPIP
Retour à la page d'accueil  Conseils Municipaux  Conseils précédents  Année 2007  22 octobre 2007

CM du 22 octobre 2007 - Délibération A - 027 PROJET URBAIN
Polygone scientifique - Lancement d’une étude approfondie de renouvellement urbain et de développement économique
Intervention de Pierre Kermen, 2e adjoint délégué à l’urbanisme et à l’environnement, au nom du groupe des éluEs écologistes ADES, Verts, Alternatifs

lundi 22 octobre 2007


L’objet prioritaire de notre présence dans ce conseil municipal est de promouvoir une ville où chacun, quelque soit sa situation, son statut puisse se retrouver, se reconnaître... Or le pré-projet qui nous est présenté, pour la première fois, sans même avoir été exposé en commission, c’est tout l’inverse !

Alors que nous devrions nous attacher à rendre aux habitants cette partie Nord Ouest de la ville et de l’agglomération avec un projet urbain d’écologie et de solidarité et bien le projet qui nous est présenté est la poursuite d’un enfermement, je crois même que le mot de « concentration » a été prononcé tout à l’heure, dans un territoire à part, en dehors de la ville, de la vie !

Un projet à part surtout par un manque criant de démocratie

De quoi parle-t-on au juste ? De la recherche, du projet urbain ?

En fait quelque chose comme une vraie fausse étude qui vient cacher, noyer le projet de la Rocade Nord dans de multiples propos : « la recherche mondiale », « la gouvernance », souple ou molle, la « recherche grenobloise ». Un dossier bâclé ! Enfin un dossier que nous considérons pour notre part irrespectueux de nos orientations majoritaires pour l’écologie et la solidarité

Nous insistons sur deux points : celui du projet de délibération dont nous avons en effet demandé le retrait et sur la présentation qui vient de nous être faite par Monsieur l’architecte Vasconi.

La délibération proposée pose aux élus du conseil municipal des problèmes de démocratie et des problèmes de fond !

Les problèmes de démocratie tout d’abord.

Voilà une délibération qui a été instruite dans une procédure d’exception, où les élus concernés n’ont pas été associés, pas informés.

Le Conseil municipal approuvait, le 18 décembre 2006, la réalisation d’études de "précadrage" permettant de mesurer l’impact foncier et d’évaluer les enjeux urbains et immobiliers de la recomposition de ce secteur, et plus particulièrement aux franges des ZAC des Berges, Minatec et Europole, toutes trois concédées par la Ville à la SEM Grenoble 2000.

A combien se sont élevées ces études ? Où en est-on ? Nous souhaitons le détail financier de l’ensemble de ce travail et le cahier des charges afférent.

Or, malgré nos demandes écrites, au Maire, au président de la SEM 2000, nous n’avons eu aucune information sur le contenu de ces études de « précadrage », que ce soit les études foncières, urbaines ou de trafic sur le secteur du polygone et il y a quelqu’heure un résumé, un très bref résumé, des schémas de M. Vasconi nous arrivait.

Nous souhaitons donc connaître les critères et le montant du marché passé entre la SEM 2000 et le cabinet Vasconi associés architectes, le cahier des charges que la SEM 2000 a élaboré et les financements de cette étude.

Nous souhaitons également obtenir le rapport fait par la SEM 2000 sur ce dossier, SEM qui a été rémunérée à hauteur de 54 000 € par la Ville.

Compte tenu des difficultés importantes et des opacités que comportent ces dossiers, nous demandons maintenant le retour au sein de la Ville et des services d’urbanisme des études urbaines du polygone.

Les problèmes de fond.

Malgré ces manques manifestes d’information, il nous a été proposé tout simplement dans cette délibération d’approuver la Rocade Nord et d’éliminer notre politique sociale sur le secteur du Polygone

Nous sommes opposés à des objectifs qui sont contraires aux orientations d’une majorité pluraliste pour l’écologie et la solidarité, qui n’ont pas été débattu de façon contradictoire au sein de notre majorité, et pas même avec les personnes intéressées et la population.

En effet le projet présenté élimine le terrain des gens du voyage qui fait pourtant partie de l’engagement de la Ville de Grenoble dans le schéma départemental des gens du voyage approuvé par la Métro et le Préfet de l’Isère.

Le projet élimine le centre d’accueil municipal qui a été programmé par le CCAS et qui figure dans nos priorités politiques et qui doit répondre à une demande forte de personnes en grande précarité.

Le projet est contraire aux règlements d’urbanisme et de santé qui prévoit l’interdiction d’une nouvelle voirie auprès d’habitations, ici le pont de la Rocade que le Maire de Grenoble souhaite installer aux pieds des immeubles nouvellement construits de la Cité Jean Maçé.

Le projet de délibération nous demande également d’approfondir les études relatives à l’aménagement du Polygone scientifique tout en fixant un périmètre d’étude intégré par arrêté et modification du PLU !

Alors que nous avons toujours considéré que l’arrivée du tramway sur le Polygone était une occasion, unique, d’engager un véritable projet urbain, à la hauteur de la transformation du site scientifique qui s’est engagé en effet dans la dénucléarisation, des implantations d’activités du secteur et de l’habitat dont la cité Jean Maçé.

Manifestement ce n’est pas ici le même projet de ville pour les habitants que celui que nous proposons, nous les éluEs écologistes.

Le projet qui a été commandé à Monsieur Vasconi par la SEM Grenoble 2000 est le projet d’une ville, minérale, avec des voiries surabondantes, sur dimensionnées et ce n’est pas parce qu’elle sera « bourrée », comme certains l’ont dit, de panneaux solaires photovoltaïques qu’elle sera pour autant plus écologique !

Nous voulons dans cette partie Nord Ouest de la ville, non pas une extension de la ville, mais bien le prolongement d’une ville ouverte aux habitants, une ville verte, écologique, une ville parc habité, où cohabitent logements, logements sociaux, activités - activités diverses et pas une opération focalisée sur des activités seulement « high-tech », mais tournée vers la diversité sociale de notre ville.

Le développement social, nous ne le maintiendrons et nous ne le développerons que si nous maintenons la diversité des emplois, des activités, de l’habitat, de l’enseignement et de l’éducation pour chacun.

Les espaces de la confluence du Drac et de l’Isère et les espaces encore vides qui existent et qui sont nombreux doivent contribuer également à la structuration du site et non cette vieille idée du passé qui voudrait que ce sont seules les infrastructures qui structurent la ville. Les "vides" structurent tout autant les villes du futurs et pas seulement les pleins comme vous l’imaginez : plein d’infrastructures, plein d’armatures, plein de voiries, plein des tours...

Nous sommes également soucieux d’une ville mixte avec de l’habitat pour tous et toutes et pas seulement pour les chercheurs et étudiants qui seraient bien isolés avec ce projet sans vie. Mais aussi en intégrant nos engagements sur nos projets.

Si le tramway doit trouver sa place en franchissant l’Isère, nous nous opposons à l’élargissement de l’A 480, nous souhaitons des voiries automobiles réduites à deux fois une voie sur l’avenue des Martyrs, comme le suggère d’ailleurs un directeur d’organisme scientifique, sur son vélo, devant les caméras de France 3 dans une émission diffusée mardi dernier, déclarant qu’il allait supprimer les voitures du polygone scientifique !

Ce secteur de la ville et de l’agglomération à la jonction de plusieurs communes, aux ressources environnementales et sociales, à la mémoire des lieux mérite plus d’attention selon nous que cette étude ne lui accorde.

Pourquoi ne pas étudier plusieurs scénarios pour éclairer nos choix et en débattre dans de bonnes conditions, s’engager dans une analyse complexe, de façon contradictoire, dans un marché de définition par exemple, conduit par la Ville, plutôt qu’une seule étude confiée à un seul maître d’œuvre ?

La pensée unique ne correspond pas à une analyse sérieuse de ce secteur qui a déjà bien souffert de ce type de pensée dans le passé.

Ce sont pour toutes ces raisons que nous avons demandé au Maire de Grenoble de retirer cette délibération.

La délibération ne sera pas mise au vote.

Après le débat, le groupe des éluEs écologistes ADES, Verts, Alternatifs et une partie de l’opposition quitteront la salle du Conseil.

Répondre à cet article