Archives pour la catégorie ‘Brèves – ça nous fait réagir’

Politique politicienne

Publié le 11 juillet 2014
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© Dauphiné libéré 7/7/14

- Les anciens élus du PC Grenoblois ont grand tort de s’inquiéter pour le personnel municipal. Ils croient avoir entendu que les critiques de la majorité portaient sur trop d’emplois et sur l’absentéisme. Les critiques portaient sur l’insincérité des prévisions de la majorité de l’époque, et la politique de ressources humaines, c’est-à-dire que c’était leur gestion qui était en cause. C’est bizarre comme certains n’arrivent pas à assumer leurs actes. On leur pardonne cette incompréhension, n’étant plus présents au conseil municipal. Voir l’article sur GEG, où la nouvelle majorité sauve des emplois qu’avait voulu supprimer l’ancienne majorité droite-gauche à laquelle participait activement les élus du PC.

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Politique politicienne

Publié le 26 avril 2014

Michel Destot revient sur les cause de la défaite de la liste qu’il poussait aux municipales. Dans une interview au Point (publié le 22 avril) il répond à la question : «La perte de Grenoble par le PS est l’une des grandes surprises de ce scrutin. Quelles en sont les raisons ? ». Michel Destot «Trois facteurs ont joué. La déferlante de protestation nationale, comme un peu partout ; le FN et une droite à un très bas niveau, à 30 % environ, un résultat aggravé par la présence sur la liste UMP d’Alain Carignon ; et enfin un nouveau candidat socialiste… ». Tout le monde aura compris que dans l’esprit du maire sortant, ce n’est pas à cause du bas niveau (30%) de la droite et l’extrême droite qu’il a perdu (bizarre comme argument), mais parce que la tête de liste PS était nouvelle. J. Safar appréciera. Quant au bilan de sa gestion gauche-droite de son dernier mandat, il n’est pour rien dans ce qui est bien une défaite cuisante. Sur la fin de règne, certains élus, instruits par leur fou, gagnent en lucidité et reconnaissent leurs erreurs. Rien de tel avec Michel Destot qui, sur son blog, ces derniers mois en venait à accuser la médiocrité des Grenoblois.


Rassurons Eric Grasset et Alain Pilaud qui craignent qu’on oublie ce qu’ils ont fait durant le mandat précédent, et qui s’épanchent dans la presse locale. Nous n’allons pas faire comme leur équipe qui s’appropriait tout le travail des autres. Au contraire, non seulement nous ne nierons pas ce qu’ils auront fait de bien mais en revanche nous n’oublierons pas ce qu’ils ont fait de mal. Malheureusement les dégâts sont là : ALPEXPO et son trou abyssal, les trous financiers de la mise en place des rythmes scolaires… et sans doute d’autres dégâts qu’un bilan fouillé de leur gestion fera apparaître.


On peut savourer la coquille de France 3 Alpes dans son reportage sur le fait que le groupe ADIS (Agir pour un Développement Intercommunal Solidaire) présente un candidat à la présidence de la Métro. L’ADIS regroupe de 27 à 29 élus de petites communes et entend peser sur la mise en place de l’exécutif de la Métro. France 3 termine son billet sur l’ADIS : « La gauche a impérativement besoin de l’apport de toute ou partie des voix de l’ADES pour avoir la majorité absolue au sein de l’assemblée communautaire. » Merci pour la pub et nous confirmons que l’ADES pèse d’un grand poids à gauche dans l’agglomération ! Mais pas uniquement à gauche, car elle est là aussi pour orienter l’agglomération vers la transition écologique qui s’impose pour les générations actuelles et les générations futures.

PC Grenoble comme Pas Compris Grenoble

Publié le 19 avril 2014

Le PCF Isère qui s’était mis dans le bus Safar pour avoir des élus sans débattre des projets n’a plus aucun élu au conseil municipal de Grenoble : il a brillé par un communiqué d’entre deux tours soutenant Safar contre « le projet catastrophique » du Rassemblement, « l’inflation démagogique de la liste écologiste », « la conditionnalité bloquante des aides aux entreprises » du Rassemblement. Nous sommes passés à deux doigts d’une attaque contre « la menace d’extrême-gauche » que constituerait le Rassemblement, thème développé par Safar, la droite et l’extrême-droite. Dans ce communiqué de la chambre de commerce, pardon du PCF Isère, les représentants du PCF qui voulaient être élus derrière Safar s’opposent clairement à la remunicipalisation des services publics délégués au privé.

Merci patrons.

En bref : M. Boileau, GF38, logement social, super-embauches

Publié le 25 mars 2011

Maryvonne Boileau, le retour…

Suite à la démission du Conseil régional de Mme Marie-Noëlle Battistel (députée PS de la 4ème circonscription de l’Isère), M. Boileau retrouve le 156ème poste d’élu. Pour autant elle maintient son recours au Conseil d’Etat contre la décision de supprimer le 157 ème poste. Si elle gagne, c’est Eric Grasset de la liste PS qui sera appelé à siéger. Décidemment les écologistes sont unitaires pour deux !

GF38, rendez-vous le 8 avril

Un nouveau repreneur, Christophe Maillol, homme d’affaires investi dans le football français et brésilien depuis une dizaine d’années, a signé un protocole d’accord avec Index pour acheter tout ou partie du GF38. Le protocole d’accord peut être annulé jusqu’au 8 avril. Le repreneur se déclare prêt à apporter 3 M€. Pour l’instant l’avenir sportif et administratif du GF 38 est plutôt sombre. A suivre.

Logement public ou logement social ?

Quand le vocabulaire essaye de camoufler les réalités. De plus en plus de voix s’élèvent pour abandonner l’appellation « logement social » au profit de « logement public ». Pourtant ce logement est attribué sur critères sociaux et n’est donc pas accessible à tous, il ne répond pas aux exigences d’un service public stricto sensu. Pourquoi vouloir camoufler la réalité ? Il faut au contraire donner toute sa noblesse à l’appellation et expliquer que les 2/3 des Français peuvent y accéder. Le logement social pourrait être un des moyens de lutter contre la spéculation immobilière s’il était massivement construit.

Vous avez dit visionnaire ?

Un de nos lecteur nous signale : « il y a environ 10 ans quand je suis arrivé à Grenoble on disait que Grenoble était tout proche des 20% de logements sociaux (19,5%). 
Aujourd’hui notre cher Maire se vante d’avoir atteint les 20% et vise les 30%. C’est là que c’est drôle car si nous augmentons la part de logements sociaux sur la ville au même rythme que ces dernières années il nous faudra 200 ans pour atteindre l’objectif ! C’est cela un maire visionnaire ! Il fixe des objectifs à 200 ans… »

Le CCAS se paye une annonce dans Le Monde

Pour embaucher un collaborateur, le Centre communal d’action sociale – CCAS se paye une annonce à 5 400 € dans Le Monde Economie (15 mars). Pourtant pour le type de poste recherché il suffit d’utiliser les réseaux habituels (Gazette des communes, lettre du cadre, CNFPT…). On peut donc faire des économies autrement qu’en supprimant les primes des personnels les moins bien payés.

Le Maire de Grenoble embauche un super membre de cabinet pour sa communication !

Vu dans Le Monde Economie du 22 mars, pour encore plus cher (il y a de la couleur). « Grenoble l’esprit d’innovation. La ville recrute le Directeur de la communication et de l’animation ». Il est recruté directement « sous la responsabilité du député-maire », pas sous celle du Directeur général des services ! Il s’agit donc bien d’un membre de cabinet qui travaillera pour le député et le maire… Il est précisé qu’il doit être « doté du sens politique », sous entendu, d’une ouïe très développée pour entendre la voix de son maître.

Série décalée

Publié le 5 mars 2011

Serions-nous assez fous ou inconséquents pour nous opposer, par simple posture idéologique (comme le dirait la droite et certains membres du PS) à une initiative permettant d’améliorer une situation sociale dégradée ? Peut-on dire cela de la désormais fameuse « série télévisée » de Villeneuve que la majorité a approuvé au dernier conseil municipal ?

A l’heure où le renouvellement urbain se précise avec le changement de la collecte des ordures ménagères, les projets de démolition des silos et des appartements du 50 Galerie de l’Arlequin, du projet de déplacement du marché… toutes décisions qui méritent débats. Après le discours calamiteux et démagogique (mais c’est un pléonasme) du Président de la République, jetant opprobre sur le quartier et alors que le chômage des jeunes est au plus haut, pendant que leurs cadets pâtissent des coups portés par le ministre de l’Education Nationale, on a le droit, en effet de s’interroger, sur la place d’une « série télévisée » dans un tel contexte. Tout d’abord quel en est l’objectif ? Une diffusion sur une chaîne télévisée ? Personne, et surtout pas les professionnels ne peuvent croire à la possibilité de tourner une véritable série pour une somme aussi limitée (180 000€). Pas plus un documentaire, avec les risques de stigmatisation que l’on connaît.

Pourtant ces 180 000€ pourraient être très importants pour combler d’autres besoins.

Alors s’il n’est pas question de série télé de quoi s’agit-il ? « … de développer un projet artistique innovant mais bien ancré au niveau local » est-il indiqué dans l’appel à projets. Fort bien, aussi peut-on s’interroger sur les raisons qui ont poussé la majorité à retenir un groupe d’associations quasi inconnues à Grenoble. Pour ce qui est de l’ancrage local, et de la création artistique et audiovisuelle, il nous semble que Grenoble est plutôt bien pourvue en associations qui ont fait leurs preuves (Les Arpenteurs, La Fabrique des Petites Utopies, Le Centre Audiovisuel de Grenoble… pour ne citer qu’eux).

On ne peut s’empêcher de voir dans ce projet une manière pour la municipalité de séduire les médias nationaux, et l’on imagine déjà les titres ronflants. L’art, la création, la culture en général vont de pair avec le social, et contribuent à l’épanouissement de chacun. Il n’y a pas de priorité contrairement à ce que d’aucuns laissent entendre. Encore faut-il que les principaux intéressés soient sinon à l’origine du moins étroitement associés à un projet.

On ne peut donc que douter de l’effet d’une telle initiative, née de l’esprit de quelques élus, et qui semble plaquée, artificielle et en décalage avec la réalité.

A la Métro, la bataille de succession fait rage

Publié le 2 mars 2010

On devrait connaître le 12 mars le successeur de D. Migaud à la présidence de la Métro. Cela se bouscule au portillon. Le premier à se mettre en lice a été le maire de Grenoble qui ne recule devant aucun cumul. Ce qui est inquiétant c’est qu’il accumule les mandats mais ne les remplit pas correctement. Par exemple, il est parmi les députés un de ceux qui travaille le moins. Il suffit d’aller sur le site http://www.nosdeputes.fr/ pour le comparer aux autres députés PS de la région grenobloise (Fioraso, Issindou, Migaud et Brottes), la courbe de présence de M. Destot à l’assemblée nationale est proche de celle d’un encéphalogramme plat !

Aucun des autres prétendants déclarés (MM. Baïetto, Issindou et Ferrari) ne nous semble capable de changer la manière dont la Métro fonctionne et aucun ne s’est inquiété de ses dérives financières et n’a hésité à augmenter les impôts sans ouvrir un débat à ce sujet dans l’agglomération. Aucun contrôle démocratique n’existe sur cette institution, puisque les membres du Conseil de communauté ne sont pas élus directement sur un programme.

A suivre

Les promesses oubliées sur les antennes de téléphonie mobile

Publié le 2 mars 2010

Pour se faire réélire, M. Destot a beaucoup trop promis. Oubliée la non augmentation des impôts, oubliée aussi la promesse d’enlever les antennes de téléphonie mobile à la Villeneuve.

Bien avant la mobilisation des habitants sur les pollutions engendrées par les antennes, ACTIS avait accepté l’installation d’antennes sur deux sites, aux Baladins et rue des Fleurs. Cela rapportait un peu d’argent et permettait de donc de diminuer un peu les loyers. En 2003, le contrat pour l’implantation des antennes aux Baladins a été prolongé d’une dizaine d’années. Puis un collectif s’est créé en 2007 et a milité pour que les antennes soient déplacées, ce qui a été fait rue des Fleurs au terme du contrat avec l’opérateur. La présidente d’ACTIS de l’époque a toujours été d’accord pour que les antennes soient déplacées à condition que la ville paye la rupture de contrat avec l’opérateur, afin de ne pas faire supporter aux locataires le coût important de la rupture. L’ADES a toujours milité pour la diminution de puissance des antennes et pour une vérification indépendante des opérateurs que la puissance ne dépasserait pas 0,6 V/m. Durant la campagne des municipales de 2008, M. Destot a transmis un courrier au collectif s’engageant à faire enlever les antennes avant juin 2008 !!! Mais depuis rien n’est fait au prétexte que le contrat ne s’arrête qu’en 2012 !

Il n’y a aucun problème pour que les antennes qui sont aux Baladins soient enlevées, il suffit que le maire paye le dédommagement à l’opérateur. Mais maintenant que les élections sont passées le maire ne veut pas payer.

Grenoble a été choisie comme une des villes où sera expérimenté la baisse de puissance des antennes, mais cela ne n’exonère pas le maire d’appliquer sa promesse.

Le collectif antennes Villeneuve ne baisse pas les bras et pourrait faire un procès à Bouygues-Telecom s’il trouve les fonds nécessaires, afin que les antennes des Baladins soient enlevées.

« 24 heures sans nous », une initiative intéressante

Publié le 2 mars 2010

Un collectif d’immigrés a lancé un appel pour organiser le 1er mars une journée sans immigrés, afin de montrer que leur présence et indispensable pour faire marcher l’économie de notre pays. Cette initiative symbolique peut amener chaque citoyen à s’interroger sur la manière dont sont traités les immigrés et à protester contre la politique indigne menée actuellement. Même si elle n’a pas eu un fort écho, cette manifestation devrait se répéter à l’avenir.

Profitons de cette rubrique pour réaffirmer la revendication de voir enfin les résidents étrangers (non communautaires) accéder au droit de vote aux élections locales. Ces derniers payent des impôts locaux, sont des usagers des services publics et participent à la vie de la cité, mais ils restent des citoyens de seconde zone, puisqu’ils n’ont pas le droit de participer à la désignation des élus, ni d’être élus dans un conseil municipal. Le 6 mars, place aux Herbes à Grenoble, l’ADES participera à une action rappellant l’urgence de faire voter une loi allant dans ce sens.

MJC l’emploi en grand danger…

Publié le 2 mars 2010

La majorité municipale a décidé de changer ses relations avec les MJC en leur imposant des conventions qui mettent l’emploi de ce secteur en grand danger. Depuis des années, les MJC ont été obligées de diminuer les emplois suite à des diminutions des aides diverses. Ces structures associatives sont administrées par des habitants bénévoles qui ont élaboré le projet de chaque structure et les activités à développer en fonction des besoins du secteur concerné. Ces activités sont centrées principalement orientées vers les enfants et les adolescents, mais aussi pour des adultes et des personnes âgées. Dans les quartiers, ce sont des lieux importants pour le maintien du lien social. Jusqu’à présent, la municipalité versait des subventions de fonctionnement aux MJC pour qu’elles équilibrent leur budget global. Aujourd’hui il y a un changement fondamental la politique municipale, ce qui revient à une municipalisation de fait en imposant des orientations. La ville subventionne, selon son « bon vouloir » et uniquement les activités en direction de l’enfance et la jeunesse. Les MJC se trouvent alors dans une situation qui les oblige, soit arrêter les autres activités soit les « rentabiliser », c’est-à-dire faire payer le prix coûtant, ce qui rend ces lieux ingérables à court terme.

Conclusion, les MJC vont devoir encore licencier du personnel…

Cette politique municipale est incohérente : soit elle municipalise clairement les activités socioculturelles en direction des jeunes et elle y met les moyens et offre un statut durable, soit elle laisse une vraie marge de manœuvre aux associations gestionnaires de ce secteur dans le cadre de négociations partenariales. La politique adoptée est une municipalisation cachée mais sans en assumer les conséquences, transformant les associations en « sous-traitants », travaillant au moindre coût avec des statuts très précaires. Comme dans le secteur de la solidarité, les associations deviennent la « variable d’ajustement des politiques publiques ».

Les élus écologistes ont posé une question orale lors du Conseil municipal du 22 février dernier, demandant au maire qu’il s’engage à ce que cette politique n’entraîne aucun licenciement. La réponse du maire ne nous rassure pas, puisqu’il ne s’est pas engagé sur ce point.

Carignon et Peneau doivent payer…

Publié le 25 février 2010

Suite au communiqué de presse du 7 janvier 2010 des écologistes grenoblois, sur la remise de la légion d’honneur à X. Peneau, le Canard Enchaîné du 24 février 2010 consacre tout un article sur les pressions exercées sur le Président du Conseil Général de l’Isère (CGI) pour qu’il fasse voter une remise gracieuse de la somme de 253 126 € que doivent solidairement A. Carignon et X. Peneau au CGI. Pour éviter de faire se prononcer le CGI durant la campagne des régionales, le Président Vallini repousse le vote à fin mars.

Rappel des faits

(que vous trouvez dans la brochure de l’ADES « un corrompu de retour aux affaires » éditée en 2003 au moment où le corrompu était élu président de l’UMP 38, vous pouvez nous la commander).

Le 13 juillet 1999 est révélé que M. Xavier Péneau et M. Alain Carignon, se sont immiscés sans titre dans la gestion des deniers publics irrégulièrement extraits de la caisse du département de l’Isère à hauteur de 1 660 400 F (253 126,35 €) correspondant au montant de la commission versée à la société Rhoddlams de feu M. Pacary qui en reversait une partie à M. Carignon (affaire du rond point d’Alpexpo). Pour avoir ensemble directement participé à la gestion de fait, ils ont été déclarés conjointement et solidairement comptables de fait des deniers du département de l’Isère et condamnés à rendre à la caisse publique du CGI la somme de 253 126 €. Depuis ils font des pieds et des mains faisant intervenir de puissants soutiens pour éviter d’avoir à rembourser les sommes détournées (voir l’article du Canard).

L’ADES attend du CGI qu’il maintienne sa demande de reversement de cette somme détournée illégalement de la caisse publique et que ces deniers publics servent à la politique sociale, et pas aux études sur la rocade-nord.

Rapport de la Chambre régionale des comptes défavorable pour La Métro

Publié le 25 février 2010

La Chambre Régionale des Comptes de Rhône-Alpes a rendu son rapport sur la gestion financière de la Métro, qui épingle sur plusieurs points des irrégularités auparavant signalées les écologistes (conférence de presse du 8 février 2010) repris le 23 février par Rue 89.

Souhaitons que la Cour des Comptes et ses chambres régionales puissent faire leur travail de manière approfondie car elles sont indispensables dans notre démocratie. L’ADES regrette que depuis des années le Parlement et l’exécutif aient fortement diminué les moyens de contrôle de la justice financière, dont la pertinence des rapports a diminué ces dernières années.

M. Migaud à la Cour des Comptes

Publié le 25 février 2010

Depuis des semaines le nom de D. Migaud circulait comme possible successeur de M. Seguin, sa nomination n’est donc pas une surprise. Cette nomination est la reconnaissance de la compétence et de la capacité de travail, mais aussi un coup politique du Président de la République.

La succession de M. Migaud est ouverte, notamment à la Métro. Souhaitons que ce soit l’occasion d’une redéfinition des pratiques de la communauté d’agglomération qui sont loin de respecter les principes de la démocratie la plus élémentaire : cumul des mandats, sous représentation de certains courants politiques, chambre d’enregistrement des arrangements entre maires de l’agglomération, incapacité à mettre les débats de fond sur la place publique…

Souhaitons aussi que la Métro abandonne les politiques de prestige et les aides économiques aux groupes privés et donne la priorité à la solidarité.

La Métro prépare une diminution du loyer du stade à la société anonyme GF 38 !

Publié le 25 février 2010

La relégation en ligue 2 du club de foot GF38 est l’hypothèse sur laquelle tout le monde travaille.

A l’occasion de la venue du président japonais de la SA GF38 il y a quelques jours, des petites phrases indiquent qu’il y a des discussions pour faire baisser le loyer que paye le club à la Métro. L’ADES rappelle que le loyer actuel est beaucoup trop faible au regard des règles de location d’un tel édifice public à une société à but lucratif. Les contribuables doivent savoir qu’ils aident sans le savoir une société purement privée, organisatrice de spectacles sportifs, ce qui est interdit par le droit national et européen. La création du nouvel impôt (taxe d’habitation et taxe foncière) par la Métro en 2009 visait notamment à venir en aide aux actionnaires de la SA GF38.

Brèves du conseil municipal du 22/2/9

Publié le 25 février 2010

Le 22 février, lors de la séance du conseil municipal de Grenoble, il y a eu certes de bonnes décisions notamment sur la programmation de la construction de logements sociaux en 2010, la poursuite du contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) et d’autres décisions qui sont des poursuites de la politique initiée par la majorité de gauche et écologiste durant les mandats précédents.

Par contre certaines décisions ou déclarations poursuivent des pratiques politiques très critiquables que tout citoyen qui se veut attentif à l’action des élu-es doit connaître.

1) Encore une « vraie-fausse » déclaration M. Falcon de Longevialle, adjoint à l’immobilier !

A noter que nous utilisons alternativement le terme adjoint à l’immobilier ou adjoint à l’urbanisme, puisque le maire lors d’un conseil municipal a déclaré que l’utilisation du terme adjoint à l’immobilier était superfétatoire (ie superflu), confirmant ainsi l’expression utilisée par un élu du groupe « Ecologie et Solidarité » lors d’un conseil municipal.

M. Falcon de Longevialle a déclaré au conseil municipal, « je n’ai pas de leçon de déontologie à recevoir, car je vous rappelle que je suis le seul adjoint qui a cessé son activité professionnelle (agent immobilier) pour pouvoir exercer mon mandat, en pensant qu’il pouvait y avoir un risque de confusion ». Ce qu’il oublie de dire, c’est qu’il a longtemps tardé à le faire puisqu’il n’a cessé son activité officielle d’agent immobilier que le 31 décembre 2008 soit plus de 8 mois après son élection et sa nomination en tant qu’adjoint à l’urbanisme, et seulement après que les écologistes aient fait remarquer qu’il y avait confusion des genres.

Il est intéressant de noter dans cette déclaration, que l’adjoint à « l’urbanisme » laisse entendre que d’autres adjoints pourraient être en situation de confusion entre leur activité professionnelle et leur délégation d’adjoint ou leur mandat d’élu. Après une telle déclaration, nous allons décrypter ces sous entendus. Ainsi n’oublions pas que la majorité municipale a vu la démission, quelques jours après son élection, d’un élu à cause de ce mélange des genres, suite au recours déposé par un écologiste.

2) Délégation du gaz, de l’électricité et de l’éclairage public : la désinformation en marche

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La droite dans la majorité municipale à Grenoble : une réalité

Publié le 18 février 2010

Assez silencieuse depuis le début du mandat la forte composante de droite de la majorité de M. Destot monte au créneau. Après M. De Longevialle qui rappelle d’où il vient et pourquoi il veut poursuivre sa carrière politique dans le sillage du maire (en tant qu’ancien agent immobilier, il se sent très à l’aise au poste d’adjoint à l’urbanisme…), M. Betto (ancien adjoint de A. Carignon pendant 12 ans) et maintenant adjoint de M. Destot rappelle pourquoi il a fait alliance avec ce dernier : « Mon combat politique, c’est que les Verts ne soient plus dans la majorité municipale en accord avec la Chambre de Commerce. Aux régionales, les Verts sont encore là et ils s’obstinent ! » (cité par le Dauphiné Libéré du 17 février 2010). Au moins les choses sont claires, on comprend mieux les liens étroits qui unissent la majorité droite-gauche et la CCI dont l’idylle a culminé lors de la candidature aux Jeux Olympiques. A suivre.

Les événements récents qui nous font réagir (4)

Publié le 9 février 2010

puceRVLa situation sociale se dégrade à toute vitesse

Le Conseil général annonce que le nombre de personnes au RSA a augmenté de 18 % en 6 mois pour atteindre 21 464 fin décembre 2009 et ce n’est pas fini. De grandes inquiétudes sur les demandeurs d’emploi qui vont arriver en fin de droits en 2010 (estimation 1 million de personnes). Si le Conseil général a augmenté ses aides sociales de 25 % en 2009, il n’en sera pas de même en 2010 qui va être très difficile pour bon nombre d’habitants de l’agglomération et pour les associations du social (réductions de subventions) à Grenoble et dans l’Isère

C’est notamment pour cette raison que nous étions contre les augmentations des impôts locaux à Grenoble et à la Métro qui aggravent les difficultés, car il n’y a pas de dégrèvement sur l’augmentation des taux des impôts même pour ceux qui sont au RSA. De nombreuses personnes aux très faibles revenus ont vu leurs impôts augmenter de 30 à 250 % à cause de ces hausses des taux. Cette augmentation brutale est l’inverse d’une mesure sociale, d’autant plus que des économies importantes peuvent être faites dans le budget de la ville (voir plus loin). Contrairement aux idées reçues, Grenoble n’est pas une ville de classes moyennes. (Voir le dossier dans Le Rouge et le Vert n° 115)

puceRVAssociations du social, vers l’étranglement

Les autorités publiques font des choix budgétaires qui pénalisent les associations qui œuvrent dans le secteur de la solidarité. Leur situation se dégrade aussi vite que la situation sociale. L’Etat se désengage de plus en plus en diminuant ou supprimant ses subventions. En devenant Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) au 1er janvier 2010, la DDASS est réduite à un service préfectoral de plus en plus dépourvu de moyens. Le Conseil général et les communes n’ont pas pris la mesure de la situation en pressurant leurs propres services et en considérant ces associations comme des variables d’ajustement de leurs politiques (réductions de subventions, licenciement du personnel, redressement judiciaire, liquidation) alors qu’elles poursuivent de véritables missions de service public de fait sans en avoir délégation de droit.

Souhaitons que le Conseil général, lors du vote de son budget 2010 indique qu’il prend réellement en compte cette situation et organise avec les communes, les syndicats et les associations une réflexion sur l’avenir des mécanismes de solidarité dans l’Isère. Ce serait plus intelligent (et de gauche) que de faire la rocade nord !

puceRVGrenoble est la grande ville qui s’éclate le plus en communication et en « fêtes et cérémonies » !

Le magazine Capital (n° 221 de février 2010) publie une étude sur « les gaspillages des élus locaux » et pointe les dépenses en communication et réceptions. Grenoble est la première des villes de plus de 100 000 habitants pour la communication (33,7 € par habitant) et deuxième en réceptions avec 5 € par habitant. Elle est première pour la somme des deux ! Soit 6 M€ au total.

En y regardant de plus près, les chiffres avancés par Capital sont très inférieurs à la réalité et les élus écologistes au conseil municipal et l’ADES ont bien raison de proposer de sérieuses économies dans ce domaine.

Les chiffres de Capital ne tiennent pas compte de tous les postes budgétaires liés à ces activités de communication, de réceptions, de fêtes et cérémonies.

En réalité en 2008 la ville a dépensé 9,6 M€ pour cela (soit l’équivalent de la hausse des impôts locaux en 2009 !). Soit 61 € par habitants. Dans ce chiffre il y a environ 1 M€ de subventions aux associations spécialisées dans les fêtes et cérémonies, le reste est de l’activité municipale. Dans les 9,6 M€ il y a environ 3 M€ liés à la préparation des jeux olympiques (merci pour le gaspillage). Dans le budget 2010 la majorité « droite-gauche » a encore inscrit 7,1 M€ de dépenses pour ces activités. C’est beaucoup trop. Rappel en 2005 ce n’était que 4,7 M€ et c’était déjà trop important. Depuis la dérive s’est accentuée et avec la nouvelle majorité c’est l’explosion.

En période de crise on pouvait espérer que la majorité municipale serait devenue plus responsable et abandonnerait ses gaspillages, malheureusement non ! La rigueur c’est pour les autres !

puceRVCarton jaune au Président de la Métro

Le Conseil de Métro devait se tenir vendredi 29 janvier. Or le Président de la Métro a oublié de mettre à l’ordre du jour un débat sur le rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) qui analyse la situation financière de la Métro depuis 2003. Il avait aussi oublié de transmettre à l’ensemble des conseillers le fameux rapport. La loi impose que l’exécutif doit communiquer ce rapport aux élus et en débattre lors de la plus proche réunion de l’assemblée délibérante. Le Président a été obligé de reconnaître son erreur et d’annuler le conseil et de le reporter en février.

Ce rapport confirme ce que l’ADES et les élus écologistes disent depuis des années, la situation financière de la Métro est inquiétante car atteinte par le surendettement. La Métro vit au dessus de ses moyens et les contribuables sont soumis à des augmentations incessantes d’impôts à travers la fiscalité mixte et la Taxe pour l’enlèvement des ordures ménagères (TEOM).

Le député Migaud a reçu récemment le prix de meilleur député, il n’a aucune chance d’être honoré pour la gestion de la Métro.

Les événements récents qui nous font réagir (3)

Publié le 2 février 2010

puceRVExpulsions ça suffit !

Nous relayons la lettre ouverte de l’association Roms Action de Grenoble qui s’élève contre les expulsions de familles roumaines qui se multiplient notamment à Saint martin d’Hères.

puceRVConseil municipal de Grenoble, ta démocratie fout le camp !

Lors du dernier conseil municipal le maire a tenu un propos étonnant. Il considère que les débats de fond ne doivent pas se faire au Conseil mais dans les commissions préparatoires. Drôle de conception de la démocratie. La loi instaure le conseil municipal en assemblée délibérante qui gère les affaires de la commune, et les conseillers doivent délibérer en connaissance de cause et donc avoir les explications suffisantes pour se prononcer. Les commissions municipales sont là, en théorie, pour préparer les décisions, mais les membres de la majorité municipale n’y viennent pas (un, deux ou trois conseillers dans le meilleur des cas) et les projets de délibérations sont distribuées en séance, autant dire qu’elles ne servent pas à préparer le débat mais seulement de première information.

Donc refuser le débat de fond au conseil, signifie que le maire considère le conseil comme une chambre d’enregistrement et que l’exécutif (lui) s’occupe de tout ! Où est la séparation des pouvoirs, pourtant fondement de la démocratie représentative ?

D’ailleurs quand vous assistez au conseil vous êtes surpris du silence dans les rangs de la majorité, visiblement il y a des consignes de se taire. Heureusement les écologistes sont là pour créer et imposer le débat, la droite étant en général assez absente se contentant de quelques interventions.

Pour connaître les tenants et aboutissant des décisions allez sur le site du groupe des élus « Ecologie et Solidarité » Verts, ADES, Alternatifs.

puceRVLe stade coûte de plus en plus cher

Le coût de l’investissement avait dérapé de manière catastrophique et la Métro a été obligée de payer la TVA.

On en sait un peu plus sur les coûts de fonctionnement. Ils sont prévus à environ 2 M€ sans compter les intérêts de la dette (au moins 1,8 M€) et il faudrait aussi ne pas oublier les amortissements de l’équipement (environ 3 M€). Les calculs faits par la Métro pour donner un coût de location à la journée se fondaient sur 34 jours d’occupation chaque année dont 19 pour le GF 38. Le GF 38 devrait donc payer un « loyer » d’environ 3 M€. Or il en paye moins de 1 M€.

Le stade qui est utilisé très majoritairement par des organisateurs privés (contrairement à la patinoire d’agglomération) coûte de plus en plus cher au contribuable, qui sponsorise sans le savoir des activités commerciales très lucratives, la justice devrait dire le droit à ce sujet prochainement.

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Publié le 24 janvier 2010

On l’a vu, on l’a lu, on l’a entendu… et ça mérite d’être rapporté !

puceRVAprès l’augmentation de 30 % l’an passé, la TEOM va augmenter de 20 % à Grenoble en 2010 !

Le taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères – Teom va passer de 4,44 % à 5,27 % soit 18,7 % de plus, à quoi il faut rajouter 1,2 % d’augmentation des bases d’où 20 % au total. Merci MM. Migaud et Destot !

puceRVImpôts : Vallini de gauche ? Destot de droite…

Lors des vœux du Préfet et du Président du Conseil général, A. Vallini a critiqué les salaires extravagants, les avantages indécents, les bonus mirobolants et a précisé :

«  J’ai refusé jusqu’à présent que le conseil général se laisse aller à la facilité d’une hausse des impôts ou d’un endettement excessif. Et je vais continuer ».

Quand on sait que le désengagement de l’Etat est beaucoup plus fort sur le Conseil général que sur la Ville de Grenoble, cette volonté de ne pas augmenter les impôts est un gros pavé dans le jardin de la majorité grenobloise qui s’est largement laissée aller à la facilité.

Sur l’endettement, veut-il laisser entendre qu’il ne financera pas la rocade ? Alors là, ce serait un vrai virage à gauche. A noter que les grands architectes (Vasconi et de Porzamparc) ont du mal à intégrer la rocade dans leurs projets. Vasconi oubliait l’échangeur sur l’avenue des Martyrs, de Portzamparc supprime carrément la rocade dans son projet esplanade !

puceRVNouvelle confirmation : les tarifs du chauffage urbain sont beaucoup trop élevés

La Compagnie de Chauffage (CCIAG) a fait son rapport d’activité 2008-2009 (période du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009). Il confirme, en l’amplifiant, le niveau excessif des marges du chauffage urbain. La seule bonne nouvelle est la baisse de la TVA à partir du 1er mars 2009, mais la mauvaise nouvelle c’est que les tarifs (hors taxe) sont encore plus surfacturés que ce que l’on pensait au vu des comptes 2007/2008.

Les ventes de chaleur et d’eau chaude sanitaire aux usagers atteignent 48,9 M€, soit en augmentation de 8,4 M€ par rapport à la saison 2007/2008… alors que les coût des combustibles achetés par la CCIAG n’augmentent que de 2,2 M€.

Le résultat d’exploitation qui était déjà très élevé en 2007/2008 (8,6 M€) augmente de 1,2 M€. Les actionnaires vont pouvoir faire la fête.

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Les événements récents qui nous font réagir (1)

Publié le 19 janvier 2010

On l’a vu, on l’a lu, on l’a entendu… et ça mérite d’être rapporté !

puceRVSmall is beautiful !

C’est le titre de l’édito du président du Conseil Général de l’Isère dans le dernier « Isère-Magazine »

On pourrait s’attendre à ce qu’il annonce l’abandon de la rocade ou qu’il milite pour une petite rocade, une nano-rocade et bien non. Il défend seulement les petites stations de ski. Dommage.

puceRVAu bal des hypocrites

Le 4 janvier le Président de la Métro présente ses vœux pour 2010 et il n’oublie pas son soutien ferme au projet de rocade paré de toutes les vertus. Par contre il oublie de rappeler qu’il ne veut pas la payer…

puceRVAu Conseil Général : une gauche à droite toute

Voila ce qui est exigé pour le poste de directeur général adjoint de la vie sociale au Conseil général (souligné par nous)

« Il devra notamment relever plusieurs défis majeurs :

- la maîtrise des dépenses sociales ;

- la maîtrise des délais de traitement des prestations sociales ;

- le développement d’une culture de rigueur et de management par objectifs dans tous les secteurs d’activité ;

- la rénovation et la professionnalisation des relations avec les partenaires extérieurs ;

- la recherche de solutions modernes et innovantes pour répondre à moindre coût aux enjeux sociétaux à venir (dépendance, précarité, e-culture, etc.).

Cadre supérieur confirmé, le titulaire du poste devra justifier :

- d’une dimension managériale en rapport avec la taille de la collectivité et les enjeux d’un poste de direction générale,

- d’une capacité à intégrer et à gérer des enjeux et un environnement complexes et évolutifs,

- d’une capacité à négocier et à convaincre,

- d’une maîtrise de la conduite du changement,

- d’une connaissance du fonctionnement de grandes collectivités territoriales,

- d’un esprit d’initiative, proactif, réactif et rigoureux.

Une connaissance des secteurs social et culturel sera également appréciée »

Donc il s’agit d’embaucher un manager pour faire des économies (le social est toujours trop cher, mais pas la rocade…) et la compétence en social et culture est la dernière des exigences !!! Il se prépare une très mauvaise politique sociale au CGI, digne de la politique qui se pratique au niveau national.

Notre mot d’ordre : « pas de rocade, du social »