Archives pour la catégorie ‘Le Rouge & le Vert Hebdo’

Meilleurs vœux pour 2011

Publié le 7 janvier 2011

Et si 2011 nous réservait de bonnes surprises :

  • Que le recteur d’Académie, le Président du conseil régional et le maire de Grenoble reconnaissent leurs erreurs, entendent enfin les Mounier et œuvrent ensemble à la reconstruction du lycée sur site.
  • Que la majorité municipale décide de diminuer les impôts locaux en abandonnant ses politiques dispendieuses et pratique enfin la démocratie pour préparer ses décisions.
  • Que la Métro n’augmente pas la fiscalité sur les ménages (taxe d’habitation).
  • Que la Compagnie de Chauffage en accord avec les communes diminue fortement ses tarifs.
  • Que les collectivités locales mettent en place des politiques de solidarité efficaces et coordonnées.
  • Que le Gouvernement et Sarkozy démissionnent.
  • Etc, etc…

Mounier, attention période dangereuse, remobilisons nous

Publié le 7 janvier 2011

Le recteur de l’Académie ne veut pas entrer dans la mécanique de la médiation et accélère la répartition des secondes dans les autres lycées pendant que le Président de la région se tait et laisse faire. Décidément Mounier devient un… cas d’école en matière de mauvais choix des décideurs des politiques publiques !

Rappel : le Président de la Région envoie une lettre au recteur le 25 novembre 2010 pour lui demander de ne pas inscrire de nouveaux élèves à Mounier à la rentrée 2011 pour des raisons de sécurité. Au même moment, sous la pression de sa majorité, JJ. Queyranne se rend à l’avis de Philippe Mérieu (Europe Ecologie les Verts) et engage une médiation, mais il ne signale pas au recteur que sa décision précédente n’est plus valable, car il ne veut pas reculer officiellement. Il y a un double jeu où chacun se renvoie la patate chaude. Il devient urgent que le Président de la région retire sa décision de manière claire et officielle afin que le recteur n’ait plus la possibilité de se réfugier derrière sa lettre du 25 novembre 2010. Il est urgent que les propositions des médiateurs soient rendues publiques afin de savoir si il y a une sortie honorable pour tout le monde ou pas. Aux dernières nouvelles, le rapport des médiateurs sera remis le 11 janvier au Président de la région qui devrait le transmettre sans délai aux différents intéressés.

Le maire de Grenoble est d’une grande mollesse sur ce dossier (il avait d’abord soutenu sans réserve le Président de la Région, puis avait pris légèrement ses distances), il devrait au contraire taper du poing sur la table puisqu’il est le responsable des questions de sécurité liées aux bâtiments et que tous les rapports d’experts décrivent une situation datant de longues années, sans évolution significative, qui aurait pu justifier une action urgente.

Tout doit être fait rapidement pour arrêter ce “ bal des faux-culs ” et assurer une rentrée à Mounier en septembre 2011 qui maintienne la communauté éducative dont la mobilisation reste exemplaire.

Des coups bas dans la majorité municipale

Publié le 7 janvier 2011

Décidément cette majorité hétéroclite marche bien mal. Lors de la discussion budgétaire le 20 décembre au Conseil municipal, l’adjoint aux finances (PS) a taclé son adjoint de droite, adjoint à l’Europe, en regrettant que Grenoble n’ait pas de subventions européennes, ce qui est tout à fait exact. Il faut rappeler que cet adjoint à l’Europe, B. Betto s’est rallié à la liste menée par M. Destot pendant la campagne électorale municipale de 2008, il avait d’abord négocié sans succès une bonne place sur la liste UMP et comme M. Destot montait une liste largement ouverte à droite pour tenter d’être élu au 1er tour sans les écologistes, il a accueilli à bras ouvert B. Betto en lui promettant un poste d’adjoint où il n’aurait rien à faire. Donc il est malvenu au 1er adjoint au maire de demander maintenant à l’adjoint à l’Europe de mouiller la chemise. En ne faisant rien ce dernier remplit le mandat donné par le maire et touche l’indemnité d’adjoint (de 2400 € par mois, revalorisée de 25 % dès le 1er conseil de la nouvelle majorité).

Rappelons que B. Betto a été 12 ans (1983-1995) un adjoint important du maire corrompu qu’il a fidèlement défendu jusqu’au bout sans jamais le critiquer. Entre 1995 et 2008 il était dans l’opposition municipale et attaquait durement la majorité de gauche et écologiste. Maintenant il fait partie de la majorité municipale “ droite-gauche” et préside un groupe de 2 personnes.

Au débit de la majorité : le débat

Publié le 7 janvier 2011

L’année 2011 commence comme a fini la précédente, c’est à dire sans surprise pour la démocratie locale. La ville avait décidé le principe de la démolition de logements à la Villeneuve. Chacun sait, et les habitants les premiers, que le quartier fait depuis plusieurs années l’objet d’un projet de renouvellement urbain sous la houlette de l’urbaniste Y. Lion. Mais pour l’heure aucun calendrier précis n’a été défini, pas même les étapes des travaux à engager. La démolition de 68 des 150 logements du 50 Galerie de l’Arlequin est prévue nous dit-on en 2013. Mais dès 2011, la ville de Grenoble et Actis (le bailleur social) « accompagneront le relogement des 60 locataires concernés ». Ainsi donc, quelqu’un, quelque part en mairie a décidé, sans qu’aucune délibération, n’ait été soumise en Conseil Municipal, d’engager les opérations. L’opportunité de démolir ou non des logements sociaux mériterait évidemment un débat, mais la question ici est la manière de procéder. Cette municipalité droite-gauche administre une fois encore la preuve de son incapacité à faire vivre la démocratie même en interne avec les élus.

Disparition de Yves EVENO

Publié le 7 janvier 2011

Monsieur Yves EVENO est mort il y a quelques jours, Jean Marc Cantele, ancien adjoint au maire, était son ami, il nous transmet ce billet :

C’est dans nos fonctions respectives que nous avons fait connaissance il y a maintenant dix ans. Monsieur Eveno était président des DDEN (délégué départemental de l’Education Nationale). Les DDEN sont nommés officiellement par l’Inspecteur d’Académie pour veiller sur les écoles qui leur sont confiées en raison de leur « attachement incontesté à la cause de l’enseignement public ». Je prenais mes fonctions d’adjoint au maire chargé de l’éducation et j’ignorais alors jusqu’à l’existence même des DDEN, mais j’ai vite appris qui était leur président. Nos premières rencontres ne furent pas de tout repos, rudes même, comme si chacun testait les convictions et la sincérité de l’autre. Une fois ces barrières tombées, la confiance était là. Nous nous sommes appréciés et avons construit peu à peu sinon une amitié du moins une forme de connivence et de complicité faite d’affection. On dit souvent que l’on ne trouve que des qualités à celui qui vient de nous quitter. Mais comment dire autrement à propos de Yves EVENO qu’il était un homme rigoureux, droit, sincère, la défense de l’intérêt général chevillée au corps, militant de tous les instants, réfractaire épidermique à toute forme d’injustice et d’une grande générosité. Alors venons en aux défauts. Yves EVENO était bourru, têtu, rien de surprenant, obstiné, exigeant avec les autres et encore plus avec lui-même, mais s’agit-il là de défauts ? Tout cela cachait une grande pudeur, et une profonde sensibilité. Il m’est resté en mémoire cette soirée que l’ADES avait organisée sur le thème de la laïcité, et c’est évidemment vers Yves EVENO que nous nous étions tournés. Il avait fait comme à son habitude, une intervention brillante et les réponses aux questions du public le furent tout autant. Il n’était bien sûr pas question de le dédommager de cette animation, alors nous avons décidé de lui offrir un petit présent qu’Yves a aussitôt refusé. Mais pour une fois nous avons été les plus têtus et je me souviens ce jour-là de ses yeux embuées et de ses sanglots dans la voix. C’est l’image que je garderai de Yves EVENO, celle d’un homme de tous les combats et d’une grande humanité. Voilà, pour être digne de vous, Yves, nous allons continuer à ne rien lâcher, nous allons continuer, comme vous l’avez toujours fait, à nous indigner et agir. Vous pouvez compter sur nous.

Une signature disparaît d’une pétition

Publié le 7 janvier 2011

A la fin de l’année 2010, des commerçants du centre ville envoyaient une pétition au maire de Grenoble (copie au Préfet de l’Isère) pour dénoncer les nuisances provoquées par certaines personnes ayant des comportements gênants pour l’activité commerciale. Dans cette pétition, ces commerçants indiquent qu’ils connaissent bien M. Pilaud, par contre ils n’ont jamais vu M. Safar ! Ce n’est pas un bon point pour le 1er adjoint chargé de la sécurité. Ce qui est amusant dans cette pétition c’est qu’apparaît dans les signataires la mention du magasin de “chaussures Thiar”, mais que cette mention a été ensuite barrée.

M. Thiar qui est conseiller municipal (ancien président de l’association des amis de Sarkozy, homme de droite rallié à M. Destot) a dû se rappeler subitement qu’il avait parfois rencontré en majorité municipale M. Safar 1er adjoint, et que la signature de son commerce faisait caillou dans la chaussure de sa majorité de droite-gauche… Tout le monde peut se tromper, une simple erreur de taille…

La légion des honorables correspondants de l’ancien maire de Grenoble

Publié le 7 janvier 2011

Après la promotion dans l’ordre de la légion d’honneur (sic) le 31 décembre 2009 de son cher ami M. Xavier Peneau avec qui il détient illégalement 253 126,35 euros d’argent des contribuables du département de l’Isère qu’il a abusés…, et la promotion de ce même M. Peneau préfet de l’Indre ; c’est maintenant une autre petite légion en l’honneur du corrompu qui est promue le 31 décembre 2010 :

  1. son ancien mentor, M. Cabanel,
  2. son ancien vice-président en charge de l’assainissement au SIEPARG et rémunéré sous Carignon de différentes manières par les sociétés dont les filiales de GEG, toujours maire du Fontanil, M. Poirier ;
  3. son ancien premier adjoint, M. Gascon, président de GEG du temps des affaires, président du CODASE.

Gageons qu’un autre promu dans cette fournée sarkoziste, M. Migaud, aura à cœur de demander des comptes à cette cour…

J. Longo, également honorée lors de cette même promotion du jour de l’an, n’est pas à ranger exactement dans le même peloton, même si une erreur de tracé l’a un jour entraînée à devenir une des trois simultanés adjoints aux sports d’un mandat tumultueux, même si elle n’a pas ménagé son soutien à M. Carignon et au maire de Paris de l’époque.

Une prochaine formation par la Boutique citoyenne : le droit à l’information et comment accéder aux documents ?

Publié le 7 janvier 2011

La Boutique Citoyenne peut vous aider et vous conseiller quand vous avez une difficulté avec l’administration. Il suffit de passer un jeudi de 18 h à 19 h à son local du 12 rue Voltaire, ou de la contacter par mel  pour prendre rendez vous : boutique.citoyenne@orange.fr

En partenariat avec l’ADES, la Boutique Citoyenne organise des formations touchant à l’action publique. Elle a déjà fait des formations sur comment bien répondre à l’enquête publique sur la rocade-nord, formations qui ont été profitables aux opposants à la rocade.

Avec l’Observatoire des Finances et des Politiques Publiques (OFiPoPu), elle a organisé des formations sur les tarifs trop élevés de la société SEM Compagnie de Chauffage et sur les budgets des collectivités locales.

Le prochain cycle sera consacré au droit et à l’accès aux informations et aux documents administratifs. Il est destiné à toutes celles et ceux qui veulent agir sur un dossier en toute connaissance de cause.

Si vous êtes intéressé pour vous même ou une association mettez un message à : boutique.citoyenne@orange.fr

L’ADES a un nouveau Président : Jean-Marc Cantèle remplace Hakim Sabri

Publié le 23 décembre 2010

Hakim SABRI étant devenu Président du groupe des élus “Ecologie et Solidarité” Europe-Ecologie les Verts, ADES, Alternatifs à la Ville de Grenoble, il a demandé à être remplacé à la présidence de l’association.

Jean-Marc CANTELE a été élu à l’unanimité du Conseil d’administration comme nouveau Président.

Jean-Marc Cantèle

Photo GK, tous droits réservés

Militant depuis la création de l’ADES, il a été élu en 2001 conseiller municipal et nommé adjoint au maire chargé de l’Education, de la Vie Scolaire et de la Restauration Municipale. Il a accéléré fortement l’entretien du patrimoine scolaire en imposant un doublement du niveau des investissements, et en renforçant les moyens municipaux dans les écoles, notamment en rénovant les restaurants scolaires et en y créant le système « self service ». Il a permis entre autres, la reconstruction de l’école du Verderet, la création de l’école Lucie Aubrac modèle de bâtiment économe en énergie… Il a veillé au maintien de la mixité sociale avec le décloisonnement des sections internationales (Anglais, Italien, Espagnol…) ou encore l’implantation des Classes à Horaires Aménagés musique et danse à l’école Léon Jouhaux. Grâce à lui la Cuisine Centrale a été créée sur le site du MIN. Il a été l’instigateur du projet éducatif Grenoblois avec Cécil GUITART.

Professionnellement il a été travailleur social, puis journaliste et s’est de nouveau investi dans la Protection de l’Enfance jusqu’à ces derniers mois.

Les priorités d’actions de l’ADES pour 2011 : Démocratie, Ecologie, Solidarité

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Budget 2011 : le premier adjoint fait une découverte !

Publié le 23 décembre 2010

Lors du vote du budget 2011 au Conseil municipal du 20 décembre, l’adjoint aux finances a fait des découvertes. Il s’est étonné que le budget alternatif des écologistes ne diffère que de 2,5 % du budget de la majorité “ droite-gauche ”, sous-entendu il ne s’agit que de détails à la marge. Il a presque raison puisque le budget principal de Grenoble s’élève au total à 320 M€ et que les écologistes ont toujours fait des propositions qui diffèrent de seulement 9 M€ de celles de la majorité soit, 2,8 % du budget principal ou 2,5 % du budget consolidé avec les budgets annexes.

Mais pourquoi 9 M€ ? C’est exactement la somme qu’a rapporté dans les caisses de la ville l’augmentation de 9 % des taux des impôts locaux effectuée en 2009.

Pour les budgets 2009 et 2010, les écologistes ont démontré qu’il était possible de faire une meilleure politique en diminuant les dépenses de 9 M€ et ainsi d’effacer la hausse des taux. Bien entendu il y avait d’autres dépenses supplémentaires notamment dans le social, mais compensées par d’autres économies.


Intervention de Hakim Sabri – budget 2011/conseil municipal de Grenoble déc.

Pour 2011 il y avait deux possibilités, soit recommencer les mêmes propositions, soit présenter un autre scénario répondant encore mieux à la situation concrète dans la ville ; toujours avec le même écart de 9 M€ par rapport aux propositions de la majorité. Les élu-e-s écologistes ont préféré démontrer qu’il était possible d’annuler les 2/3 de l’augmentation des impôts de 2009 soit 6 M€ et augmenter certaines dépenses de 3 M€ qui pouvaient apporter un sérieux et visible changement du service rendu aux habitants. Mais sans ces augmentations de dépenses pour la solidarité, il était parfaitement possible de poursuivre l’annulation des 9 M€, comme nous l’avions proposé pour 2009 et 2010.

Il s’agit donc bien là d’un choix alternatif basé sur plus de solidarité car nous ne sommes pas des populistes anti-impôts : les impôts locaux, injustes par leur mode de calcul, doivent être strictement limités pour faire face aux besoins des services publics dédiés à toute la population.

Voici les propositions alternatives que nous avons formulées pour le budget 2011 en plus de la baisse de 6 M€ des impôts locaux :

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Pendant les travaux, la casse de l’école publique continue

Publié le 23 décembre 2010

JC Carle, sénateur UMP de Hte Savoie, frappe à nouveau. Il est l’initiateur de la loi du 28 septembre 2009 qui oblige les communes à financer la scolarité des élèves de leur commune lorsqu’ils font le choix d’être scolarisés dans le privé d’une autre commune. A l’occasion du vote du budget 2011 de l’éducation, il a fait adopter par ses collègues un amendement permettant de prélever 4 millions d’euros à l’école publique au profit de l’enseignement privé sous contrat d’association.

Alors même que le gouvernement prévoit 16 000 nouvelles suppressions de postes en 2011, par ce tour de passe-passe, l’enseignement privé lui se voit doté d’environ 250 postes supplémentaires.

Une autre excellente idée, proposée cette fois par 81 députés parmi lesquels J. Remiller député-maire de Vienne (Isère), vise à exonérer les écoles privées sous contrat d’association de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Jamais en panne d’inspiration, ces députés dans l’article 2 de leur loi, indiquent que les pertes de recette des collectivités seraient compensées par une hausse de la dotation globale de l’Etat et par la création d’une taxe additionnelle.

Ou l’on voit que le démantèlement du service public de l’éducation se poursuit ainsi que le détournement des fonds publics au profit du privé.

Pendant ce temps, à la faveur d’une mission parlementaire, le retour à la semaine de 4,5 jours refait surface.

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Chauffage urbain, ça chauffe de plus en plus

Publié le 23 décembre 2010

Les communes et la Compagnie de Chauffage (CCIAG) ont décidé de changer les tarifs du chauffage urbain au 1er juillet 2008. Dans les avenants au contrat de concession il était prévu une clause de revoyure au bout d’un an pour vérifier notamment la pertinence des tarifs. Les communes et la CCIAG se sont revues mais sans changer les tarifs qui pourtant sont excessifs et sont dénoncés par les usagers. La colère monte dans les copropriétés, mais la mairie de Grenoble fait la sourde oreille. On pourrait penser que la Ville aurait intérêt à ce que les tarifs baissent puisque sa facture de chauffage urbain atteint 2,4 M€ ; en fait il n’en est rien puisque les dividendes versés (450 000 €) grâce aux énormes bénéfices faits par la CCIAG, dépassent de beaucoup la diminution qui pourrait être faite sur la facture de chauffage (350 000 €) si les tarifs étaient corrects. Encore un impôt caché dans des factures d’un service public.

Il parait que la CCIAG fait examiner par ses avocats la possibilité d’un dépôt de plainte en diffamation contre l’OFiPoPu (Observatoire des Finances et des Politiques Publiques), dirigé par V. Comparat, qui dénonce la surfacturation des tarifs du service public du chauffage urbain. Ce serait enfin l’occasion de créer un débat public contradictoire qui est systématiquement refusé par la majorité municipale “ droite-gauche ” et la CCIAG. A suivre.

Dessin Cled'12, tous droits réservés

GF38, tout s’accélère : les contribuables vont-ils encore payer les dettes ?

Publié le 23 décembre 2010

Comme prévu, le patron japonais d’Index cherche à vendre la société anonyme à objet sportif GF38. M. Thierry Granturco est sur les rangs, il est avocat d’affaires, c’est à la mode dans le monde du foot professionnel puisque le président de la ligue de football professionnel, M. Frédéric Thiriez, est avocat près du Conseil d’Etat et de la Cour de Cassation (M. Thiriez a été l’avocat du maire de Grenoble, M. Destot, contre nos recours en annulation des montages avec la Lyonnaise des Eaux). Le repreneur exige que tout soit bouclé pour début janvier 2011 : il en appelle aux “ efforts des collectivités territoriales ” mais exige au moins 70 % des actions pour avoir les mains libres. Toutefois il n’est pas prêt à apporter un gros capital dans l’immédiat. Avant de se retirer des commandes du club, le patron d’Index devra rembourser les fameux 1,4 M€ versés à la société Voyager de Toulouse dans des conditions plus que douteuses. En bon juriste, M. Granturco doit savoir que les collectivités locales n’ont pas le droit d’aider un club professionnel, mais il connaît aussi les manières de contourner les obstacles ! Il doit savoir tout de même qu’un recours a été déposé contre le contrat de location du stade au GF38, au motif que le loyer exigé est beaucoup trop faible. Si le tribunal administratif suit la jurisprudence Olympique Lyonnais – stade de Gerland, le loyer devra être fortement réévalué.

La rédaction de Le Rouge & le Vert est interpellée par plusieurs personnes qui nous disent : “Nous comptons sur vous pour que ce ne soient pas encore une fois les contribuables qui payent pour le GF38”.

Conseil municipal, vote du budget 2011

Publié le 17 décembre 2010

Lundi 20 décembre à 17 h, aura lieu le conseil municipal qui votera le budget 2011 de la ville.

Pour se faire élire, la majorité droite-gauche avait promis de ne pas augmenter les impôts locaux, mais à peine élue elle les augmentait violemment (en moyenne de 12%, mais beaucoup plus pour les bas revenus). Les écologistes ont démontré que cette augmentation était inutile à condition de faire des économies sur le train de vie de la ville et d’éviter les investissements de prestige ou qui ne sont pas du ressort d’une commune. La majorité s’est constituée une cagnotte en début de mandat en espérant qu’après 6 ans les électeurs auront oublié ce mauvais coup. Le budget proposé est malheureusement dans la continuité des précédents. Au moment où la réforme des collectivités territoriales est mise en place et l’austérité budgétaire de l’Etat amplifiée, il aurait été de bonne politique de s’interroger sur les grandes priorités d’intervention d’une Ville comme Grenoble afin de lutter contre la ville à deux vitesses et la dégradation des conditions de vie de très nombreux habitants. Le groupe des élus « Ecologie et solidarité », Verts, ADES, Alternatifs fera des propositions alternatives au conseil municipal démontrant qu’une autre politique de gauche et écologique est possible en diminuant la pression fiscale. Les impôts locaux sont très injustes et très peu redistributifs, il faut donc les fixer à un niveau acceptable par la grande majorité des habitants et ne pas céder à la facilité. La politique c’est faire des choix, mais la majorité hétéroclite est trop divisée pour les faire.

Au-delà du budget de la ville, il serait très important de veiller à ce que les tarifs des services publics essentiels soient fixés au plus juste prix, c’est ce qu’exige la solidarité la plus élémentaire. Or dans le tarif de l’électricité les usagers payent l’éclairage public qui devrait être intégralement payé par l’impôt, en effet la taxe d’habitation est en partie dépendante des revenus et de la structure familiale alors que le tarif de l’électricité est le même pour tous les usagers. Mais surtout il faudrait que les tarifs de la Compagnie de Chauffage, votés par la majorité soient fortement diminués (de 10 à 15 %) pour éviter que les usagers payent des dividendes excessifs aux actionnaires, des impôts sur les sociétés et des surfacturations irrégulières. Souhaitons que l’année 2011 voie ces tarifs diminués, la mobilisation de nombreuses copropriétés étant de plus en plus forte à ce sujet.

Décès de Cécil Guitart

Publié le 17 décembre 2010

Photo GK, tous droits réservés

Ancien adjoint au maire entre 2001 et 2008, Cécil Guitart n’avait pas accepté l’accord de deuxième tour en mars 2008 entre GO et Destot, qui choisissait l’alliance avec des composantes de droite, éliminant les écologistes. Avec de nombreux militants il avait alors quitté GO puis il avait adhéré au Parti de Gauche et s’apprêtait à le représenter aux élections cantonales en mars 2011 à Grenoble. Sa disparition brutale nous a beaucoup choqués. Jean Marc Cantèle, ancien adjoint au même moment nous rappelle le travail mené en commun dans la majorité de gauche et écologiste de l’époque.

Cher Cécil,

Nous sommes nombreux à être en état de choc après ta brutale disparition. Il y a encore peu, nous étions main dans la main devant le rectorat, manifestant avec les « Mounier » pour défendre leur juste cause. Un nouveau combat, après tous ceux que tu avais menés, en particulier au sein de la municipalité de gauche et des écologistes à laquelle nous avons appartenu de 2001 à 2008. En charge d’un secteur en péril et donc très sensible, tu avais banni de ton langage le terme socio-culturel pour lui préférer celui de culture solidaire, plus adapté à l’idée que tu te faisais de l’éducation et de l’accès à la culture pour tous. Il t’en a fallu de la détermination pour renouer les fils du dialogue avec les acteurs de cette culture solidaire qui n’y croyaient plus.

Certaines actions d’élus donnent lieu parfois à des inaugurations officielles et ce fut le cas du « Plateau » équipement désormais reconnu, symbole de la liaison entre les quartiers Mistral et Eaux-Claires, que tu as porté à bout de bras. Et puis il y a d’autres actions, celles qui ne s’inaugurent pas, qui font peu de bruit et participent pourtant de l’intérêt général. On retiendra le Projet Educatif Grenoblois par exemple, ou encore la base de loisirs de Massacan que certains voulaient vendre au privé et qui à force de résistance est resté sous le contrôle de la Ville. Depuis, des familles et enfants grenoblois les moins favorisés peuvent bénéficier de vacances à la mer.

Pour mener à bien ces projets, tu avais de l’énergie, de l’humour et beaucoup d’humanité. Pourtant ce travail n’a pas été reconnu à sa juste valeur et il méritait d’être rappelé ici.

Cécil, ta faconde, ton accent rocailleux inimitable vont beaucoup nous manquer. Nous avions encore tellement à faire ensemble !

GF38 dernier délai le 20 décembre

Publié le 17 décembre 2010

La commission de contrôle de la ligue de football, la DNCG avait exigé du GF38 le versement de 5 M€ sur un compte bloqué avant le 9 décembre 2010. Le propriétaire japonais, Index est en train d’essayer de vendre tout ou partie du GF38 et il a demandé un délai pour se mettre à jour, jusqu’au 21 décembre. La DNCG lui a accordé un dernier délai au 20 décembre pour éclaircir la situation : verser les 5 M€ et préciser ce que signifie le curieux contrat de 1,4 M€ avec la société toulousaine Voyager. Si Le GF38 ne remplit pas ces obligations, la DNCG peut imposer une rétrogradation administrative. Celle-ci viendrait en plus de l’éventuelle mais probable rétrogradation sportive vu le classement actuel en ligue 2 du GF38, qui se retrouverait alors en CFA. Pour améliorer le tableau, le GF38 n’est plus qualifié pour la coupe de France car il a perdu son match contre Raon l’Etape, un club jouant en CFA (équivalent de la 4ème division !). Une défaite sportive de plus à laquelle s’ajoute un nouveau manque à gagner.

La majorité municipale déclare : «  A vouloir jouer la liquidation ou le dépôt de bilan, un certain nombre de gens croient que c’est plus facile de récupérer un club au tribunal de commerce pour un euro. Mais la mairie ne soutiendra aucun repreneur qui a joué un rôle pour la liquidation du club » ! Comme quoi il y a beaucoup d’agitation dans les coulisses. Un rappel : il est interdit à une collectivité publique de venir en aide à un club professionnel, qui est une société purement privée, donc la mairie n’a pas à soutenir x ou y, à moins que le GF38 redevienne un club amateur.

Le grand stade avait été construit pour héberger le GF38 promis à un grand avenir en ligue 1 afin d’améliorer l’image de Grenoble, c’est un échec sur toute la ligne qui coûte très très cher aux Grenoblois, et en terme de rayonnement pour la ville et l’agglomération.

Il ne reste plus au maire de Grenoble qu’a remettre à Index la Grande Médaille de la Ville de Grenoble, comme il l’a fait pour le futur ex-président de la CCI au motif qu’il avait notamment œuvré pour la candidature de Grenoble aux JO de 2018 et le projet de rocade-nord, deux échecs retentissants (voir le Dauphiné libéré du 12 décembre 2010)…

L’annulation du PDU 2007-2012 confirmée par la cour d’Appel de Lyon

Publié le 17 décembre 2010

Un vrai feuilleton… Le plan de déplacements urbains de l’agglomération (PDU) est arrêté par le SMTC. En 2000, le SMTC adopte le PDU 2000-2010 décrivant le principe d’une rocade-nord entièrement souterraine, gratuite, avec traitement des gaz d’échappements et pas chère (300 M€). Les écologistes ont déposé un recours contre ce PDU, le tribunal administratif ne l’a pas annulé, par contre la cour administrative d’appel l’a considéré comme illégal. Le SMTC a demandé en vain au Conseil d’Etat de casser ce jugement. Le SMTC est donc obligé d’adopter un nouveau PDU. Le 2 juillet 2007 le SMTC adopte le PDU 2007-2012 qui a toujours une rocade-nord mais qui n’est plus chiffrée, puisque construite après 2012, d’où le choix de l’année de fin du PDU. La rocade n’a plus aucune des qualités précédentes qui étaient infaisables, elles avaient juste permis de vendre le concept aux élus qui se laissent volontiers avoir par des promesses mirobolantes. Le Tribunal administratif annule ce nouveau PDU le 20 novembre 2008 pour l’absence de transmission d’une note de synthèse aux élus. En catastrophe le SMTC adopte le 15 décembre 2008 le même PDU 2007-2012, afin de pouvoir justifier le projet de rocade-nord. Mais entre le 2 juillet 2007 et le 15 décembre 2008, il a été décidé de repousser au-delà de 2012 les réalisations du prolongement de la ligne B sur le Polygone scientifique et la ligne E du tram. Donc le PDU est attaqué en justice au motif qu’il contient des erreurs de fait en décrivant des réalisations avant la fin de 2012 de deux éléments essentiels qui ne seront réalisés que plus tard. Le Tribunal administratif donne raison aux écologistes en annulant le PDU 2007-2012. Le SMTC fait appel, mais la Cour Administrative d’Appel de Lyon, le 14 décembre 2010, rejette cet appel en confirmant avec plus de force qu’il y a bien erreur de fait et que cette dernière est substantielle.

Il faut espérer que le SMTC va arrêter les frais et ne pas gaspiller de l’argent public pour aller sans aucun espoir en cassation, il a déjà beaucoup gaspillé l’argent des contribuables dans la défense du projet de rocade qu’il n’aurait jamais dû soutenir, défenseur qu’il devrait être des transports en commun.

Souhaitons que le prochain PDU, qui est en préparation, sera élaboré avec plus de rigueur et de démocratie que les précédents, qui sont donc réputés n’avoir jamais existés.

Vous avez dit démocrates…

Publié le 17 décembre 2010

Il est de plus en plus difficile de s’y retrouver dans le patchwork politique de la majorité municipale. L’ancien adjoint du corrompu bien à droite, recyclé comme adjoint à l’Europe par le maire actuel, avait formé son groupe (de 2 élus) intitulé « Démocrates européens ». Lorsque l’adjoint à l’immobilier, ancien du cabinet du corrompu, a quitté le Modem suite à l’affaire de son vrai-faux mel, il a formé un groupe (de 3 personnes) intitulé « Grenoble démocrate ». Le groupe Modem ne comptant plus que 3 personnes. Pour simplifier les choses, l’adjoint à l’immobilier vient de créer un club, le « Club Démocrates », qui est un club politique mais qui ne veut pas tomber dans les travers des structures politiques. C’est un club politique mais sans visées électorales, à qui fera-t-on avaler ce bobard ? C’est l’habitude de certains élus de droite de ne pas assumer leur vrai positionnement politique et de se camoufler derrière des appellations qui se veulent neutres, mais qui ne trompent personne.

Le Passe-plats

Publié le 17 décembre 2010

Dans le cadre de notre rubrique « perdu de vue » (quoi que) voici quelques nouvelles roboratives. Après le conseil aux entreprises, le business à l’huile d’argan en direct de Marrakech, le maintien de l’agitation permanente dans le marigot UMP Isérois et les conseils « bénévoles » au ministre de l’Intérieur, A. Carignon ex maire, député, Président du Conseil général, ministre… et corrompu, est aujourd’hui chargé de manifestations culturello-culinaires.

Rassurons-nous, pas pour le grand public ! Car ce « master chef » qui n’a jamais changé de crémerie, organise des déjeuners pour que son ami N. Sarkozy qui se pique désormais de culture, puisse rencontrer autour d’un repas les artistes et autres « people » de son choix. Voilà des fonctions qui, à n’en pas douter, ne peuvent être qu’alimentaires.

Tram B a fêté ses 20 ans, mais il a coûté cher aux Grenoblois, un petit rappel…

Publié le 17 décembre 2010

En novembre 1990, il y a 20 ans, la deuxième ligne de tram se mettait à fonctionner et elle allait avoir, comme la première, un grand succès. C’était la belle époque Carignon où les affaires allaient bon train.

Le SMTC présidé alors par Ch. Descours, dont le secrétaire général était M. Névache, (tous deux adjoints au maire corrompu) avait signé le 23 septembre 1988 une convention confiant à la société d’aménagement des transports de l’agglomération grenobloise (SATURG) la concession de la réalisation, de l’entretien et de l’exploitation des ouvrages d’infrastructure et installations nécessaires à la création de la deuxième ligne du tram. En 1992, SATURG 2000 prend la suite de SATURG. Ces sociétés étaient formées par les sociétés qui avaient réalisé la 1ère ligne de tram et qui se sont arrangées pour obtenir la concession de la 2ème sans mise en concurrence.

En 1993, la chambre régionale des comptes décortique la construction de la 2ème ligne de tramway en dénonçant une concession fictive à la SATURG et indique que cette solution a entraîné des surcoûts importants pour l’usager et le contribuable.

Seuls les écologistes ont dénoncé ces pratiques affairistes et essayé de faire annuler ce montage. La 2ème ligne de tram appartenait à une société privée et le SMTC a été obligé de la racheter plus tard afin qu’elle revienne propriété publique.

MM. Descours et Névache ont été ensuite rattrapés par la justice pour différentes affaires.