Archives pour le mot-clef ‘Corrompu’

Le jugement condamnant J. Chirac intéresse Grenoble…

Publié le 17 décembre 2011

Le 15 décembre 2011, le tribunal correctionnel de Paris condamne à deux ans de prison avec sursis Jacques Chirac dans ses fonctions de maire de Paris, avant qu’il ne devienne Président de la République et soit protégé par l’immunité (très critiquable) attachée à cette fonction.

  • C’est uniquement par l’action tenace de Pierre-Alain Brossault, militant écologiste de Paris, que ces affaires ont été révélées, les autres partis et élus étant silencieux. En décembre 1998, Pierre-Alain Brossault a été autorisé par la justice administrative à déposer plainte avec constitution de partie civile dans l’intérêt des contribuables de Paris, et de la commune de Paris qui a refusé d’agir.
  • M. Chirac et le RPR (dont Jérôme Monod, PDG de la Lyonnaise des Eaux, a été le secrétaire général) ont mis en place un système de financement du RPR à travers des emplois fictifs dits de « chargés de mission » à la ville de Paris (dont 19 sont concernés par le jugement, parmi les 470 postes ainsi recrutés). La prescription a permis d’exclure les emplois d’avant 1992.
  • A la même époque, M. Carignon avait aussi mis en place un système de « chargés de mission » à la ville de Grenoble et au conseil général de l’Isère.

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L’Intérieur s’en fiche, pas le Tribunal Administratif

Publié le 18 novembre 2011

En ces temps troublés, la défense des libertés, plus que jamais d’actualité, peut prendre différentes formes, et parfois quand il n’y a pas d’autres solutions, c’est la justice qui est mise à contribution. Témoin la décision que vient de rendre le Tribunal Administratif de Paris, en faveur de Raymond Avrillier.

Celui-ci avait souhaité obtenir, comme c’est le droit de tout citoyen, communication des informations le concernant figurant dans les fichiers des services de police, de gendarmerie, des Renseignements Généraux et de la Surveillance du Territoire fusionnés aujourd’hui dans la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) dirigée par M. Squarcini. Les ministres successifs de l’Intérieur, d‘abord M. Hortefeux (conseillé par un certain A. Carignon, et aidé par X. Peneau* dans le tri des fichiers des Renseignements Généraux) puis M. Guéant ont opposé un refus catégorique à la requête de Raymond Avrillier au prétexte que les fichiers en question étaient classés « secret-défense ». On peine à imaginer que toute la vie d’un individu quel qu’il soit, puisse faire l’objet d’un classement secret-défense. Et c’est bien la conclusion du Tribunal Administratif qui, en rendant son jugement le 16 novembre 2011, rejette toutes les conclusions du ministre de l’Intérieur, annule son refus de communiquer à Raymond Avrillier les informations le concernant, et enjoint le ministre de le faire dans un délai de 2 mois sous astreinte de 100€ par jour de retard. Ce jugement n’est pas suspensif, autrement dit le ministre doit s’exécuter.

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Quoi de neuf à l’UMP 38 ?

Publié le 15 octobre 2011

Comme attendu, Julien Polat est nommé chargé de mission départemental de l’UMP 38 par J.F. Copé et le comité départemental de l’UMP 38 n’aura pas son mot à dire !

La main mise des anciens amis du maire corrompu est nette. J. Polat devient le numéro 2 de la fédération. Les trois vice-présidents sont : Thierry Kovacs (proche collaborateur du corrompu), Yannick Neuder (maire de Saint Etienne de St Geoirs, un farouche partisan de Center Parcs et fustige « ces écologistes qui sont contre le progrès ») et Jean-Pierre Girard (conseiller municipal d’opposition à Bourgoin Jallieu, élu sur la liste de Charles Millon aux régionales de 1998 qui avait fait alliance avec le Front National).

Voila donc l’UMP38 reprise en main par la droite dure qui va entrer de plain pied dans la campagne présidentielle de Sarkozy et qui va se déchirer pour désigner ses candidats aux élections législatives, notamment sur la 1ère circonscription (Grenoble – Meylan…).

A noter le retour au conseil régional et au conseil municipal de Grenoble de Fabien de Sans Nicolas, longtemps absent suite à un accident survenu à Paris lorsqu’il travaillait pour Estrosi quand celui-ci était ministre.

Polémiques sur les finances de la ville et du CCAS

Publié le 17 septembre 2011

Le Président de l’UMP38 avait donné le La. L’attaque devait porter sur la gestion des responsables socialistes dans les diverses collectivités. On pouvait attendre un dossier travaillé, mais en fait rien de nouveau. A Grenoble, l’opposition de droite (les trois groupes dirigés par 3 UMP !) a embrayé de la même manière. Seule nouveauté très remarquée, les 3 groupes se sont exprimés ensemble pour la première fois depuis des mois.

M. Chamussy indique que l’augmentation probable des taux d’intérêt entrainera des dépenses supplémentaires pour Grenoble et la Métro, il déclare sur son blog : « Les collectivités locales sont actuellement en train de préparer leur budget pour 2012. Ce sera pour tout le monde un exercice difficile en cette période où l’argent public se fait rare. A Grenoble, l’exercice sera particulièrement complexe en raison du niveau extrêmement élevé de la dette. »

Or il n’est pas vrai que la dette de la ville soit extrêmement élevée. Il faut faire attention au vocabulaire employé. La dette est forte, elle atteint pour le seul budget principal 1700 € par habitant alors que la moyenne des grandes villes est de 1100 €/h. Mais sa capacité de désendettement est identique.

Il faudrait rappeler à la droite UMP que l’essentiel de la formation de la dette de la ville s’est faite sous le règne du corrompu (de 1983 à 1995 soit + 146 M€ en 12 ans), comme l’indique le graphique ci-dessous, alors que depuis 1995 la dette n’a augmenté que de 36 M€ et qu’elle est stabilisée.

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Le corrompu met de l’huile dans les rouages du sarkozisme !

Publié le 26 août 2011

Sarkozy organise sa campagne présidentielle. Cet été il a fait savoir qu’en plus des structures issues de l’UMP, il existait une cellule « discrète » autour de l’homme d’affaire Jean René Fourtou dans laquelle œuvre notamment A. Carignon, l’ancien maire « corrompu » de Grenoble. Ce dernier se charge de mettre en contact avec le président des intellectuels favorables à sa réélection, lors des dîners du soir. D’après le corrompu, ces intellectuels seraient très intéressés par la stature d’homme d’Etat de Sarkozy (sic !). S’il vous plaît, que personne ne rit ! Rappelons que le corrompu est un spécialiste pour mettre de l’huile dans les rouages puisqu’en 2008 il a lancé une entreprise (Aneo) avec Jean René Fourtou, l’épouse du frère de Sarkozy et le propriétaire des bains de Marrackech, pour produire des cosmétiques à base d’huile d’argan. Il est vrai que Sarkozy et l’UMP ont vraiment besoin de se refaire la façade politique, et quoi de mieux qu’un corrompu qui n’a jamais exprimé de regrets sur ses erreurs, pour s’en occuper.

Série circassienne

Publié le 22 juillet 2011

Ah ! L’honneur ! que ne ferait-on en son nom, surtout quand il prend la forme d’une breloque remise en légion sous les ors de la République. La dernière livraison du mois de juillet 2011 mérite un éclairage spécial. C’est d’abord P. Gascon décoré des insignes de grand officier. « Grand résistant » certes, mais aussi juge au tribunal de commerce, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), conseiller général et régional ; et surtout premier adjoint du maire corrompu pendant 12 ans, puis maire par intérim quand ce dernier était « empêché », autrement dit incarcéré. En remettant ces insignes à P. Gascon, en présence de A. Carignon (toujours là où il faut) N. Sarkozy a eu cette phrase définitive « Vous avez toujours été fidèle à vos idées et à vos amis. Vous imaginez combien ce trait de caractère ne peut me laisser indifférent ».

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Politique politicienne : le retour du corrompu !

Publié le 8 juillet 2011

L’UMP 38 est reprise en main par les amis du corrompu. Jean-Claude Peyrin a été élu président de l’UMP Isère par 107 voix contre 100 à Jean-Pierre Girard. Le nouveau président, ami d’A. Carignon propose notamment Thierry Kovacs à un poste de vice président et Julien Polat au poste de secrétaire départemental, tous deux très proches du corrompu. Décidément la droite iséroise et grenobloise n’arrive pas à tirer un trait sur son passé.

Canton 1, la droite essaye de faire du neuf avec du vieux

Publié le 5 mars 2011

Le candidat du parti radical (de droite) sur le canton 1 de Grenoble est Jean Charles Simiand. Il a fait partie de la municipalité de droite à Grenoble entre 1983 et 1989 et a participé de ce fait activement au système du corrompu. Il est devenu depuis 1995 proche du maire actuel de Grenoble.

Il ne se représente pas aux élections municipales à Grenoble en 1989, non pas qu’il soit fâché avec Carignon, mais parce qu’il veut devenir maire de Chamrousse dont la commune vient d’être créée.

Il se présente aux premières élections municipales de cette commune en mars 1989. Il est élu et désigné comme maire. Mais un recours contre son élection est déposé au Tribunal Administratif de Grenoble qui annule son élection, annulation maintenue par le Conseil d’Etat le 9 juillet 1989. Il soutenait qu’il était locataire d’un appartement depuis le 1er décembre 1988, mais il n’a pas prouvé qu’il était inscrit au rôle de la taxe d’habitation au 1er janvier 1989. Son élection en tant que conseiller municipal est donc annulée.

Au cantonales il a l’étiquette du parti radical (le parti de Borloo) et a obtenu le soutien du chef national du Nouveau Centre (droite). C’était sans compter avec la dureté de la vie politique en Isère où le représentant du nouveau Centre n’est pas d’accord et propose son soutien au candidat de l’UMP. Mais pour brouiller un peu plus les cartes, J. Ch. Simiand a pris comme suppléante une militante de l’UMP, comprenne qui pourra !

Au second tour il a déclaré qu’il soutiendra l’adversaire d’Olivier Bertrand quel qu’il soit, donc y compris la candidate PS. Cette dernière, qui n’hésite pas à dire que l’élection du candidat écologiste en 2004 était due aux voix de droite, devrait s’empresser de refuser le soutien d’un candidat de la majorité présidentielle. Mais le fera-t-elle, puisqu’aujourd’hui elle appartient à une majorité municipale qui a mélangé allègrement la droite et la vieille gauche (PS et PC) en 2008 ? Apparemment tout est bon pour dézinguer un conseiller général écologiste !

A droite un revenant

Publié le 25 février 2011

Dans un entretien que lui a accordé le Dauphiné Libéré du 17 février 2011, Richard Cazenave n’exclut pas de se représenter aux élections législatives de 2012 et aux municipales de 2014 à Grenoble. Voici un petit résumé de la carrière politique de cet artisan actif du «système Carignon».

Directeur de la Compagnie de Chauffage (CCIAG) de 1983 à 1989 puis président de 1989 à 1995 et administrateur minoritaire en 1995.

Conseiller régional de 1986 à 1998 (Vice Président de 1992 à 1998). Député de 1988 à 2007 dans la circonscription taillée sur mesure par Pasqua pour la droite. Conseiller municipal de Grenoble de 1989 à 1995 avec Carignon et dans l’opposition de 1995 à 2001.

Exclu de l’UMP le 15 mai 2007 lorsqu’il se présente contre Carignon aux législatives de 2007, le 9 juillet 2010 le comité départemental de l’UMP s’est prononcé positivement pour sa réintégration (qui n’est pas encore officielle).

En 1995, lorsque la municipalité de gauche et écologiste chasse la droite corrompue de la mairie, c’est un écologiste, Vincent Fristot, qui devient Président de la CCIAG et découvre de nombreuses malversations (documents antidatés, dépenses qui n’obéissent pas à l’objet de la société…). Il dépose plainte, et R. Cazenave et d’autres responsables de la CCIAG sont mis en cause pour abus de biens sociaux et autres délits, ils seront condamnés par la justice.

En 1999, le maire agit pour limiter les pouvoirs du président écologiste de la CCIAG et faire stopper les poursuites contre R. Cazenave. Alors que la CCIAG s’était constituée partie civile et demandait le remboursement des sommes détournées par son ancien directeur général et son ancien président, M. Destot a fait retirer la demande de partie civile de la SEM, lors du procès en appel à Aix-en-Provence.

Mais pourquoi Michel Destot veut-il arrêter ou atténuer les poursuites contre R. Cazenave ? Voici ce qu’il disait à l’époque (Le Point du 8 février 1997) :

« Nous nous sommes battus en temps utile contre les agissements d’Alain Carignon et de son équipe. Désormais, j’ai envie de parler de l’avenir. La succession des scandales a terni l’image de la ville. Et je m’emploie surtout à la redorer pour attirer des investisseurs. »

La vérité historique nous oblige à dire que Michel Destot ne s’est pas beaucoup battu contre le système Carignon. Si quelques rares socialistes ont agi au coté des écologistes le maire, lui, n’a jamais voulu remettre en cause les liens entre la ville et les grands groupes (Générale et Lyonnaise) qui avaient pénétrés les services publics grenoblois à travers les différentes SEM. Il a beaucoup défendu la présence de la Lyonnaise dans l’eau et à GEG et de la Générale (devenue Véolia) dans la Compagnie de Chauffage et il est le premier défenseur des tarifs excessifs de la CCIAG.

R. Cazenave a aussi été trésorier du RPR de l’Isère et a été mis en cause pour financement irrégulier du parti politique dans l’affaire « cabinet Martin ». Il lui était reproché d’avoir utilisé des fonds détournés de la comptabilité du cabinet Martin, créé à Lyon et spécialisé dans l’ingénierie thermique, afin de financer illégalement le RPR. Il a été condamné par la cour d’appel de Lyon en 2005.

Donc R. Cazenave veut revenir aux affaires. Il est tout de même curieux que la droite n’arrive pas à couper définitivement avec les personnes qui ont participé au système de corruption qui a coûté très cher aux Grenoblois. Il faut dire que le maire actuel leur donne un bon coup de main en recyclant dans sa majorité des personnes ayant participé de près à ce système.

Assistance à tous les étages

Publié le 18 février 2011

On connaît le penchant des banques pour la diversification de leurs activités, et si elles ne distribuent pas encore le pain, elles peuvent être agence immobilière, assurance etc. Voilà que cette épidémie gagne désormais nos sociétés locales. Prenons l’exemple de GEG (Gaz Electricité de Grenoble), distributeur d’énergies. Naïvement on pourrait penser qu’en tant que société spécialisée, elle assure la totalité de son métier à savoir les recherches de fuites de gaz ou encore les réparations éventuelles. Eh bien pas du tout ! Non seulement elle ne le fait pas, mais elle incite fortement ses abonnés, et ce pour le compte de Doméo SA, à signer « un contrat d’assistance canalisations d’alimentations gaz » (mais cela vaut aussi pour l’eau ou l’électricité). Pour la modique somme de 47,88€ par an (jusqu’au 30 /06/2011, après on verra !) l’abonné se voit offrir, de « nombreux services exclusifs ». N’est-ce pas formidable ?

Mais qui est donc Doméo SA ? C’est une société chargée de développer et de commercialiser des offres de services d’assistance à domicile auprès des particuliers. Quoi d’autre ? Doméo SA est une société de Véolia (ex Générale des Eaux). Et c’est sans doute le fait du hasard, il se trouve que l’ex Lyonnaise des Eaux est actionnaire de GEG. Un peu pour la Lyonnaise, un peu pour la Générale des Eaux et la boucle est bouclée. Ainsi en est-il d’un service municipal né en 1903, devenu plus tard Régie municipale, puis Société d’économie Mixte selon la volonté du maire corrompu. De citoyen, l’abonné est devenu consommateur dont il faut tirer le meilleur, sous forme sonnante et trébuchante au profit des actionnaires.

Le corrompu et son acolyte devront payer leurs dettes

Publié le 4 février 2011

Nous avions relaté les manœuvres du corrompu et du Préfet Peneau pour essayer de ne pas payer leur dette de plus de 300 000 € au Conseil général de l’Isère. Leur recours gracieux auprès du ministre du budget a été refusé le 13 décembre 2010. Il reste maintenant au Conseil général à mettre la pression pour que le recouvrement soit mis réellement à exécution.

Voir l’excellente enquête réalisée par un journaliste de France Inter qui a été alimenté par de bonnes sources grenobloises : cliquez ici.

Petits potins politiques

Publié le 21 janvier 2011

Le PS a présenté ses candidats aux élections cantonales des 20 et 27 mars prochain en Isère. Cherchez les femmes… Sur 26 cantons seules 5 femmes sont candidates titulaires. La parité avance à grands pas, ou alors c’est la préfiguration de la future assemblée territoriale.

L’UMP38 est sous tutelle parisienne, c’est le calme plat. On apprend tout de même un scoop : il parait qu’Alain Carignon (le corrompu) aurait dit qu’il avait renoncé à la vie publique iséroise. La guerre entre pro et anti Carignon serait donc enfin terminée ! Une telle annonce a déjà été faite dans le passé. Nous observerons avec attention les résultats des élections internes au printemps prochain.

La vie politique n’est pas un long fleuve tranquille à Echirolles. Le 15 janvier, le Dauphiné Libéré annonce que le conseiller général communiste Claude Bertrand ne briguera pas un nouveau mandat aux élections cantonales de mars 2011 et que Mme Rochas (PC) est la candidate désignée par le Front de Gauche. Mais le 17 janvier Claude Bertrand réagit en faisant savoir qu’il apprend par la presse qu’il n’est pas candidat : « La vérité m’oblige à dire que, sans concertation et sans débat, on a décidé de m’écarter en présentant à ma place une autre candidate… ». A suivre.

Les soutiens à Strauss-Kahn pour la présidentielle commencent à se déclarer dans la région. Voici les premiers élus PS de Grenoble qui s’affichent derrière leur champion : Christine Crifo, Michel Destot, Abderrahmane Djellal, Geneviève Fioraso et Jérôme Safar.

La majorité municipale a décidé de faire appel à M. de Portzamparc pour remplacer M . Vasconi comme architecte en chef pour le projet presqu’île. Evidemment ceci s’est fait sans débat au conseil municipal, sans mise en concurrence… C’est le fait du prince ! Au lieu de faire la place à de jeunes architectes pour qu’ils se lancent, le maire ne jure que par des grands noms, c’est plus cher et parfois leur comportement n’est pas toujours adapté à la mise en place d’un dialogue avec les intéressés. On a pu voir l’échec de ce qui se passe avec Yves Lion à la Villeneuve.

L’adjoint à l’immobilier récidive, en s’appropriant le travail des autres. Dans une déclaration récente il s’approprie le projet de la ZAC Blanche Monnier à l’Ile Verte, comme il l’avait fait à propos de la caserne de Bonne. Cette majorité est incapable de reconnaître le travail des prédécesseurs, cela rappelle les photos du politburo sous Staline où, au fur et à mesure des purges, les visages des renégats disparaissaient.

Des coups bas dans la majorité municipale

Publié le 7 janvier 2011

Décidément cette majorité hétéroclite marche bien mal. Lors de la discussion budgétaire le 20 décembre au Conseil municipal, l’adjoint aux finances (PS) a taclé son adjoint de droite, adjoint à l’Europe, en regrettant que Grenoble n’ait pas de subventions européennes, ce qui est tout à fait exact. Il faut rappeler que cet adjoint à l’Europe, B. Betto s’est rallié à la liste menée par M. Destot pendant la campagne électorale municipale de 2008, il avait d’abord négocié sans succès une bonne place sur la liste UMP et comme M. Destot montait une liste largement ouverte à droite pour tenter d’être élu au 1er tour sans les écologistes, il a accueilli à bras ouvert B. Betto en lui promettant un poste d’adjoint où il n’aurait rien à faire. Donc il est malvenu au 1er adjoint au maire de demander maintenant à l’adjoint à l’Europe de mouiller la chemise. En ne faisant rien ce dernier remplit le mandat donné par le maire et touche l’indemnité d’adjoint (de 2400 € par mois, revalorisée de 25 % dès le 1er conseil de la nouvelle majorité).

Rappelons que B. Betto a été 12 ans (1983-1995) un adjoint important du maire corrompu qu’il a fidèlement défendu jusqu’au bout sans jamais le critiquer. Entre 1995 et 2008 il était dans l’opposition municipale et attaquait durement la majorité de gauche et écologiste. Maintenant il fait partie de la majorité municipale “ droite-gauche” et préside un groupe de 2 personnes.

La légion des honorables correspondants de l’ancien maire de Grenoble

Publié le 7 janvier 2011

Après la promotion dans l’ordre de la légion d’honneur (sic) le 31 décembre 2009 de son cher ami M. Xavier Peneau avec qui il détient illégalement 253 126,35 euros d’argent des contribuables du département de l’Isère qu’il a abusés…, et la promotion de ce même M. Peneau préfet de l’Indre ; c’est maintenant une autre petite légion en l’honneur du corrompu qui est promue le 31 décembre 2010 :

  1. son ancien mentor, M. Cabanel,
  2. son ancien vice-président en charge de l’assainissement au SIEPARG et rémunéré sous Carignon de différentes manières par les sociétés dont les filiales de GEG, toujours maire du Fontanil, M. Poirier ;
  3. son ancien premier adjoint, M. Gascon, président de GEG du temps des affaires, président du CODASE.

Gageons qu’un autre promu dans cette fournée sarkoziste, M. Migaud, aura à cœur de demander des comptes à cette cour…

J. Longo, également honorée lors de cette même promotion du jour de l’an, n’est pas à ranger exactement dans le même peloton, même si une erreur de tracé l’a un jour entraînée à devenir une des trois simultanés adjoints aux sports d’un mandat tumultueux, même si elle n’a pas ménagé son soutien à M. Carignon et au maire de Paris de l’époque.

Le Passe-plats

Publié le 17 décembre 2010

Dans le cadre de notre rubrique « perdu de vue » (quoi que) voici quelques nouvelles roboratives. Après le conseil aux entreprises, le business à l’huile d’argan en direct de Marrakech, le maintien de l’agitation permanente dans le marigot UMP Isérois et les conseils « bénévoles » au ministre de l’Intérieur, A. Carignon ex maire, député, Président du Conseil général, ministre… et corrompu, est aujourd’hui chargé de manifestations culturello-culinaires.

Rassurons-nous, pas pour le grand public ! Car ce « master chef » qui n’a jamais changé de crémerie, organise des déjeuners pour que son ami N. Sarkozy qui se pique désormais de culture, puisse rencontrer autour d’un repas les artistes et autres « people » de son choix. Voilà des fonctions qui, à n’en pas douter, ne peuvent être qu’alimentaires.

Tram B a fêté ses 20 ans, mais il a coûté cher aux Grenoblois, un petit rappel…

Publié le 17 décembre 2010

En novembre 1990, il y a 20 ans, la deuxième ligne de tram se mettait à fonctionner et elle allait avoir, comme la première, un grand succès. C’était la belle époque Carignon où les affaires allaient bon train.

Le SMTC présidé alors par Ch. Descours, dont le secrétaire général était M. Névache, (tous deux adjoints au maire corrompu) avait signé le 23 septembre 1988 une convention confiant à la société d’aménagement des transports de l’agglomération grenobloise (SATURG) la concession de la réalisation, de l’entretien et de l’exploitation des ouvrages d’infrastructure et installations nécessaires à la création de la deuxième ligne du tram. En 1992, SATURG 2000 prend la suite de SATURG. Ces sociétés étaient formées par les sociétés qui avaient réalisé la 1ère ligne de tram et qui se sont arrangées pour obtenir la concession de la 2ème sans mise en concurrence.

En 1993, la chambre régionale des comptes décortique la construction de la 2ème ligne de tramway en dénonçant une concession fictive à la SATURG et indique que cette solution a entraîné des surcoûts importants pour l’usager et le contribuable.

Seuls les écologistes ont dénoncé ces pratiques affairistes et essayé de faire annuler ce montage. La 2ème ligne de tram appartenait à une société privée et le SMTC a été obligé de la racheter plus tard afin qu’elle revienne propriété publique.

MM. Descours et Névache ont été ensuite rattrapés par la justice pour différentes affaires.

Sarkozy ordonne la mise sous tutelle de l’UMP 38

Publié le 3 décembre 2010

Non, les élections pour la Présidence de l’UMP38 n’auront pas lieu avant le printemps 2011 car Sarkozy et Coppé ont décidé de la mise sous tutelle nationale de l’UMP 38. Sarkozy aurait même dit qu’il fallait tourner la page Carignon. Il serait temps ! Mais cette page a été si souvent faussement tournée qu’il faut être prudent dans les annonces définitives. Le corrompu doit toujours rembourser ses dettes au Conseil général de l’Isère, il ne faudrait pas que la page se tourne à ce sujet.

Nous ne pouvons que nous réjouir de voir la droite UMP paralysée dans l’Isère et à Grenoble. Elle semble tirer un trait sur les prochaines cantonales de mars 2011.

Un spécialiste des pots de vin promu préfet par M. Sarkozy

Publié le 19 novembre 2010

M. Xavier Peneau, ancien directeur des services du conseil général de l’Isère et directeur des cabinets de M. Carignon au conseil général de l’Isère et à la ville de Grenoble, exfiltré comme sous-préfet de Montmorency lors des affaires de corruption généralisée à Grenoble et au conseil général, puis détaché comme PDG d’un château de marchand de vins dans le Bordelais, avant d’être réintégré et promu au ministère de l’Intérieur par M. Sarkozy alors ministre de l’Intérieur, vient d’être promu préfet (dans l’Indre, discret département du centre, terre de châteaux) par M. Sarkozy et M. Hortefeux.

M. Sarkozy et M. Hortefeux l’avaient préalablement promu chevalier de la Légion d’honneur le 31 décembre 2009, distinction discrétionnaire que personne ne peut contester, même quand le récipiendaire a atteint à la confiance que les citoyens sont en droit d’attendre de l’administration publique ! :

“ Vu la requête, enregistrée le 23 février 2010 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présentée par M. Raymond Avrillier, demeurant à Grenoble ; M. Avrillier demande au Conseil d’Etat d’annuler le décret du Président de la République en date du 31 décembre 2009 en tant qu’il a nommé M. Xavier Peneau au grade de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur ;

Considérant que la décision attaquée, par laquelle M. Xavier Peneau, administrateur civil au ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, a été nommé chevalier de la Légion d’honneur, ne peut être regardée comme faisant par elle-même grief au requérant ; que, par suite, celui-ci ne justifie pas d’un intérêt lui donnant qualité pour en contester la légalité ; que ses conclusions tendant à l’annulation de cette décision ne sont ainsi pas recevables ” (Décision du Conseil d’Etat du 22 octobre 2010)

M. Xavier Peneau n’aura aucune difficulté pour appliquer, à Châteauroux, le “ discours de Grenoble ” de M. Sarkozy, compte tenu de sa décoration et de son expérience en matière de délinquance, sachant qu’il détient toujours illégalement, conjointement et solidairement avec M. Carignon 253 126,35 euros d’argent des contribuables du département de l’Isère qu’il a abusés.

Le procureur de la République de Grenoble, à l’époque des faits de faux en écriture publique, abus de biens sociaux et autres affaires grenobloises, concluait ainsi son réquisitoire le 9 octobre 1997 :

Si l’homme politique que vous souteniez avait poursuivi sa carrière [M. Carignon], vous seriez aujourd’hui préfet en train de diriger un service de contrôle de la légalité et cela me fait peur. ” “ Dans ce dossier, la corruption est permanente, la corruption vicie tout. Tous les actes, toutes les fonctions sont monnayées. ”

Il convient donc d’avoir peur de la promotion de M. Peneau au poste de préfet, par M. Sarkozy et M. Hortefeux, lors du conseil des ministres du 10 novembre 2010.

Attention, changement de date…

Publié le 6 novembre 2010

A la suite de difficultés pour retrouver les nombreux adhérents Isérois n’habitant pas en Isère, l’UMP Isère est contrainte de reporter l’élection de ses dirigeants pro-Carignon au 27 novembre (alors qu’elle était prévue initialement le 23 octobre).

A la question d’un journaliste, est-ce l’après Carignon qui se joue ici ? Le sénateur UMP, B.Saugey répond : « Le problème ne se pose pas ainsi… Alain Carignon a compris qu’il n’avait plus d’avenir personnel. Il conserve un pouvoir occulte et discret, une influence. On ne peut pas le nier ; c’est l’une des composantes du scrutin. Mais c’est tout… » !

L’UMP 38 en déliquescence…

Publié le 14 octobre 2010

L’UMP n’en fini pas d’essayer de survivre avec en son sein A. Carignon, le corrompu, qui entend continuer à tirer les ficelles. Le président sortant, M. Savin a démissionné car il y avait trop d’adhérents fantômes. Le bourrage des urnes n’est pas inconnu à Grenoble. Pour celles et ceux qui n’étaient pas à Grenoble dans les années Carignon (1983-1995) un petit rappel. En 1987, le corrompu organise avec le secrétaire général adjoint à la culture (H. Baile aujourd’hui conseiller municipal d’opposition de droite au conseil municipal depuis 2008) un putsch pour s’emparer de l’association de gestion de la Maison de la culture. Le 19 septembre 1987, 200 personnes se présentent pour adhérer à l’association et renverser la majorité. Le corrompu se félicite de “ la victoire de la liste conduite par mon ami Henri Baile ”. Le 12 avril 2003, A. Carignon est élu président de l’UMP 38 après que le nombre d’adhérents à l’UMP 38 soit passé de 1000 à 3200 !

Le 23 octobre 2010, les adhérents voteront pour leurs délégués qui désigneront ensuite le président du mouvement dans l’Isère. Pour voter il faudra fournir un justificatif de domicile (l’inscription sur une liste électorale n’étant pas suffisante !) et un système de procurations infalsifiables est mis en place. Le secrétaire national aux fédérations de l’UMP confirme les soupçons de fraude : “ J’ai bien constaté des inscriptions étranges, notamment quand il y a plusieurs noms qui n’ont rien à voir les uns avec les autres sur la seule et unique boîte aux lettres d’une même maison ”. Il précise qu’il y a deux fédérations qui posent problème, l’Isère et la Haute-Garonne ; seulement deux ?

Nous suggérons de renforcer le dispositif par un système de vidéosurveillance puisque l’UMP est pour sa généralisation afin de lutter contre les délinquants.