Archives pour le mot-clef ‘Energie’

Energie : le bonus-malus de la loi Brottes retoqué par le conseil constitutionnel

Publié le 22 avril 2013

La loi adoptée le 11 mars 2013, visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre et portant diverses dispositions sur la tarification de l’eau et sur les éoliennes, dite loi Brottes, a vu une de ses disposition phare annulée par le juge constitutionnel. Cette loi partait d’une bonne intention qui aurait pu apporter une amélioration certaine et faire changer les comportements pour éviter le gaspillage d’énergie. Cependant, cet avertissement est positif, car cette disposition de bonus-malus pouvait aller à l’inverse de l’effet recherché, c’est-à-dire sanctionner les ménages les plus vulnérables, incapables d’investir dans les économies d’énergie. Il faut espérer que le gouvernement ne se contentera pas d’appliquer la loi aussi aux professionnels, ce qui ne changerait pas grand-chose.

Voici un extrait du communiqué du 11 avril du Conseil constitutionnel à ce propos.

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Chauffage urbain, on peut perdre le NOR !

Publié le 17 janvier 2013

Depuis des années, la CCIAG (Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise) envisage de construire une nouvelle centrale sur la Presqu’île. Lors de l’établissement des nouveaux tarifs de 2008 les communes délégantes avaient prévu un nouvel investissement dans les moyens de production de la CCIAG à hauteur de 30 M€. Mais profitant du projet d’«Ecocité » (label attribué par l’Etat, issu du « Grenelle de l’Environnement ») sur la Presqu’île, la CCIAG a proposé de construire une nouvelle centrale biomasse, dénommée NOR (Nord Ouest Renouvelable) beaucoup plus chère (au moins 47 M€) avec de la cogénération, une boucle basse température…  Ce projet n’a pas encore été validé par les communes et certaines (notamment Echirolles) sont très réticentes à le voir se réaliser. Mais les pressions vont se faire de plus en plus fortes car le projet d’Ecocité est un projet phare (et pharaonique) du maire de Grenoble. Le rayonnement international de Grenoble serait en jeu, et GIANT (Grenoble Innovation for Advanced New Technologies) le « MIT »(Massachusetts Institute of Technology) à la française de Jean Therme directeur du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), exige des innovations tout azimut. De plus la CCIAG est une vitrine nationale et internationale pour son actionnaire privé Dalkia (filiale de Véolia).

Alors qu’une bonne gestion d’un service public exige de faire les investissements strictement nécessaires au service, ce projet NOR doit être clairement refusé car il ne répond pas aux besoins du service.

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Dossier GEG : le retour en régie publique était possible et souhaitable

Publié le 26 octobre 2012

Puisque la majorité municipale a fuit le débat sur une question d’importance, l’ADES apporte des éléments précis et fondés sur l’intérêt d’un changement de mode de gestion des services publics du gaz et de l’électricité à Grenoble. Ces réflexions valent aussi pour la Compagnie de Chauffage mais à un niveau intercommunal. Les modes de gestion des services publics ne sont pas neutres. La Compagnie de Chauffage est dirigée par un directeur salarié de l’actionnaire privé et le contrôle des actionnaires publics est inexistant. La reprise du pouvoir de la collectivité et des usagers passe par la gestion directe en régie publique dont la souplesse est bien supérieure à ce que laissent croire la majorité municipale. Pourtant l’exemple de la Régie de l’eau de Grenoble, qui est un vrai succès, devrait ouvrir les esprits sur cette question. Mais il est vrai que M. Destot n’en voulait pas et nous lui avons imposé le retour en régie contre son gré.

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Conseil municipal du 22 octobre, au menu : un scandale !

Publié le 20 octobre 2012

Le prochain conseil municipal a lieu lundi 22 octobre à 17 h à la mairie de Grenoble.

Le Conseil débutera par le rapport d’activité du CCAS (la subvention municipale au CCAS se monte à 24 M€ et est encore insuffisante). Il y aura les rapports d’activité de la Régie des eaux (année 2011) un service qui fonctionne très bien , celui de la (CCIAG) Compagnie de chauffage (saison 2010/2011), qui matraque les usagers par des tarifs excessifs. Voila la démonstration concrète de la supériorité de la gestion directe en régie par rapport à celle dominée par les intérêts privés. Le dossier de réalisation de la ZAC Presqu’île, réalisation irrégulière par rapport aux règles d’urbanisme.

Et le scandale de la soirée (délibération n° 9) : la prolongation pour 30 ans de la concession pour le gaz et l’électricité à la société d’économie mixte GEG.

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M. Destot, ne volez pas aux Grenoblois-es le débat sur le service public de l’énergie à Grenoble !

Publié le 20 octobre 2012

Communiqué de presse d’Europe-Ecologie-les Verts Grenoble, ADES, Les Alternatifs

Enorme surprise : la majorité municipale PS-PC-Modem-Divers droite de Grenoble a décidé le renouvellement du contrat de concession de distribution et de fourniture d’électricité et de gaz sur le territoire de Grenoble à la SEM-GEG pour une durée 30 ans sans aucun débat public ni mise en concurrence, la transaction se faisant de gré à gré ! Cette délibération très lourde de conséquences pour tous les Grenoblois-es sera proposée au vote lors du conseil municipal du 22 octobre.

Combien de Grenoblois-es ont entendu parler du renouvellement du contrat de Gaz et Electricité de Grenoble (GEG) ? Très peu. Trop peu !

Pourtant dans les articles 1 et 10 de la charte de la démocratie locale « La Ville de Grenoble s’engage à créer les conditions de confiance réciproque, d’échange et de respect mutuel entre les habitants et la Municipalité, en informant régulièrement les Grenoblois, en rendant lisibles et compréhensibles les projets et en motivant ses décisions. (…) la Ville de Grenoble s’engage à mettre en place une consultation des Grenoblois ». Toutes ces belles affirmations sont balayées d’un revers de main !

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Réunion-débat : préparons la transition énergétique à Grenoble

Publié le 6 octobre 2012

L’ADES vous propose une réunion-débat :

Jeudi 11 octobre à la Maison des Associations à 20 h 30

Sur le thème : préparons la transition énergétique à Grenoble

  • Présentation du scénario négaWatt par Vincent Fristot, ancien conseiller municipal de Grenoble, membre de l’association négaWatt.
  • Applications sur Grenoble… quelles politiques publiques ?

Pour des informations sur la démarche négaWatt : http://www.negawatt.org/

Services publics de l’énergie : une atteinte grave à la démocratie

Publié le 6 octobre 2012

Question : êtes vous d’accord pour qu’une municipalité décide de l’évolution de services publics essentiels jusqu’en 2035 et 2042, sans débat public préalable ?

Evidemment non, puisque vous connaissez par cœur la charte de la démocratie locale votée par le conseil municipal de Grenoble et qui l’engage.

Comme l’indique le site internet de la Ville : « La Charte de la démocratie locale affirme que chacun, sur la base d’une information régulière et de qualité, peut  contribuer à améliorer la vie locale en participant à la conception des politiques publiques municipales. » En voici quelques articles :

Article 1 : La Ville de Grenoble s’engage à créer les conditions de confiance réciproque, d’échange et de respect mutuel entre les habitants et la Municipalité, en informant régulièrement les Grenoblois, en rendant lisibles et compréhensibles les projets et en motivant ses décisions.

Article 8  : La Ville de Grenoble s’engage à associer la population à toutes les étapes de la réalisation d’un projet, de la conception à la mise en œuvre et à l’évaluation, en assurant la continuité des démarches de concertation. Les moyens de la concertation sont proportionnés à l’importance du projet.

Article 10 : Sur chaque « grand projet » relevant de sa compétence, la Ville de Grenoble s’engage à mettre en place une consultation des Grenoblois, ainsi qu’un comité de suivi et d’évaluation composé des acteurs locaux concernés.

Etc,etc…

Or on apprend que le 22 octobre prochain le Conseil municipal est appelé à voter la prolongation de la concession à GEG (Gaz Electricité de Grenoble) pour la distribution d’électricité et de gaz à Grenoble, jusqu’en 2042 ! Mais ce n’est pas tout, la même formule sera appliquée un peu plus tard pour la concession du chauffage urbain à la Compagnie de chauffage – CCIAG jusqu’en 2035.

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Sortir du nucléaire, manifestation le 13 octobre à Lyon

Publié le 6 octobre 2012

Un rapport du commissaire européen à l’Energie, Gunther Oettinger, fait état de « défaillances de sécurité » dans l’ensemble des centrales nucléaires françaises… C’est donc le moment de manifester pour que la politique énergétique française change. Le réseau « sortir du nucléaire » organise des manifestations dans notre région le 13 octobre, l’ADES soutient ces initiatives. Un départ en car est organisé de Grenoble par SDN38 (voir notre article ici)

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Tarification progressive, attention aux illusions

Publié le 8 septembre 2012

Un de nos lecteurs impliqué dans la lutte contre la précarité énergétique nous signale que la tarification progressive n’est pas toujours, loin de là, synonyme de tarification sociale. Il serait regrettable que le projet de loi de F. Brottes, qui part d’une bonne intention, devienne une usine à gaz et passe à côté de son véritable objectif. En ce sens, la notion même de « service public industriel et commercial » qui empêche la mise en place de vrais tarifs sociaux, est sûrement à revoir.

Voici un extrait de la note qu’il a écrite sur ce sujet :

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Nucléaire : de Tchernobyl à Fukushima

Publié le 13 avril 2012

Photo GK

Le Collectif IndependentWHO (IWHO), pour l’indépendance de l’OMS, dénonce l’accord du 28 mai 1959 que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a signé avec l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique). Du fait de cet accord, l’OMS n’a entrepris aucune recherche, n’a créé aucun comité d’urgence et n’a mis aucune véritable mesure de radioprotection pour venir en aide aux populations victimes de Tchernobyl et de Fukushima. C’est pourquoi les militants d’IWHO manifestent silencieusement sans arrêt tous les jours ouvrables devant le siège de l’OMS depuis le 26/04/2007 !

IWHO organise un forum citoyen sur la radioprotection samedi 12 et dimanche 13 mai 2012 à Genève.

Samedi 12 mai de 8 h 30 à 18 h ,Centre œcuménique, 150 route de Ferney.

Pour tous détails : www.independentwho.org

Pour s’inscrire : contact@independentwho.org

Si il y a suffisamment de participants, un car partira de la Place de Verdun le 12 mai à 6 h et sera de retour à 20 h 30 le soir.

Gaz de Schistes, danger même en Isère

Publié le 16 mars 2012

Si le système d’exploitation du gaz de schistes a été, un temps, retoqué, les recherches en France et notamment en Isère ne se sont pas arrêtées pour autant, loin s’en faut. R. Avrillier et Europe Ecologie les Verts ont mis à disposition du public les documents liés aux demandes de permis d’exploitation des gaz de schistes dans la région qui sont actuellement en cours d’instruction par les services de l’Etat. Il s’avère qu’en Isère, le Vercors ouest est touché ainsi que le nord du département. Pour tout savoir sur ces permis, voir le dossier sur le site d’EELV Isère

Attention aux atteintes aux libertés par les compteurs d’électricité intelligents…

Publié le 3 mars 2012

Les élus du groupe « Ecologie et solidarité » de Grenoble ont proposé le vœu suivant lors de la dernière réunion du conseil municipal. Ce vœu très légèrement remanié a été adopté par l’unanimité du conseil. Il s’agit d’un vœu relatif à l’installation de compteurs intelligents d’électricité chez les Grenoblois et Grenobloises.

« Considérant que la Ville de Grenoble est propriétaire de l’ensemble du réseau de distribution d’électricité sur son territoire, y compris les compteurs électriques, et qu’elle en a confié la gestion à GEG (Gaz Electricité de Grenoble) par le moyen d’une concession,

Considérant l’annonce faite le 28 septembre dernier par le Ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique d’une généralisation des compteurs dits intelligents « linky », dont l’expérimentation avait pourtant soulevé de nombreuses critiques

Considérant l’absence totale de concertation avec les collectivités locales propriétaires des réseaux, malgré un niveau d’investissement extrêmement élevé (estimé entre 4 et 6 milliards d’euros au total),

Considérant la nécessité d’un accès total, gratuit et instantané des usagers aux données concernant leur consommation d’électricité et l’importance d’un tel système pour qu’ils puissent pleinement maîtriser leurs consommations

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Plan climat de la Métro, pas assez appliqué

Publié le 17 février 2012

Les objectifs du plan climat-énergie de la Métro sont de diminuer d’au moins 20% les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020 par rapport au niveau de 2005, et ce en :

  • diminuant de 20% les consommations d’énergie par habitant ;
  • augmentant la production d’énergie renouvelable sur le territoire pour atteindre 16% de la consommation totale d’énergie du territoire (au lieu de 8% en 2007).

L’ ALEC (agence locale de l’énergie et du climat) effectue des bilans annuels du plan climat de la Métro. Elle vient de terminer le bilan 2009. En voici quelques extraits :

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Caserne de Bonne : premier bilan

Publié le 9 décembre 2011

Que certains bâtiments de la caserne de Bonne ne correspondent pas aux objectifs assignés aux économies d’énergie ne peut surprendre personne. A l’époque où la ZAC a été lancée, l’adjoint à l’urbanisme, Pierre Kermen, avait insisté auprès des promoteurs pour qu’ils fassent un effort conséquent de formation auprès des maître d’œuvres et des sociétés de construction, afin d’acquérir les techniques nouvelles et les savoirs faire indispensables à la réussite de ces opérations et aider les habitants à mettre en œuvre les bonnes pratiques. Faire moins de marge financière immédiatement pour avoir des références solides plus tard était une bonne stratégie. Malheureusement, à la recherche de l’argent facile la plupart des promoteurs n’ont pas fait ces efforts. Pierre Kermen a eu raison de demander à Enertech (société spécialisée dans l’énergétique appliquée aux bâtiments), dans le cadre du projet européen Concerto, d’évaluer les performances énergétiques de neuf bâtiments de la ZAC, car seule la connaissance des réalités permet de progresser. D’ailleurs les corrections en cours vont améliorer la situation. Voir les rapports d’Enertech sur leur site

Mais plus inquiétant est la manière dont est gérée la Galerie Commerciale, un dossier confié par le maire à G. Fioraso (adjointe à l’économie). Dans le quotidien régional du 20 novembre 2011, de multiples critiques se font jour : « cette galerie ne marche pas comme il faudrait, les commerçants ne vous diront jamais la vérité, déclare un restaurateur, ici il y a au moins douze commerces qui ont des difficultés, certains ne payent plus le loyer depuis des mois, d’autres sont sur le point de mettre la clé sous la porte ». Effectivement, « Terre d’Avenir » (commerce de produits bio) vient de fermer et d’autres pourraient suivre.

Négawatt : un scénario d’avenir énergétique à 100% d’énergies renouvelables

Publié le 8 octobre 2011

Le nouveau scénario Négawatt a été rendu public le 29 septembre. À l’instar de travaux menés dans d’autres pays, notamment dans l’Union européenne, par des experts privés ou institutionnels sur des scénarii de transition énergétique « 100% renouvelables », l’association Négawatt s’est lancée, à l’automne 2010, dans élaboration d’un nouveau scénario, approfondissant la méthode et l’ambition du précédent.

Ce nouveau scénario répond à plusieurs objectifs :

  • montrer qu’une société dite « développée » peut subvenir à ses besoins en diminuant considérablement l’utilisation d’énergies fossiles et nucléaire.
  • proposer des mesures concrètes permettant une réelle transition énergétique
  • apporter une contribution technique au débat sur la politique énergétique de la France.

De profondes améliorations du scénario ont donc été apportées, visant à :

  • actualiser toutes les données statistiques (consommations de biens et d’énergie, évolution de la démographie…)
  • réaliser un travail plus poussé sur l’industrie (vers l’écologie industrielle et l’économie circulaire)
  • intégrer une prospective sur le lien entre urbanisme et mobilité sur 2020-2050
  • coupler ce scénario avec le scénario « AFTERRES » sur alimentation – agriculture et usages des sols, en cours de réalisation par l’association SOLAGRO
  • intégrer une modélisation en puissance sur l’électricité (équilibre offre-demande sur les énergies renouvelables variables : éolien et photovoltaïque)
  • développer des politiques et mesures permettant d’initier sa réalisation

Voir sur le site internet : http://www.negawatt.org/scenario-negawatt-2011-p46.html

A noter : Vincent Fristot, porte parole de l’association négaWatt, participera au débat « Sortir du Nucléaire – pourquoi ? Comment ? » organisé à Meylan, Salle Décibelledonne le 20/10/11 à 20h30.

Evaluation des performances énergétiques à la Caserne de Bonne

Publié le 16 juin 2011

Un rapport d’Enertech pour la SAGES (aménageur de la ZAC de Bonne) et la Ville de Grenoble, rendu en avril 2011, évalue par des mesures détaillées les performances énergétiques des 8 bâtiments construits dans le cadre du programme européen Concerto. Voir le rapport de synthèse en ligne ici.

Voici des extraits de la conclusion du rapport de synthèse :

« L’opération de la ZAC de Bonne, inscrite dans le programme européen Concerto, est un élément essentiel du paysage énergétique français actuel. Elle doit énormément à ce programme européen sans lequel elle n’aurait pas pu développer son volet énergie. Or, les objectifs qu’elle s’est fixée en 2003 sont sensiblement ceux de la prochaine RT 2012 (qu’ils ont d’ailleurs servi à alimenter), si bien qu’elle offre aujourd’hui un terrain d’observation unique de l’impact de la future RT sur la construction, puisque les logements de la ZAC de Bonne sont occupés depuis juillet 2008 pour certains d’entre eux.

Ce projet a parfaitement joué son rôle de laboratoire d’expérimentation, en ce sens qu’il a permis à chacun des acteurs de la construction de s’essayer à un exercice difficile puisqu’il s’agissait de construire des bâtiments consommant deux fois moins d’énergie que ceux produits de manière réglementaire à cette époque…

Au titre des principales leçons on retiendra d’abord que la notion de prévision d’une consommation est un concept certes séduisant, mais tout à fait illusoire et irréaliste. Lire le reste de cet article »

GEG et l’électricité verte, le mauvais gag !

Publié le 29 avril 2011

Avec les factures, GEG a transmis à ses « clients grenoblois » un document qui fait l’apologie de l’électricité « verte » et propose pour un surcoût de 2 € par mois d’avoir de l’électricité 100% d’origine renouvelable.

« En souscrivant à l’Option Verte, vous bénéficiez d’une électricité garantie 100 % d’origine renouvelable. Pour tout kilowattheure d’électricité verte consommé, GEG (au travers de sa filiale GEG-ENeR) s’engage à réinjecter sur le réseau un kilowattheure produit à partir de ses microcentrales hydroélectriques, photovoltaïques et de son parc éolien. Ces modes de production d’électricité verte sont à la fois efficaces, économiques et respectueux de l’environnement. Choisissez de l’électricité verte garantie 100% d’origine renouvelable. 2 € TTC par mois seulement. »

Sur la même page on lit : « La production d’électricité propre (cogénération) et renouvelable (hydroélectricité, éolien et solaire) de GEG représente plus de 22% de la consommation annuelle des Grenoblois, soit 210 GWh par an »

Puisque nous consommons déjà toute l’électricité « propre » produite par GEG, il n’y a donc pas besoin de payer les 2 € pour avoir les « bons » kilowattheures !

De plus, évidemment, l’interconnexion des réseaux électriques ne permet pas de savoir d’où proviennent les électrons qui se déplacent jusqu’à notre compteur électrique.

Drôle de service public qui propose des tarifs différents à ses « clients » en jouant sur la fibre écologique, comme s’il s’agissait de leur vendre un produit quelconque. Un vrai service public a des usagers et non des clients ! Vivement que le comité des usagers de GEG se réunisse pour réagir vertement contre cette dérive mercantile.

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Décidons maintenant la sortie du nucléaire et organisons la transition énergétique

Publié le 8 avril 2011

Le nucléaire comme source d’énergie est trop dangereux, il faut dès maintenant organiser son abandon.

  • Il n’y a pas de solution acceptable pour assurer en toute sécurité, la gestion à long terme des déchets radioactifs (rappelons qu’il faut les stocker pour des milliers d’années, en « espérant » que la science découvrira des techniques pour les retraiter, pari déjà assez insensé !). Sur une échelle de temps aussi longue personne ne peut assurer qu’ils ne seront pas relâchés un jour dans l’environnement.
  • Les accidents des centrales ou des centres de stockages peuvent être tellement graves qu’ils peuvent rendre des régions inhabitables pour des siècles. Il est impossible de prétendre qu’il n’y aura jamais une catastrophe en France, Tchernobyl et Fukushima sont là pour nous le rappeler. Ce risque ne peut pas être pris car nous n’avons qu’une seule Terre !

N’attendons pas la prochaine catastrophe, organisons dès maintenant la sortie du nucléaire :

  • Dans l’immédiat : renforcement de la sécurité des centrales notamment vis-à-vis des risques sismiques, d’inondation et de la perte de l’alimentation électrique. Cela passe par donner aux autorités de sûreté une réelle indépendance et de plus grands moyens, notamment d’imposer l’arrêt des installations qui présenteraient un risque. La fermeture des centrales les plus dangereuses comme Fessenheim. L’arrêt de la construction des EPR.
  • Mettre en place un grand plan de lancement d’une stratégie « Négawatt » : économies massives des énergies et développement accéléré des énergies renouvelables. Deux mesures phares pour la transition énergétique :
    • Un grand programme d’isolation thermique de tous les bâtiments pour diviser par 4 les besoins de chauffage : mettre en place les financements, études, entreprises, adaptés en tenant compte de la situation sociale des habitants
    • La nécessaire réduction de consommation des carburants avec des transports collectifs efficaces et la sortie du tout camion pour le transport des marchandises.
  • Fermeture des centrales au fur et à mesure que le plan « Négawatt » donnera son effet.

Une manifestation est organisée le samedi 16 avril à 15 h, Place Félix Poulat, par : Sortir du Nucléaire 38, ADES, CIIP, FRAPNA, Parti de Gauche, NPA 38, EELV Isère…

Printemps des luttes Du Maghreb au Moyen-Orient et solidarité avec le Japon – Sortie du nucélaire

Publié le 18 mars 2011

Samedi 19 mars 2011 – 16h Place Notre Dame, Grenoble – Convergence de 2 manifestations

  • Printemps des luttes Du Maghreb au Moyen-Orient

  • Manifestation antinucléaire à l’appel du groupe Sortir du Nucléaire 38 et du collectif « Ni nucléaire ni gaz de schiste »

L’énergie, c’est l’affaire des peuples !

• Soutien au printemps des peuples du Maghreb et Moyen-Orient

Qu’y a-t’-il de commun entre le peuple japonais et le peuple libyen ? Pas grand-chose a priori.

Pourtant, tous deux sont victimes de l’appropriation et de la concentration de l’énergie par un pouvoir politico-industriel sans contrôle démocratique.

  • C’est pour garder l’argent du pétrole que Kadhafi bombarde les insurgés.
  • C’est pour les bénéfices de l’exploitation des centrales nucléaires que la société TEPCO empoisonne la terre japonaise pour des millénaires.

Pollution, colonialisme, dictatures, mépris de la vie humaine, mépris de la démocratie.

La politique énergétique de la France est fondée sur l’exploitation néocoloniale du pétrole et de l’uranium ( Areva exploite des mines d’uranium au Niger, dont le nouveau Président « démocratiquement » élu est un cadre d’une filiale nigérienne … d’Areva ! )

C’est pourquoi nous avons voulu nous associer à la manifestation de soutien aux révolutions du Maghreb et du Moyen-Orient.ma

• Solidarité avec le peuple japonais

Chacun sait combien la situation au Japon est terrifiante : aux effets dévastateurs de forces naturelles immaîtrisables, se rajoute une catastrophe qui doit tout à une illusion de maîtrise de la radioactivité.

Le peuple japonais, pourtant le premier touché par le feu des bombes atomiques de 1945, a laissé s’installer une industrie nucléaire civile qui prétendait assurer la croissance de l’archipel nippon. On va s’apercevoir combien en plus des immenses dégâts du séisme et du tsunami, la catastrophe nucléaire va avoir d’impacts à long terme sur la santé des japonais ( contamination de la mer ).

La catastrophe du Japon nous montre que contrairement à ce qu’affirment les propagandes des États et des industriels, le nucléaire est une technologie non maîtrisée, non maîtrisable, et qui détruit la vie en silence depuis plus de 50 ans.

La catastrophe de Tchernobyl a causé près d’un million de morts entre 1986 et 2004 (travaux de scientifiques russophones indépendants, enfin traduits et validés par l’Académie des Sciences de New York)

Combien mourront au Japon et dans la zone Pacifique ?

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Nucléaire, la catastrophe ne devait pas arriver et pourtant…

Publié le 17 mars 2011

L’accident de Three Mile Island (1979 aux USA) n’aurait jamais dû se produire. Les experts n’avaient pas prévu qu’un incident bénin (une vanne fermée qui aurait dû être ouverte) sur le circuit secondaire du réacteur pouvait avoir une telle conséquence et comme ce n’était pas prévisible, les personnels de la centrale n’ont pas compris ce qui arrivait et n’ont pas eu les bonnes réactions dans les premières heures de l’accident.

La catastrophe de Tchernobyl (1986) ne devait pas arriver, et c’est pourquoi les autorités se sont livrées à une expérience sur le réacteur qui a été fatale. Et maintenant, il faut vite construire un nouveau sarcophage pour contenir les radioéléments présents en quantité sur le site, qu’il va falloir surveiller pendant des siècles…

Au Japon, ce qui est en train de se passer ne devait pas arriver, c’était inconcevable… Il faut espérer que les Japonais vont parvenir à refroidir tous les réacteurs et les combustibles usagés. Mais il faudra assurer ce refroidissement pendant des mois voire des années. S’ils n’y parviennent pas, les conséquences peuvent être tellement catastrophiques que personne n’est capable de les imaginer.

Dans la technologie nucléaire actuelle plusieurs paris sont pris :

  • Nous arriverons à stocker en sûreté les déchets nucléaires pendant des siècles. En fait personne ne peut l’assurer car la stabilité des sociétés humaines, ni celle des couches géologiques, ne sont acquises avec certitude.
  • Nous arriverons toujours à contenir le pire accident concevable, notamment grâce à l’efficacité de la défense en profondeur, c’est-à-dire mettre des barrières successives entre les produits radioactifs et l’environnement. Dans les études de sûreté les exploitants des centrales et les pouvoirs publics inventent les pires scénarios, à leurs yeux. Mais malheureusement l’expérience est là pour démontrer que le pire est encore au-delà de ce qui peut être envisagé, à la fois pour des raisons économiques (ce serait trop cher) mais aussi culturelles, car lorsque vous défendez une technologie, vous n’arrivez pas à vous convaincre que son danger potentiel est bien supérieur à ce que vous essayez d’imaginer. Les simulations les plus catastrophistes ne sont que des événements virtuels, pensés dans le confort « clean » d’un laboratoire et qui s’arrêtent dès qu’on éteint les ordinateurs qui aident à les imaginer.

Le risque zéro n’existe pas, c’est l’affirmation évidente, partagée par tout le monde, qui permet aux défenseurs de cette technologie de poursuivre dans leur entêtement. Mais les risques industriels ne sont pas tous de même ampleur. Lorsqu’un risque est tel qu’il peut mettre en péril l’existence même d’une société, peut-il être couru, même si sa probabilité est très faible ? Le pari du nucléaire vaut il d’être tenu ? Les écologistes ont répondu non, démontrant ainsi leur sens des responsabilités face à ceux qui « croient » à la toute puissance de la techno-science pour résoudre les problèmes de l’humanité.

Il serait temps d’écouter les écologistes qui depuis plus de 40 ans tirent la sonnette d’alarme, et de prendre le temps d’un débat de l’ensemble de la société sur les choix technologiques à effectuer dans la production de l’énergie, en mettant tout sur la table et en organisant ce débat de manière contradictoire avec des moyens égaux entre les différentes propositions. Si cela avait été fait, la France ne se serait sans doute pas lancée dans le tout nucléaire. Maintenant il faut éviter le pire et donc examiner des scénarios réalistes de sortie du nucléaire, en commençant par arrêter les centrales les plus anciennes et les moins sûres, comme Fessenheim.