Archives pour le mot-clef ‘Fioraso’

Speaking Fioraso (Parler Fioraso)

Publié le 13 mai 2013

Nanotechnologies, biotechnologies, business-plans, benchmarking, clusters, start up, R&D, Giant… ce vocabulaire jargonnant, destiné aux initiés est la langue naturelle de G. Fioraso. Les Grenoblois se sont depuis longtemps habitués à entendre cette élue « socialiste », vanter les mérites de la compétitivité, de l’attractivité, des marchés, du management et à utiliser un vocabulaire digne des plus fervents partisans du néolibéralisme ambiant. Mais voilà qu’un an à peine, après sa prise de fonction, le grand public et les médias nationaux découvrent la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, à la faveur (ou défaveur) d’un projet de loi présenté en Conseil des Ministres le 20 mars dernier.

La question se pose alors : en quoi la fonction de ministre aurait-elle rendue différente dans ses convictions l’ex adjointe à l’économie de Grenoble, l’ex vice présidente de la Métro, l’ex présidente de Minatec (qu’elle a porté sur les fonds baptismaux technologiques avec J. Terme le patron du CEA)… ? En rien bien sûr.

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La fac, la ministre et le PPP (Pour le Profit au Privé)

Publié le 26 octobre 2012

Née officiellement en 1992, la Private Financial Initiative est apparue en Grande Bretagne au milieu des années 1980 sous l’ère Thatcher et s’est poursuivi durant le gouvernement « travailliste » de T. Blair, avec les conséquences que l’on connaît notamment sur les transports et la santé des britanniques. Conservateurs et travaillistes, même combat !

On pouvait penser que les pays européens auraient su tirer les enseignements salutaires de cette mise à mal des services publics anglais. Et en effet, certains l’ont fait mais pas forcément comme on pouvait l’espérer. C’est le cas de la France qui par ordonnance du 17 juin 2004, crée le clone de la Private Financial Initiative avec le Partenariat Public Privé. De quoi s’agit-il ? Une collectivité, l’Etat ou un établissement public, souhaite réaliser un équipement ? Un prestataire privé (type Eiffage, Bouygues, Vinci…) finance les investissements et en contrepartie les usagers ou les contribuables, en assurent le paiement sur une longue, voire très longue durée (20, 30, 40 ans…). Les mêmes causes produisant les mêmes effets, depuis 2004 on a pu mesurer les résultats de cette belle formule magique : lignes à grande vitesse, prisons, centres hospitaliers tel celui de Corbeil Essonne… Au delà des difficultés d’exploitation constatées, qui contraignent la collectivité à ne faire appel qu’au constructeur-exploitant en cas de dysfonctionnements, les loyers versées par le public aux grands groupes privés reviennent à payer au final deux à trois fois le coût de l’équipement.

C’est sûrement cette raison qui conduit notre Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche que l’on voit très très souvent dans la région (à croire que le ministère est à Grenoble) à vanter ce genre d’opération.

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Messages Personnels

Publié le 8 septembre 2012

La rentrée scolaire est un marronnier, un sujet qui revient régulièrement dans l’actualité pour employer une formule journalistique. Chaque année donc pour marquer cet événement, le maire choisit de visiter quelques écoles et la presse ne manque pas de relayer l’information avec force photos dans le quotidien régional.

Mais cette année, surprise ! Le maire est relégué au deuxième plan et se fait voler la vedette par son ancienne adjointe. Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, G. Fioraso, sans aucune compétence dans le premier degré comme l’indique clairement l’intitulé du ministère, a rendu visite aux jeunes élèves de trois écoles grenobloises. Il n’est bien sûr pas question ici de lui en tenir rigueur, mais on se prend à s’interroger sur les raisons de sa présence à Grenoble en ce jour particulier, sur le fait qu’elle ne pouvait ignorer l’impact de cette visite au dépend du maire… alors ? 2014, les municipales ? Toujours est-il que nombreux sont ceux qui auraient doublement apprécié sa présence si elle avait été accompagnée de V. Peillon, ministre de l’Education nationale.

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La rénovation au PS, c’est pour maintenant ou pour après-demain ?

Publié le 6 juillet 2012

Le 1er octobre 2009, les militants socialistes votaient lors d’un référendum interne, à 71 %, l’impossibilité de cumuler dès les prochains renouvellements un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local. Le 8 juin 2010, leur conseil national prenait cela en compte dans le document intitulé « Rénovation », on y lit des engagements très clairs et très stricts.

« La vraie rénovation, c’est celle qu’on met en pratique.

La rénovation, c’est celle qui franchit une nouvelle étape dans la limitation du cumul des mandats.

L’exemplarité, c’est de ne pas attendre la loi que nous ferons voter dans les premiers mois du quinquennat -et qui sera associée à un statut de l’élu- pour appliquer à nous-mêmes la limitation du cumul des mandats de parlementaires et d’un exécutif local…

L’interdiction du cumul d’un mandat de parlementaire et d’un exécutif local (Maire ou Maire-Adjoint, Président-e ou Vice-Président-e de Conseil Général ou de Conseil Régional, présidence ou vice-présidence d’un Etablissement Public de Coopération Intercommunale) sera inscrite dans les statuts du Parti Socialiste. Elle se mettra en œuvre à chaque renouvellement parlementaire. Tout candidat-e à une élection parlementaire abandonnera ses mandats exécutifs locaux dans un délai maximum de trois mois après la tenue du scrutin. Il-elle devra avoir préparé avec le Parti les modalités de sa succession…

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Qui peut le moins peut le PLU

Publié le 22 juin 2012

Habitant un logement collectif ou une maison individuelle, vous voyez d’un mauvais œil l’opération immobilière en projet dont le mur borgne bouchera définitivement votre perspective sur Belledonne, Chartreuse ou Vercors. Voici donc, tout ce que vous auriez aimé savoir sur les permis de construire grenoblois sans jamais avoir osé le demander.

L’histoire commence en décembre 2011 où le promoteur en charge de la réalisation de l’immeuble qui va vous gâcher la vie, dépose une demande de permis de construire. Ce permis est accordé le 31 janvier 2012 sans difficulté d’autant que le projet présente une hauteur totale de 12,3 m conformément au PLU (Plan Local d’Urbanisme). Tout va donc pour le mieux pour le promoteur, mais moins bien pour vous. Vous décidez alors de passer la vitesse supérieure en formant un recours avec l’aide d’un avocat après avoir sollicité vos voisins qui sont près d’une centaine à signer une pétition en votre faveur. Mais vous sentez bien que la situation est encore très fragile.

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Analyse du 1er tour des élections législatives à Grenoble

Publié le 15 juin 2012

Pour comprendre quels sont les évolutions des votes des Grenoblois, il est nécessaire de prendre en compte les évolutions nationales entre les deux élections législatives et examiner ce qui a évolué différemment à Grenoble qu’en France. C’est ainsi qu’il apparait que :

  • le maire ne progresse pas autant qu’il aurait dû le faire
  • l’adjoint à l’immobilier est fortement sanctionné
  • par contre la nouvelle ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche est plébiscitée à Grenoble
  • le Front de Gauche régresse plus sur la 3ème circonscription que sur la première
  • et la forte progression de G. Fioraso limite celle d’EELV sur la première circonscription.

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Législatives : politique politicienne grenobloise

Publié le 8 juin 2012

Le bal des menteuses !

Lors d’une émission à Télé-Grenoble réunissant 6 candidats de la 1ere circonscription, ce qui a rendu pénible l’émission, nous avons assisté à un festival de mensonges proférés avec aplomb par Mmes Tardy (dissidente de l’UMP) et Fioraso (candidate sortante PS). La première, maire de Meylan, qui devrait pourtant connaître sa commune, a osé prétendre qu’elle comptait plus de 20 % de logements sociaux et que la perspective des 25 % proposée par le nouveau Gouvernement ne lui posait aucun problème. Au 1er janvier 2010 il y avait seulement 12,8 % de logements sociaux à Meylan et il en manquait 570 pour arriver au 20% réglementaires…

Plus pernicieux le mensonge de G. Fioraso qui a déclaré être venue très tard en politique (en 2001). Elle a allègrement fait l’impasse sur ses postes de chargé de l’information au cabinet du maire H. Dubedout puis d’attachée parlementaire du député H.Dubedout (de 1979 à 1983), et plus récemment de directrice de cabinet de M. Destot (1995)… Elle voudrait faire croire que l’on s’occupe de politique qu’une fois élu, mais elle est mieux placée que personne pour savoir que les proches collaborateurs d’élus font de la politique tous les jours. Alors pourquoi, elle qui est une vraie professionnelle de la politique tient-elle de telles affirmations mensongères sinon pour des raisons purement électoralistes ?

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Politique politicienne grenobloise

Publié le 1 juin 2012

Les affaires ressortent

La campagne sur la 1ère circonscription de l’Isère et la nomination de la sortante comme ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche donne à la droite un bon prétexte pour exhumer de vieilles affaires. C’est le cas avec Corys. Il est vrai que la fin de cette entreprise, créée par M. Destot, n’a pas été des plus glorieuses, Tractebel (du groupe Suez – Lyonnaise) est heureusement arrivé à temps pour éviter une liquidation qui aurait pu être frauduleuse. Nous avions, à l’époque évoqué un renvoi d’ascenseur de la Lyonnaise des Eaux, qui se voyait confirmée comme gestionnaire de l’eau de Grenoble par M. Destot en 1996. Il avait alors fallu toute la pugnacité des écologistes pour que s’impose le retour en régie du service de l’eau. G. Fioraso et S. Siebert faisaient partie du staff dirigeant de Corys et le rapport des experts judiciaires montre clairement que tout n’était pas limpide dans cette entreprise. Mais ceci ne devrait pas faire oublier les comportements des candidats de droite dans cette circonscription : Mme Tardy a été sur la liste régionale de Charles Millon qui, pour se faire élire président, s’est allié avec le Front national, M. Peyrin est activement soutenu par les réseaux du maire corrompu de Grenoble. M. de Longevialle, membre du cabinet du corrompu, se met en scène dans son tract de campagne avec son fils et sa compagne qui est adjointe au maire (très à droite) d’Aix les Bains. Nous encourageons donc les électeurs-trices à voter pour les candidats qui ont des comportements éthiques (voir nos bons choix).

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Les références à G. Fioraso disparaissent du site de la Ville !

Publié le 27 mai 2012

Communiqué du 27 mai 2012

Depuis la parution de notre hebdomadaire électronique « le Rouge et le Vert » du 25 mai 2012, le site de la ville de Grenoble a été complètement nettoyé de toutes références à la nomination de G. Fioraso comme ministre et au lien avec son blog, outil de sa campagne des législatives.

Cette correction soudaine est l’aveu que ce soutien explicite à la candidate aux élections législatives était totalement irrégulier et qu’il pouvait remettre en question son éventuelle élection à l’Assemblée Nationale.

C’est aussi la preuve que la majorité municipale qui se considère comme propriétaire de la Ville, utilise les moyens publics pour faire la propagande de ses idées et promouvoir ses dirigeants.

Les Grenoblois apprécieront cette utilisation de leurs impôts locaux à des fins partisanes.

Dans une ville qui a connu la corruption financière, et qui subit aujourd’hui la perversion des comportements, il est grand temps de changer de majorité pour que changent enfin les pratiques politiques.

Jean-Marc CANTELE, Président
Vincent COMPARAT Porte parole

Politique politicienne grenobloise

Publié le 25 mai 2012

Cliquez sur l'image pour voir la copie d'écran en date du 25/5/12

La nomination de G. Fioraso comme ministre fait des remous dans la majorité municipale. De nombreux témoignages indiquent que la pilule ne passe pas du tout. L’heure des règlements de compte entre amis de 30 ans a sonné. Le choix du suppléant de G. Fioraso n’a pas plu à tout le monde. Mais une opération machiavélique est en train de se mettre en place. Sur le site internet de la Ville de Grenoble apparait l’annonce de la nomination de G. Fioraso comme Ministre et si on clique pour en savoir plus, on arrive sur un lien qui mène au blog de G. Fioraso candidate aux élections législatives (voir copie d’écran en date du 25/5/12). Or une personne morale, ici la Ville, n’a pas le droit d’apporter son soutien ou d’aider un candidat aux élections, sinon c’est l’annulation de l’élection. Qui a pu faire cette erreur sur le site de la Ville ? Qui pourrait avoir intérêt à ce que G. Fioraso ne puisse être élue aux législatives, et donc ministre ?

La droite UMP au conseil municipal se restructure en profondeur. Rappel, elle était composée de trois groupes distincts :

  • le groupe UMP, Majorité présidentielle, divers droite et société civile (président O. Roux, 4 membres).
  • Le groupe Union pour un mouvement populaire (présidente N. Béranger, 2 membres)
  • et le groupe Majorité présidentielle (président Chamussy, 3 membres).
  • Les deux derniers groupes s’alliant dans un intergroupe : « Rassemblement pour Grenoble ».

Mais depuis peu tout a changé : les 9 membres de l’opposition de droite se sont finalement retrouvés dans un intergroupe « Ensemble pour Grenoble ».

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Quel est le ministère de G. Fioraso ?

Publié le 25 mai 2012

A entendre Jean Therme, directeur du CEA Grenoble, sur France 3 ce mardi 22 mai, on peut s’interroger : après s’être félicité de cette nomination, tout en assurant que notre nouvelle Ministre ne sera pas la porteuse des dossiers grenoblois, il explique compter beaucoup sur elle pour porter l’innovation afin de « reconstruire un tissu industriel, car c’est cela dont la France à besoin. »
Otez-nous d’un doute : Geneviève Fioraso est-elle Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche, ou Ministre de l’Industrie ? Le directeur du CEA Grenoble est hélas coutumier de ces confusions et mélanges de genre…

Souhaitons que la Ministre précise rapidement ses compétences et ses priorités.

Actualités politiques grenobloises

Publié le 18 mai 2012

Notons d’abord la nomination de Geneviève Fioraso au Gouvernement en tant que ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est une surprise car les observateurs misaient plutôt sur A. Vallini ou M. Destot. A la différence des deux cités, G. Fioraso a vraiment travaillé ses dossiers de parlementaire. Il faut rappeler que localement elle a malheureusement trop accompagné la politique de la droite sur les pôles de compétitivité, soutenu les projets de mise en concurrence des sites universitaires, promu le projet Giant, apporté un soutien aux nanobiotechnologies au détriment des autres disciplines ce qui accentuait le pilotage par l’aval de la recherche au détriment des recherches fondamentales à long terme. En tant que ministre elle va devoir remettre en cause nombre de décisions néfastes de Sarkozy et notamment démocratiser le fonctionnement des institutions de recherche et d’enseignement supérieur, et remobiliser les acteurs comme l’avait fait en son temps J.P. Chevènement dans le gouvernement Mitterrand.

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L’Isère et Grenoble toujours à la pointe de la lutte contre toutes les discriminations

Publié le 18 mai 2012

En acceptant de favoriser l’accès au poste de ministre de Christiane Taubira et de Geneviève Fioraso (de laisser leur place ?), il faut saluer le geste conjoint d’André Vallini et de Michel Destot pour favoriser la lutte contre toutes les discriminations, et notamment celles dont étaient jusqu’ici victimes les femmes dans les responsabilités gouvernementales. Une très bonne initiative qui s’inscrit dans une longue tradition locale et qui, n’en doutons pas, en appellera d’autres tant les discriminations, en tous domaines, empêchent le plein épanouissement républicain.

Un pâté de cheval et d’alouette

Publié le 30 mars 2012

Le conseil municipal du 26 mars débutait par des délibérations ponctuelles sur l’insertion (une délibération) et la politique économique (5 délibérations). Alors que l’ordre du jour avait mis en tête la délibération présentée par A. Djellal sur le financement d’associations d’insertion, c’est Geneviève Fioraso qui monopolisait la parole dans un très long bilan général de la politique économique de Grenoble à l’aide d’un diaporama. Ce bilan qui n’était pas à l’ordre du jour a eu pour effet d’en énerver plus d’un même dans la majorité municipale. Mis ainsi devant le fait accompli ces élus se sont trouvés contraints d’écouter sans pouvoir débattre ni intervenir sur le sujet.

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Caserne de Bonne, mauvaises nouvelles !

Publié le 10 mars 2012

Caserne de Bonne (Photo GK)

Les fermetures de magasins dans la galerie commerciale se poursuivent sans que la mairie ne s’en inquiète (voir notre article du 9 décembre 2011). Le deuxième restaurant, la « Taverne d’Antan » vient de mettre la clef sous la porte, c’est ainsi le sixième commerce qui disparait. Les charges locatives imposées par Mercialys (gestionnaire de la galerie et filiale du groupe Casino) sont beaucoup plus importantes que prévues, des recours judiciaires de commerçants ont été déposés pour contester ces dérives non prévues contractuellement. Le choix qui a été fait par le maire et G. Fioraso (adjointe à l’économie) de faire gérer cette galerie commerciale par une société privée sans lui imposer un cahier des charges précis est une erreur. Elle va coûter cher à certains commerçants qui ont cru aux mirages des promesses au moment du lancement de cette opération commerciale.

Il en va de même des malfaçons dans certains bâtiments d’habitation notamment l’immeuble « le Connestable » dont le maître d’ouvrage est Vinci. Il a non seulement été livré avec beaucoup de retard mais il présente toujours d’importants défauts qui impactent négativement la vie des habitants, notamment des problèmes thermiques et des fuites d’eau.

L’IDEX Grenoblois n’aurait obtenu aucune voix du jury international !

Publié le 14 février 2012

Communiqué du 13 février 2012

Le jury international qui a voté sur les dossiers présentés par les candidats à l’IDEX n’aurait accordé aucune voix au dossier grenoblois !

Le président du jury, Jean-Marc Rapp qui est professeur de droit à l’Université de Lausanne a précisé qu’il était très important que tous les porteurs de projets soient engagés collectivement dans la même démarche de transformation et que la qualité scientifique était présente chez tout le monde.

Ceci confirme l’analyse de l’ADES qui pointait le déficit de gouvernance du site universitaire, l’absence d’université unique et l’absence d’association des acteurs réels du site (enseignants, chercheurs, étudiants, personnels). La qualité scientifique n’étant pas en cause.

Depuis des années les responsables politiques et en premier lieu, Michel Destot et Geneviève Fioraso ont essayé d’imposer leurs vues sur l’évolution de l’université et de la recherche grenobloise, en privilégiant la technologie, notamment liée au CEA. Le projet GIANT, préparé dans le plus grand secret a été un facteur de profonde division du milieu universitaire et de sa démobilisation. La grande priorité donnée depuis des années au pilotage de la recherche publique par l’aval est aussi une hérésie lorsque l’on sait que la recherche fondamentale ne se pilote pas comme un programme technologique.

L’ADES a souvent tiré le signal d’alarme devant cette politique à courte vue. Le rôle des responsables politiques et des collectivités locales est d’aider à l’émergence d’une grande université qui conserve les équilibres entre thématiques et entre territoires en veillant à une construction démocratique.

L’ADES regrette que le management politique de l’organisation de la science à Grenoble soit si déplorable. Le maire a une responsabilité considérable dans ce dossier.

IDEX : pourquoi l’échec ?

Publié le 11 février 2012

Lors de la première vague d’affectation des IDEX (initiatives d’excellence, appel à projets dans le cadre du grand emprunt), où seules trois candidatures avaient été acceptées – Strasbourg, Bordeaux et Paris -, le jury avait retoqué le projet grenoblois au motif notamment qu’« il n’est toujours pas apparu de vision commune d’une université unique qui rassemblerait, positionnerait et mettrait à profit les forces principales de la région de Grenoble. »

Malgré une deuxième chance offerte au site Grenoble-Savoie via la possibilité de redéposer un dossier pour la 2e vague, ce point n’a pu être débloqué, et Grenoble n’est donc à nouveau pas retenu dans le cadre de cet appel à projet.

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ALPEXPO, la droite joue du pipeau !

Publié le 14 janvier 2012

L’UMP grenobloise essaye de se faire mousser en prenant comme cheval de bataille la SEM ALPEXPO, son vrai nom « Société d’Amélioration et d’Exploitation des Biens de Grenoble et de l’Agglomération ».

Cette société d’économie mixte a pour actionnaires principaux la ville de Grenoble (35%), la Métro (30%), la Caisse des dépôts (11%), le Dauphiné Libéré (6,8%), les Affiches de Grenoble et du Dauphiné (6%), la Chambre de commerce (5%), les banques Crédit Agricole (3%) et Caisse d’Epargne (3%)… Elle est présidée par M. Pilaud, adjoint au maire de Grenoble, et parmi les administrateurs figurent par exemple Mme Fioraso et M. Savin pour La Métro, M. Thiar, Mme Népi et Mme Bon pour la ville, M. Burba pour la chambre des métiers, M. Dumolard puis M. Vaylet pour la chambre de commerce, des représentants du Dauphiné Libéré, des Affiches de Grenoble, du Crédit Agricole, de la Caisse d’Epargne, de la chambre d’agriculture.

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Caserne de Bonne : premier bilan

Publié le 9 décembre 2011

Que certains bâtiments de la caserne de Bonne ne correspondent pas aux objectifs assignés aux économies d’énergie ne peut surprendre personne. A l’époque où la ZAC a été lancée, l’adjoint à l’urbanisme, Pierre Kermen, avait insisté auprès des promoteurs pour qu’ils fassent un effort conséquent de formation auprès des maître d’œuvres et des sociétés de construction, afin d’acquérir les techniques nouvelles et les savoirs faire indispensables à la réussite de ces opérations et aider les habitants à mettre en œuvre les bonnes pratiques. Faire moins de marge financière immédiatement pour avoir des références solides plus tard était une bonne stratégie. Malheureusement, à la recherche de l’argent facile la plupart des promoteurs n’ont pas fait ces efforts. Pierre Kermen a eu raison de demander à Enertech (société spécialisée dans l’énergétique appliquée aux bâtiments), dans le cadre du projet européen Concerto, d’évaluer les performances énergétiques de neuf bâtiments de la ZAC, car seule la connaissance des réalités permet de progresser. D’ailleurs les corrections en cours vont améliorer la situation. Voir les rapports d’Enertech sur leur site

Mais plus inquiétant est la manière dont est gérée la Galerie Commerciale, un dossier confié par le maire à G. Fioraso (adjointe à l’économie). Dans le quotidien régional du 20 novembre 2011, de multiples critiques se font jour : « cette galerie ne marche pas comme il faudrait, les commerçants ne vous diront jamais la vérité, déclare un restaurateur, ici il y a au moins douze commerces qui ont des difficultés, certains ne payent plus le loyer depuis des mois, d’autres sont sur le point de mettre la clé sous la porte ». Effectivement, « Terre d’Avenir » (commerce de produits bio) vient de fermer et d’autres pourraient suivre.

L’enfer c’est les autres

Publié le 31 mai 2011

Pas content le maire de Grenoble. Ces derniers temps, et pour tout dire depuis le début de ce 3éme mandat, avec d’autres, il accumule les déconvenues : JO, rocade nord, stade et parking du stade, déconfiture du GF 38, sénatoriales… la liste est longue mais ne s’arrête pas là puisque la révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme) de la Presqu’île a été jugée illégale et annulée par le Tribunal Administratif à la demande de l’ADES.

Comme toujours les élus écologistes et l’ADES avaient suffisamment alerté la majorité et le maire sur cette révision irrégulière, notamment lors de l’enquête publique et du conseil municipal du 26 octobre 2009. Faute d’avoir été entendu, l’ADES a déposé un recours. Quand on ne respecte pas la loi, il ne faut guère s’étonner de se faire taper sur les doigts à fortiori si l’on est député et donc législateur. A qui la faute? A ceux qui ont fait le recours bien sûr. A suivre ce raisonnement il faudrait considérer qu’un citoyen ayant connaissance d’une illégalité devrait garder le silence pour ne pas ralentir l’action des élus. C’est ce même discours que tenait en son temps A. Carignon qui estimait qu’il fallait être en avance d’une loi pour être efficace, on a vu le résultat. Mais pour M. Destot qui feint la surprise et indique que le jugement du tribunal ne l’empêchera pas de maintenir le projet dans toutes ses « dimensions… ainsi que celle relative à la construction de logements », donc avec la rocade-nord qui était inscrite dans la révision ! Les requérants sont doublement fautifs. Ainsi par un curieux raisonnement, il conclut que en raison de ce recours, la ville serait retardée dans la construction de logements sociaux dont elle a tant besoin. Une « atteinte à la solidarité » avec des trémolos dans la voix, à laquelle s’associent le Président et la première vice-présidente de la Métro. On connaît la rengaine et la finesse d’expression de G. Fioraso adjointe à l’économie qui fustige systématiquement les élus écologistes : « vous êtes contre l’emploi » quand ces derniers refusent de subventionner par l’argent public les grands groupes privés. Avec le maire on sait désormais que l’ADES et les écologistes sont contre les logements sociaux.

Il oublie au passage par exemple, que dans le dernier mandat, sans les écologistes on n’aurait jamais atteint 30% de logements sociaux dans les différentes opérations privées. La ficelle est énorme mais ils n’ont aucun scrupule à marteler ces contre-vérités. Pas un seul instant, dans cette majorité, n’est venu le début du commencement d’une éventuelle remise ne question.

L’enfer c’est les autres disait Sartre. Pour le maire l’enfer c’est les autres et l’ADES. Là encore la mémoire lui joue sans doute des tours car en 1995, M. Destot n’aurait jamais été élu maire sans l’ADES. Il reste que l’annulation du PLU est une leçon de démocratie qui oblige les responsables politiques à respecter les règles communes et à mettre au grand jour les projets élaborés en secret.