Archives pour le mot-clef ‘Métro’

Stade des Alpes : deux délibérations annnulées

Publié le 8 février 2012

Stade des AlpesConférence de presse du 8 février 2012

Sur recours d’Hakim SABRI, président de l’ADES en 2007 et aujourd’hui conseiller municipal de Grenoble depuis 2008, le tribunal administratif de Grenoble annule deux délibérations de la communauté d’agglomération grenobloise (La Métro) de 2007 et 2008 liées au stade des Alpes.

Quelles sont les conséquences de ces jugements… à ce stade ?

Le 30 mars 2007, le conseil de la Métro présidé par M. Migaud, député, maire de Seyssins, adopte le projet de convention avec la société anonyme sportive professionnelle Grenoble Foot 38 (SASP GF38) pour lui louer le stade des Alpes, et autorise le Président Migaud à signer cette convention.

La convention précise le montant de la redevance que va verser la société GF38 à la Métro pour l’occupation du domaine public qu’est le stade. La redevance adoptée est composée de deux parties, une partie fixe de 500 000 € HT par an et une partie variable selon le nombre moyen de spectateurs durant une saison et les matchs supplémentaires. Mais il n’y a aucune explication sur le calcul cette redevance.

Les 4 éluEs écologistes alors représentés au conseil communautaire de La Métro demandent des explications sur la faiblesse de cette redevance d’occupation privative du domaine public au regard des charges supportées par les contribuables et votent contre cette délibération.

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Les finances de la Métro

Publié le 5 février 2012

Il faut marquer l’année 2011 d’une pierre blanche car pour la première fois depuis sa création, la Métro voit sa dette très légèrement diminuer. Il vaut mieux parler de stabilisation car la diminution de 0,5 M€ du stock sur 350 M€ est symbolique.

C’est une bonne nouvelle, mais acquise grâce aux fortes augmentations de la fiscalité ces dernières années (plus de 25 M€) et des impôts (taxes d’habitation et foncières et la TEOM) ont rapporté nettement plus que prévu en 2011.

En revanche à cause des emprunts toxiques, les taux d’intérêts en 2012 vont augmenter fortement.

Mais la stabilisation de la dette se confirmera-t-elle ? C’est une des questions qu’a osé poser Gilles Kuntz en s’étonnant que le projet de budget inscrivait 40 M€ d’emprunts en 2012 alors que le remboursement en capital n’était que de 21 M€, soit une augmentation de la dette de 19 M€.

Il a demandé que l’on fasse encore un effort de réduction des investissements afin d’éviter ce recours trop important à l’emprunt. Sans le dire, le Président lui a donné raison, concluant le débat en évoquant un emprunt qui se limiterait à 30 M€ en 2012. Et comme le programme d’investissement ne serait pas complètement réalisé, il est possible que la dette reste stable.

Le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale est arrêté

Publié le 7 janvier 2012

Suite à la séance de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) et des amendements adoptés le 12 décembre, le préfet de l’Isère a arrêté le 22 décembre 2011, le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale de l’Isère.

En ce qui concerne la Métro, il y a deux prescriptions :

  • le rattachement de la commune de Miribel-Lanchâtre à la Métro
  • la fusion-extension de la Métro, de la communauté de commune du Balcon Sud de la Chartreuse et de la commune de Miribel-Lanchâtre.

Ce schéma sera révisé au moins tous les 6 ans.

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Encore des aides publiques exorbitantes à des intérêts privés

Publié le 22 décembre 2011

La vigilance doit être permanente quand il s’agit d’aides publiques à des entreprises privées sans contreparties réelles. Le cas du financement du Plan de Prévention des Risques Technologiques à Pont de Claix, réduisant les risques pour la population autour du site de la société PERSTORP en cas d’accident, est édifiant à cet égard. Le coût total de l’opération d’amélioration du process industriel est de plus de 87 M€, financé à seulement 60 % par l’entreprise, le reste par l’Etat, la Région (3,5 M€) et 6 M€ par la Métro. Autant la Région, suite à la pression des écologistes a soumis cette subvention à des conditions importantes, autant la Métro n’a pas eu d’ exigence, comme d’habitude…

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La réforme de l’intercommunalité : l’accouchement d’une souris

Publié le 17 décembre 2011

Comme le prévoit la loi, le préfet de l’Isère va arrêter le Schéma Départemental de la Coopération Intercommunale (SDCI) avant le 31 décembre 2011. Pour ce faire la CDCI (Commission Départementale de la Coopération Intercommunale) a voté le 12 décembre 2011 sur les différents amendements au projet que lui avait soumis le préfet le 22 avril dernier. Pour être adopté un amendement doit obtenir 2/3 des voix des 55 membres de la CDCI c’est-à-dire au moins 37 voix.

En ce qui concerne l’extension de la Métro, le préfet avait préconisé :

  • le rattachement de Chamrousse et de Saint Martin d’Uriage en les détachant de la Communauté de Communes du Pays du Grésivaudan présidée par le député F. Brottes.
  • Le rattachement de la communauté de communes des Balcons sud de la Chartreuse.
  • Le rattachement de la commune de Miribel-Lanchatre et de la communauté de communes du Sud Grenoblois (autour de Vizille) sans la commune de Laffrey.

La commune de Saint Martin d’Uriage était opposée à cette proposition ainsi que la communauté de communes du Sud Grenoblois.

Des amendements ont été adoptés par la CDCI et s’imposent au préfet :

  • La Métro, la communauté de communes du Sud Grenoblois et Chamrousse ont jusqu’au 1er janvier 2014 pour organiser la fusion dans la Métro (40 voix).
  • Pour Saint Martin d’Uriage, son rattachement à la Métro devient non pas une prescription mais une orientation (37 voix).

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Convention Eiffage – Métro, c’est pire que ce qu’on pensait !

Publié le 18 novembre 2011

Rappelons que la Métro a décidé le 27 mai 2011 de passer un contrat avec le grand groupe privé EIFFAGE pour réfléchir à l’agglomération post carbone à l’horizon 2030. La délibération s’intitule : « Phosphore IV : convention avec le groupe EIFFAGE pour la mise en place d’une démarche partenariale de recherche et développement de prospective en développement urbain durable sur le territoire de l’agglomération grenobloise à l’horizon 2030. » La lecture des annexes à la convention, qui n’étaient pas jointes à la délibération votée par les élus (sauf deux dont le représentant écologiste Gilles Kuntz), réserve des surprises de taille.

Eiffage a fait adopter par la Métro un budget prévisionnel des travaux de son laboratoire, Phosphore IV,  annexé à la convention signée par M. Baïetto et Eiffage, et qui comporte trois grandes rubriques en dépenses pour un total budgété de 1 807 940 € HT :

  • Prestations externes pour 485 100 €
  • Fonctionnement du laboratoire interne d’Eiffage pour 967 840 €
  • Valorisation médias des travaux du laboratoire pour 355 000 €.

En recettes la Métro apporterait 49 % de la somme totale soit 885 891 € et Eiffage apporterait 51 % soit 922 049 €.

Effectivement, la convention signée décide que la Métro participera pour 885 000 € HT à ce projet.

Le financement de cette convention qui se terminera vers juillet 2012 est surprenant sur plusieurs points :

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L’appel d’offre pour la gestion du stade des Alpes est lancé

Publié le 24 septembre 2011

Si vous désirez gérer le stade des Alpes voici quelques éléments de l’appel d’offre lancé par la Métro… réponse avant le 3 novembre 2011 à 11 h.

Il s’agit d’une délégation de service public par contrat de type affermage portant sur l’exploitation technique (entretien et maintenance incluant la pelouse), la gestion et l’animation du Stade des Alpes. 
La durée de 8 ans est une durée maximale.

Le Stade compte 20 000 places et intègre une configuration concert-grands événements avec une jauge de 25 200 spectateurs. Le Stade comprend en outre :

  • des espaces de réception pouvant être utilisés pour des séminaires, formations, événements professionnels, privés, etc.
  • des surfaces immobilières susceptibles de développement d’activités commerciales.

Le Délégataire assurera la gestion du service public délégué au travers des missions suivantes :

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De l’animation au conseil de Métro du 16 septembre

Publié le 17 septembre 2011

Heureusement qu’il y a un représentant des écologistes au Conseil de Métro, sinon la démocratie en souffrirait davantage et on s’ennuierait ferme.

A l’occasion d’une délibération sur l’avis à donner concernant les objectifs et les modalités de la concertation proposée par le Préfet de l’Isère pour l’aménagement de l’A480, un échange assez vif a eu lieu entre le Président de la Métro et Gilles Kuntz. Le représentant des écologistes a rappelé les évidences que tout le monde connait (sauf le Président !) : toute augmentation de la capacité routière entraine une augmentation du trafic automobile avec des conséquences négatives sur l’environnement, il faut donc vérifier si un tel projet avec 20 M€ de dépenses (financées par l’Etat) ne va pas de nouveau entraîner des conséquences néfastes notamment sur la santé des riverains. Gilles Kuntz a proposé de renforcer les politiques alternatives à la voiture. Ce fut comme un chiffon rouge agité devant le Président qui est parti dans des explications où tout se mélangeait :

  • la solution pour régler les questions de circulation c’était la rocade nord ! Décidément il n’a toujours pas digéré cet échec personnel. Il croit toujours que la rocade aurait diminué la circulation dans l’agglomération.
  • le modèle économique des transports en commun est en crise et le financement de leur développement n’est plus assuré.

C’est bizarre de voir un responsable politique ne pas se poser de questions sur le financement de la rocade nord et se faire le défenseur de l’impossibilité de financer les transports en commun. Espérons qu’il défendra une grande réforme de la fiscalité locale en plus de la fiscalité nationale si la gauche gagne en 2012. Comme lui a répondu Gilles Kuntz, c’est une question de priorité politique, rappelons les nombreux gaspillages évitables, d’argent public : grand stade et son parking, certaines aides économiques, le coût des études de la rocade nord, le projet Center Parc au Conseil général, la préparation des Jeux Olympiques à Grenoble… étaient certainement moins prioritaires que les transports en commun en matière de politique publique. La politique c’est prévoir et faire des choix.

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On « eiffage » tout !

Publié le 17 septembre 2011

Après avoir défendu pied à pied (si l’on ose dire) la Rocade Nord, voilà que le président de la Métro, Marc Baïetto, n’a plus d’yeux que pour « la ville post-carbone ». Saluons comme il se doit cette soudaine mais heureuse métamorphose ! Rendre la ville respirable et plus agréable à vivre ! Quelle plus noble ambition pour… demain ? Pas tout à fait, disons plutôt à l’horizon 2030. Voilà qui calme un peu les ardeurs. Mais de quoi s’agit-il ? Il s’agit de : lutte contre le réchauffement climatique, réduction des consommations d’énergies et des émissions de gaz à effet de serre, isolation thermique des bâtiments et immeubles, préservation de la qualité de l’air, développement des espaces naturels de l’agglomération, déplacements en modes doux, renforcement du maillage des transports en commun… Autant d’actions connues de tous que les élus discutent et engagent depuis plusieurs années déjà. Alors quoi de neuf ? Où faut-il chercher l’innovation ?

Dans « Phosphore » bien sûr, le nom du laboratoire de « recherche en développement urbain durable » à qui la Métro a décidé de confier la destinée de ses habitants pour la modique somme de plus de 1 million d’€ dans un premier temps. Phosphore se présente comme un laboratoire de « prospective en développement durable visant à définir et à mettre en œuvre la ville de demain ». On retiendra « définir » et surtout « mettre en œuvre ». Voilà qui s’appelle faire d’une pierre deux coups, rien d’étonnant quand on sait que Phosphore n’est autre que le petit dernier du groupe Eiffage : Concessions et PPP (Partenariat-Public-Privé), Construction, Travaux Publics, Energie, Métal . Eiffage, 5ème groupe européen de la construction et des concessions. A titre d’exemple le groupe est l’heureux propriétaire, depuis le 20 février 2006, du 2ème groupe autoroutier de France, « Autoroutes Paris Rhin Rhône » et de sa filiale AREA. C’est dire s’il peut facilement défendre le développement durable. N’étant pas très regardant, il peut aussi bien construire un grand stade (Grand Stade de la Métropole Lilloise) que des prisons (Lyon-Corbas).

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La dette est un poison lent

Publié le 17 septembre 2011

A propos des dettes publiques, qui a dit que la dette est un poison lent ? C’est Didier Migaud, Président de la Cour des Comptes en réponse à des questions du Dauphiné libéré sur la dette de la sécurité sociale (voir le DL du 9 septembre 2011).

Aurait-il des remords au vu de ce qu’il a réalisé lorsqu’il était président de la Métro, comme le montre le graphique de l’évolution de la dette de la Métro, en millions d’euros ?

Dette de la Métro (M€)

Cette augmentation très forte de la dette a entrainé une augmentation brutale des impôts sur les ménages (qui jusqu’à récemment n’existaient pas à la Métro : TEOM, taxe d’habitation), pour éviter la faillite, comme on le voit sur ce graphique.

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Pour une révision globale du PLU de Grenoble

Publié le 9 septembre 2011

Au lieu de faire des projets d’urbanisme morceaux par morceaux, sur mesure pour le plus grand bonheur des intérêts des promoteurs immobiliers, il faudrait maintenant que soit lancée une grande réflexion sur une révision globale du Plan local d’urbanisme (PLU) sur toute la ville afin de dessiner la ville de demain (à taille humaine). Une «ville en transition» c’est-à-dire, plus économe en ressources, en énergie, prenant mieux en compte l’insertion de la ville de Grenoble dans son territoire réel plus vaste, écologique, économique et social et non celui de la mondialisation financière et technologique. Il y a un mouvement international des villes en transition (http://villesentransition.net/) avec des mesures à mettre en œuvre par les gens au quotidien.

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Les emprunts toxiques frappent la Métro

Publié le 9 septembre 2011

De nombreuses collectivités locales ont acceptées, ces dernières années, de certaines banques, des propositions d’emprunts dits structurés qui sont devenus toxiques suite à la crise des « subprimes », ou qui le deviennent avec la crise financière actuelle. Par exemple, pour payer le stade, la Métro avait accepté un prêt basé sur le différentiel euro/ franc suisse. Tant que l’euro était fort, les taux d’intérêts étaient très faibles, mais maintenant que l’euro se déprécie, les taux d’intérêts grimpent à des niveaux très importants (ils peuvent allègrement dépasser les 10 %). Heureusement le montant de l’emprunt toxique (environ 20 M€) représente une petite partie du stock de la dette de la Métro (350 M€) et donc l’augmentation des frais financiers ne mettra pas en grand péril les finances de cette collectivité, mais cela dénote une faute de gestion de l’ancien Président et de la Vice Présidente aux finances du mandat précédent. D’autres collectivités sont atteintes violemment, par exemple la commune de Saint Etienne ou plus près de chez nous la commune d’Allevard.

A Grenoble, l’Idex est mise à l’Index

Publié le 8 juillet 2011

Université et recherche : quand on parle trop vite… « L’excellence grenobloise récompensée » titre en page 32 le dernier Métroscope (n° de juillet-août 2011). L’article se félicite des succès grenoblois aux appels à projets du Grand emprunt, et aligne les « bonne nouvelles » : laboratoires d’excellence, équipements d’excellence, instituts d’exc… heu non pardon, Institut de recherche technologique, ces projets étant effectivement retenus pour des financements. Et de poursuivre en se félicitant du futur succès grenoblois à l’Initiative d’excellence (Idex), on y croit comme on croyait aux JO, en fantasmant sur les 7,7 milliards d’euros promis par le dispositif, et en oubliant au passage que seuls les intérêts produits par ces milliards seront utilisables, autrement dit quelques pour cents de cette somme donc seulement des millions… L’annonce du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est tombée le lundi 4 juillet : sont retenus pour le premier tour de l’Idex Bordeaux, Strasbourg et Paris. Le soutien de la Métro, vendant la peau de l’ours d’excellence avant de l’avoir tué, n’aura donc pas porté chance à Grenoble, que le Ministre invite gentiment sur France 3 à revoir sa copie pour un éventuel passage au 2e tour. Pour porter le dossier, le choix  d’un ancien Président d’Université mis en cause au plan juridique pour des affaires de mœurs n’a peut-être pas non plus été porteur…

Cet échec va-t-il inciter les responsables des universités et de la recherche, et certains élus locaux, à revenir aux fondamentaux : défense du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, qualité de l’offre de formation et de recherche, au service de l’ensemble de la société et pas des seuls grands groupes industriels, conditions de travail des personnels, qualité de l’accueil des étudiants (en réactivant le guichet unique d’accueil des étudiants étrangers sur le campus, fermé par la préfecture), vie étudiante et animation du campus en soutenant la gestion étudiante de EVE, construction de l’Université unique de Grenoble… ? Comme le dit l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche, en réclament un débat démocratique sur ces questions :

« Le projet d’IdeX grenoblois ne figure pas parmi les trois projets retenus lors de la première sélection. Ce répit dans la course à l’excellence est une bonne occasion d’associer enfin la communauté universitaire et ses représentants à un processus de convergence vers une véritable Université unique.

De ce point de vue, le communiqué intersyndical publié lors de la phase de présélection, mi-avril 2011, n’a rien perdu, bien au contraire, de son actualité :

IDEX : L’ « excellence » doit être portée par ses acteurs ! »

Voir le communiqué

Chiche ?

La Montagne ça vous gagne ? Pas sûr

Publié le 24 juin 2011

Le Conseil Municipal du 20 juin dernier devait donner son avis au Préfet sur la création d’une communauté urbaine, étendue au-delà du périmètre actuel de la Métro (Grenoble Alpes Métropole) par exemple aux communes du Vercors. Après de nombreux orateurs, est venu le tour de Philippe Falcon de Longevialle, adjoint à l’immobilier urbanisant, de donner la pleine mesure de son talent. Une fois de plus , il a démontré combien il savait prendre de la hauteur, se hisser au-dessus du commun. Pour lui, les habitants de nos contrées ne comprennent rien à tous ces syndicats intercommunaux existants, c’est très compliqué, il faut expliquer, faire de la pédagogie. Pas tout à fait faux, mais dit comme cela… Heureusement, Ph. de Longevialle est là. D’autant que la simplification arrivera avec la communauté urbaine. Pour beaucoup d’entre nous, la montagne ce sont les agriculteurs, l’élevage, la forêt, l’exploitation du bois, l’entretien des paysages, auxquels ont peut aussi ajouter les loisirs, etc Bref ! tout ce qui constitue la vie des habitants des communes de montagne. Eh ! bien pas pour Ph. De Longevialle. Pour lui la montagne « c’est le terrain de jeu des citadins ». N’est-ce pas là une conception inédite, moderne de la montagne ? Au moment de la création de la communauté urbaine, on peut compter sur lui pour nouer les plus étroites relations avec, pour ne citer qu’eux, les représentants du plateau du Vercors. A moins que ces derniers ne lui proposent un petit séjour au grand air. Ce n’est pas gagné, comme on dit à la montagne. Il restera toujours le choix  entre un séjour à la montagne ou habiter au bord d’un lac savoisien.

La santé financière de la Métro

Publié le 24 juin 2011

La Métro a vécu durant de longues années au dessus de ses moyens et s’est lourdement endettée à cause d’une politique d’investissements beaucoup trop forte. Les représentants des écologistes ont tiré souvent le signal d’alarme sans être entendus, notamment en ce qui concerne le stade ou la politique économique qui ne répondaient pas à des priorités sociales ou écologiques.

Il est même arrivé que pour l’année 2006 la Métro pratique un holdup de 3 M€ sur le budget de l’assainissement pour renflouer le budget principal mal en point.

Les investissements de 2000 à 2010 en millions d’euros

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Le soutien de la Métro au groupe Eiffage est scandaleux !

Publié le 16 juin 2011

Eiffage, le grand groupe privé de travaux public veut devenir le leader de la conception de l’urbanisme post-carbone. Voici comment il présente son nouveau laboratoire de recherche « Phosphore » :

« Conscient de son impact sur l’environnement et de son exposition potentielle à une fiscalité carbone, EIFFAGE a choisi d’anticiper et d’orienter sa recherche et développement non seulement vers de nouveaux modes et procédés constructifs moins émissifs, mais également vers une approche réellement globale d’un développement urbain durable, dont le progrès ne se mesurerait plus à ses seules avancées technologiques.

Le projet baptisé PHOSPHORE, laboratoire de recherche en développement urbain durable, se situe au cœur de cette stratégie d’évolution des métiers d’EIFFAGE et de son offre en direction des acteurs en charge de la ville.

Depuis plus de deux ans, des ingénieurs d’EIFFAGE issus de toutes les branches du Groupe, construction, travaux publics, pôle énergie, pôle métal et concessions autoroutières, travaillent ainsi sous maîtrise d’ouvrage de la direction développement durable du Groupe à l’élaboration d’un projet virtuel complet d’aménagement urbain durable. »

Après Marseille et Strasbourg, le 27 mai 2011, la Métro a passé une convention Phosphore IV avec Eiffage pour la mise en place d’une démarche partenariale de recherche et développement de prospective en développement urbain durable sur le territoire de l’agglomération grenobloise à l’horizon 2030. La Métro payera 885 000 € à Eiffage pour cette R&D (Recherche et Développement).

Mais pourquoi les collectivités locales ne se sont-elles pas rapprochées pour initier avec les laboratoires de recherche publique une collaboration sur ces questions ? Les grands groupes privés ne sont pas des philanthropes et tout le savoir qu’ils accumulent grâce à l’aide publique leur permettra de dominer le marché dans les prochaines années dans le sens qu’ils choisiront, c’est-à-dire au mieux de leurs intérêts.

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Plan de Prévention des Risques Technologiques à Pont de Claix

Publié le 16 juin 2011

La société suédoise Perstorp a repris en 2008 les activités de Rhodia à Pont de Claix. Les activités sont potentiellement très dangereuses et le périmètre de protection du PPI (plan particulier d’intervention) s’étend sur plusieurs kilomètres. La commune de Pont de Claix ne peut pas construire de logements dans cette zone. Perstorp, conformément à la loi, doit établir un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) garantissant la protection des populations et de l’environnement par une réduction des risques à la source. La société va changer de technologie pour les processus de production de chlore et de soude en mettant en place l’électrolyse à membrane qui devrait réduire les émissions dans l’air et dans l’eau et diminuer la consommation d’énergie. En contrepartie de cette évolution, l’Etat diminuera fortement le périmètre du PPI, ce qui libèrera les contraintes sur les constructions à Pont de Claix.

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A la Métro, le NPPV bientôt interdit ?

Publié le 28 mai 2011

Lors du dernier conseil de Métro, G. Kuntz, représentant « Ecologie & solidarité » ne prend pas part au vote (NPPV) sur une délibération. Le Président s’offusque et explique qu’à Eybens (où il est maire) le NPPV est interdit. L’élu doit ou s’abstenir ou sortir ! A Eybens, zone de non droit, c’est M. Baïetto qui fait la loi et il voudrait faire de même à la Métro. Jusqu’à présent les élus étaient libres de leur vote… A suivre

Plus de respect à la Métro

Publié le 20 mai 2011

Pour les rares personnes qui assistent dans le public aux conseils de Métro, l’attitude du Président vis-à-vis du représentant des écologistes pose un problème évident de respect. Devant ce constat, Le Président feint la surprise (le Dauphiné Libéré du 16 mai 2011) et répond à coté : « Pour quelqu’un qui serait brimé, je trouve pour ma part que Gilles Kuntz a un vrai temps de parole en conseil de Métro… Pourquoi Gilles Kuntz aurait-il droit à être critique sur nos arguments et nous à rester coi devant les siens ? ». Tout le monde a compris, mais pas le Président de la Métro semble-t-il, qu’il ne s’agit pas du temps de parole. Il est encore heureux qu’un élu intervienne, ce qui est un droit absolu dans une assemblée délibérante, et use de son droit de critiquer les arguments des uns et des autres, cela fait partie du débat démocratique. Et quand il le fait, il n’a pas à être l’objet de commentaires déplacés, il a droit au respect minimum dans les attitudes et la manière de celui qui, ayant la charge de mener les débats, apparaît au contraire exaspéré lorsqu’un élu avec lequel il est en désaccord prend la parole. Il est de notoriété publique que Marc Baïetto ne souhaitait pas d’élu écologiste à la Métro, cela transpire dans de nombreuses attitudes, souhaitons que cela cesse.

Où l’on reparle de la rocade-Nord

Publié le 11 mai 2011

Au dernier Conseil de la Métro (le 29 avril) a été votée une délibération sur le lancement des études à propos de la ZAPA (zone d’actions prioritaires pour l’air). Lors de la discussion le Président de la Métro a exprimé sa nostalgie à propos du projet abandonné (pour l’instant) de la rocade-Nord.

« Je rappelle qu’on a eu un projet qui permettait de réduire la circulation de manière forte tout en laissant la liberté de circuler. Ce projet, c’était la rocade Nord » ! ( Pour les détails sur le débat à la Métro, voir l’article de Grenews)

Malheureusement le Président à la mémoire courte puisque globalement son projet de rocade ne diminuait la circulation qu’au centre de Grenoble au prix de restrictions très fortes des capacités des voiries car il fallait absolument obliger les automobilistes à prendre la rocade, dont le prix de péage devait être suffisamment élevé pour que le délégataire privé rentabilise l’opération. La rocade portée par M. Baïetto n’était absolument pas cette solution miraculeuse qui allait préserver la liberté de circuler ! Bien au contraire avec la mobilisation forte d’argent public elle aurait asséché les alternatives à la voiture. Contrairement à d’autres décideurs qui ont définitivement tourné la page, le Président de la Métro n’a toujours pas digéré cet échec, il faut dire qu’il en avait fait une affaire quasi-personnelle, et n’a pas apprécié de se voir abandonné par ses petits copains qui l’avaient fortement encouragé avant de le lâcher en rase campagne.

Souhaitons que l’étude sur la ZAPA soit faite de manière rigoureuse, transparente et pluraliste, c’est-à-dire à l’inverse de ce qui s’est passé pour la rocade

Mais au fait, le Conseil général devait faire expertiser les propositions faites en septembre 2010 par les associations et mouvements sur les déplacements après l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade. On devait avoir les résultats de cette expertise début 2011, mais pour l’instant rien n’a filtré !

Rappel de ce qui était écrit dans Isère magazine :

“Les propositions seront toutes soumises à l’expertise du Centre d’études techniques de Lyon (CETE), service public dépendant du ministère de l’écologie et du développement durable, dans un délai de deux mois ». “ Parmi les 17 présentations, deux écoles se distinguent. Celle qui dit qu’il ne faut pas faire de nouvelles infrastructures routières. Et celle qui dit qu’il en faut de nouvelles ”, a souligné André Vallini à l’issue du forum, après avoir annoncé qu’un débat sera organisé par le Conseil général. “ Et parmi ces projets, celui du Conseil général demeure le plus réaliste tant au niveau financier qu’au niveau de la faisabilité ”, ajoute-t-il. ”

Où est cette étude et à quand le débat promis ?