Archives pour le mot-clef ‘Métro’

A Grenoble, l’Idex est mise à l’Index

Publié le 8 juillet 2011

Université et recherche : quand on parle trop vite… « L’excellence grenobloise récompensée » titre en page 32 le dernier Métroscope (n° de juillet-août 2011). L’article se félicite des succès grenoblois aux appels à projets du Grand emprunt, et aligne les « bonne nouvelles » : laboratoires d’excellence, équipements d’excellence, instituts d’exc… heu non pardon, Institut de recherche technologique, ces projets étant effectivement retenus pour des financements. Et de poursuivre en se félicitant du futur succès grenoblois à l’Initiative d’excellence (Idex), on y croit comme on croyait aux JO, en fantasmant sur les 7,7 milliards d’euros promis par le dispositif, et en oubliant au passage que seuls les intérêts produits par ces milliards seront utilisables, autrement dit quelques pour cents de cette somme donc seulement des millions… L’annonce du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est tombée le lundi 4 juillet : sont retenus pour le premier tour de l’Idex Bordeaux, Strasbourg et Paris. Le soutien de la Métro, vendant la peau de l’ours d’excellence avant de l’avoir tué, n’aura donc pas porté chance à Grenoble, que le Ministre invite gentiment sur France 3 à revoir sa copie pour un éventuel passage au 2e tour. Pour porter le dossier, le choix  d’un ancien Président d’Université mis en cause au plan juridique pour des affaires de mœurs n’a peut-être pas non plus été porteur…

Cet échec va-t-il inciter les responsables des universités et de la recherche, et certains élus locaux, à revenir aux fondamentaux : défense du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, qualité de l’offre de formation et de recherche, au service de l’ensemble de la société et pas des seuls grands groupes industriels, conditions de travail des personnels, qualité de l’accueil des étudiants (en réactivant le guichet unique d’accueil des étudiants étrangers sur le campus, fermé par la préfecture), vie étudiante et animation du campus en soutenant la gestion étudiante de EVE, construction de l’Université unique de Grenoble… ? Comme le dit l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche, en réclament un débat démocratique sur ces questions :

« Le projet d’IdeX grenoblois ne figure pas parmi les trois projets retenus lors de la première sélection. Ce répit dans la course à l’excellence est une bonne occasion d’associer enfin la communauté universitaire et ses représentants à un processus de convergence vers une véritable Université unique.

De ce point de vue, le communiqué intersyndical publié lors de la phase de présélection, mi-avril 2011, n’a rien perdu, bien au contraire, de son actualité :

IDEX : L’ « excellence » doit être portée par ses acteurs ! »

Voir le communiqué

Chiche ?

La Montagne ça vous gagne ? Pas sûr

Publié le 24 juin 2011

Le Conseil Municipal du 20 juin dernier devait donner son avis au Préfet sur la création d’une communauté urbaine, étendue au-delà du périmètre actuel de la Métro (Grenoble Alpes Métropole) par exemple aux communes du Vercors. Après de nombreux orateurs, est venu le tour de Philippe Falcon de Longevialle, adjoint à l’immobilier urbanisant, de donner la pleine mesure de son talent. Une fois de plus , il a démontré combien il savait prendre de la hauteur, se hisser au-dessus du commun. Pour lui, les habitants de nos contrées ne comprennent rien à tous ces syndicats intercommunaux existants, c’est très compliqué, il faut expliquer, faire de la pédagogie. Pas tout à fait faux, mais dit comme cela… Heureusement, Ph. de Longevialle est là. D’autant que la simplification arrivera avec la communauté urbaine. Pour beaucoup d’entre nous, la montagne ce sont les agriculteurs, l’élevage, la forêt, l’exploitation du bois, l’entretien des paysages, auxquels ont peut aussi ajouter les loisirs, etc Bref ! tout ce qui constitue la vie des habitants des communes de montagne. Eh ! bien pas pour Ph. De Longevialle. Pour lui la montagne « c’est le terrain de jeu des citadins ». N’est-ce pas là une conception inédite, moderne de la montagne ? Au moment de la création de la communauté urbaine, on peut compter sur lui pour nouer les plus étroites relations avec, pour ne citer qu’eux, les représentants du plateau du Vercors. A moins que ces derniers ne lui proposent un petit séjour au grand air. Ce n’est pas gagné, comme on dit à la montagne. Il restera toujours le choix  entre un séjour à la montagne ou habiter au bord d’un lac savoisien.

La santé financière de la Métro

Publié le 24 juin 2011

La Métro a vécu durant de longues années au dessus de ses moyens et s’est lourdement endettée à cause d’une politique d’investissements beaucoup trop forte. Les représentants des écologistes ont tiré souvent le signal d’alarme sans être entendus, notamment en ce qui concerne le stade ou la politique économique qui ne répondaient pas à des priorités sociales ou écologiques.

Il est même arrivé que pour l’année 2006 la Métro pratique un holdup de 3 M€ sur le budget de l’assainissement pour renflouer le budget principal mal en point.

Les investissements de 2000 à 2010 en millions d’euros

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Le soutien de la Métro au groupe Eiffage est scandaleux !

Publié le 16 juin 2011

Eiffage, le grand groupe privé de travaux public veut devenir le leader de la conception de l’urbanisme post-carbone. Voici comment il présente son nouveau laboratoire de recherche « Phosphore » :

« Conscient de son impact sur l’environnement et de son exposition potentielle à une fiscalité carbone, EIFFAGE a choisi d’anticiper et d’orienter sa recherche et développement non seulement vers de nouveaux modes et procédés constructifs moins émissifs, mais également vers une approche réellement globale d’un développement urbain durable, dont le progrès ne se mesurerait plus à ses seules avancées technologiques.

Le projet baptisé PHOSPHORE, laboratoire de recherche en développement urbain durable, se situe au cœur de cette stratégie d’évolution des métiers d’EIFFAGE et de son offre en direction des acteurs en charge de la ville.

Depuis plus de deux ans, des ingénieurs d’EIFFAGE issus de toutes les branches du Groupe, construction, travaux publics, pôle énergie, pôle métal et concessions autoroutières, travaillent ainsi sous maîtrise d’ouvrage de la direction développement durable du Groupe à l’élaboration d’un projet virtuel complet d’aménagement urbain durable. »

Après Marseille et Strasbourg, le 27 mai 2011, la Métro a passé une convention Phosphore IV avec Eiffage pour la mise en place d’une démarche partenariale de recherche et développement de prospective en développement urbain durable sur le territoire de l’agglomération grenobloise à l’horizon 2030. La Métro payera 885 000 € à Eiffage pour cette R&D (Recherche et Développement).

Mais pourquoi les collectivités locales ne se sont-elles pas rapprochées pour initier avec les laboratoires de recherche publique une collaboration sur ces questions ? Les grands groupes privés ne sont pas des philanthropes et tout le savoir qu’ils accumulent grâce à l’aide publique leur permettra de dominer le marché dans les prochaines années dans le sens qu’ils choisiront, c’est-à-dire au mieux de leurs intérêts.

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Plan de Prévention des Risques Technologiques à Pont de Claix

Publié le 16 juin 2011

La société suédoise Perstorp a repris en 2008 les activités de Rhodia à Pont de Claix. Les activités sont potentiellement très dangereuses et le périmètre de protection du PPI (plan particulier d’intervention) s’étend sur plusieurs kilomètres. La commune de Pont de Claix ne peut pas construire de logements dans cette zone. Perstorp, conformément à la loi, doit établir un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) garantissant la protection des populations et de l’environnement par une réduction des risques à la source. La société va changer de technologie pour les processus de production de chlore et de soude en mettant en place l’électrolyse à membrane qui devrait réduire les émissions dans l’air et dans l’eau et diminuer la consommation d’énergie. En contrepartie de cette évolution, l’Etat diminuera fortement le périmètre du PPI, ce qui libèrera les contraintes sur les constructions à Pont de Claix.

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A la Métro, le NPPV bientôt interdit ?

Publié le 28 mai 2011

Lors du dernier conseil de Métro, G. Kuntz, représentant « Ecologie & solidarité » ne prend pas part au vote (NPPV) sur une délibération. Le Président s’offusque et explique qu’à Eybens (où il est maire) le NPPV est interdit. L’élu doit ou s’abstenir ou sortir ! A Eybens, zone de non droit, c’est M. Baïetto qui fait la loi et il voudrait faire de même à la Métro. Jusqu’à présent les élus étaient libres de leur vote… A suivre

Plus de respect à la Métro

Publié le 20 mai 2011

Pour les rares personnes qui assistent dans le public aux conseils de Métro, l’attitude du Président vis-à-vis du représentant des écologistes pose un problème évident de respect. Devant ce constat, Le Président feint la surprise (le Dauphiné Libéré du 16 mai 2011) et répond à coté : « Pour quelqu’un qui serait brimé, je trouve pour ma part que Gilles Kuntz a un vrai temps de parole en conseil de Métro… Pourquoi Gilles Kuntz aurait-il droit à être critique sur nos arguments et nous à rester coi devant les siens ? ». Tout le monde a compris, mais pas le Président de la Métro semble-t-il, qu’il ne s’agit pas du temps de parole. Il est encore heureux qu’un élu intervienne, ce qui est un droit absolu dans une assemblée délibérante, et use de son droit de critiquer les arguments des uns et des autres, cela fait partie du débat démocratique. Et quand il le fait, il n’a pas à être l’objet de commentaires déplacés, il a droit au respect minimum dans les attitudes et la manière de celui qui, ayant la charge de mener les débats, apparaît au contraire exaspéré lorsqu’un élu avec lequel il est en désaccord prend la parole. Il est de notoriété publique que Marc Baïetto ne souhaitait pas d’élu écologiste à la Métro, cela transpire dans de nombreuses attitudes, souhaitons que cela cesse.

Où l’on reparle de la rocade-Nord

Publié le 11 mai 2011

Au dernier Conseil de la Métro (le 29 avril) a été votée une délibération sur le lancement des études à propos de la ZAPA (zone d’actions prioritaires pour l’air). Lors de la discussion le Président de la Métro a exprimé sa nostalgie à propos du projet abandonné (pour l’instant) de la rocade-Nord.

« Je rappelle qu’on a eu un projet qui permettait de réduire la circulation de manière forte tout en laissant la liberté de circuler. Ce projet, c’était la rocade Nord » ! ( Pour les détails sur le débat à la Métro, voir l’article de Grenews)

Malheureusement le Président à la mémoire courte puisque globalement son projet de rocade ne diminuait la circulation qu’au centre de Grenoble au prix de restrictions très fortes des capacités des voiries car il fallait absolument obliger les automobilistes à prendre la rocade, dont le prix de péage devait être suffisamment élevé pour que le délégataire privé rentabilise l’opération. La rocade portée par M. Baïetto n’était absolument pas cette solution miraculeuse qui allait préserver la liberté de circuler ! Bien au contraire avec la mobilisation forte d’argent public elle aurait asséché les alternatives à la voiture. Contrairement à d’autres décideurs qui ont définitivement tourné la page, le Président de la Métro n’a toujours pas digéré cet échec, il faut dire qu’il en avait fait une affaire quasi-personnelle, et n’a pas apprécié de se voir abandonné par ses petits copains qui l’avaient fortement encouragé avant de le lâcher en rase campagne.

Souhaitons que l’étude sur la ZAPA soit faite de manière rigoureuse, transparente et pluraliste, c’est-à-dire à l’inverse de ce qui s’est passé pour la rocade

Mais au fait, le Conseil général devait faire expertiser les propositions faites en septembre 2010 par les associations et mouvements sur les déplacements après l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade. On devait avoir les résultats de cette expertise début 2011, mais pour l’instant rien n’a filtré !

Rappel de ce qui était écrit dans Isère magazine :

“Les propositions seront toutes soumises à l’expertise du Centre d’études techniques de Lyon (CETE), service public dépendant du ministère de l’écologie et du développement durable, dans un délai de deux mois ». “ Parmi les 17 présentations, deux écoles se distinguent. Celle qui dit qu’il ne faut pas faire de nouvelles infrastructures routières. Et celle qui dit qu’il en faut de nouvelles ”, a souligné André Vallini à l’issue du forum, après avoir annoncé qu’un débat sera organisé par le Conseil général. “ Et parmi ces projets, celui du Conseil général demeure le plus réaliste tant au niveau financier qu’au niveau de la faisabilité ”, ajoute-t-il. ”

Où est cette étude et à quand le débat promis ?

Le huis clos, mais quelle mouche les a piqués !

Publié le 6 mai 2011

L’intercommunalité est une chose si sensible que le bon peuple et la presse ne sont pas conviés aux réflexions profondes des élus à ce sujet !

A la Métro, le 29 avril, durant plus d’une heure et demi, les conseillers communautaires ont échangé à huis clos sur l’évolution de l’intercommunalité. Au lieu de faire une réunion de travail normale, c’est dans le cadre réglementaire d’un conseil de Métro que ce point a été traité. Il n’était même pas à l’ordre du jour et évidemment ne pouvait pas donner lieu à une délibération. Ce huis clos était incompréhensible et notre représentant, Gilles Kuntz, a refusé d’intervenir dans ce cadre imposé contraire à la démocratie la plus élémentaire. Y a-t-il des choses qui ne peuvent être dites en public sur ce sujet, que veut-on cacher ?

Des bruits courent que le Maire de Grenoble, lui aussi, pourrait convoquer un Conseil Municipal extraordinaire à huis clos sur l’évolution de l’intercommunalité. Cela paraît un peu gros, mais vu la conception et la pratique de la démocratie locale portée par la majorité municipale, il faut s’attendre à tout…

Lors de ce conseil de Métro, peut être aurait-il mieux valu réserver le huis clos pour un peu plus tard. Cela aurait évité de rendre public un pléonasme amusant. Il faut être députée, adjointe au maire, présidente de Minatec, vice-présidente de la Métro… et ne jamais douter de rien comme G. Fioraso pour déclarer le plus sérieusement du monde  « …cette biennale a lieu tous les deux ans » !

Le Stade des Alpes sera donc géré par et pour le privé

Publié le 6 mai 2011

La majorité du conseil de la Métro a décidé de faire gérer le stade des Alpes dans le cadre d’un affermage. Elle confiera pour une durée maximum de 8 ans la gestion de l’ensemble du stade (terrain et annexes) à une entreprise privée, la Métro conservant le gros entretien et le renouvellement des bâtiments. Cette décision a été prise sur la base d’un rapport qui est plutôt déséquilibré sur les comparaisons entre gestion directe par la Métro et par un privé, et qui ne donne pas toutes les informations nécessaires à une saine décision publique. C’est la situation très classique, quand une collectivité est embarrassée par la gestion d’un service public, elle s’efforce de démontrer que la gestion privée est de loin préférable à la gestion publique. Mais ici la démonstration n’est pas du tout convaincante.

Après avoir fait miroiter au bon peuple que ce stade serait un phare pour le développement de l’agglomération, vu l’échec retentissant de l’opération, la Métro veut se débarrasser de cette épine au moindre coût pour elle, mais est-ce que la solution proposée est la meilleure pour l’agglomération ?

Certainement pas ! Le choix effectué est un choix égoïste qui ne tient aucun compte des intérêts de l’ensemble des communes de l‘agglomération et des habitants.

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L’avenir de la Métro, suite…

Publié le 29 avril 2011

Le préfet vient de présenter le projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI). En juin, les conseils municipaux donneront leur avis. Cet été la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) examinera ce schéma et proposera d’éventuelles modifications et en décembre le Préfet arrêtera définitivement le SDCI qui sera mis en place en janvier 2013.

Pour ce qui concerne l’agglomération grenobloise, le SDCI propose que la Métro passe de 27 à 51 communes et de 404 196 à 444 700 habitants. A noter que les 24 communes supplémentaires représentent une moyenne de moins de 1700 habitants, Vizille étant la plus importante avec 7957 habitants. Mais le seuil des 450 000 habitants, nécessaire pour passer en communauté urbaine, n’est pas encore atteint.

Les 24 communes qui rejoindront la Métro sont :

  • Miribel-Lanchâtre, Chamrousse, Saint Martin d’Uriage
  • Les 5 communes des Balcons sud de la Chartreuse autour du Sappey
  • 16 des 17 communes de la communauté de communes du Sud-Grenoblois, autour de Vizille, à l’exception de Laffrey

A noter que la commune de Bresson, qui l’avait quittée, sera obligée par la Loi de revenir dans la Métro puisqu’elle sera totalement encerclée par d’autres communes qui vont y entrer.

Cette proposition n’est pas satisfaisante car il reste de nombreuses communes dans l’environnement immédiat de la Métro qui devraient l’intégrer pour en faire un bassin de vie plus rationnel, notamment du coté du Voironnais avec Voreppe, ou du Grésivaudan avec Montbonnot Saint Ismier… Le Préfet a laissé, pour l’instant, ces communes faire leur choix.

Si la situation restait en l’état, le conseil de Métro augmenterait de 48 conseillers supplémentaires représentants les 24 nouvelles communes. Le conseil de la communauté d’agglomération serait alors dominé par les représentants des petites communes, ce qui n’est pas réaliste.

Cette extension de la Métro n’est viable que s’il y a création d’une communauté urbaine, il manque 5300 habitants ce qui ne devrait pas poser de gros problèmes. Le conseil de communauté serait alors formé de la façon suivante :

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L’avenir de la Métro se prépare en catimini

Publié le 15 avril 2011

Les grandes manœuvres se déroulent loin du regard des citoyens et pourtant la transformation de la Métro en communauté urbaine est à l’ordre du jour. Pour ce faire il faut atteindre le seuil fatidique de 450 000 habitants, d’où la recherche effrénée de communes à intégrer dans la nouvelle communauté.

Il y aurait de nombreux avantages à la transformation de la Métro en communauté urbaine : une intégration intercommunale beaucoup plus forte avec des compétences élargies, l’urbanisme enfin géré à un niveau plus pertinent, la gestion de l’eau en plus de l’assainissement… Et en contrepartie une dotation de l’Etat à la Métro beaucoup plus forte (environ 11 M€ de plus).

Tout ceci serait bel et beau si cela se passait en toute transparence et suite à un débat démocratique.

Malheureusement l’Etat joue son petit jeu et les grands élus le leur, et certains sont déjà en train de se partager les places…

Le Préfet de l’Isère doit rendre le 22 avril son projet de Schéma Départemental de Coopération Intercommunale (SDCI). Le schéma doit être arrêté avant le 31 décembre 2011, après avis de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI), qui dispose de quatre mois pour émettre un avis. La CDCI a été mise en place en mars 2011 par le Préfet et comprend des représentants des communes, des établissements publics intercommunaux, de syndicats intercommunaux, des élus départementaux et régionaux.

Le Mercato est ouvert et la recherche des communes à agréger autour de la Métro pour atteindre le seuil de 450 000 habitants va bon train. Des communes des massifs de Belledonne, du Vercors et de la Chartreuse sont approchées, ainsi que du Voironnais et du Grésivaudan et du Sud de Grenoble.

Le fonctionnement de la communauté urbaine sera-t-il plus démocratique que celui de l’actuelle Métro ? Rien n’est moins sûr, puisqu’il n’y aura pas d’élection particulière des conseillers communautaires. Leurs noms seront simplement indiqués sur les listes lors des élections municipales, ce qui n’implique pas la présentation de programmes de gestion de la communauté. A moins qu’après 2012, si un nouveau gouvernement de gauche et écologiste, touché par la grâce démocratique, décide que les conseillers intercommunaux soient enfin élus au suffrage direct sur des programmes politiques…

Par contre, contrairement à la Métro actuelle, la représentation des communes se fera à la proportionnelle de leur population (sauf pour les petites communes qui auront d’office un représentant).

A suivre…

Le Rouge et le Vert cité à la Métro lors d’un débat public

Publié le 17 mars 2011

Le 11 mars, lors du conseil de la Métro, G Fioraso a cité Le Rouge et le Vert comme journal qui, selon elle pratiquerait des attaques personnelles. Nous la remercions de cette publicité bien involontaire mais faite pour de mauvaises raisons.

Comme de nombreux médias, Le Rouge et le Vert est souvent obligé d’indiquer les noms des personnes qui interviennent dans le cadre de leurs fonctions politiques afin que les lecteurs, qui ne disposent pas nécessairement de tous les éléments, puissent savoir exactement qui dit quoi ou qui fait quoi. Les plus sagaces peuvent même ainsi comparer les paroles et les actes ! Ce qui pour nous fonde la valeur d’un engagement politique c’est la cohérence des actes et des discours. Si on tolère le « grand écart » alors on fait le lit du FN, du « tous pourris »…

Le Rouge et le Vert ne s’intéresse qu’aux faits qui se passent dans la sphère politique (essentiellement locale), donc publique.

S’il existe des mises en cause d’élus, de responsables politiques ou d’organisations politiques, elles visent leur comportement ou leur discours dans l’exercice de leur fonction et jamais leur vie personnelle.

Afin que chaque élu ou responsable politique puisse juger du bien fondé de nos critiques et éventuellement utiliser les voies du droit, nous leur proposons de s’inscrire pour recevoir gratuitement chaque semaine, le journal de l’ADES.

S’il advenait qu’une information se révèle inexacte, nous rectifierions immédiatement.

Nous tenons à rappeler que nous ne rapportons pas les bonnes décisions (il est possible qu’il y en ait quelques unes) prises par les responsables politiques locaux car ils ont de nombreux médias à leur disposition pour le faire, dont les magazines des collectivités payées par les contribuables mais qui ne brillent pas par le respect du pluralisme politique.

Nous revendiquons l’impertinence, le droit à la critique et le refus de la pensée unique, laquelle est contraire aux principes démocratiques.

Nous remercions les citoyens qui nous transmettent des informations exactes et pertinentes : nous nous efforçons de les relayer dans la mesure du possible.

Restructurations dans les transports publics

Publié le 17 mars 2011

Transdev, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation spécialisée dans les transports publics, va fusionner avec Véolia (ex Générale des Eaux). Ce renforcement d’un grand groupe privé va accroître sa capacité d’intervention dans les politiques publiques locales des transports en commun. Par exemple la SEMITAG, société d’économie mixte, va se retrouver avec un actionnaire privé différent de celui d’origine, Transdev. Le contrat de délégation de service public (DSP) entre le SMTC et la SEMITAG court jusqu’en 2012. Marc Baïetto, président de la Métro, s’inquiète de cette nouvelle situation dans une interview récente à « Mobili Cité » (un portail internet des transports publics et de la mobilité). Ce changement important dans l’actionnariat de la SEMITAG est donc l’occasion de réfléchir au passage en régie de l’exploitation du réseau TAG à la fin de la DSP, afin d’échapper à l’influence de ce grand groupe privé qui n’aura comme objectif que de rémunérer au mieux ses actionnaires. Une occasion toute trouvée pour mettre en place une coordination des autorités organisatrices des transports en commun sur l’ensemble de la région urbaine et de restructurer le réseau Transisère du Conseil général. Le PS et le PC qui dominent la Métro auront-ils le courage de s’opposer à de grands groupes privés et de soutenir un passage en régie?

Quelques chiffres

Publié le 17 mars 2011

L’observatoire de la fiscalité de la Métro donne de nombreux chiffres intéressants. Par exemple c’est à Grenoble que le taux de taxe d’habitation est le plus élevé (21,52 %), la moyenne étant de 17%. Croyez vous que c’est parce que les Grenoblois ont des revenus plus élevés que la moyenne de l’agglomération ? Non, en 2010, le revenu moyen par habitant est de 12, 2 k€ à Grenoble et de 14,4 k€ pour l’agglomération. Grenoble est classée 22 ème sur les 27 communes de la Métro, le revenu le plus élevé est à Corenc (27,9 k€) et le plus faible à Saint Martin d’Hères (9,4 k€).

Emprunts toxiques à la Métro

Publié le 17 mars 2011

En 2007, particulièrement pour financer le stade, G. Fioraso et D. Migaud ont autorisé des emprunts risqués, notamment chez Dexia un emprunt de 18 M€ sur 25 ans au taux de 3,26 % pendant 5 ans puis à des taux indexés sur les évolutions de l’euro par rapport au franc suisse et au dollar. Au dernier conseil de Métro, le choix a été de décider entre deux maux :

  • Rembourser le prêt de manière anticipée (capital restant dû de 16,4 M€ augmenté d’une indemnité de 12,6 M€).
  • Reprendre un emprunt de 16,4 M€ aux même conditions que le contrat initial donc avec exactement les mêmes risques qu’auparavant !

Le Conseil de Métro dans sa majorité a choisi la deuxième solution, mais rien ne prouve que c’était la meilleure. Il faut noter que la délibération n’est pas passée en commission des finances donc sans débat contradictoire préalable, ce qui devrait être obligatoire dans une démocratie digne de ce nom.

Conclusion, la Métro va supporter cet emprunt toxique jusqu’en 2032 !

Les petits potins politiques

Publié le 11 mars 2011

Au conseil de Métro du 11 mars 2011 se discutait les aides au plan campus. Gilles Kuntz a été le seul à critiquer les procédures du partenariat public privé (PPP) employées pour certains investissements. Les PPP sont l’abandon pur et simple de la maîtrise d’ouvrage publique au privé. Le groupe privé construit puis met en location le bâtiment sur du très long terme. Cette nouvelle invention du gouvernement de droite est un abandon des prérogatives de la puissance publique et évite à l’Etat et aux collectivités d’augmenter leur dette, mais évidemment cela reviendra plus cher aux organismes publics qui auront acceptés cette méthode. Un autre élu, député socialiste et maire de sa commune, a également émis quelques doutes sur l’absolu bien fondé de la méthode. Il a surtout mis en garde sur les conséquences  de ce mode de financement, qui pourrait s’avérer douloureux à plus ou moins long terme, pour les organismes qui l’auront adopté. Le vote contre de G. Kuntz sur la délibération est le rappel que toutes les méthodes ne sont pas bonnes à soutenir, dans certains cas il faut avoir le courage de le dire, même si on est tout seul contre la gauche et la droite réunies.

Les candidats du PC à Grenoble sur les 3 cantons renouvelables de Grenoble veulent « donner une bonne gauche à la droite » ! Ce slogan serait plus crédible s’ils l’avaient pratiqué en mars 2008 lors des élections municipales. En effet à cette époque ils ont accepté de faire liste commune avec M. Destot, le Modem et des anciens soutiens actifs au maire corrompu, très à droite. Ils continuent de participer à la majorité droite-gauche. Encore un parti qui sait faire le grand écart entre le discours et les actes. Mais en politique seuls les actes comptent.

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La Métro budget 2011 du bon et du mauvais

Publié le 4 février 2011

Le 28 janvier, le conseil de la Métro a débattu du budget 2011 qui a été adopté sans surprise. Le débat a beaucoup tourné autour de l’augmentation très forte de la TEOM (+25 % en moyenne et +30 % à Grenoble).

Au nom d’ « Ecologie et Solidarité » Gilles Kuntz s’est réjoui de voir que l’ordre des priorités politiques de la Métro évoluait dans le bon sens, la solidarité étant clairement mise en avant. Il a dit espérer qu’à l’avenir cet affichage se traduise réellement dans les chiffres, indiquant également qu’il fallait stabiliser rapidement la dette très élevée, et mettre un terme à l’augmentation des impôts locaux qui sont une véritable injustice.

Sur la question des impôts, toujours les mêmes réponses : cela ne va peser que pour quelques euros de plus par mois, comme si il n’y avait que les impôts locaux qui augmentaient. Tout augmente et les revenus eux ne suivent pas. Pour les ménages les plus modestes lorsqu’ils ont payé le logement, les charges, l’électricité, l’eau, les impôts, les transports… le reste à vivre diminue comme peau de chagrin. La crise sociale est profonde et il serait temps que les responsables politiques en prennent la vraie mesure, mais ils semblent vivre dans un autre monde.

Le Président a défendu l’augmentation des impôts en déclarant : « je ne fais pas partie de ceux qui, dès lors qu’on parle de fiscalité, s’agitent comme un diable dans le bénitier ». Il a aussi expliqué que la politique suivie était la bonne, notamment que c’était bien grâce à l’action de la Métro que la recherche publique grenobloise a eu tant de succès ces derniers temps. A ce propos, un peu de modestie serait bienvenue, car ces succès sont dus à uniquement à la qualité des équipes de recherche grenobloises.

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Quand Mme Fioraso ment en public…

Publié le 4 février 2011

Gilles Kuntz a relevé dans le document budgétaire distribué aux élus de la Métro (page 5), une dérive sémantique lourde de sens : au lieu du triptyque bien connu « Université, recherche, industrie » il était indiqué « Université, recherche, haute technologie ». Or l’industrie et la haute technologie ce n’est pas pareil, et cette dérive montre bien quelles sont réellement les priorités : tout pour le high tech et nous serons sauvés !

Devant cette remarque, la 1ère vice-présidente a déclaré avec sa rigueur habituelle qu’elle avait relu avec beaucoup d’attention le budget et que nulle part il n’y avait ce glissement sémantique. Pas de chance, elle s’est pris le pied dans le tapis en démontrant qu’elle n’avait pas lu le document budgétaire avant de le voter.

Autre intervention intéressante de G. Fioraso, qui a demandé instamment aux maires des communes de l’agglomération de tout faire pour ne pas construire de logements dans leurs zones d’activités économiques. C’est l’hommage du vice à la vertu, car G. Fioraso a été l’artisan de la refonte du PLU (plan local d’urbanisme) de la Presqu’île à Grenoble pour permettre de nombreuses opérations de logements, voir notamment les 11 tours sur le terrain dit Schneider.

Le budget 2006 de la Métro était illégal

Publié le 4 février 2011

Le budget 2006 de la Métro avait organisé un hold-up de 3 millions d’euros dans le budget annexe de l’assainissement pour équilibrer le budget principal en lourd déficit à cause des dépenses engagées pour le stade. R. Avrillier, qui était vice président chargé de l’assainissement, sachant que ce hold-up allait entraîner à terme des augmentations de tarifs aux usagers, s’était fermement opposé à cette décision avec le groupe des élus écologistes. Il a déposé un recours contre ce budget, et le tribunal administratif vient de lui donner raison en annulant le budget principal et le budget annexe de l’assainissement. Il aura fallu plus de 5 ans pour faire reconnaitre cette illégalité. Reste maintenant à régulariser cette situation, mais le vice président aux finances de la Métro a déclaré qu’il n’y avait rien à faire puisque le budget a été exécuté ! Voila une drôle conception du droit : l’illégalité est accomplie donc… il n’y a plus rien à voir ! Il n’est pas du tout sûr que ce soit aussi simple… à suivre.