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Le mea culpa respectable de M. Baïetto sur la rocade

Publié le 21 septembre 2010

Communiqué du 21 septembre 2010 (MAJ le 24/9/10)

Nous ne pouvons que respecter la nouvelle position de Marc Baïetto sur la rocade nord exprimée en tant que Président de la Métro lors de sa conférence de presse de rentrée le 20 septembre.

Il n’est pas fréquent qu’un responsable politique dise clairement qu’il s’est trompé. Il déclare en effet à propos du projet de contournement nord par la rocade : “ la voie que j’ai tracée avec d’autres, et j’en assume l’entière responsabilité, n’était peut-être pas la bonne. Il faut, aujourd’hui, penser autrement le cadre urbain ”.

« Il faut réfléchir au « chrono-aménagement », à la ville des courtes distances, donc des services de proximité. C’est la voie que je propose à la Métro. Si on diminue la part des déplacements contraints, on aura moins usage de la voiture. Et si il y a moins de voiture, il y a peut être assez d’infrastructures »

Par contre le Président est plus qu’approximatif lorsqu’il explique que sur le dossier de la rocade il n’y a ni gagnants ni perdants…

Nous attendons que les autres responsables qui ont défendu bec et ongle ce mauvais projet, fassent des déclarations analogues.

Les écologistes ne peuvent que se réjouir de voir leurs analyses et propositions confirmées. Il est regrettable que tant d’argent public et de temps aient été perdus dans ce projet d’un autre siècle.

Il est temps de mettre en chantier un véritable projet de déplacements d’agglomération et de région qui soit efficace et soutenable.

Comment comprendre que depuis 1999 les plus hauts responsables politiques et économiques de l’agglomération et du département, qui n’ont jamais voulu voir la réalité en face, aient fait preuve d’un tel entêtement ? Pourtant tous les éléments étaient réunis pour que la décision publique n’aille pas dans le sens de l’acceptation de la rocade-nord. Les informations maintenant disponibles permettent de décrire dans le détail l’histoire d’un échec programmé lié à de multiples manipulations indignes d’une démocratie.

La semaine prochaine, l’ADES rendra public des informations sur les manipulations et les mensonges dans ce dossier emblématique et les leçons à en tirer pour que les décisions publiques se prennent dans de bonnes conditions afin que l’argent public ne soit pas gaspillé dans des projets qui ne tiennent pas la route !

Pour les passionnés des déplacements dans l’agglomération

Publié le 17 septembre 2010

Le Conseil général organise une présentation des différentes solutions pour résoudre l’épineuse question des déplacements dans l’agglomération le vendredi 24 septembre au CRDP de 14 h 30 à 17 h 30 (merci pour celles et ceux qui travaillent). Ce sera une série d’interventions d’individus, d’associations… qui ont des idées. Sans débat ni conclusion. Un bureau d’étude examinera les propositions et en fera un rapport au CGI sous 2 mois. Nous militons pour des solutions sans rocade-nord bien évidemment, et nous restons donc vigilants car le projet de rocade peut ressortir à tout moment, certaines interventions récentes d’élus peuvent le laissent penser.

La justice commence à annuler une décision sur la rocade nord

Publié le 8 septembre 2010

Le 28 septembre 2007, le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) prend un arrêté décidant « la prise en considération de la mise à l’étude de la rocade nord de Grenoble », en application de la délibération de la commission permanente du CGI du 30 mars 2007. Les communes de Saint Martin le Vinoux et de la Tronche ont attaqué cet arrêté au tribunal administratif. Ce dernier, le 18 juin 2010 a annulé cet arrêté au motif que la délibération du 30 mars est illégale, la commission permanente n’étant pas compétente pour la prendre car l’assemblée délibérante ne lui en pas donné délégation. Un contribuable grenoblois avait attaqué cette délibération mais son recours avait été rejeté au motif qu’il n’habitait pas dans le périmètre d’étude et donc qu’il n’avait pas intérêt à agir.

Cette décision ne remet pas en cause l’ensemble du dispositif rocade-nord mais seulement le blocage que pouvait opérer le CGI sur les éventuels permis de construire dans le périmètre arrêté. Elle libère les terrains des communes qui peuvent dès maintenant décider en toute indépendance de leur utilisation ; et sur le plan du droit elle indique que les délégations données par l’assemblée délibérante à sa commission permanente doivent être très précises. Or la fameuse consultation bidon de l’été 2007 a été décidée par cette commission permanente sans en avoir reçu la délégation précise, il est donc fort probable que cette consultation soit annulée pour ce motif, ce qui aura des conséquences beaucoup plus lourdes sur la légalité de l’ensemble des décisions du CGI sur la rocade qui ont été prises suite à cette consultation bidon. A suivre.

Le Conseil général et la rocade-nord : restons vigilants

Publié le 25 juin 2010

Lors de la réunion du Conseil général du 18 juin, les tenants de la rocade étaient subitement devenus interrogatifs… Le ton a changé. La délibération adoptée par l’assemblée est positive puisqu’elle décide de ne pas demander une déclaration d’utilité publique (DUP) au Préfet. C’est une position sage car le risque était beaucoup trop grand que la DUP soit annulée suite à des recours s’appuyant sur l’avis défavorable de la commission d’enquête.

A noter l’absence remarquée de certains conseillers généraux socialistes de Grenoble lors du vote, ils ne pouvaient pas se résoudre à enterrer le projet actuel.

Il a beaucoup été dit que les transports en commun coûtent très cher mais jamais l’argument du coût de la rocade n’a été mis en avant, ce qui prouve bien que la conversion des esprits n’est pas faite. Mais plus on retarde le projet et moins le CGI aura les moyens de le payer, le désengagement financier de l’Etat mettant à mal les finances du CGI, et cela va continuer à l’avenir.

Mais restons vigilants car l’histoire montre que les arrêts ne sont pas toujours définitifs. En septembre 2005 les exécutifs du CGI, de la Métro, de la Région, de la Ville de Grenoble et du SMTC, devant le prix trop élevé de la rocade (projet dit DDE à 750 M€) avaient décidé d’arrêter l’affaire et de miser sur les alternatives à la voiture. Mais le lobby du BTP et de l’automobile n’avait pas désarmé et le projet « Cumin » est arrivé à point nommé. Il proposait une rocade facile à faire et pas chère (300 M€ seulement). Nous connaissons la suite : la machine s’est mise en marche en manipulant les informations, refusant le débat contradictoire jusqu’au jour où devant une commission d’enquête le château de carte s’est écroulé.

Pour l’instant, l’argument du coût trop élevé n’a pas été prononcé par les tenants de la rocade, même si certaines interventions de conseillers généraux de cantons hors agglomération laissaient deviner que ce point commençait sérieusement à les inquiéter.

Le CGI a décidé d’ouvrir la boite à idées, et donc peut très bien remettre à l’étude des projets plus ou moins différents du projet abandonné, d’autant plus que les études ont déjà été faites et attendent d’être sorties des tiroirs. Les 6 prochains mois devraient être décisifs.

Gaspillage d’argent public

Publié le 25 juin 2010

Le coût total des études sur la rocade-nord (à gabarit réduit) peut être estimé à 40 millions d’euros ! Le coût du prolongement d’une ligne de tram.

En effet, les études du premier projet dit DDE (avant projet sommaire) ont coûté seulement 9 M€ (valeur décembre 2001) soit 12,7 M€ valeur février 2010 ; celles menées par le CGI ont atteint 26 M€, sans compter les coûts de fonctionnement annexes (frais de personnel notamment).

Imaginons un instant que cet argent ait été dépensé pour améliorer les solutions alternatives à la voiture, on aurait avancé dans le bon sens.

Conseil municipal de Grenoble sur la rocade nord le 14 juin 2010

Publié le 16 juin 2010

Décidément le maire de Grenoble est incapable d’organiser un débat sur la rocade nord au Conseil municipal. Depuis des années c’est un sujet qu’il ne peut pas mettre en débat. Pourtant il y est très favorable, il l’a indiqué dans son programme municipal de mars 2008 et il fait tout pour que cette rocade se réalise. Pour lui cette infrastructure fait partie de l’écosystème grenoblois (sic). Comme les alchimistes du moyen âge qui transmutaient le plomb en or, le maire transforme un aspirateur à voitures en miracle écologique.

Sentant qu’il aurait du mal à mener ce débat rendu pourtant obligatoire par la demande officielle du Conseil général, il avait prévu un débat à huis clos. Hélas nous avons rendu cette intention publique et cela a été repris par les médias. Devant cette erreur politique il a mis à l’ordre du jour du conseil du 14 juin la réponse à faire au Conseil général. La délibération proposée reprenait celle adoptée à la Métro le 28 mai qui demandait explicitement la reprise des études pour un nouveau projet de rocade-nord.

Le maire s’est vite rendu compte du danger qu’une telle formulation allait provoquer dans sa majorité où certains élus se sont déclarés opposés à cette formulation ; et qui allait profiter à l’opposition écologiste qui allait renforcer ses positions sur ce dossier, alors que des échéances électorales (les cantonales) approchent et risquent d’être difficiles pour le PS grenoblois.

Le maire a donc accepté de retirer au dernier moment toute référence à la rocade dans la délibération (sauf dans le titre !). Personne n’a été dupe. Les élus de la majorité opposés à la rocade étaient satisfaits, ainsi que les partisans de la rocade qui savent que le dossier avance en souterrain et que le principal a été acquis, la Ville de Grenoble s’associe aux études que mènera le Conseil général sans aucune restriction. Le feu vert est donné pour poursuivre un projet de rocade légèrement remanié.

Rocade nord, l’heure des choix

Publié le 10 juin 2010

nitunnelniviaducLa commission d’enquête ayant rendu un avis défavorable sur l’utilité publique de la rocade Nord, le Président du Conseil général de l’Isère (CGI) a demandé à la Métro et à la Ville de Grenoble quelles étaient leur position sur ce dossier. Le 28 mai dernier, la Métro, faisant suite à des pressions du lobby automobile relayé par la droite au conseil communautaire, a voté à une large majorité du conseil communautaire une demande ferme et claire au CGI de poursuivre les études sur le contournement nord pour proposer un nouveau projet de rocade. Le Conseil municipal de Grenoble qui se réunit le 14 juin devrait faire de même, reprenant mot pour mot le texte délibéré à la Métro. Les deux collectivités se déclarent prêtes à s’associer à ces études donc à participer à leur financement.Le Conseil général lors de sa prochaine réunion des 17 et 18 juin prendra une décision qui devrait accéder aux demandes de la Métro et de la Ville.

Tout a été discuté et calé en coulisses donc tout devrait repartir comme avant. A noter que la Ville, dans la délibération annoncée pour le 14 juin, parle d’un projet de pont routier sur l’Isère au droit de la rue Durand Savoyat (quartier Jean Macé), reliant l’entrée de ville (nord Esplanade) à la Presqu’ile et à la gare pour supprimer l’autoroute A 48 sur l’Esplanade. Où donc a été discuté un tel projet ? Ni les élus, ni les habitants n’ont été appelés à en débattre. Pourtant les questions de circulation sont complexes et devraient être examinées dans la clarté et la transparence. Où sont les études de trafic qui fondent un tel projet ? Il serait très intéressant de connaître la position de l’Etat sur les conditions qu’il pose pour le déclassement de l’autoroute A 48, et ce qu’en pensent la commune de Saint Martin le Vinoux et la Métro. Qui va payer ce nouveau pont ?

Les habitants sont menés en bateau, et pendant ce temps-là les lignes de tram prennent du retard : le prolongement de la ligne B sur la Presqu’île et la ligne E sont encore repoussés. On peut légitimement se demander s’il n’y a pas une volonté de sabotage systématique de la politique des transports en commun pour faire croire que la seule solution possible c’est la rocade !

Rocade Nord : la Métro veut continuer, et même payer !

Publié le 30 mai 2010

nitunnelniviaducLe conseil de la Métro du 28 mai a adopté une délibération qui demande clairement au Conseil général de reprendre les études d’une rocade-nord, et en lui proposant généreusement de copiloter les études et donc de les payer moitié-moitié (dixit le Président). Voir ci-dessous le texte des décisions prises.

Voici quelques points forts du débat qui a précédé le vote de cette délibération (63 pour, 6 contre et 4 abstentions). A noter que les représentants de La Tronche (UMP) ont voté pour, par contre ceux de Saint Martin le Vinoux ont voté contre, comme un élu du Parti de Gauche (Semanaz) et deux élus de la majorité municipale (Vuaillat et Grasset) ; et évidemment G. Kuntz, représentant les dizaines de milliers d’électeurs écologistes de l’agglomération.

Gilles Kuntz a présenté les points forts d’un programme pour améliorer les déplacements et l’accessibilité de l’agglomération sans rocade, en effet la question des déplacements périurbains doit être traitée en priorité.

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Rocade nord : le maire renoncerait au débat à huis-clos !

Publié le 20 mai 2010

nitunnelniviaducLe débat à huis-clos sur la rocade serait abandonné et une délibération sera présentée au conseil municipal du 14 juin 2010.

Les grandes manœuvres politiques continuent. Le Président du Conseil général ne veut pas prendre position avant d’avoir interrogé la Métro et la Ville de Grenoble.

Bizarre, il ne demande pas l’avis des communes de St Martin le Vinoux et de la Tronche, qui sont pourtant les premières intéressées ! Il ne demande pas l’avis des habitants, pourtant il avait dépensé des centaines de milliers d’euros pour une consultation bidon lors de l’été 2007. Vous vous souvenez : préférez vous être riche et bien portant que pauvre et malade ?!

En fait il s’agit de se refiler le mistigri. Nos grands élus ne savent pas comment se dépêtrer de ce projet qui ne tient pas la route et chacun voudrait que ce soit l’autre qui dise non, pour ne pas avoir à se déjuger devant son électorat, et surtout devant la Chambre de commerce.

A La Métro, M. Baïetto va réaffirmer le 28 mai qu’il faut une rocade, mais évidemment sans s’engager à participer à son financement. Les élus grenoblois vont voter à la Métro avant de prendre position à la Ville (le 14 juin), c’est la démocratie à l’envers.

Rocade nord, débat à huis-clos !

Publié le 14 mai 2010

nitunnelniviaducLa confirmation est arrivée, le maire de Grenoble débat à huis-clos sur  l’étude des conséquences du rapport de la commission d’enquête sur le projet de Rocade Nord. Ce sera le 7 juin.

Il avait pourtant promis à diverses reprises qu’il y aurait un débat à un prochain conseil municipal (conseil municipal public comme l’impose la loi). Encore une promesse non tenue.

Mais pourquoi à huis-clos ? En fait il craint que sa majorité expose ses divergences profondes sur cette question d’importance pour l’avenir de la ville et de l’agglomération. A la Métro, le débat sera public le vendredi 28 mai.

Vive la démocratie locale…

SMTC : un nouveau président, mais pas de grands changements au sein des instances

Publié le 14 mai 2010

nitunnelniviaducA la suite de l’élection de Marc BAIETTO à la présidence de la Métro et de sa démission de la présidence du SMTC, le comité syndical du SMTC s’est réuni le lundi 10 mai 2010 pour élire à l’unanimité son nouveau président : Michel Issindou, député, maire de Gières, 2ème Vice-président de la Métro. Un cumulard remplace un cumulard.

Voici la composition du nouveau comité syndical du SMTC, où siègent à parité 8 représentants de la Métro et 8 représentants du Conseil général (CG38). Pas de grands changements …

  • Président : Michel Issindou (Métro).
  • Vice-présidents : 1er V-P : José ARIAS (Métro), 2e V-P : Jacques CHIRON (Métro), 3e V-P : Pierre RIBEAUD (CG38), 4e V-P Christian COIGNÉ (Métro).
  • Autres membres du bureau : Olivier BERTRAND (CG38), Catherine KAMOSWKI (Métro), Jean MOUREY (Métro).
  • Les autres élus (inchangés) du comité syndical : Yannick BELLE (CG38), Christophe FERRARI (Métro), Yannik OLLIVIER (Métro), Brigitte PERILLIE (CG38), Jean-Claude PEYRIN (CG38), Alain PILAUD (CG38), Guy ROUVEYRE (CG38), Michel SAVIN (CG38)

Contrairement à Marc Baïetto, ancien président du SMTC et féroce partisan de la rocade nord, Michel ISSINDOU semble un peu moins convaincu de la nécessité de cette infrastructure : “  Le principe de la rocade me semble un bon principe. Comme il a été retoqué par la commission d’enquête, on veut voir si le projet est amendable ou pas, vérifier qu’il y a (ou pas) une solution technique acceptable. Mais je ne ferai pas d’entêtement ” (DL du 11 mai 2010). A suivre lors de la préparation du nouveau PDU… qui devrait être préparé différemment des précédents qui ont tous été annulés depuis l’année 2000 car illégaux.

Docteur es droit ?

Publié le 29 avril 2010

nitunnelniviaducVoila ce qu’on peut lire sous la plume de Michel Destot, maire, dans l’édito des Nouvelles de Grenoble n° 135 d’avril-mai 2010

« Le projet de Rocade Nord tel qu’il avait été élaboré par le Conseil général de l’Isère a fait l’objet d’un avis négatif de la part de la commission chargée de se prononcer sur son utilité publique. Cet avis s’impose à tous. Ce projet de rocade n’est donc plus d’actualité. »

Or en droit cet avis ne s’impose à personne, puisque ce n’est qu’un avis, et que le maître d’ouvrage peut très bien passer outre. C’est d’ailleurs ce qu’envisage de faire le maire de Lyon sur le dossier du stade de l’OL qui vient d’essuyer un avis défavorable lors de l’enquête publique.

Déjà, pour empêcher un débat au Conseil municipal, le maire avait évoqué des articles du code de l’environnement qui n’avaient rien à voir avec le sujet. Il faut rappeler que le Conseil municipal est libre de ses décisions sauf si une loi ou règlement lui interdit d’en délibérer, or aucune loi ou règlement n’interdisait au Conseil municipal de donner un avis sur la rocade nord pour l’enquête publique. Le maire s’invente un droit à sa convenance et se fait rattraper régulièrement par la justice administrative lorsque des recours sont déposés contre des décisions prises illégalement.

Comment voulez vous que les citoyens respectent le droit si le premier magistrat de la ville ne le respecte pas ?

La CCI et la rocade

Publié le 15 avril 2010

nitunnelniviaducOn connaît les arguments. Pour le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), une rocade nord est vitale pour l’économie iséroise. Depuis 30 ans c’est le même discours, mais l’échéance mettant en cause la vie de l’économie est repoussée d’année en année. M. Dumolard continue à vouloir une rocade, mais il ne sait plus comment faire. Auparavant il avait un discours offensif déclarant même qu’il se faisait fort de trouver les centaines de millions pour réaliser la rocade, maintenant il est KO et se contente de rappeler que ce n’est pas son style de renoncer. Il est incapable d’analyser les vraies raisons de l’échec du projet et ne comprend pas ce qui s’est passé. C’est la première fois depuis des années que le président de la CCI est désarmé et ne sait plus quoi dire sur ce sujet, il demande sans y croire une réunion avec les politiques pour réfléchir à ce qu’il faudrait faire. Il serait temps que la CCI arrête de suivre aveuglément le lobby automobile et se mette à comprendre qu’on a changé de siècle en ce qui concerne les modes de déplacements.

C’est une simple commission d’enquête (uniquement consultative) qui a fait s’écrouler d’un seul coup tout le château de cartes élaboré par un cabinet noir au Conseil général de l’Isère, soutenu sans faillir par tous les hauts responsables économiques et politiques. En droit l’avis défavorable n’arrête rien, mais le dossier était mauvais et les convictions n’étaient pas si fermes que cela. Maintenant beaucoup d’élus qui avaient tout voté les yeux fermés sont satisfaits de ce qui se passe. A suivre.

Pour se détendre

Publié le 15 avril 2010

Le dessinateur « Cled’12 » a édité une brochure suite à l’avis défavorable sur la rocade nord. C’est un recueil de ses dessins faits depuis 3 ans critiquant avec humour ce projet d’un autre siècle. Pour 15 € vous aurez les dessins accompagnés d’extraits du rapport de la commission d’enquête. La brochure fait 74 pages.

A commander à l’ADES (12 rue Voltaire 38000 GRENOBLE ou contact@ades-grenoble.org), pour un envoi postal rajouter 3 €. Chèques à l’ordre de ADES.

La rocade nord, quand c’est fini ça recommence !!! Mais à quoi nos politiques s’amusent-ils ?

Publié le 8 avril 2010

nitunnelniviaducLe contournement autoroutier de Grenoble est un rêve vieux de plus de trente ans.

La solution initiale (tunnel à gabarit international) était tellement chère et le trafic de transit insuffisant, l’Etat avait laissé tombé. A. Carignon avait un moment essayé un passage tout en souterrain sous le centre ville pour faire plaisir à Bouygues. Puis est venu en 1998 l’idée du professeur Bovy qui au moment de la préparation du PDU 2000-2010 a doctement expliqué que pour permettre le développement harmonieux des transports en commun, il fallait créer un ring complet autour de Grenoble avec de multiples entrées et sorties permettant la mise en place du plan marguerite. Pour faire avaler ce miracle à nos chers décideurs, il suffisait de leur vendre une rocade « écologique » pour pas cher. Pour seulement 300 M€ il était proposé une rocade tout enterrée depuis l’A 480 jusqu’à l’A 41, gratuite et avec le traitement des gaz d’échappement. A part les élus écologistes à la Métro, tous les élus ont voté les yeux fermés malgré les remarques disant que le prix annoncé était faux et les difficultés techniques insurmontables.

Les collectivités ont alors essayé de mouiller l’Etat dans cette affaire pour qu’il participe au financement de la rocade. Des pré-études sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat ont été lancées et fin 2002, la DDE indiquait que la rocade inscrite dans le PDU n’était pas faisable (impossible de passer sous l’Isère à St Martin le Vinoux),  son coût beaucoup plus élevé, et qu’on ne pouvait pas traiter les gaz. Une solution intermédiaire a alors été étudiée dans le détail par la DDE, la fameuse rocade à 700 M€. Mais l’Etat a décidé de ne pas participer à son financement, les collectivités ont donc abandonné le projet car trop cher.

Jusqu’au jour où un retraité de l’équipement est venu vendre une rocade plus simple et moins chère à A. Vallini. Qui a immédiatement abandonné le projet de tram Ysis (ancêtre de la ligne E) et a dépensé des dizaines de millions d’euros pour un projet qui vient de mourir, tué par une simple commission d’enquête qui pourtant ne donne qu’un avis.

Le projet du CGI est abandonné, mais attention un autre projet pourrait être étudié selon A. Vallini.

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Pour une autre politique des déplacements dans l’agglomération

Publié le 31 mars 2010

nitunnelniviaducIl aura donc suffit d’un avis d’une commission d’enquête pour mettre à bas le projet de rocade nord du Conseil général ! Pourtant il ne s’agit que d’un simple avis que le maître d’ouvrage n’est pas obligé de suivre. Mais son contenu est tellement sévère pour les tenants de la rocade que ces derniers sont KO debout. Poursuivre signifierait s’enfoncer encore plus car le dossier est tellement fragilisé qu’il ne tiendrait pas face à des recours devant la justice administrative. Les responsables du Conseil général, de la Métro, du SMTC, de la Ville de Grenoble et de toute la droite s’étaient persuadés que sans la rocade il n’y aurait pas de salut pour une politique des déplacements dans l’agglomération, qu’ils se sont disqualifiés pour proposer des solutions efficaces et réalistes.

Ils devraient maintenant confier aux associations et mouvements qui se sont battus pour proposer des alternatives à ce projet d’un autre siècle l’animation du débat public sur cette question. Souhaitons que dans les mois qui viennent ces débats s’organisent et que les collectivités proposent les budgets nécessaires pour qu’enfin les solutions se mettent rapidement en place. Le projet de rocade a ralenti tous les autres projets, il a englouti des millions d’euros, il a fait perdre un temps précieux, maintenant il est urgent d’agir.

L’ADES y participera activement, elle a déposé lors de l’enquête publique une contre proposition globale et chiffrée qu’elle met au débat.

Conseil municipal de Grenoble, la droite explose…

Publié le 31 mars 2010

La droite ne sait plus où elle habite ! Il y a maintenant 6 groupes politiques représentant la droite au conseil municipal, 3 dans l’opposition et 3 dans la majorité, et il y a un élu de droite dans le groupe PS et apparentés ! Voici la géographie actuelle de cette balkanisation qui évolue tous les jours. Entre parenthèse la personne qui assure la présidence du groupe :

Dans la majorité :

  • groupe Elus Démocrates de Grenoble (B. Betto), 2 membres
  • groupe Grenoble Démocrate (Ph. De Longevialle) 3 membres
  • groupe Modem (M. Bachir Cherif) 3 membres

Dans l’opposition :

  • groupe UMP, Majorité Présidentielle, Divers droite et Société civile (F. De Sans Nicolas) 4 membres
  • groupe Union pour un Mouvement Populaire (N. Béranger) 2 membres
  • groupe Majorité Présidentielle (M. Chamussy) 3 membres.

A noter que ces deux derniers groupes forment un intergroupe dénommé Rassemblement pour Grenoble !

Rajoutons que lors du conseil municipal du 29 mars, MM. Chamussy et De Sans Nicolas se sont réjouis de la mise à bas de la rocade-nord par la commission d’enquête, oubliant les promesses qu’ils avaient faites lors de la campagne des élections municipales en s’engageant pour « la réalisation prioritaire de la Rocade Nord » !

Michel Destot ou le cynisme en politique

Publié le 31 mars 2010

Lors du conseil municipal du 29 mars, en réponse aux questions orales l’interrogeant sur les suites à donner à l’avis défavorable de la commission d’enquête sur la rocade nord, le maire a fait un long développement qui visait à expliquer que l’abandon de la rocade ne changeait rien aux projets de la ville, qu’il faudrait éventuellement les faire un peu évoluer.

Voila une personne qui depuis des années explique que cette rocade est indispensable pour l’avenir de Grenoble, qui empêche tout débat démocratique sur ce point et qui est capable de tourner casaque comme si de rien n’était ! Malheureusement, il n’y a pas que sur cette question que le maire assène des affirmations péremptoires qui s’avèrent souvent fausses. Ce mode de gouvernement de la Ville nous entraîne dans le mur. Le maire veut bien maintenant d’un débat sur la politique des déplacements, mais à huis clos ! Les grandes promesses du mandat sont abandonnées les unes après les autres, il ne faut pas s’étonner que l’abstention se mette à dominer les élections avec des pratiques politiques aussi cyniques.

Monsieur Baïetto, ami des grands groupes du BTP

Publié le 31 mars 2010

Le 26 mars au conseil de la Métro, Marc Baïetto intervenant suite à une demande de débat sur la rocade nord après l’avis défavorable de la commission d’enquête renvoie ce débat à plus tard tout en donnant son point de vue. Comme il l’a dit au Conseil général la veille, le plus grave si il y a abandon de ce projet c’est la perte d’emploi dans le BTP liée à la construction de cette rocade. C’est tout à fait curieux et inquiétant.

Jusqu’à présent dans l’esprit des promoteurs de la rocade, ce projet visait à résoudre les problèmes de déplacements, on apprend maintenant que c’était pour donner du boulot au BTP ; et quel BTP ! La construction de ce type d’infrastructure fait appel aux très grands groupes du BTP (Vinci, Eiffage, Bouygues…), fortement capitalisés, et la réalisation d’une telle rocade aurait eu beaucoup moins d’impact sur l’emploi local que des campagnes d’isolation et de réhabilitation ou de constructions de logement ou de travaux pour de lignes de tram, pour le même niveau d’investissement.

Marc Baïetto défend l’indéfendable, il se fait le promoteur des grands groupes du BTP !

L’avis défavorable à la rocade, une leçon de démocratie

Publié le 31 mars 2010

nitunnelniviaduc
Depuis 1999, date où a été inventé le concept de rocade nord à gabarit réduit, il n’y a jamais pu avoir un débat à égalité entre tenants et opposants à la rocade. Les tenants ont toujours organisé des débats en cachant des informations et sans permettre aux opposants de pouvoir développer leurs arguments. Voici la première et seule fois où les arguments des uns et des autres sont présentés à égalité devant une commission liée à aucune des parties. Cette commission a entendu les uns et les autres et le Conseil général a même eu l’avantage de pouvoir répondre aux arguments présentés par les opposants à la rocade qui eux n’ont pas eu connaissance de ces réponses. Malgré ce déséquilibre, les commissaires ont pris fait et cause pour les arguments des opposants en soulignant que le projet ne répondait pas aux enjeux posés par les difficultés des déplacements dans l’agglomération. Ils ont même noté qu’il y avait eu de nombreuses présentations fallacieuses dans ce dossier !

Il est rare qu’une enquête publique atteigne ce degré dans le débat contradictoire, il faut dire que les opposants à la rocade s’étaient préparés comme jamais à la participation à ce type d’enquête et depuis des années ils avaient décortiqué tous les dossiers et les avaient expertisés dans le moindre détail. Leurs arguments et leur sérieux ont emportés l’adhésion des commissaires enquêteurs.

C’est une véritable victoire de la rationalité sur une idéologie du siècle dernier : quelle belle victoire de la démocratie.