Archives pour le mot-clef ‘socioculturel’

Batu’Capoeira : aux J.O. de Rio

Publié le 1 avril 2016

BatuCapoeraDeux troupes de jeunes des quartiers Sud sollicitent une aide au financement de leur projet de présence sur les lieux des prochains Jeux Olympiques de Rio au Brésil. Il s’agit de profiter de cet événement mondial pour tisser des liens sur place avec d’autres jeunes venus du monde entier.

Voici la présentation de ces deux associations qui méritent notre soutien :

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L’Espace vie étudiante menacé !

Publié le 24 juin 2011

EVE, l’espace vie étudiante du campus de Grenoble, géré depuis 7 ans par et pour les étudiants (gestion associative dans le cadre d’une délégation de service public – DSP) est un des fleurons du domaine universitaire : lieu de vie et d’animation du campus, on y trouve de la musique, des expos, de la bière locale dans des gobelets réutilisables, des panneaux solaires, et on en passe. Cette superbe réussite est aujourd’hui menacée par l’incurie des responsables des universités grenobloises : à 3 mois de la fin de l’actuelle délégation de service public, aucune nouvelle n’a été donnée sur les suites du projet ! Eve se retrouve otage des dissensions entre les universités du site, et victime de priorités politiques discutables. Car qu’est-ce que l’animation et la vie du campus face aux enjeux de l’excellence de tout poil du grand emprunt – dossier auquel il a été trouvé le temps de répondre dans les délais ? En matière d’excellence et d’innovation, certains feraient pourtant bien de s’inspirer des expériences étudiantes menées à Eve !

Pour sauver ce magnifique outil, vous pouvez signer ci-dessous la pétition lancée par les associations étudiantes.

Merci pour votre soutien : http://www.petitionenligne.fr/petition/soutenons-eve-eponyme-/1311

Dernière minute : l’édition de Grenoble de « 20 minutes » annonce ce 24 juin que l’Université Pierre-Mendès-France, actuellement en charge de la DSP pour l’inter-universitaire, se propose de prolonger la DSP juqu’à… novembre 2011 ! Pas de quoi rassurer les associations étudiantes, qui ont déjà des projets pour toute l’année universitaire prochaine. Le soutien à EVE est donc toujours d’actualité.

Lire la Lettre ouverte aux Universités de Grenoble, à la Communauté d’agglomération Grenobloise, à la mairie de Grenoble, au Conseil Général de l’Isère, au Conseil Régional de Rhône-Alpes, au Ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

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Série décalée

Publié le 5 mars 2011

Serions-nous assez fous ou inconséquents pour nous opposer, par simple posture idéologique (comme le dirait la droite et certains membres du PS) à une initiative permettant d’améliorer une situation sociale dégradée ? Peut-on dire cela de la désormais fameuse « série télévisée » de Villeneuve que la majorité a approuvé au dernier conseil municipal ?

A l’heure où le renouvellement urbain se précise avec le changement de la collecte des ordures ménagères, les projets de démolition des silos et des appartements du 50 Galerie de l’Arlequin, du projet de déplacement du marché… toutes décisions qui méritent débats. Après le discours calamiteux et démagogique (mais c’est un pléonasme) du Président de la République, jetant opprobre sur le quartier et alors que le chômage des jeunes est au plus haut, pendant que leurs cadets pâtissent des coups portés par le ministre de l’Education Nationale, on a le droit, en effet de s’interroger, sur la place d’une « série télévisée » dans un tel contexte. Tout d’abord quel en est l’objectif ? Une diffusion sur une chaîne télévisée ? Personne, et surtout pas les professionnels ne peuvent croire à la possibilité de tourner une véritable série pour une somme aussi limitée (180 000€). Pas plus un documentaire, avec les risques de stigmatisation que l’on connaît.

Pourtant ces 180 000€ pourraient être très importants pour combler d’autres besoins.

Alors s’il n’est pas question de série télé de quoi s’agit-il ? « … de développer un projet artistique innovant mais bien ancré au niveau local » est-il indiqué dans l’appel à projets. Fort bien, aussi peut-on s’interroger sur les raisons qui ont poussé la majorité à retenir un groupe d’associations quasi inconnues à Grenoble. Pour ce qui est de l’ancrage local, et de la création artistique et audiovisuelle, il nous semble que Grenoble est plutôt bien pourvue en associations qui ont fait leurs preuves (Les Arpenteurs, La Fabrique des Petites Utopies, Le Centre Audiovisuel de Grenoble… pour ne citer qu’eux).

On ne peut s’empêcher de voir dans ce projet une manière pour la municipalité de séduire les médias nationaux, et l’on imagine déjà les titres ronflants. L’art, la création, la culture en général vont de pair avec le social, et contribuent à l’épanouissement de chacun. Il n’y a pas de priorité contrairement à ce que d’aucuns laissent entendre. Encore faut-il que les principaux intéressés soient sinon à l’origine du moins étroitement associés à un projet.

On ne peut donc que douter de l’effet d’une telle initiative, née de l’esprit de quelques élus, et qui semble plaquée, artificielle et en décalage avec la réalité.

MJC l’emploi en grand danger…

Publié le 2 mars 2010

La majorité municipale a décidé de changer ses relations avec les MJC en leur imposant des conventions qui mettent l’emploi de ce secteur en grand danger. Depuis des années, les MJC ont été obligées de diminuer les emplois suite à des diminutions des aides diverses. Ces structures associatives sont administrées par des habitants bénévoles qui ont élaboré le projet de chaque structure et les activités à développer en fonction des besoins du secteur concerné. Ces activités sont centrées principalement orientées vers les enfants et les adolescents, mais aussi pour des adultes et des personnes âgées. Dans les quartiers, ce sont des lieux importants pour le maintien du lien social. Jusqu’à présent, la municipalité versait des subventions de fonctionnement aux MJC pour qu’elles équilibrent leur budget global. Aujourd’hui il y a un changement fondamental la politique municipale, ce qui revient à une municipalisation de fait en imposant des orientations. La ville subventionne, selon son « bon vouloir » et uniquement les activités en direction de l’enfance et la jeunesse. Les MJC se trouvent alors dans une situation qui les oblige, soit arrêter les autres activités soit les « rentabiliser », c’est-à-dire faire payer le prix coûtant, ce qui rend ces lieux ingérables à court terme.

Conclusion, les MJC vont devoir encore licencier du personnel…

Cette politique municipale est incohérente : soit elle municipalise clairement les activités socioculturelles en direction des jeunes et elle y met les moyens et offre un statut durable, soit elle laisse une vraie marge de manœuvre aux associations gestionnaires de ce secteur dans le cadre de négociations partenariales. La politique adoptée est une municipalisation cachée mais sans en assumer les conséquences, transformant les associations en « sous-traitants », travaillant au moindre coût avec des statuts très précaires. Comme dans le secteur de la solidarité, les associations deviennent la « variable d’ajustement des politiques publiques ».

Les élus écologistes ont posé une question orale lors du Conseil municipal du 22 février dernier, demandant au maire qu’il s’engage à ce que cette politique n’entraîne aucun licenciement. La réponse du maire ne nous rassure pas, puisqu’il ne s’est pas engagé sur ce point.