{"id":10478,"date":"2015-07-17T19:05:50","date_gmt":"2015-07-17T18:05:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=10478"},"modified":"2015-07-17T20:07:54","modified_gmt":"2015-07-17T19:07:54","slug":"et-si-on-parlait-de-canicule-les-ilots-de-chaleur-en-ville","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2015\/07\/17\/et-si-on-parlait-de-canicule-les-ilots-de-chaleur-en-ville\/","title":{"rendered":"Et si on parlait de canicule : les \u00eelots de chaleur en ville"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_10479\" style=\"width: 533px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-10479\" class=\"size-full wp-image-10479\" src=\"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/photo-lisa-marcelja.jpg\" alt=\"photo-lisa-marcelja (DL)\" width=\"523\" height=\"359\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/photo-lisa-marcelja.jpg 523w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/photo-lisa-marcelja-150x103.jpg 150w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/photo-lisa-marcelja-300x206.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 523px) 100vw, 523px\" \/><p id=\"caption-attachment-10479\" class=\"wp-caption-text\">photo-lisa-marcelja (DL)<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La cuvette grenobloise a v\u00e9cu d\u00e9but juillet un \u00e9pisode de pollution atmosph\u00e9rique s\u00e9v\u00e8re, notamment le 7 juillet o\u00f9 la concentration d\u2019ozone a atteint 114 microgrammes\/m3 et les particules fines (PM10) 45 microgrammes\/m3 fr\u00f4lant le seuil d\u2019information. La canicule est arriv\u00e9e de mani\u00e8re brutale, heureusement sur une courte dur\u00e9e, mais elle risque de revenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est le moment de r\u00e9fl\u00e9chir sur les ilots de chaleur en ville et comment les minimiser afin de nourrir les r\u00e9flexions sur l\u2019\u00e9volution de la ville notamment lors de la r\u00e9vision du PLU de Grenoble en vue du PLU intercommunal. Des propositions de v\u00e9g\u00e9talisation fleurissent ici et l\u00e0, notamment l\u2019ODTI propose, sur la place surchauff\u00e9e Edmond Arnaud, un \u00ab\u00a0Oasis des d\u00e9lices\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici des extraits d\u2019un article o\u00f9 E. Cordeau de l&rsquo;Institut d&rsquo;am\u00e9nagement et d&rsquo;urbanisme d&rsquo;Ile-de-France, r\u00e9pond aux questions de Terra eco.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><br \/>\n<strong><em>\u00ab\u00a0Pourquoi fait-il plus chaud en ville\u00a0?<\/em><\/strong><em><br \/>\nLa nuit, les surfaces restituent la chaleur emmagasin\u00e9e au cours de la journ\u00e9e sous forme d\u2019infrarouges. C\u2019est aussi \u00e0 ce moment-l\u00e0 que le risque de sant\u00e9 publique est le plus important pour les personnes fragiles, car les corps sont en danger s\u2019ils ne parviennent pas \u00e0 tomber en temp\u00e9rature durant le sommeil. Sur une grande surface de pelouse, les infrarouges vont sortir du sol pour se lib\u00e9rer jusqu\u2019au ciel. Dans une rue \u00e9troite bord\u00e9e d\u2019immeubles hauts, ils vont \u00eatre capt\u00e9s par les surfaces min\u00e9rales qui font obstacle avec le ciel. Plus l\u2019\u00eelot urbain est dense et compact, plus il fera chaud. C\u2019est aussi une question de lignes. Prenons la Seine, par exemple. En th\u00e9orie, elle devrait permettre de rafraichir la ville, surtout en soir\u00e9e. Dans les faits, c\u2019est plus compliqu\u00e9, car \u00e0 certains endroits, elle est bord\u00e9e d\u2019immeubles continus qui emp\u00eachent l\u2019air de p\u00e9n\u00e9trer dans le tissu urbain. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019\u00eelot de chaleur urbain est aussi aggrav\u00e9 par des conditions anthropiques, comme la pollution ou la climatisation. Sans oublier les brises thermiques\u2026<\/em><\/p>\n<p><strong>Qu\u2019appelez-vous une \u00ab\u00a0brise thermique\u00a0\u00bb\u00a0?<\/strong><br \/>\nEn l\u2019absence de vent fort, comme c\u2019est souvent le cas en p\u00e9riode de canicule, quand il y a des diff\u00e9rences de temp\u00e9ratures entre deux\u00a0zones, des vents faibles se cr\u00e9ent, des zones les plus froides vers celles les plus chaudes. Cela cr\u00e9e, selon les configurations morphologiques de la ville, des effets de concentration au niveau local de la pollution urbaine, compliquant la vie de ceux qui avaient d\u00e9j\u00e0 trop chaud. Mais cela participe aussi \u00e0 la ventilation et au rafra\u00eechissement de l\u2019air dans certaines rues.<\/p>\n<p><strong>Est ce que cela signifie que nos villes sont mal construites\u00a0?<\/strong><br \/>\nOui et non. Il est difficile de juger les erreurs du pass\u00e9 quand on conna\u00eet la fin de l\u2019histoire. Il y a eu un vrai d\u00e9crochage dans l\u2019apr\u00e8s-guerre. C\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e9poque du baby boom\u00a0: la quantit\u00e9 importait plus que la qualit\u00e9. Les architectes n\u2019accordaient plus autant d\u2019importance au bioclimatisme. Nous avons voulu des villes qui ne tenaient pas compte de l\u2019environnement. R\u00e9sultat\u00a0: on a trop chaud. Les progr\u00e8s techniques n\u2019ont pas forc\u00e9ment jou\u00e9 en notre faveur. Construire de grands immeubles de bureaux \u2013\u00a0enti\u00e8rement vitr\u00e9s\u00a0\u2013 peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une aberration. On l\u2019a fait car on savait qu\u2019on allait pouvoir recourir \u00e0 la climatisation. Aujourd\u2019hui, on se rend compte que cette climatisation rejette de la chaleur en ville et nous demande de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 qui implique, elle, des centrales nucl\u00e9aires, qui devront elles-m\u00eames faire face, l\u2019\u00e9t\u00e9, \u00e0 des p\u00e9riodes de s\u00e9cheresse qui peuvent perturber leur production. Donc plus de clim, plus de rejets de chaleur, plus de consommation \u00e9lectrique\u2026 C\u2019est un cercle vicieux.<\/p>\n<p><strong>Les \u00eelots de chaleur urbains sont-ils irr\u00e9versibles\u00a0?<\/strong><br \/>\nNon, pas du tout. D\u2019ailleurs, il ne faut pas voir le tableau enti\u00e8rement noir. Il existe des zones d\u2019\u00e9quilibre entre les espaces naturels et la ville. Le parc forestier de la Poudrerie, \u00e0 Sevran (Seine-Saint- Denis) a, par exemple, permis de rester sous la barre des 20 degr\u00e9s durant les nuits de la canicule de 2003, alors que dans tout le c\u0153ur de m\u00e9tropole, la temp\u00e9rature est rest\u00e9e au dessus. En moyenne, on conna\u00eet un jour de canicule par an. Si la prospective voit juste, ce seront dix ou vingt\u00a0jours de canicule annuels \u00e0 partir de 2080. Il faudra faire quelque chose. L\u2019id\u00e9e n\u2019est pas de tout raser pour reconstruire\u00a0: on peut, par exemple, jouer sur les couleurs des b\u00e2timents ou la porosit\u00e9 des mat\u00e9riaux pour augmenter leur capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir l\u2019\u00e9nergie lumineuse. On peut aussi penser aux toitures v\u00e9g\u00e9talis\u00e9es dans des \u00eelots urbains tr\u00e8s compacts et surtout reconstituer des espaces de pleine terre arbor\u00e9s d\u00e8s que c\u2019est possible, dans les secteurs les plus carenc\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour lire l\u2019article complet\u00a0: cliquez <a href=\"http:\/\/www.terraeco.net\/Nous-avons-voulu-des-villes-qui-ne,60427.html\">ici<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La cuvette grenobloise a v\u00e9cu d\u00e9but juillet un \u00e9pisode de pollution atmosph\u00e9rique s\u00e9v\u00e8re, notamment le 7 juillet o\u00f9 la concentration d\u2019ozone a atteint 114 microgrammes\/m3 et les particules fines (PM10) 45 microgrammes\/m3 fr\u00f4lant le seuil d\u2019information. La canicule est arriv\u00e9e de mani\u00e8re brutale, heureusement sur une courte dur\u00e9e, mais elle risque de revenir. 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