{"id":11397,"date":"2016-03-18T17:00:35","date_gmt":"2016-03-18T16:00:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=11397"},"modified":"2016-03-18T17:05:16","modified_gmt":"2016-03-18T16:05:16","slug":"des-effets-pervers-de-la-lutte-contre-la-pollution-atmospherique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2016\/03\/18\/des-effets-pervers-de-la-lutte-contre-la-pollution-atmospherique\/","title":{"rendered":"Des effets pervers de la lutte contre la pollution atmosph\u00e9rique."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-10500 alignleft\" src=\"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Journal-environnement-300x33.jpg\" alt=\"Journal-environnement\" width=\"300\" height=\"33\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Journal-environnement-300x33.jpg 300w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Journal-environnement-150x17.jpg 150w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/Journal-environnement.jpg 481w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Le Journal de l\u2019Environnement signale une \u00e9tude qui d\u00e9montre que la baisse des \u00e9missions de SO2 (dioxyde de soufre dans l\u2019atmosph\u00e8re a eu des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur l\u2019Arctique en participant \u00e0 l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la hausse des temp\u00e9ratures \u00e0 cet endroit du monde. La raison est que le SO2 refl\u00e9tait une partie du rayonnement solaire, sa disparition entraine un r\u00e9chauffement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 par rapport \u00e0 ce que pr\u00e9voit le taux de gaz \u00e0 effet de serre. Comme quoi il faut absolument diminuer rapidement les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre afin de se pr\u00e9munir contre des effets n\u00e9gatifs de bonnes politiques qui sont absolument n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici l\u2019article du Journal de l\u2019Environement du 14 mars\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>\u00ab\u00a0En Europe, l\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de l\u2019air ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, en particulier la baisse des \u00e9missions de dioxyde de soufre (SO2), a eu un prix: un r\u00e9chauffement accru de l\u2019Arctique. C\u2019est ce que r\u00e9v\u00e8le une <a href=\"http:\/\/nature.com\/articles\/doi:10.1038\/ngeo2673\">\u00e9tude su\u00e9doise<\/a> publi\u00e9e lundi dans Nature Geoscience.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>C\u2019est l\u2019une des quelques r\u00e9ussites dans la lutte contre la pollution de l\u2019air : depuis les ann\u00e9es 1970, les \u00e9missions de dioxyde de soufre (SO2), responsables des pluies acides, ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duites d\u2019un facteur 4 en Europe. Or ce progr\u00e8s a eu des effets ind\u00e9sirables sur le r\u00e9chauffement climatique, comme le montre l\u2019\u00e9quipe d\u2019Annica Ekman, de l\u2019universit\u00e9 de Stockholm.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le SO2 s\u2019agr\u00e8ge en a\u00e9rosols sulfat\u00e9s, qui ont la particularit\u00e9 de refl\u00e9ter le rayonnement solaire. Soit directement, soit indirectement, en favorisant la formation de nuages. Dans les deux cas, cela entra\u00eene un rafraichissement de la temp\u00e9rature, qui a en partie masqu\u00e9 le r\u00e9chauffement li\u00e9 aux gaz \u00e0 effet de serre (GDS), dont le CO2.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Une hausse de 0,5\u00b0C en Arctique<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Or cet effet se ferait particuli\u00e8rement sentir en Arctique. <a href=\"http:\/\/nature.com\/articles\/doi:10.1038\/ngeo2673\">Dans leur \u00e9tude<\/a>, les chercheurs su\u00e9dois estiment que la r\u00e9cente diminution des a\u00e9rosols sulfat\u00e9s en Europe a ainsi fait grimper la temp\u00e9rature polaire de 0,5\u00b0C, ce qui explique en partie pourquoi l\u2019Arctique se r\u00e9chauffe bien plus vite que le reste du globe.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Selon les chercheurs, cet effet de r\u00e9chauffement se fait surtout sentir en automne et en hiver, mais trouve son origine en \u00e9t\u00e9. Pourquoi ? Parce que ce r\u00e9chauffement li\u00e9 \u00e0 la rar\u00e9faction des a\u00e9rosols, qu\u2019il provienne d\u2019Europe ou qu\u2019il soit g\u00e9n\u00e9r\u00e9 sur place, diminue la surface de la banquise estivale. Cette chaleur additionnelle est progressivement lib\u00e9r\u00e9e par l\u2019oc\u00e9an aux saisons les plus froides.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Dans une <a href=\"http:\/\/nature.com\/articles\/doi:10.1038\/ngeo2670\">autre \u00e9tude<\/a> publi\u00e9e dans Nature Geoscience, Trude Storelvmo, de l\u2019universit\u00e9 de Yale (New Haven, Connecticut) et ses coll\u00e8gues estiment qu\u2019au niveau mondial, un tiers du r\u00e9chauffement li\u00e9 aux GDS aurait \u00e9t\u00e9 masqu\u00e9 par les a\u00e9rosols sulfat\u00e9s. Un ph\u00e9nom\u00e8ne qui pourrait bien nous \u00e9loigner un peu plus de la cible de 2\u00b0C (et \u00absi possible 1,5\u00b0C \u00bb) fix\u00e9e en d\u00e9cembre 2015 lors de la COP21.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Un r\u00e9chauffement plus rapide que pr\u00e9vu<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Selon les chercheurs, la hausse de temp\u00e9rature par rapport \u00e0 l\u2019\u00e8re pr\u00e9industrielle pourrait \u00eatre de 2\u00b0C d\u00e8s lors que le taux atmosph\u00e9rique de CO2 aura doubl\u00e9<a name=\"_ednref1\"><\/a> (actuellement de 402 parties par million (ppm), contre 280 ppm \u00e0 l\u2019\u00e8re pr\u00e9industrielle). Bien plus que la hausse de 1,3\u00b0C projet\u00e9e selon les tendances actuelles &#8211; qui ne distinguent pas l\u2019effet, r\u00e9chauffant, des GDS de celui, refroidissant, des a\u00e9rosols-, mais proche de celle de 1,8\u00b0C qui ressort des mod\u00e8les climatiques.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Dans un \u00e9ditorial, Thorsten Mauritsen, de l\u2019Institut Max Planck de m\u00e9t\u00e9orologie \u00e0 Hambourg (Allemagne), estime que le plus gros des r\u00e9ductions d\u2019\u00e9missions europ\u00e9ennes de SO2 est derri\u00e8re nous, et que leur potentiel r\u00e9siduel serait au pire d\u2019une ampleur de 0,2\u00b0C. De plus, cet effet pourrait \u00eatre contrecarr\u00e9 par la r\u00e9duction d\u2019autres a\u00e9rosols, ceux \u00e0 base de carbone-suie, qui ont au contraire un effet r\u00e9chauffant.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Journal de l\u2019Environnement signale une \u00e9tude qui d\u00e9montre que la baisse des \u00e9missions de SO2 (dioxyde de soufre dans l\u2019atmosph\u00e8re a eu des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur l\u2019Arctique en participant \u00e0 l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la hausse des temp\u00e9ratures \u00e0 cet endroit du monde. 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