{"id":1194,"date":"2010-03-11T23:09:40","date_gmt":"2010-03-11T21:09:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=1194"},"modified":"2010-03-31T21:40:30","modified_gmt":"2010-03-31T19:40:30","slug":"quelle-histoire-dapres-stendhal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2010\/03\/11\/quelle-histoire-dapres-stendhal\/","title":{"rendered":"Quelle histoire ! (d&rsquo;apr\u00e8s Stendhal&#8230;)"},"content":{"rendered":"<p>Pour f\u00eater <a href=\"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2010\/03\/11\/le-rouge-et-le-vert-hebdo-bulletin-de-naissance-de-la-version-electronique\/\" target=\"_self\">la naissance de Le Rouge &amp; le Vert <em>Hebdo<\/em><\/a>, Raymond Avrillier nous propose une pr\u00e9sentation du livre\u00a0\u00ab\u00a0Le Rouge et le Noir\u00a0\u00bb, c\u00e9l\u00e8bre roman de Stendhal, revisit\u00e9 en 2010 et d\u00e9crivant la trajectoire politique de D. Migaud.<\/p>\n<h3>Pour ceux qui n\u2019auraient pas lu <em>Le Rouge et le Noir<\/em>, voici un r\u00e9sum\u00e9\u2026 actualis\u00e9 et localis\u00e9<\/h3>\n<p><em>Le Rouge et le Noir<\/em>, sous-titr\u00e9 Chronique de 2010, est un roman qui comprend deux parties : la premi\u00e8re retrace le parcours provincial de Didier Migaud, son entr\u00e9e chez Mermaz, et la mont\u00e9e de ses ambitions au parti socialiste, et la seconde la vie du h\u00e9ros \u00e0 Paris comme homme \u00e0 tout faire de monsieur de Sarkozy, et son d\u00e9chirement entre ambitions et sentiments.<\/p>\n<p>En \u00e9pigraphe, <em>Le Rouge et le Noir<\/em>, Chronique de 2010 porte \u00ab La v\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;\u00e2pre v\u00e9rit\u00e9. DANTON \u00bb.<\/p>\n<h4>Premi\u00e8re partie<\/h4>\n<p>Aussit\u00f4t, l\u2019auteur plante avec pr\u00e9cision le d\u00e9cor de la petite ville de Grenoble en Is\u00e8re et la situation sociale et politique, d\u00e9finissant l&rsquo;atmosph\u00e8re dans laquelle se forme l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit du h\u00e9ros.<\/p>\n<p>Didier Migaud est le troisi\u00e8me fils du parti, scieur, qui n&rsquo;a que m\u00e9pris pour les choses intellectuelles et Didier se r\u00e9v\u00e8le tr\u00e8s t\u00f4t dou\u00e9 pour les ambitions. Si le jeune gar\u00e7on peut r\u00e9citer par c\u0153ur le r\u00e8glement int\u00e9rieur du parti socialisse, s&rsquo;il b\u00e9n\u00e9ficie de la protection du chef de l\u2019Etat, ledit Sarko, il conna\u00eet aussi tous les d\u00e9tails du protocole de l\u2019Elys\u00e9e, car paradoxalement il voue une admiration sans bornes \u00e0 un homme de la m\u00eame taille, Napol\u00e9on Bonaparte, qu\u2019il consid\u00e8re tout \u00e0 la fois comme un Dieu et comme un mod\u00e8le de r\u00e9ussite. Malmen\u00e9 dans sa famille socialisse qui le tourne sans cesse en d\u00e9rision ou lui fait subir des violences, il est prot\u00e9g\u00e9 par Mermaz qui le recommande \u00e0 Fabius, puis le fait entrer aux s\u00e9minaires du parti.<\/p>\n<p>Ce sont l\u00e0 les d\u00e9buts de Didier dans le monde de la bourgeoisie provinciale. Malgr\u00e9 sa timidit\u00e9 naturelle, il parvient peu \u00e0 peu \u00e0 s\u00e9duire M. de Sarko. La vie de Didier chez les Sarko est donc marqu\u00e9e par sa vive passion pour eux et par son ambition d\u00e9mesur\u00e9e. Il r\u00eave de devenir une sorte d\u2019alter ego de Sarko. Sa vie est donc domin\u00e9e par l\u2019hypocrisie. Au ch\u00e2teau de l\u2019Elys\u00e9e, il doit cacher ses sentiments pour la ma\u00eetresse de maison, au parti socialisse son admiration pour Napol\u00e9on et Sarko.<\/p>\n<p>Au ch\u00e2teau, le jeune homme gagne rapidement le c\u0153ur du ma\u00eetre et il prend l&rsquo;habitude de passer ses soir\u00e9es d&rsquo;\u00e9t\u00e9 en compagnie de Madame qu&rsquo;il surprend agr\u00e9ablement lorsqu&rsquo;elle tente de lui faire un cadeau. La platitude du jeune homme pla\u00eet \u00e0 cette \u00e9trang\u00e8re r\u00eaveuse.<\/p>\n<p>Didier, sur ses propres conseils, quitte son domaine des hauts de Seyssins et entre au grand s\u00e9minaire de la commission des finances. Avant de partir, il a une derni\u00e8re entrevue avec Madame Aubry qui lui para\u00eet tr\u00e8s froide alors qu&rsquo;elle lui porte toujours un amour profond. De l\u00e0 le malentendu qui aboutira \u00e0 la trag\u00e9die. Didier l&rsquo;impatient confond r\u00e9serve et indiff\u00e9rence.<\/p>\n<p>Il part alors pour Paris afin de prendre ses fonctions aupr\u00e8s de l&rsquo;illustre aristocrate.<\/p>\n<h4>Seconde partie<\/h4>\n<p><!--more-->Le marquis de Sarko, personnalit\u00e9 influente du faubourg Saint-Honor\u00e9, remarque tr\u00e8s vite Didier, qui fait aussi la connaissance de l\u2019aristocratie parisienne. En d\u00e9pit de ses nombreux pr\u00e9tendants de haut rang, il ne tarde pas \u00e0 s&rsquo;\u00e9prendre de lui en qui il voit une \u00e2me noble et d\u00e9vou\u00e9e qui ne tranche pas avec l&rsquo;apathie des aristocrates de son salon. Une passion et une ambition commune commencent alors entre les deux. Il lui avouera ensuite qu&rsquo;il compte sur lui et pr\u00e9vient son directeur de cabinet de son souhait de le nommer \u00e0 une pr\u00e9sidence. Dans l&rsquo;attente d&rsquo;une d\u00e9cision, le marquis fait anoblir Didier et lui procure un poste de pr\u00e9sident de la commission des finances. Puis le fils de notaire de Ch\u00e2teau Chinon devient M. le Premier Pr\u00e9sident de la Cour.<\/p>\n<p>C&rsquo;est alors qu\u2019il appelle ses amis rong\u00e9s par l\u2019ambition \u00e0 la rejoindre express\u00e9ment \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Didier attend ensuite rue Cambon [me semble], la date de son jugement, alors que ses amis socialisses multiplient les tentatives pour le faire acquitter, notamment en faisant miroiter \u00e0 certains d\u2019entre eux des postes aupr\u00e8s du marquis. Simultan\u00e9ment, ce qui reste des socialisses tente de faire pencher le proc\u00e8s en faveur de Didier en \u00e9crivant aux \u00e9lecteurs que ce serait une faute et qu&rsquo;ils lui pardonnent volontiers son geste \u00ab maladroit \u00bb.<\/p>\n<p><em>Le Rouge et le Noir<\/em> est \u00e9galement un roman historique, car l\u2019auteur tente de d\u00e9voiler les coulisses de la r\u00e9volution de 2010, avec comme trame de fond la structure sociale de la France de l&rsquo;\u00e9poque, les oppositions entre Paris et la province, entre Seyssins et la rue de Solf\u00e9rino, entre noblesse sarkozisse et bourgeoisie socialisse, entre les fabiusiens et les aubristes.<\/p>\n<p><em>(pcc. R.A. \u00e0 partir de Wikipedia)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour f\u00eater la naissance de Le Rouge &amp; le Vert Hebdo, Raymond Avrillier nous propose une pr\u00e9sentation du livre\u00a0\u00ab\u00a0Le Rouge et le Noir\u00a0\u00bb, c\u00e9l\u00e8bre roman de Stendhal, revisit\u00e9 en 2010 et d\u00e9crivant la trajectoire politique de D. Migaud. Pour ceux qui n\u2019auraient pas lu Le Rouge et le Noir, voici un r\u00e9sum\u00e9\u2026 actualis\u00e9 et localis\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"twitterCardType":"","cardImageID":0,"cardImage":"","cardTitle":"","cardDesc":"","cardImageAlt":"","cardPlayer":"","cardPlayerWidth":0,"cardPlayerHeight":0,"cardPlayerStream":"","cardPlayerCodec":"","footnotes":""},"categories":[13,62],"tags":[],"class_list":["post-1194","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chronique","category-le-rouge-le-vert-hebdo"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1194","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1194"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1194\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1372,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1194\/revisions\/1372"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1194"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1194"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1194"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}