{"id":12055,"date":"2016-09-30T16:06:18","date_gmt":"2016-09-30T15:06:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=12055"},"modified":"2016-09-30T16:29:19","modified_gmt":"2016-09-30T15:29:19","slug":"qui-a-ruine-grenoble-la-corruption-suite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2016\/09\/30\/qui-a-ruine-grenoble-la-corruption-suite\/","title":{"rendered":"Qui a ruin\u00e9 Grenoble : la corruption (suite)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9141 alignleft\" src=\"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/Carignon.jpg\" alt=\"Carignon\" width=\"202\" height=\"282\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/Carignon.jpg 202w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/Carignon-107x150.jpg 107w\" sizes=\"auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px\" \/>Entre 1983 et 1995, les Grenobloises et les Grenoblois ont pay\u00e9 cher, tr\u00e8s cher, le passage \u00e0 la mairie de la majorit\u00e9 de droite men\u00e9e par l\u2019ancien maire corrompu. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les cons\u00e9quences de cette gestion sur les finances de Grenoble, voici un exemple \u00e9loquent qui illustre la gestion catastrophique de cette \u00e9poque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La gestion calamiteuse de l\u2019office HLM de la ville (OPALE qui deviendra ACTIS) va co\u00fbter la petite somme de 72,5 millions de Francs aux contribuables grenoblois. La situation est tellement grave que l\u2019Etat est oblig\u00e9 d\u2019intervenir pour sauver l\u2019OPALE, dont le trou financier atteindra 25 M\u20ac (162,5 MF).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s le 15 janvier 1990, un rapport pr\u00e9liminaire de l&rsquo;Inspection G\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;\u00c9quipement (IGE) explique :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0<em>le surprenant manque de vigilance des services pr\u00e9fectoraux&#8230;<\/em> <em>des march\u00e9s antidat\u00e9s&#8230;<\/em> <em>l&rsquo;absence de pi\u00e8ces attestant la r\u00e9alit\u00e9 des travaux faits&#8230;<\/em> <em>le choix d&rsquo;entreprises sans consultations pr\u00e9alables&#8230; ou plus ch\u00e8res que le moins disant&#8230;<\/em> <em>des avenants pass\u00e9s pour augmenter certaines quantit\u00e9s en dehors de toute vraisemblance&#8230;<\/em> <em>des factures gonfl\u00e9es&#8230; d&rsquo;autres pay\u00e9es deux fois&#8230; etc<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->La conclusion est nette : \u00ab\u00a0<em>l&rsquo;ensemble des faits \u00e9voqu\u00e9s ou m\u00eame simplement certains d&rsquo;entre eux justifieraient l&rsquo;ouverture d&rsquo;une information judiciaire&#8230; \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Celle-ci n&rsquo;aura pas lieu, bien qu&rsquo;apr\u00e8s la publication du rapport d\u00e9finitif un \u00e9lu d&rsquo;opposition, Raymond Avrillier, puis la Conf\u00e9d\u00e9ration Nationale du Logement et la Conf\u00e9d\u00e9ration Syndicale des Familles, associations de locataires repr\u00e9sent\u00e9es au conseil d&rsquo;administration, aient port\u00e9 plainte contre X. Dans le premier cas le procureur de la R\u00e9publique \u00ab\u00a0<em>estime ne pas devoir donner suite d&rsquo;office \u00e0 sa plainte <\/em>\u00bb ; dans le second cas la plainte est d\u00e9clar\u00e9e recevable, mais sur appel du procureur, la constitution de partie civile est d\u00e9clar\u00e9e irrecevable par la cour d&rsquo;appel de Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La presse commence \u00e0 parler \u00ab\u00a0<em>des fausses factures de l&rsquo;OPALE\u00a0<\/em>\u00bb d&rsquo;autant que dans le cadre d&rsquo;une affaire judiciaire en cours (l&rsquo;affaire Rivier, du nom d&rsquo;un promoteur immobilier qui aurait pu avoir des relations avec l&rsquo;OPALE), une perquisition a eu lieu dans les bureaux de l&rsquo;Office HLM en d\u00e9cembre 1990.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant que l&rsquo;enqu\u00eate de l&rsquo;IGE se poursuit, un directeur provisoire, puis un nouveau directeur g\u00e9n\u00e9ral, issu de l&rsquo;administration centrale du Minist\u00e8re de l&rsquo;\u00c9quipement, sont nomm\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 26 juin 1990 le rapport d\u00e9finitif de l\u2019IGE est tr\u00e8s circonstanci\u00e9 ; il d\u00e9nonce, preuves \u00e0 l&rsquo;appui, outre les faits pr\u00e9cit\u00e9s concernant les march\u00e9s, des irr\u00e9gularit\u00e9s de gestion : \u00ab\u00a0<em>pendant 6 mois les attributions de logement ont \u00e9t\u00e9 faites sans intervention de la commission pr\u00e9vue \u00e0 cet effet&#8230;<\/em> <em>des indemnit\u00e9s mensuelles \u00e0 la pr\u00e9sidente contraires \u00e0 la r\u00e9glementation&#8230;<\/em> <em>des remboursements de frais sans liens avec l&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;Office HLM&#8230;<\/em> <em>un compte d&rsquo;exploitation qui n&rsquo;est pas fiable&#8230;<\/em> <em>des op\u00e9rations ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es sans que leur \u00e9quilibre financier soit assur\u00e9<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le fonctionnement du conseil d&rsquo;administration est \u00e9galement critiqu\u00e9 : \u00ab\u00a0<em>le conseil d&rsquo;administration se contentait d&rsquo;un r\u00f4le d&rsquo;enregistrement<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La conclusion est sans appel : \u00ab\u00a0<em>la situation critique constat\u00e9e et les r\u00e9sultats catastrophiques pr\u00e9visibles n\u00e9cessitent la mise en place d&rsquo;un plan de redressement<\/em>. \u00bb Des recommandations sont faites : \u00ab\u00a0<em>il est indispensable de ne lancer de nouvelles op\u00e9rations ou d&rsquo;engager des travaux d&rsquo;am\u00e9lioration que si leur \u00e9quilibre est assur\u00e9&#8230; de r\u00e9sorber la masse des impay\u00e9s&#8230; de r\u00e9duire les frais g\u00e9n\u00e9raux&#8230; de ren\u00e9gocier certains pr\u00eats&#8230; de reconstituer la surface financi\u00e8re par des dotations ext\u00e9rieures&#8230; etc<\/em>. \u00bb Ce rapport est communiqu\u00e9, sans ses annexes, au conseil municipal le 23 juillet 1990, apr\u00e8s que le nouveau directeur g\u00e9n\u00e9ral ait soumis au bureau du conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;Office HLM un programme de travail pour l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;un plan de redressement. Une r\u00e9ponse de l&rsquo;OPALE au rapport est envoy\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Inspection G\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;\u00c9quipement, r\u00e9ponse qui ne conteste ni l&rsquo;analyse ni les mesures pr\u00e9conis\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le plan de redressement comporte cinq volets dont le premier est la conclusion financi\u00e8re de toutes ces malversations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9sorption du d\u00e9ficit (qui atteint finalement 162,5 millions de francs\u00a0!!!) par des versements \u00e0 concurrence de 72,5 millions de francs pour la ville, 40 millions de francs pour le conseil g\u00e9n\u00e9ral, 15 millions de francs pour le Caisse Nationale pour le Logement des Immigr\u00e9s, 40 millions de francs pour la Caisse de Garantie du Logement Social dont 15 millions de francs de pr\u00eat. Ces versements seront r\u00e9partis sur la dur\u00e9e du plan, soit cinq ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><u>Source <\/u><em>\u00ab\u00a0OPALE, 80 ans de logement social<\/em>\u00a0:\u00a0<em>Les ann\u00e9es difficiles de l&rsquo;OPALE entre 1983 et 1995<\/em>\u00a0\u00bb par C\u00e9cile ELIE, Philippe FRACCHIOLLA et Jean-Fran\u00e7ois PARENT &#8211; Janvier 2000.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre 1983 et 1995, les Grenobloises et les Grenoblois ont pay\u00e9 cher, tr\u00e8s cher, le passage \u00e0 la mairie de la majorit\u00e9 de droite men\u00e9e par l\u2019ancien maire corrompu. Apr\u00e8s avoir examin\u00e9 les cons\u00e9quences de cette gestion sur les finances de Grenoble, voici un exemple \u00e9loquent qui illustre la gestion catastrophique de cette \u00e9poque. 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