{"id":127,"date":"2008-07-01T22:08:57","date_gmt":"2008-07-01T20:08:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=127"},"modified":"2010-04-05T18:05:14","modified_gmt":"2010-04-05T16:05:14","slug":"dossier-crolles-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2008\/07\/01\/dossier-crolles-3\/","title":{"rendered":"Dossier Crolles 3"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=128\" target=\"_self\"><em>d\u00e9tail de l&rsquo;article paru dans Le Rouge &amp; le Vert n\u00b0109<\/em><\/a><\/p>\n<h2>Rappel historique<\/h2>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright alignnone size-medium wp-image-132\" style=\"border: 0pt none; margin: 2px; float: right;\" title=\"crolles\" src=\"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/crolles-300x236.png\" alt=\"Le site de ST \u00e0 Crolles\" width=\"300\" height=\"236\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/crolles-300x236.png 300w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/crolles.png 385w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>L&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9conomie grenobloise est marqu\u00e9e par le fameux triptyque \u00ab Universit\u00e9 recherche industrie \u00bb. L&rsquo;ordre des termes n&rsquo;est pas quelconque :<br \/>\nC&rsquo;est abord la formation universitaire qui irrigue la recherche publique, en premier lieu la recherche acad\u00e9mique (fondamentale et appliqu\u00e9e) et ce dans tous les domaines. La diversit\u00e9 des th\u00e9matiques de recherche a toujours \u00e9t\u00e9 une caract\u00e9ristique de la r\u00e9gion grenobloise, m\u00eame si certaines disciplines se sont plus d\u00e9velopp\u00e9es que d&rsquo;autres (exemple la physique avec les grands instruments europ\u00e9ens). Grenoble a \u00e9t\u00e9 en pointe pour les transferts de technologies de la recherche vers l&rsquo;industrie. Les collectivit\u00e9s locales se sont content\u00e9es jusqu&rsquo;aux ann\u00e9es 2000 de permettre le d\u00e9veloppement des universit\u00e9 et l&rsquo;implantation des laboratoires. L&rsquo;Etat pilotait la formation et la recherche amont en apportant d&rsquo;importants cr\u00e9dits de fonctionnement et d&rsquo;\u00e9quipement. Grenoble a su, mieux que d&rsquo;autres agglom\u00e9rations attirer les financements publics par l&rsquo;implantation de l&rsquo;ILL puis de l&rsquo;ESRF.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence du CEA et de son \u00e9volution (d\u00e9nucl\u00e9arisation) avec le d\u00e9veloppement du LETI a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 les potentialit\u00e9s de R et D dans certains secteurs, notamment la micro\u00e9lectronique.<\/p>\n<h2>La rupture<\/h2>\n<p>Le financement par les collectivit\u00e9s locales, de Minatec a pr\u00e9sent\u00e9 une rupture avec ce mod\u00e8le grenoblois. Pour la 1\u00e8re fois, les collectivit\u00e9s se sont substitu\u00e9es \u00e0 l&rsquo;Etat pour financer massivement des constructions de laboratoires et m\u00eame une entreprise de location de salles blanches (SEM Minatec).<br \/>\n<!--more--> En soi, la structuration d&rsquo;un p\u00f4le th\u00e9matique qui regroupe sur le m\u00eame lieu, des \u00e9coles d&rsquo;ing\u00e9nieurs, des laboratoires publics et des b\u00e2timents permettant d&rsquo;abriter des entreprises priv\u00e9es est plut\u00f4t une bonne chose. La construction de \u00ab clusters \u00bb a, en g\u00e9n\u00e9ral, de l&rsquo;efficacit\u00e9 en permettant de favoriser les \u00e9changes et les synergies.<\/p>\n<p>L&rsquo;implantation de Minatec sur le polygone scientifique \u00e0 cot\u00e9 du LETI s&rsquo;est accompagn\u00e9e de la r\u00e9duction des th\u00e9matiques de recherche et de formation notamment \u00e0 l&rsquo;INPG et au LETI. Une certaine monoculture s&rsquo;est install\u00e9e et le label nano est devenu un v\u00e9ritable s\u00e9same pour les \u00e9quipes de recherche et les entreprises pour obtenir des cr\u00e9dits. A tel point que s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 sous l&rsquo;\u00e9gide de J. Terme (directeur de la technologie du CEA) un discours sur un d\u00e9veloppement \u00e9conomique qui ne reposait que sur des promesses et bien loin d&rsquo;une analyse partag\u00e9e par les acteurs locaux (scientifiques, industriels et politiques).<\/p>\n<p>Une fois accept\u00e9 par les collectivit\u00e9s locales, cette \u00e9conomie bas\u00e9e sur les promesses ne s&rsquo;est plus arr\u00eat\u00e9e. L&rsquo;implantation de Minatec s&rsquo;est prolong\u00e9e par l&rsquo;op\u00e9ration Alliance (Crolles 2) avec l\u00e0 aussi pour la premi\u00e8re fois une aide directe massive des collectivit\u00e9s publiques \u00e0 des industriels, contrairement \u00e0 ce qui s&rsquo;\u00e9tait fait \u00e0 Crolles 1. La possibilit\u00e9 pour les collectivit\u00e9s locales de financer des entreprises priv\u00e9es n&rsquo;est apparue que r\u00e9cemment dans la l\u00e9gislation (intervention de la r\u00e9gion comme pilote), elle a le d\u00e9faut de mettre en concurrence les collectivit\u00e9s locales pour accueillir les entreprises, favorisant une course \u00e0 la subvention.<br \/>\nLe deuxi\u00e8me \u00e9tage de la fus\u00e9e a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;ouverture sur les nanos \u00e0 la biologie (Nanobio), le troisi\u00e8me la cr\u00e9ation du p\u00f4le de comp\u00e9titivit\u00e9 Minalogic, pilot\u00e9 par les entreprises et pour les entreprises.<br \/>\nLe dernier \u00e9tage est le projet GIANT, de transformation du polygone en supercampus technologique qui marque la mainmise de la direction du CEA sur les d\u00e9cideurs politiques.<\/p>\n<p>Le nouveau mod\u00e8le grenoblois \u00ab industrie, recherche, universit\u00e9 \u00bb a choisi le pilotage direct par l&rsquo;aval de la recherche grenobloise, par les entreprises avec des cons\u00e9quences tr\u00e8s dangereuses \u00e0 long terme. Lorsque l&rsquo;on voit certains laboratoires universitaires (par exemple travaillant aussi dans l&rsquo;instrumentation) avoir de grandes difficult\u00e9s pour attirer quelques centaines de milliers d&rsquo;euros pour leurs recherches, alors que le LETI en partenariat \u00e9troit avec des entreprises empoche des dizaines de millions d&rsquo;euros sans coup f\u00e9rir, \u00e0 terme il s&rsquo;agit de l&rsquo;existence m\u00eame de la recherche acad\u00e9mique qui est menac\u00e9e. Piloter la recherche par le court terme et un danger mortel. Les programmes de recherche fondamentale exigent des programmes \u00e0 long terme.<\/p>\n<h3>Les dangers d&rsquo;une telle politique<\/h3>\n<p>Il y a le pilotage par l&rsquo;aval qui, aura des cons\u00e9quence tr\u00e8s n\u00e9gatives par un surd\u00e9veloppement de recherches dans un secteur tr\u00e8s \u00e9troit et l&rsquo;abandon de la diversit\u00e9 dans les recherches publiques.<br \/>\nL&rsquo;argent public devrait \u00eatre en priorit\u00e9 d\u00e9pens\u00e9 sur des activit\u00e9s non d\u00e9localisables, d&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral et permettre une stabilisation d&rsquo;une \u00e9conomie sur le moyen et long terme sur le territoire. Si on choisit d&rsquo;aider l&rsquo;innovation et les transferts de technologie, alors la mani\u00e8re la plus s\u00fbre est d&rsquo;aider \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence de recherches amont d&rsquo;excellence autour desquelles viendraient s&rsquo;agglom\u00e9rer des recherches appliqu\u00e9es et des entreprises voulant se d\u00e9velopper sur de nouveaux march\u00e9s. Par exemple IBM a des laboratoires de recherche fondamentale tr\u00e8s performants (la d\u00e9couverte du microscope \u00e0 effet tunnel, outil pr\u00e9curseur de nanotechnologies, en est issu). Les cr\u00e9dits publics (Europe, Etat, R\u00e9gion) devraient \u00eatre en priorit\u00e9 dirig\u00e9s massivement vers les recherches amont et de mani\u00e8re diversifi\u00e9e. Ce serait des p\u00f4les de comp\u00e9tences construits autour des laboratoires publics \u00e0 la place des p\u00f4les de comp\u00e9titivit\u00e9 pilot\u00e9s par les entreprises. Les investissements dans les laboratoires publics et les cr\u00e9ations d&#8217;emplois seront des actions p\u00e9rennes, non d\u00e9localisables. Bien \u00e9videmment les pouvoirs publics doivent privil\u00e9gier les recherches utiles et ne pas subventionner ou \u00e0 s\u00e9v\u00e8rement r\u00e9glementer celles qui repr\u00e9sentent des dangers et des risques importants. L&rsquo;argent public est rare et peut \u00eatre un outil efficace pour favoriser la recherche dont l&rsquo;aboutissement serait b\u00e9n\u00e9fique pour l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<h2>Crolles 2 le bilan<\/h2>\n<p>Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un programme de R et D sur 5 ans destin\u00e9 \u00e0 muscler les portefeuilles de brevet des entreprises, et permettre aux trois partenaires ST, Freescale (ex Motorola), NXP (ex Philips) d&rsquo;\u00eatre parmi les 1ers mondiaux \u00e0 atteindre la gravure \u00e0 32 nm.<\/p>\n<p>Il faut le dire, car personne ne le dit, le programme technique initial n&rsquo;a pas eu le succ\u00e8s attendu. Il y a eu environ 1 an de retard sur les 65 nm et plus d&rsquo;un an sur le 45 nm. Le 32 nm n&rsquo;est pas atteint.<br \/>\nAu d\u00e9but, les collectivit\u00e9s pour justifier leurs apports financiers ont d\u00e9velopp\u00e9 la th\u00e9orie du ruissellement de Crolles 2 sur l&rsquo;ensemble des activit\u00e9s \u00e9conomiques. Ceci a \u00e9t\u00e9 remis en cause par diff\u00e9rentes \u00e9tudes, notamment l&rsquo;\u00e9tude confi\u00e9e au LEPII de l&rsquo;UPMF de juin 2005. Le ruissellement se limite aux secteurs de l&rsquo;\u00e9lectronique, de l&rsquo;\u00e9lectrotechnique et des technologies de l&rsquo;information et de la communication, il n&rsquo;y a que \u00ab des effets modestes de diffusion dans les autres secteurs industriels et de services. \u00bb<\/p>\n<p>Devant cette faiblesse de l&rsquo;irrigation, le discours des collectivit\u00e9s change. Elles expliquent qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une bonne op\u00e9ration financi\u00e8re puisque leurs subventions sont largement rembours\u00e9es par les retours de Taxe professionnelle.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/ofipopu.org\/wordpress\/2008\/06\/24\/lettre-ofipopu-n%c2%b0-4-du-24-juin-2008\/\" target=\"_blank\">Une \u00e9tude r\u00e9cente de l&rsquo;OFiPoPu<\/a> montre que ceci aussi est inexact et de loin. Les subventions des collectivit\u00e9s ayant atteint presque 200 M\u20ac (aide \u00e0 la R et D et \u00e0 la construction de l&rsquo;usine) et Crolles 2 n&rsquo;a vers\u00e9 que 100 M\u20ac de TP aux collectivit\u00e9s locales jusqu&rsquo;en 2007. De plus il faudrait diminuer ce retour de TP de la totalit\u00e9 des co\u00fbts induits pour les collectivit\u00e9s par l&rsquo;implantation de Crolles 2. L&rsquo;\u00e9quilibre financier pourrait \u00eatre atteint dans les ann\u00e9es \u00e0 venir seulement si les collectivit\u00e9s ne se mettent pas \u00e0 verser des nouvelles subventions pour Crolles 3 et pour Crolles 4&#8230;<\/p>\n<p>L&rsquo;adjointe charg\u00e9e de ce dossier a d\u00e9clar\u00e9 le 19 mai 2008 au conseil municipal, que les reversements de TP \u00e0 Grenoble par la p\u00e9r\u00e9quation d\u00e9partementale (2 M\u20ac par an) \u00e9tait tout b\u00e9n\u00e9fice pour la ville. C&rsquo;est oublier que cette p\u00e9r\u00e9quation est fond\u00e9e sur le fait que de nombreux salari\u00e9s de Crolles habitent Grenoble. Les accueillir co\u00fbte \u00e0 la collectivit\u00e9, il n&rsquo;y a donc rien de gratuit.<\/p>\n<p>On nous explique aussi que si on ne subventionne pas, il n&rsquo;y aura pas d&rsquo;implantation. Or l&rsquo;exemple de Crolles 1 est l\u00e0 pour d\u00e9montrer le contraire et les grands clusters internationaux sont certes int\u00e9ress\u00e9s par des subventions, mais le plus important est la qualit\u00e9 de l&rsquo;environnement en recherche, la possibilit\u00e9 de recruter en nombre des sp\u00e9cialistes correctement form\u00e9s par des \u00e9coles ou universit\u00e9s de qualit\u00e9, et un tissu industriel existant. Il faut aussi rappeler que la coop\u00e9ration entre Philips et ST date de 1992, que le LETI avait d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 des accords avec Motorola, donc la proposition d&rsquo;Alliance \u00e0 Crolles \u00e9tait logique et la suite de programmes en cours. L&rsquo;argent de collectivit\u00e9s locales n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminant dans la d\u00e9cision finale.<\/p>\n<h2>Crolles 3 ou nano 2012<\/h2>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-133\" style=\"border: 0pt none; margin: 2px; float: left;\" title=\"Manif anti Minatec\" src=\"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/arret-rech-desastre-300x157.jpg\" alt=\"Manif anti Minatec\" width=\"300\" height=\"157\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/arret-rech-desastre-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2008\/07\/arret-rech-desastre.jpg 488w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Les choses sont loin d&rsquo;\u00eatre claires. Le Conseil g\u00e9n\u00e9ral et La M\u00e9tro ont d\u00e9cid\u00e9 du principe de leur intervention sur ce projet sans avoir aucun d\u00e9tail sur l&rsquo;op\u00e9ration ! La ville de Grenoble s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 faire de m\u00eame si l&rsquo;on en croit le discours de l&rsquo;adjointe lors du CM du 19 mai 2008.<br \/>\nEn fait il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une nouvelle usine mais la poursuite de l&rsquo;usine Crolles 2 pour \u00e9tendre sa capacit\u00e9 de production. De ce point de vue l&rsquo;appellation Crolles 3 est fallacieuse.<\/p>\n<p>Ce que l&rsquo;on sait :<br \/>\nApr\u00e8s la fin de l&rsquo;Alliance (Crolles 2), ST a d\u00e9cid\u00e9 de passer un partenariat avec IBM, dont on ne conna\u00eet pas les d\u00e9tails, notamment financiers et en terme d&#8217;emplois et de propri\u00e9t\u00e9 industrielle.<br \/>\nQu&rsquo;est ce qui va se passer exactement \u00e0 Crolles ?<br \/>\nIl y aura une \u00e9quipe d&rsquo;IBM qui va s&rsquo;installer \u00e0 Crolles (pas plus d&rsquo;une dizaine de chercheurs) et ST installera une \u00e9quipe chez IBM. Crolles pourra accueillir sur le site de production des tranches de 300 mm, les membres de l&rsquo;IBM CMOS Technology Alliance, mais se trouvera aussi pour cela en concurrence avec des centres de production o\u00f9 sont implant\u00e9s des membres de cette alliance et qui sont actuellement en avance sur Crolles (notamment Dresde avec Infineon et AMD). Il y a d\u00e9j\u00e0 7 usines en Europe qui fabriquent sur les tranches de 300 mm. Il serait temps que l&rsquo;Europe prenne des d\u00e9cisions en mati\u00e8re de strat\u00e9gie industrielle sur ce secteur.<br \/>\nLes analystes attirent l&rsquo;attention sur le danger de cr\u00e9er des investissements de production surdimensionn\u00e9s dont la rentabilit\u00e9 ne serait pas assur\u00e9e. Tout surinvestissement en production peut \u00eatre financi\u00e8rement mortel, cela s&rsquo;est vu au moment du crash de la bulle internet o\u00f9 il y a eu des licenciements massifs dans la micro\u00e9lecronique.  C&rsquo;est moins le cas pour la R et D dont les retomb\u00e9es sont en g\u00e9n\u00e9ral utilisables si elle est diversifi\u00e9e, car c&rsquo;est un enrichissement qui pr\u00e9pare l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>L&rsquo;accord avec IBM est  la confirmation du changement de strat\u00e9gie de ST, avec l&rsquo;abandon de la R et D sur le c\u0153ur des technologies de gravure \u00e0 Crolles et sa sp\u00e9cialisation sur les produits d\u00e9riv\u00e9s ; pour le c\u0153ur des technologies ce sera avec IBM aux US, mais comment sera partag\u00e9e la propri\u00e9t\u00e9 industrielle ?<\/p>\n<blockquote>\n<h3>Communiqu\u00e9 du 24 juillet 2007 de ST annon\u00e7ant l&rsquo;accord avec IBM<\/h3>\n<p><strong>Gen\u00e8ve (Suisse) et Armonk (New York), le 24 juillet 2007 &#8211; STMicroelectronics (NYSE : STM) et IBM (NYSE : IBM)<\/strong> annoncent ce jour la signature d&rsquo;un accord de coop\u00e9ration portant sur le d\u00e9veloppement de proc\u00e9d\u00e9s technologiques de fabrication de prochaine g\u00e9n\u00e9ration &#8211; les \u00ab recettes\u00bb utilis\u00e9es pour le d\u00e9veloppement et la fabrication des semi-conducteurs.<br \/>\nCet accord couvre le d\u00e9veloppement de proc\u00e9d\u00e9s technologiques CMOS (Complementary metal-oxyde-semiconductor) en g\u00e9om\u00e9trie 32 nanom\u00e8tres (nm) et 22 nm, ainsi que les techniques de conception et la recherche avanc\u00e9e adapt\u00e9es \u00e0 la fabrication de tranches de silicium en 300 millim\u00e8tres. De plus, cet accord englobe \u00e0 la fois la technologie CMOS de base et les technologies d\u00e9riv\u00e9es \u00e0 valeur ajout\u00e9e pour des syst\u00e8mes sur puce (SoC) et positionne les deux soci\u00e9t\u00e9s \u00e0 la pointe du d\u00e9veloppement technologique. Ce nouvel accord entre IBM et ST comprendra \u00e9galement une collaboration sur les plates-formes et le d\u00e9veloppement de blocs de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (IP) afin d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer la conception de syst\u00e8mes sur puce r\u00e9alis\u00e9s dans ces technologies.<br \/>\nDans le cadre de cet accord, chacune des soci\u00e9t\u00e9s va mettre en place une \u00e9quipe de d\u00e9veloppement technologique sur le site de son partenaire. En ce qui concerne le d\u00e9veloppement de la technologie CMOS de base, ST mettra en place une \u00e9quipe de R&amp;D dans le centre de R&amp;D micro\u00e9lectronique d&rsquo;IBM implant\u00e9 \u00e0 East Fishkill et Albany, dans l&rsquo;\u00e9tat de New York. Pour sa part, IBM constituera une \u00e9quipe de R&amp;D au sein de l&rsquo;unit\u00e9 de R&amp;D et de fabrication de tranches 300 mm de ST \u00e0 Crolles (Is\u00e8re), o\u00f9 les deux partenaires d\u00e9velopperont conjointement diff\u00e9rentes technologies d\u00e9riv\u00e9es \u00e0 valeur ajout\u00e9e, telles que les m\u00e9moires embarqu\u00e9es et les dispositifs analogiques\/RF. Ces technologies peuvent \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9es pour les march\u00e9s grand public et des serveurs informatiques ainsi que dans les applications de t\u00e9l\u00e9communication sans fil, telles que les t\u00e9l\u00e9phones cellulaires et les syst\u00e8mes GPS.<br \/>\nSTMicroelectronics va rejoindre un groupe de partenaires, constitu\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es dans la fabrication, le d\u00e9veloppement et les technologies micro\u00e9lectroniques qui collaborent en vue de r\u00e9pondre \u00e0 la complexit\u00e9 de conception et assurer le d\u00e9veloppement de proc\u00e9d\u00e9s avanc\u00e9s n\u00e9cessaires pour fabriquer des semi-conducteurs plus performants, compacts, rapides et au moindre co\u00fbt. Les partenaires membres de ce r\u00e9seau constitu\u00e9 de six soci\u00e9t\u00e9s, connu sous le nom de \u00ab IBM CMOS Technology Alliance \u00bb, b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;un acc\u00e8s plus rapide \u00e0 la technologie d\u00e9velopp\u00e9e, participent \u00e0 la d\u00e9finition de cette technologie, aux moyens de recherche et d\u00e9veloppement en commun pour la r\u00e9solution de probl\u00e8mes et de la possibilit\u00e9 d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 une base de fabrication commune.<\/p>\n<p>De fa\u00e7on similaire, IBM et ST \u0153uvreront ensemble \u00e0 l&rsquo;\u00e9largissement du r\u00e9seau sur le site de production de tranches 300 mm de ST situ\u00e9 en France afin d&rsquo;accueillir d&rsquo;autres membres de \u00ab IBM CMOS Technology Alliance \u00bb qui souhaitent prendre part au d\u00e9veloppement des technologies d\u00e9riv\u00e9es \u00e0 valeur ajout\u00e9e pour syst\u00e8mes sur puce.<br \/>\nEn participant \u00e0 des \u00e9cosyst\u00e8mes ouverts qui partagent leurs ressources entre les membres, les entreprises partenaires de ces alliances technologiques b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;une acc\u00e9l\u00e9ration en termes d&rsquo;innovation et d&rsquo;une baisse des co\u00fbts associ\u00e9s qui d\u00e9coulent de la mise en commun de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle et des moyens de R&amp;D de chacun. \u00c0 mesure que ces alliances se d\u00e9veloppent, les avantages tir\u00e9s de ces relations collaboratives augmentent de fa\u00e7on exponentielle, dans la mesure o\u00f9 un plus grand nombre de partenaires permet la mobilisation de davantage de ressources pour relever les d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 la conception et la fabrication de semi-conducteurs plus performants, plus rapides et moins on\u00e9reux.<br \/>\n\u00ab ST a pris la d\u00e9cision strat\u00e9gique de concentrer une plus grande partie de ses ressources de R&amp;D au d\u00e9veloppement de technologies d\u00e9riv\u00e9es \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e qui capitalisent sur notre tr\u00e8s grand savoir-faire en technologies orient\u00e9es-syst\u00e8mes \u00bb, d\u00e9clare Laurent Bosson, Vice-Pr\u00e9sident Ex\u00e9cutif &#8211; Technologie et Fabrication \u00ab Front-End \u00bb, STMicroelectronics. \u00ab Compte tenu de l&rsquo;impressionnant palmar\u00e8s d&rsquo;IBM dans le d\u00e9veloppement de technologies micro\u00e9lectroniques avanc\u00e9es, nous sommes convaincus que cette collaboration apportera aux deux soci\u00e9t\u00e9s le niveau appropri\u00e9 d&rsquo;expertise et les solutions techniques n\u00e9cessaires pour relever et surmonter les d\u00e9fis strat\u00e9giques, et assurer la mise sur le march\u00e9 de produits comp\u00e9titifs \u00bb.<br \/>\n\u00ab L&rsquo;arriv\u00e9e de STMicroelectronics au sein de l&rsquo;alliance technologique d&rsquo;IBM conforte notre capacit\u00e9 \u00e0 relever les d\u00e9fis techniques et \u00e9conomiques de l&rsquo;industrie des semi-conducteurs li\u00e9s au d\u00e9veloppement des technologies avanc\u00e9es \u00bb, d\u00e9clare John Kelly III, Senior Vice President, IBM Research. \u00ab Notre expertise commune et les travaux men\u00e9s en collaboration avec ST permettront d&rsquo;am\u00e9liorer les activit\u00e9s de d\u00e9veloppement technologique tout en assurant des d\u00e9lais de mise sur le march\u00e9 plus rapides et un avantage technologique pour nos clients \u00bb.<br \/>\nLes proc\u00e9d\u00e9s technologiques d\u00e9velopp\u00e9s conjointement seront progressivement fabriqu\u00e9s en volume sur le site de production de tranches 300 mm de ST \u00e0 Crolles (Is\u00e8re), ainsi que dans les sites 300 mm des fabricants de la Plate-Forme Commune, dont fait partie IBM.<br \/>\n\u00c0 plus long terme, IBM, le CEA-LETI (Grenoble) et ST envisagent de collaborer sur des sujets avanc\u00e9s pour les prochains n\u0153uds technologiques en s&rsquo;appuyant sur le succ\u00e8s de la collaboration \u00e9tablie de longue date entre l&rsquo;organisme publique de recherche technologique CEA-LETI et ST.<\/p>\n<p>Les d\u00e9tails financiers relatifs \u00e0 cette transaction n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9voil\u00e9s.<\/p><\/blockquote>\n<p>Suite \u00e0 cet accord, le minist\u00e8re de l&rsquo;industrie dans un communiqu\u00e9 de f\u00e9vrier 2008 lance l&rsquo;op\u00e9ration soutien \u00e0 Crolles  pour 2008-2012<\/p>\n<blockquote>\n<h3>27 f\u00e9vrier 2008 &#8211; STMicroelectronics &#8211; Programme de d\u00e9veloppement des sites de Crolles et de Grenoble pour la p\u00e9riode 2008-2012<\/h3>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 franco-italienne STMicroelectronics est un leader mondial des semi-conducteurs \u00e0 destination de secteurs aussi divers que la t\u00e9l\u00e9phonie mobile, le multim\u00e9dia, l\u00a0\u00bbautomobile ou l\u00a0\u00bbinformatique. Les circuits que con\u00e7oit et produit STMicroelectronics jouent ainsi un r\u00f4le strat\u00e9gique pour l\u00a0\u00bbinnovation de branches industrielles majeures, en France et en Europe. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u00a0\u00bbensemble de ses implantations fran\u00e7aises, STMicroelectronics est un acteur-cl\u00e9 de la recherche, du d\u00e9veloppement et de la production dans le domaine technologique de pointe que constitue la nano\u00e9lectronique.<br \/>\nEn particulier, STMicroelectronics contribue de mani\u00e8re d\u00e9cisive \u00e0 la dynamique du p\u00f4le de comp\u00e9titivit\u00e9 de Crolles &#8211; Grenoble, reconnu au niveau mondial pour son expertise dans les nanotechnologies. L&rsquo;entreprise participe ainsi, avec le soutien financier de l&rsquo;\u00c9tat et des collectivit\u00e9s territoriales concern\u00e9es, au renforcement de ce bassin d&#8217;emplois qui s&rsquo;est sp\u00e9cialis\u00e9 d\u00e8s les ann\u00e9es 1970 sur des activit\u00e9s \u00e0 haute valeur ajout\u00e9e.<br \/>\nLa soci\u00e9t\u00e9 STMicroelectronics a pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat, en juillet dernier, un nouveau programme de d\u00e9veloppement sur les sites de Crolles et de Grenoble pour la p\u00e9riode 2008-2012, incluant une demande de subventions pour STMicroelectronics et l&rsquo;ensemble des partenaires du programme. Un examen en d\u00e9tail par les services comp\u00e9tents du ministre de l&rsquo;\u00c9conomie, des finances et de l&#8217;emploi des informations transmises dans ce cadre par STMicroelectronics a permis de valider dans l&rsquo;ensemble le programme technique et la coh\u00e9rence globale des moyens pr\u00e9sent\u00e9s par l&rsquo;entreprise \u00e0 l&rsquo;appui de cette demande.<br \/>\nSous r\u00e9serve des engagements que STMicroelectronics sera pr\u00eat \u00e0 souscrire ainsi que de la r\u00e9ponse qu&rsquo;apporteront les collectivit\u00e9s locales, l&rsquo;\u00c9tat est pr\u00eat \u00e0 tenir son r\u00f4le pour le maintien d&rsquo;un \u00e9cosyst\u00e8me d&rsquo;exception autour de Crolles-Grenoble dans le secteur de la nano\u00e9lectronique.<br \/>\nL&rsquo;\u00c9tat souhaite donc que des n\u00e9gociations puissent \u00eatre rapidement finalis\u00e9es avec l&rsquo;entreprise et les collectivit\u00e9s locales concern\u00e9es, sur le montant (qui prendra en compte le b\u00e9n\u00e9fice de l&rsquo;am\u00e9lioration du dispositif du cr\u00e9dit imp\u00f4t recherche depuis le 1er janvier 2008) et les conditions du soutien qui pourra \u00eatre apport\u00e9 ainsi que sur les engagements qui devront \u00eatre fournis en contrepartie par l&rsquo;entreprise. L&rsquo;\u00c9tat a demand\u00e9 au repr\u00e9sentant de l&rsquo;\u00c9tat sur place, le Pr\u00e9fet de l&rsquo;Is\u00e8re, de formaliser les n\u00e9gociations avec les collectivit\u00e9s territoriales concern\u00e9es, afin de parvenir au plus vite \u00e0 un accord sur les engagements r\u00e9ciproques de l&rsquo;ensemble des parties.<br \/>\nL&rsquo;\u00c9tat attache la plus grande importance au renforcement des partenariats que STMicroelectronics pourra conclure avec les acteurs du secteur susceptibles de renforcer sa strat\u00e9gie int\u00e9gr\u00e9e de recherche et de production, ainsi que la place de la France et de l&rsquo;Europe dans ces technologies strat\u00e9giques, ce qui constitue un \u00e9l\u00e9ment essentiel pour d\u00e9terminer la contribution de l&rsquo;\u00c9tat. De m\u00eame, les engagements de l&rsquo;entreprise en termes de capacit\u00e9 de production du site constitueront un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9.<br \/>\nEn toute hypoth\u00e8se le montant et les conditions du soutien ainsi que les engagements r\u00e9ciproques des parties seront soumis \u00e0 l&rsquo;approbation des autorit\u00e9s communautaires.<\/p><\/blockquote>\n<p>Donc il s&rsquo;agirait d&rsquo;une nouvelle convention avec ST seule qui d\u00e9velopperait ses partenariats. Il n&rsquo;y aurait pas de contractualisation avec IBM, contrairement \u00e0 ce que peuvent laisser penser les d\u00e9lib\u00e9rations du CGI et de la M\u00e9tro, ni avec le CEA. Mais ceci est \u00e0 v\u00e9rifier, le communiqu\u00e9 du minist\u00e8re n&rsquo;\u00e9tant pas clair sur ce point.<\/p>\n<h2>Des collectivit\u00e9s bien l\u00e9g\u00e8res ou bien na\u00efves<\/h2>\n<p>Elles donnent leur accord de principe sans conna\u00eetre r\u00e9ellement les tenants des strat\u00e9gies des firmes engag\u00e9es dans ces R et D.<\/p>\n<p>Les contreparties seraient bien moins importantes que pour Crolles 2 -seulement 650 emplois de cr\u00e9\u00e9s contre 1540 pour Alliance- et des investissements nouveaux bien inf\u00e9rieurs -750 M$ car il y a le rachat pour 500 M$ des \u00e9quipements de NXP et Freescale-, pour subventionner de la R et D d&rsquo;un montant \u00e9quivalent (1000 M\u20ac \u00e0 Crolles et 635 \u00e0 Grenoble). Avec le pari que l&rsquo;augmentation de la capacit\u00e9 de production de 2800 plaques de silicium par semaine \u00e0 4500 en 2010 (qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9vue) permettra d&rsquo;\u00e9couler sur le march\u00e9 mondial cette nouvelle production. Or actuellement la production \u00e0 Crolles 2 est plus ch\u00e8re qu&rsquo;\u00e0 Taiwan.<\/p>\n<h2>Des promesses non tenue<\/h2>\n<p>Pendant la campagne \u00e9lectorale des municipales, M. Destot  a promis beaucoup de bonnes choses en voici quelques unes :<br \/>\nIl s&rsquo;est engag\u00e9 \u00e0 :<\/p>\n<ul>\n<li><em>\u00ab\u00a0contr\u00f4ler et valoriser l&rsquo;utilisation de l&rsquo;investissement public et ses b\u00e9n\u00e9fices en termes de p\u00e9rennisation et cr\u00e9ation d&#8217;emplois<\/em><\/li>\n<li><em> associer les habitants, les salari\u00e9s au d\u00e9veloppement scientifique, attribuer \u00e0 tous les grands projets des moyens d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l&rsquo;information et aux d\u00e9bats publics \u00bb<\/em><\/li>\n<li><em>\u00ab <strong>agir au niveau local, pour renforcer les politiques publiques dans trois directions<\/strong> :<\/em>\n<ul>\n<li><em>favoriser les cr\u00e9ations d&#8217;emplois, par la diffusion de l&rsquo;innovation jusqu&rsquo;aux PME et le soutien \u00e0 une \u00e9conomie diversifi\u00e9e, c&rsquo;est-\u00e0-dire aux industries traditionnelles, aux services, aux commerces et \u00e0 l&rsquo;artisanat, \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie sociale et solidaire,<\/em><\/li>\n<li><em>utiliser tous les outils publics, en poursuivant notre politique de renforcement des services publics et en aidant l&rsquo;activit\u00e9 par les investissements publics, avec des clauses d&rsquo;insertion multipli\u00e9es,<\/em><\/li>\n<li><em>d\u00e9velopper les politiques d&rsquo;insertion, \u00e0 la fois en aidant davantage les personnes et en associant plus \u00e9troitement les entreprises par des op\u00e9rations sp\u00e9cifiques \u00e0 l&rsquo;exemple de \u00ab 100 jeunes, 100 chances \u00bb men\u00e9e par Schneider Electric\u00a0\u00bb <\/em><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>\u00ab En contrepartie des aides publiques qui leur sont accord\u00e9es (comme dans tous les pays aujourd&rsquo;hui), les grandes entreprises et les p\u00f4les de recherche ont une responsabilit\u00e9 de diss\u00e9mination des r\u00e9sultats et d&rsquo;entra\u00eenement de tout le tissu des PME, le plus cr\u00e9ateur d&#8217;emplois in fine, mais aussi le maillon le plus fragile de la cha\u00eene \u00e9conomique, en France de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, et \u00e0 Grenoble \u00e9galement. Ces PME, de 50 \u00e0 quelques milliers d&#8217;employ\u00e9s ont besoin d&rsquo;une action de soutien poursuivie et amplifi\u00e9e, sur tous les plans : transfert de technologie et aide \u00e0 l&rsquo;innovation, aide \u00e0 la croissance aussi bien pour la recherche de capitaux que de locaux adapt\u00e9s, d\u00e9veloppement \u00e0 l&rsquo;export&#8230; etc. <strong>Cette action de soutien aux PME constituera un fil rouge de notre d\u00e9marche. \u00bb<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab Comment gagner les moyens de nos ambitions<br \/>\nD&rsquo;abord une conviction forte : vouloir faire seul signifierait une limitation absurde de nos marges de manoeuvre. Il faut jouer le jeu des partenariats, avec l&rsquo;Etat et les autres collectivit\u00e9s, avec le secteur associatif et le secteur priv\u00e9. <strong>L&rsquo;argent public doit \u00eatre affect\u00e9 aux missions de service public, sans disperser comp\u00e9tences et priorit\u00e9s \u00bb<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>La participation des collectivit\u00e9s locales au nouveau programme \u00e0 Crolles, d\u00e9cid\u00e9e dans la pr\u00e9cipitation, sans mise en d\u00e9bat public du dossier, tourne le dos \u00e0 ces promesses et tout continuera comme avant.<\/strong><\/p>\n<p>A suivre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d\u00e9tail de l&rsquo;article paru dans Le Rouge &amp; le Vert n\u00b0109 Rappel historique L&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9conomie grenobloise est marqu\u00e9e par le fameux triptyque \u00ab Universit\u00e9 recherche industrie \u00bb. 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