{"id":14532,"date":"2018-07-06T14:19:13","date_gmt":"2018-07-06T12:19:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=14532"},"modified":"2018-07-06T15:03:58","modified_gmt":"2018-07-06T13:03:58","slug":"logements-vacants-un-phenomene-qui-saccroit-selon-linsee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2018\/07\/06\/logements-vacants-un-phenomene-qui-saccroit-selon-linsee\/","title":{"rendered":"Logements vacants : un ph\u00e9nom\u00e8ne qui s&rsquo;accro\u00eet selon l&rsquo;Insee"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12478 alignleft\" src=\"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/INSEE.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"128\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/INSEE.jpg 400w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/INSEE-150x48.jpg 150w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/INSEE-300x96.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/>Une \u00e9tude de l\u2019INSEE examine le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019augmentation continue de la vacance des logements. L\u2019\u00e9tude d\u00e9montre que le parc de logement croit beaucoup plus vite que la population. En effet entre 2010 et 2015 (ann\u00e9e du dernier recensement), le parc de logements a progress\u00e9 au rythme moyen de 1,1% par an, soit deux fois plus vite que la population. Le parc de logement atteint 35,2 millions d\u2019unit\u00e9s au 1<sup>er<\/sup> janvier 2015. Il ne faut pas oublier que le besoin en logement est impact\u00e9 par d&rsquo;autres ph\u00e9nom\u00e8nes que la seule croissance de la population (d\u00e9cohabitation, s\u00e9paration des couples, taille des familles, vieillissement&#8230;). Entre 2010 et 2015, l&rsquo;Insee estime que\u00a0seuls\u00a037% de l&rsquo;augmentation du nombre de logements s&rsquo;explique uniquement par le dynamisme d\u00e9mographique. Le nombre de logements vacants augmente aujourd&rsquo;hui de presque 87 000 unit\u00e9s chaque ann\u00e9e\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est inqui\u00e9tant\u00a0; c\u2019est pourquoi la m\u00e9tropole, dans son plan local de l\u2019habitat a pr\u00e9vu de rechercher les logements vacants qui pourraient \u00eatre relou\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 une aide apport\u00e9e aux propri\u00e9taires en leur garantissant les loyers \u00e0 condition de faire entrer le logement dans la cat\u00e9gorie sociale. Cela permet de moins \u00eatre oblig\u00e9 de construire du neuf.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/rcse.fr\/2018\/06\/19\/15341\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Voir l\u2019action de la m\u00e9tropole, \u00ab\u00a0<em>Louez Facile, un dispositif gagnant-gagnant<\/em>\u00a0\u00bb<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une instruction minist\u00e9rielle r\u00e9cente concerne justement la mobilisation du parc priv\u00e9 \u00e0 des fins sociales et le d\u00e9veloppement de l\u2019interm\u00e9diation locative.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;interm\u00e9diation locative est \u00ab\u00a0<em>un dispositif qui permet de s\u00e9curiser et simplifier la relation entre le locataire et le bailleur gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention d\u2019un tiers social (op\u00e9rateur, organisme agr\u00e9\u00e9 ou association). Le dispositif repose \u00e9galement sur des d\u00e9ductions fiscales, pouvant atteindre jusqu\u2019\u00e0 85\u00a0% des revenus locatifs, aux bailleurs qui acceptent de louer leur logement \u00e0 des m\u00e9nages en difficult\u00e9.<\/em>\u00a0\u00bb (voir <a href=\"https:\/\/www.anil.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le site de l&rsquo;ANIL<\/a> et <a href=\"http:\/\/circulaires.legifrance.gouv.fr\/index.php?action=afficherCirculaire&amp;hit=1&amp;retourAccueil=1&amp;r=43646\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l\u2019instruction\u00a0minist\u00e9rielle suivante<\/a>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le facteur d\u00e9mographique reste un facteur cl\u00e9 de progression du nombre de logements, m\u00eame s&rsquo;il ralentit. Pour la premi\u00e8re fois en 25 ans, il d\u00e9passe m\u00eame la contribution due au recul de la taille moyenne des m\u00e9nages (nombre de personnes partageant un m\u00eame logement). La baisse tendancielle de la taille des m\u00e9nages s&rsquo;est en effet att\u00e9nu\u00e9e au tournant des ann\u00e9es 2010. En 2015, on d\u00e9nombre ainsi 2,23 personnes par logement, contre 2,27 en 2010 et 2,59 en 1990.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Les logements vacants augmentent \u00e0 un rythme plus soutenu qu\u2019auparavant. Leur nombre a progress\u00e9 de 3,4\u00a0% par an en moyenne entre 2010 et 2015, soit un rythme de croissance 2,5 fois plus \u00e9lev\u00e9 qu\u2019entre 1999 et 2010 et 6 fois plus \u00e9lev\u00e9 qu\u2019entre 1990 et 1999. En 2015 en France, 2,8 millions de logements sont vacants, soit 8,0\u00a0% du parc de logements. Cette part n\u2019a cess\u00e9 de progresser depuis la fin des ann\u00e9es 1990 (6,9\u00a0% en 1999 et 7,2\u00a0% en 2010) mettant ainsi fin \u00e0 une baisse continue au cours des ann\u00e9es 1980 et 1990 (7,6\u00a0% en 1982 et 7,2\u00a0% en 1990).\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le ph\u00e9nom\u00e8ne touche particuli\u00e8rement les villes-centres des grands p\u00f4les urbains (avec un taux de 9,5%), tandis\u00a0que\u00a0les banlieues et les couronnes p\u00e9riurbaines affichent un taux plus faible.\u00a0Par exemple \u00e0 Grenoble le taux de vacance INSEE atteint 10,7%, il \u00e9tait de 8,8% en 2010. Dans la m\u00e9tropole, en 2014 il y avait un taux de vacance de 7,7%.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Entre 2010 et 2015, dans les villes-centres des grands p\u00f4les urbains, le parc de logements vacants augmente moins vite qu\u2019ailleurs, mais le taux de vacance y est \u00e9lev\u00e9 (9,5\u00a0%). Dans les couronnes et les banlieues des grands centres urbains, la vacance de logements est plus faible en proportion, mais sa croissance est plus prononc\u00e9e. Ceci peut t\u00e9moigner de la perte d\u2019attractivit\u00e9 d\u2019une partie du parc, acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e par une augmentation des constructions neuves. Dans les moyens et petits p\u00f4les, ainsi que dans les communes isol\u00e9es hors influence urbaine, le rythme de progression de la vacance est similaire \u00e0 la moyenne nationale. Ces territoires, qui restent \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la croissance d\u00e9mographique, cumulent vieillissement de la population et difficult\u00e9s \u00e9conomiques. La vacance est alors le signe de l\u2019obsolescence d\u2019une part grandissante de leur parc de logements. La croissance de la vacance se traduit par une augmentation significative du taux de vacance entre 2010 et 2015. Dans les zones littorales ou de montagnes, le d\u00e9veloppement des r\u00e9sidences secondaires permet de limiter l\u2019abandon du parc r\u00e9sidentiel\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour lire l&rsquo;\u00e9tude compl\u00e8te, cliquez <a href=\"https:\/\/www.insee.fr\/fr\/statistiques\/3572689\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une \u00e9tude de l\u2019INSEE examine le ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019augmentation continue de la vacance des logements. L\u2019\u00e9tude d\u00e9montre que le parc de logement croit beaucoup plus vite que la population. 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