{"id":18553,"date":"2021-03-26T11:16:33","date_gmt":"2021-03-26T10:16:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=18553"},"modified":"2021-03-26T11:35:36","modified_gmt":"2021-03-26T10:35:36","slug":"pesticides-le-conseil-constitutionnel-donne-raison-aux-associations-ecologistes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2021\/03\/26\/pesticides-le-conseil-constitutionnel-donne-raison-aux-associations-ecologistes\/","title":{"rendered":"Pesticides : le Conseil constitutionnel donne raison aux associations \u00e9cologistes"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"136\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/conseilconstitutionnel.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9661\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/conseilconstitutionnel.jpg 250w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/conseilconstitutionnel-150x82.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le Conseil constitutionnel \u00e9t\u00e9 saisi le 4 janvier 2021, par le Conseil d\u2019Etat, d\u2019une question prioritaire de constitutionnalit\u00e9 (QPC) soulev\u00e9e par des ONG demandant l\u2019annulation du d\u00e9cret du 27 d\u00e9cembre 2019\u00a0relatif aux mesures de protection des personnes lors de l&rsquo;utilisation de produits phytopharmaceutiques \u00e0 proximit\u00e9 des zones d\u2019habitation. <a href=\"https:\/\/www.conseil-constitutionnel.fr\/decision\/2021\/2021891QPC.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Le 19 mars, le Conseil constitutionnel a donn\u00e9 raison aux associations \u00e9cologistes (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">Le 19 mars, le Conseil constitutionnel a donn\u00e9 raison aux associations \u00e9cologistes<\/a> dont G\u00e9n\u00e9rations futures, France Nature Environnement ou UFC-Que Choisir, qui critiquent depuis le d\u00e9part une consultation au rabais des riverains.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;utilisation de produits\nphytopharmaceutiques \u00e0 proximit\u00e9 de b\u00e2timents est subordonn\u00e9e \u00e0 des mesures de\nprotection de leurs habitants. Celles-ci sont d\u00e9finies par les utilisateurs de\nces produits dans une charte d&rsquo;engagements \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle d\u00e9partementale. Ces\nchartes doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une concertation pr\u00e9alable avec les personnes,\nou leurs repr\u00e9sentants, habitant \u00e0 proximit\u00e9 des zones susceptibles d&rsquo;\u00eatre\ntrait\u00e9es avec un produit phytopharmaceutique.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Les associations soutenaient\nnotamment que le l\u00e9gislateur aurait insuffisamment pr\u00e9cis\u00e9 les conditions de la\nconcertation pr\u00e9alable \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration des chartes. Elles contestaient\n\u00e9galement le fait que le l\u00e9gislateur ait permis que cette concertation associe,\nnon pas chacun des riverains en cause, mais seulement leurs repr\u00e9sentants.<\/p>\n\n\n\n<p>Le communiqu\u00e9 du Conseil\nConstitutionnel explique&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;S&rsquo;agissant du cadre constitutionnel\napplicable, le Conseil constitutionnel rappelle notamment que, selon l&rsquo;article\n7 de la Charte de l&rsquo;environnement&nbsp;: \u00ab&nbsp;Toute personne a le droit, dans\nles conditions et les limites d\u00e9finies par la loi, d&rsquo;acc\u00e9der aux informations\nrelatives \u00e0 l&rsquo;environnement d\u00e9tenues par les autorit\u00e9s publiques et de\nparticiper \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration des d\u00e9cisions publiques ayant une incidence sur\nl&rsquo;environnement&nbsp;\u00bb. Depuis l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur de cette Charte, il incombe\nau l\u00e9gislateur et, dans le cadre d\u00e9fini par la loi, aux autorit\u00e9s\nadministratives de d\u00e9terminer, dans le respect des principes ainsi \u00e9nonc\u00e9s, les\nmodalit\u00e9s de mise en \u0153uvre de ces dispositions.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c0 cette aune, le Conseil\nconstitutionnel rel\u00e8ve, en premier lieu, que, \u00e0 d\u00e9faut de mise en place de\nmesures de protection ou dans l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de la sant\u00e9 publique, l&rsquo;autorit\u00e9\nadministrative peut restreindre ou interdire l&rsquo;utilisation des produits\nphytopharmaceutiques. Il en r\u00e9sulte que, lorsqu&rsquo;elle constate que les mesures\npropos\u00e9es dans le projet de charte sont suffisantes pour prot\u00e9ger les riverains\nde la zone d&rsquo;\u00e9pandage, elle l&rsquo;approuve. Cette approbation permet alors aux\nutilisateurs de proc\u00e9der \u00e0 des \u00e9pandages selon les conditions pr\u00e9vues dans la\ncharte. En revanche, lorsque l&rsquo;autorit\u00e9 administrative consid\u00e8re ces mesures\ninsuffisantes, elle restreint ou interdit ces \u00e9pandages. Par cons\u00e9quent, les\nchartes d&rsquo;engagements doivent n\u00e9cessairement faire l&rsquo;objet d&rsquo;une d\u00e9cision de\nl&rsquo;autorit\u00e9 administrative pour produire des effets juridiques.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Conseil constitutionnel rel\u00e8ve,\nen outre, que d\u00e8s lors qu&rsquo;elles r\u00e9gissent les conditions d&rsquo;utilisation \u00e0\nproximit\u00e9 des habitations des produits phytopharmaceutiques, lesquels ont des\ncons\u00e9quences sur la biodiversit\u00e9 et la sant\u00e9 humaine, ces chartes ont une\nincidence directe et significative sur l&rsquo;environnement.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Il d\u00e9duit de ce qui pr\u00e9c\u00e8de\nque les chartes d&rsquo;engagements d\u00e9partementales approuv\u00e9es par l&rsquo;autorit\u00e9\nadministrative constituent des d\u00e9cisions publiques ayant une incidence sur\nl&rsquo;environnement au sens de l&rsquo;article 7 de la Charte de l&rsquo;environnement.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>En second lieu, le Conseil\nconstitutionnel rel\u00e8ve que, par les dispositions contest\u00e9es, le l\u00e9gislateur a\npr\u00e9vu une proc\u00e9dure particuli\u00e8re de participation du public. La proc\u00e9dure\nsubsidiaire de participation du public pr\u00e9vue par l&rsquo;article L. 123-19-1 du code\nde l&rsquo;environnement n&rsquo;est donc pas applicable \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration de ces chartes.\nOr, d&rsquo;une part, les dispositions contest\u00e9es se bornent \u00e0 indiquer que la\nconcertation se d\u00e9roule \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelon d\u00e9partemental, sans d\u00e9finir aucune autre des\nconditions et limites dans lesquelles s&rsquo;exerce le droit de participation du\npublic \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration des chartes d&rsquo;engagements. D&rsquo;autre part, le fait de\npermettre que la concertation ne se tienne qu&rsquo;avec les seuls repr\u00e9sentants des\npersonnes habitant \u00e0 proximit\u00e9 des zones susceptibles d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9es par des\nproduits phytopharmaceutiques, ne satisfait pas les exigences d&rsquo;une\nparticipation \u00ab&nbsp;de toute personne&nbsp;\u00bb qu&rsquo;impose l&rsquo;article 7 de la\nCharte de l&rsquo;environnement.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Pour ces motifs, le Conseil\njuge que les dispositions contest\u00e9es m\u00e9connaissent les exigences\nconstitutionnelles r\u00e9sultant de cet article. Il les d\u00e9clare en cons\u00e9quence\ncontraires \u00e0 la Constitution. Cette d\u00e9claration d&rsquo;inconstitutionnalit\u00e9 est\napplicable \u00e0 toutes les affaires non jug\u00e9es d\u00e9finitivement \u00e0 la date de\npublication de la pr\u00e9sente d\u00e9cision.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Conseil constitutionnel \u00e9t\u00e9 saisi le 4 janvier 2021, par le Conseil d\u2019Etat, d\u2019une question prioritaire de constitutionnalit\u00e9 (QPC) soulev\u00e9e par des ONG demandant l\u2019annulation du d\u00e9cret du 27 d\u00e9cembre 2019\u00a0relatif aux mesures de protection des personnes lors de l&rsquo;utilisation de produits phytopharmaceutiques \u00e0 proximit\u00e9 des zones d\u2019habitation. 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