{"id":18658,"date":"2021-04-23T15:44:54","date_gmt":"2021-04-23T13:44:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=18658"},"modified":"2021-04-23T16:37:33","modified_gmt":"2021-04-23T14:37:33","slug":"non-la-france-peripherique-na-pas-ete-abandonnee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2021\/04\/23\/non-la-france-peripherique-na-pas-ete-abandonnee\/","title":{"rendered":"Non, la France \u00ab p\u00e9riph\u00e9rique \u00bb n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"286\" height=\"135\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/alternatives-economiques.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14453\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/alternatives-economiques.jpg 286w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/alternatives-economiques-150x71.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 286px) 100vw, 286px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>C\u2019est le titre d\u2019un article tr\u00e8s document\u00e9 de V. Grimault sur <a href=\"https:\/\/www.alternatives-economiques.fr\/non-france-peripherique-na-ete-abandonnee\/00098666?utm_source=emailing&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=hebdo_abo&amp;utm_content=18042021\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"le site d\u2019Alternatives Economiques du 13 avril 2021 (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\">le site d\u2019Alternatives Economiques du 13 avril 2021<\/a>.\u00a0 <\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Premier constat contre-intuitif&nbsp;:\nles in\u00e9galit\u00e9s se r\u00e9duisent entre les territoires fran\u00e7ais. Difficile \u00e0 croire,\ntant les discours sont nombreux sur les \u00ab&nbsp;fractures fran\u00e7aises&nbsp;\u00bb\nentre des m\u00e9tropoles suppos\u00e9es triomphantes et des territoires p\u00e9riurbains et\nruraux en suppos\u00e9 d\u00e9clin. Encore plus difficile \u00e0 admettre depuis la\nmobilisation des gilets jaunes, qui a souvent \u00e9t\u00e9 analys\u00e9e,&nbsp;de fa\u00e7on simpliste, selon une grille g\u00e9ographique\nimpr\u00e9cise.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>En r\u00e9alit\u00e9, non seulement\nles fractures ne se creusent pas, mais mieux, elles se r\u00e9sorbent. C\u2019est ce que\nmontrent par exemple les chercheurs Florian Bonnet, Hippolyte d\u2019Albis et\nAur\u00e9lie Sotura dans une&nbsp;\u00e9tude&nbsp;originale sur les in\u00e9galit\u00e9s de revenu\nentre d\u00e9partements fran\u00e7ais. Leur conclusion est sans appel&nbsp;: ces\nin\u00e9galit\u00e9s&nbsp;\u00ab&nbsp;ont atteint en 2015 leur plus faible niveau depuis cent\nans&nbsp;\u00bb\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><em>Coefficient de Gini du revenu par adulte entre 90 d\u00e9partements entre 1922 et 2015 :<\/em><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"512\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/GiniRevenuAdulte.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-18659\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/GiniRevenuAdulte.jpg 600w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/GiniRevenuAdulte-150x128.jpg 150w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/GiniRevenuAdulte-300x256.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>Le coefficient de Gini est\nun indicateur d\u2019in\u00e9galit\u00e9 qui compare la situation de la r\u00e9partition des\nrevenus \u00e0 une situation d\u2019\u00e9galit\u00e9. Plus le chiffre est proche de z\u00e9ro, plus la\nr\u00e9partition des revenus est \u00e9galitaire&nbsp;; plus il est proche de 1, plus\nelle est in\u00e9galitaire\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ce ph\u00e9nom\u00e8ne de rattrapage\nne s\u2019est pas arr\u00eat\u00e9 en 2015,&nbsp;compl\u00e8te une autre \u00e9tude, publi\u00e9e par l\u2019Insee.\nAnalysant la p\u00e9riode 2007-2017, marqu\u00e9e par la violente crise \u00e9conomique de\n2008, l\u2019institut montre que l\u2019Ile-de-France est la r\u00e9gion dont le revenu\ndisponible brut&nbsp;par habitant&nbsp;(RDBH) a le moins progress\u00e9 sur la\np\u00e9riode, avec seulement +&nbsp;8,4&nbsp;%, contre +&nbsp;12,6&nbsp;% dans le\nGrand Est et +&nbsp;13,8&nbsp;% en Normandie, deux r\u00e9gions pourtant largement\nfrapp\u00e9es par la d\u00e9sindustrialisation post-2008.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>De fa\u00e7on plus spectaculaire\nencore, les territoires d\u2019outre-mer ont connu une envol\u00e9e de leur RDBH sur la\np\u00e9riode, avec +&nbsp;15,8&nbsp;% \u00e0 la R\u00e9union, +&nbsp;27,7&nbsp;% en Martinique,\n+&nbsp;31,2&nbsp;% en Guadeloupe, et m\u00eame +&nbsp;54,8&nbsp;% \u00e0 Mayotte&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Bien s\u00fbr, ces territoires\npartaient de loin et restent beaucoup plus pauvres que l\u2019Ile-de-France. Mais la\nphoto \u00e0 un instant&nbsp;T est moins importante que le film. Et le film est\nclair&nbsp;: les in\u00e9galit\u00e9s se r\u00e9duisent entre territoires\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>A ce stade de l\u2019article,\nles lecteurs les plus critiques r\u00e9torqueront peut-\u00eatre que les analyses\nd\u00e9partementales, et plus encore r\u00e9gionales, sont trompeuses, car ces grands territoires\nadministratifs regroupent des zones tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. En Aquitaine, regrouper\nla riche m\u00e9tropole de Bordeaux et le modeste plateau limousin de Millevaches\nn\u2019est pas optimal.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019\u00e9conomiste Laurent\nDavezies parvient \u00e0 d\u00e9passer cette limite.&nbsp;Dans son dernier ouvrage, il calcule ainsi qu\u2019entre\n2000 et 2015, les in\u00e9galit\u00e9s de revenu ont baiss\u00e9 de 7&nbsp;% entre les\n314&nbsp;zones d\u2019emploi que compte l\u2019Hexagone.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Si l\u2019on zoome encore d\u2019un\ncran, au niveau des 770&nbsp;aires urbaines, on ne constate en revanche plus de\nbaisse des in\u00e9galit\u00e9s, mais une hausse.&nbsp;A l\u2019image de la r\u00e9gion Ile-de-France, \u00e0\nl\u2019int\u00e9rieur de laquelle les communes les plus riches s\u2019enrichissent, et les\nplus pauvres s\u2019appauvrissent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Mais il s\u2019agit surtout de\ncons\u00e9quences de mobilit\u00e9s courte distance, avec une gentrification des\nquartiers d\u00e9j\u00e0 riches, et une concentration des m\u00e9nages les plus pauvres dans\nles quartiers les plus d\u00e9labr\u00e9s. Pas de quoi invalider la structurelle baisse\ndes in\u00e9galit\u00e9s que l\u2019on constate en France entre territoires plus \u00e9loign\u00e9s\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>La solidarit\u00e9 par la\nfiscalit\u00e9<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le discours politique et\nm\u00e9diatique dominant avance souvent que le probl\u00e8me vient des pouvoirs publics,\net plus sp\u00e9cifiquement de l\u2019Etat, qui aurait abandonn\u00e9 les campagnes et le\np\u00e9riurbain. Incontestablement, certains territoires isol\u00e9s ont subi des\nfermetures de maternit\u00e9, de classes, ou de bureaux de poste qui laissent une\ncicatrice traumatisante. Mais c\u2019est oublier que ces fermetures ont \u00e9galement\nconcern\u00e9 les m\u00e9tropoles, m\u00eame si elles sont moins visibles.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Surtout, les services\npublics physiquement visibles ne sont que la face \u00e9merg\u00e9e de l\u2019iceberg. Plus\nglobalement, les territoires fran\u00e7ais les plus fragiles n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9s\npar l\u2019Etat. Ils ont au contraire \u00e9t\u00e9 tenus \u00e0 bout de bras, gr\u00e2ce \u00e0 trois grands\nm\u00e9canismes publics.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Premier m\u00e9canisme&nbsp;:\nles pr\u00e9l\u00e8vements obligatoires, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019ensemble des cotisations\nsociales, imp\u00f4ts et taxes pay\u00e9es par les m\u00e9nages et les entreprises. Les\nvilles, et notamment les m\u00e9tropoles, offrent g\u00e9n\u00e9ralement plus d\u2019emplois\nqu\u2019elles n\u2019ont d\u2019habitants, et les habitants qui y vivent sont souvent en\nemploi. R\u00e9sultat, ces zones sont davantage \u00ab&nbsp;tax\u00e9es&nbsp;\u00bb que les\nterritoires plus en difficult\u00e9 sur le plan d\u00e9mographique et \u00e9conomique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans une \u00e9tude fouill\u00e9e, le Haut Conseil du\nfinancement de la protection sociale publie des chiffres \u00e9loquents&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;Le\nmontant moyen par habitant de l\u2019ensemble des ressources b\u00e9n\u00e9ficiant \u00e0 la\nprotection sociale s\u2019\u00e9tage entre 5&nbsp;695&nbsp;euros dans la Meuse et\n25&nbsp;550&nbsp;euros \u00e0 Paris.&nbsp;\u00bb&nbsp;Autrement dit, un Parisien verse en\nmoyenne 25&nbsp;550&nbsp;euros \u00e0 la solidarit\u00e9 nationale, soit 4,5&nbsp;fois plus\nqu\u2019un habitant de la Meuse, car Paris concentre entreprises et tr\u00e8s hauts salaires,\nalors que la Meuse conna\u00eet un vieillissement de sa population et dispose d\u2019un\ntissu \u00e9conomique plus fragile\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>De quoi rappeler que la\nprogressivit\u00e9 de l\u2019imp\u00f4t ne r\u00e9duit pas seulement les in\u00e9galit\u00e9s entre les\ncitoyens, mais aussi entre territoires&#8230;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Contributeurs et b\u00e9n\u00e9ficiaires<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les 823&nbsp;milliards\nd\u2019euros de pr\u00e9l\u00e8vements obligatoires collect\u00e9s en 2019 ne restent pas dans les\ncaisses de l\u2019Etat. Ils sont redistribu\u00e9s par le biais des prestations sociales\n(retraites, allocations familiales, ch\u00f4mage, maladie\u2026). Ce deuxi\u00e8me m\u00e9canisme a\nlui aussi un effet redistributif majeur, puisque les territoires fragiles sont\nplus aid\u00e9s que les plus riches\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Pr\u00e9l\u00e8vements obligatoires\nd\u2019un c\u00f4t\u00e9, prestations sociales de l\u2019autre\u2026en sortant la calculatrice, il est\npossible d\u2019\u00e9tablir quels sont les territoires dits \u00ab&nbsp;b\u00e9n\u00e9ficiaires nets&nbsp;\u00bb\n(ils re\u00e7oivent plus qu\u2019ils ne cotisent) et lesquels sont \u00ab&nbsp;contributeurs\nnets&nbsp;\u00bb (ils cotisent plus qu\u2019ils ne re\u00e7oivent).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans une \u00e9tude r\u00e9cente, le chercheur Eric Dor\ncalcule ainsi que trois r\u00e9gions&nbsp;sont contributrices nettes&nbsp;: l\u2019Ile de\nFrance (contribution nette de 6&nbsp;345&nbsp;euros par personne et par an),\nl\u2019Alsace (594&nbsp;euros par personne et par an), et Rh\u00f4ne-Alpes\n(443&nbsp;euros par personne et par an).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>A l\u2019inverse, toutes les\nautres r\u00e9gions sont gagnantes, et notamment Mayotte (b\u00e9n\u00e9fice net de\n4&nbsp;395&nbsp;euros par personne et par an) et le Limousin\n(3&nbsp;599&nbsp;euros). Si l\u2019on multiplie par le nombre d\u2019habitants,\nl\u2019Ile-de-France \u00ab&nbsp;perd&nbsp;\u00bb ainsi 77&nbsp;milliards d\u2019euros par an,\nalors que le Languedoc-Roussillon en gagne 7,8&nbsp;milliards. Difficile, donc,\nde dire que Paris abandonne l\u2019Aveyron et la Loz\u00e8re\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Troisi\u00e8me grand\nm\u00e9canisme&nbsp;: l\u2019existence d\u2019emplois non marchands, souvent financ\u00e9s par la\npuissance publique, que ce soit directement (fonctionnaires, contractuels), ou\nindirectement (via les subventions aux associations).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans son dernier ouvrage,\nLaurent Davezies montre qu\u2019ils ont permis \u00e0 la France de limiter la casse apr\u00e8s\nla crise de 2008, notamment dans les territoires les plus fragiles. Le\nchercheur regroupe ainsi les 1&nbsp;640&nbsp;bassins de vie les plus en\ndifficult\u00e9 de l\u2019Hexagone. Et observe qu\u2019entre 2006 et 2016, ces bassins ont\n\u00ab&nbsp;gagn\u00e9&nbsp;\u00bb 300&nbsp;emplois publics au total, alors qu\u2019ils perdaient\n57&nbsp;000&nbsp;habitants et 31&nbsp;000&nbsp;emplois priv\u00e9s dans le m\u00eame\ntemps.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Commentaire de Laurent\nDavezies&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;Ce n\u2019est pas l\u2019Etat qui abandonne les territoires.\nAu contraire, ce sont les entreprises et les gens.&nbsp;\u00bb\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Navetteurs et\ntouristes&nbsp;: de l\u2019argent qui se d\u00e9place<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Enfin, au-del\u00e0 des dispositifs\nsociaux et publics, plusieurs m\u00e9canismes priv\u00e9s profitent aux territoires\nfragiles. Le premier concerne les flux de navetteurs, ces salari\u00e9s qui\ntravaillent en ville (et y gagnent leur salaire) mais vivent \u00e0 la campagne ou\ndans le p\u00e9riurbain (et y d\u00e9pensent leur salaire).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>La m\u00e9tropole de Lyon\ncontribue ainsi \u00e0 3,1&nbsp;% du PIB fran\u00e7ais, mais ne touche que 2,2&nbsp;% du\nrevenu disponible brut du pays, calcule Laurent Davezies. Une partie des\n8,3&nbsp;milliards d\u2019euros qui se sont ainsi \u00ab&nbsp;\u00e9vapor\u00e9s&nbsp;\u00bb sont li\u00e9s\nau fait que 28&nbsp;% des emplois de la m\u00e9tropole lyonnaise sont occup\u00e9s par\ndes travailleurs qui vivent en dehors. Par exemple, 13&nbsp;% des actifs du\nd\u00e9partement de l\u2019Ain vont tous les jours travailler dans la m\u00e9tropole et rapportent\ndans leur d\u00e9partement de r\u00e9sidence les salaires qu\u2019ils ont gagn\u00e9s \u00e0 Lyon.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Second grand m\u00e9canisme\npriv\u00e9&nbsp;: le tourisme.&nbsp;\u00ab&nbsp;Les habitants du Grand Lyon sont plus\nnombreux \u00e0 partir en voyage que les touristes n\u2019y viennent&nbsp;\u00bb, explique\nLaurent Davezies. Lyon \u00ab&nbsp;perd&nbsp;\u00bb ainsi virtuellement l\u2019\u00e9quivalent de\n53&nbsp;000&nbsp;personnes par an, ce qui \u00ab&nbsp;d\u00e9place&nbsp;\u00bb\nartificiellement des dizaines de millions d\u2019euros de consommation, notamment en\nIs\u00e8re (117&nbsp;millions d\u2019euros), en Savoie (102&nbsp;millions) mais aussi en\nArd\u00e8che (60&nbsp;millions) et dans la Dr\u00f4me (31&nbsp;millions). Indirectement\net involontairement donc, les territoires qui concentrent les emplois redistribuent\nune partie des revenus qu\u2019ils g\u00e9n\u00e8rent dans les territoires voisins par ces\nm\u00e9canismes\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Faut-il donc conclure que tout va pour le mieux dans le meilleur des pays\u00a0? Non, bien s\u00fbr. La tendance \u00e0 la concentration des emplois et des habitants dans certaines villes, m\u00e9tropoles, ou encore le long des littoraux cr\u00e9e des in\u00e9galit\u00e9s primaires (avant redistribution) probl\u00e9matiques. Il serait pr\u00e9f\u00e9rable de corriger \u00e0 la source plut\u00f4t que de devoir en passer par les m\u00e9canismes d\u00e9crits ici\u2026\u00a0\u00bb<\/em><a href=\"https:\/\/www.alternatives-economiques.fr\/non-france-peripherique-na-ete-abandonnee\/00098666?utm_source=emailing&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=hebdo_abo&amp;utm_content=18042021\"><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est le titre d\u2019un article tr\u00e8s document\u00e9 de V. Grimault sur le site d\u2019Alternatives Economiques du 13 avril 2021.\u00a0 \u00ab&nbsp;Premier constat contre-intuitif&nbsp;: les in\u00e9galit\u00e9s se r\u00e9duisent entre les territoires fran\u00e7ais. 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