{"id":20233,"date":"2022-05-06T12:03:21","date_gmt":"2022-05-06T10:03:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=20233"},"modified":"2022-05-06T13:01:33","modified_gmt":"2022-05-06T11:01:33","slug":"linflation-atteint-negativement-les-revenus-dun-quart-des-menages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2022\/05\/06\/linflation-atteint-negativement-les-revenus-dun-quart-des-menages\/","title":{"rendered":"L\u2019inflation atteint n\u00e9gativement les revenus d\u2019un quart des m\u00e9nages"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image is-style-default\"><figure class=\"alignleft size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"214\" height=\"87\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/ofce.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10874\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/ofce.jpg 214w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/ofce-150x61.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 214px) 100vw, 214px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>L\u2019Observatoire fran\u00e7ais des conjonctures \u00e9conomiques (OFCE) publie le 28 avril <a href=\"https:\/\/www.ofce.sciences-po.fr\/blog\/hausse-de-prix-a-la-consommation-au-mois-de-mars-pres-dun-quart-des-menages-ont-perdu-du-pouvoir-dachat-malgre-les-dispositifs-mis-en-place\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">une note de R. Samponaro intitul\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Hausse de prix \u00e0 la consommation\u00a0: au mois de mars pr\u00e8s d\u2019un quart des m\u00e9nages ont perdu du pouvoir d\u2019achat malgr\u00e9 les dispositifs mis en place<\/em>\u00a0\u00bb<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, la hausse des prix \u00e0 la consommation observ\u00e9e n\u2019affecte pas tous les m\u00e9nages de fa\u00e7on homog\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Par exemple, les m\u00e9nages r\u00e9sidant en milieu rural souffrent d\u2019une inflation plus forte (6,3 %) que ceux habitant en agglom\u00e9ration urbaine (5,1%) notamment \u00e0 cause d\u2019une d\u00e9pendance plus forte aux mobilit\u00e9s en voiture individuelle. Les m\u00e9nages dont la personne de r\u00e9f\u00e9rence est \u00e0 la retraite souffrent d\u2019un choc inflationniste plus fort (5,6 % en moyenne) que les actifs occup\u00e9s (5,1 %) et les \u00e9tudiants (3,0 %).<\/p>\n\n\n\n<p>Voici des extraits de cette note&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Un choc inflationniste qui n\u2019affecte pas tous les m\u00e9nages de fa\u00e7on homog\u00e8ne<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>La hausse des prix \u00e0 la consommation observ\u00e9e n\u2019affecte pas tous les m\u00e9nages de fa\u00e7on homog\u00e8ne. Selon nos calculs, r\u00e9alis\u00e9s sur la base des donn\u00e9es de l\u2019enqu\u00eate Budget des Familles 2017 (BDF 2017, plus de d\u00e9tails sur la m\u00e9thodologie mobilis\u00e9e dans l\u2019encadr\u00e9), en moyenne, un m\u00e9nage aurait subi une inflation de 5,1 % (en glissement annuel) en mars. Mais ceci masque des h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9s marqu\u00e9es&nbsp;: 10 % des m\u00e9nages ont vu le prix de leur panier de consommation augmenter de moins de 2,5 % (ce qui reste sup\u00e9rieur \u00e0 la cible de la BCE) et 10 % des m\u00e9nages ont subi un rench\u00e9rissement de leur panier de consommation de plus de 8,4 %.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les m\u00e9nages r\u00e9sidant en milieu rural souffrent d\u2019une inflation plus forte (6,3 %) que ceux habitant en agglom\u00e9ration urbaine (5,1%) \u2013 notamment dans la zone m\u00e9tropolitaine parisienne (4,1 %), sugg\u00e9rant une plus forte d\u00e9pendance aux mobilit\u00e9s en voiture individuelle. De la m\u00eame fa\u00e7on, les m\u00e9nages dont la personne de r\u00e9f\u00e9rence est \u00e0 la retraite souffrent d\u2019un choc inflationniste plus fort (5,6 % en moyenne) que les actifs occup\u00e9s (5,1 %) et les \u00e9tudiants (3,0 %). Si l\u2019on classe les m\u00e9nages suivant leur position dans l\u2019\u00e9chelle des niveaux de vie, on constate que l\u2019inflation moyenne subie suit une courbe de U invers\u00e9e. Les m\u00e9nages plus pauvres connaissent moins d\u2019inflation (5,0 % en moyenne pour le premier d\u00e9cile), l\u2019effet monte jusqu\u2019au quatri\u00e8me dixi\u00e8me (inflation moyenne de 5,3 %) et puis l\u2019inflation subie recule pour les trois dixi\u00e8mes sup\u00e9rieurs (4,8 % en moyenne pour le d\u00e9cile sup\u00e9rieur).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Mais ces chiffres masquent des disparit\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame de chaque cat\u00e9gorie. Par exemple, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des m\u00e9nages o\u00f9 la personne de r\u00e9f\u00e9rence est en emploi, le choc de prix subi d\u00e9pend du mode de transport privil\u00e9gi\u00e9 pour r\u00e9aliser le trajet domicile-lieu de travail. Si celui-ci est fait en voiture les m\u00e9nages subissent une hausse de prix de 7,4 % alors que s\u2019ils r\u00e9alisent le trajet \u00e0 pied ou en transport en commun la hausse de prix \u00e0 la consommation moyenne est de 6,4 %. De m\u00eame, l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 d\u2019inflation entre d\u00e9ciles faible par rapport \u00e0 l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 observ\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame des d\u00e9ciles. Cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 d\u00e9pendant de nombreux facteurs, mais dont le type d\u2019unit\u00e9 urbaine de r\u00e9sidence semble capitale pour comprendre les dynamiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre\u2026&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le difficile ciblage des dispositifs publics mis en \u0153uvre<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Face \u00e0 la flamb\u00e9e des prix, le gouvernement a mis en place deux dispositifs pour r\u00e9pondre aux difficult\u00e9s de pouvoir d\u2019achat. Une indemnit\u00e9 inflation ponctuelle de 100 euros (dont la distribution a commenc\u00e9 en d\u00e9cembre) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e pour tout individu gagnant moins de 2000 euros nets par mois. En outre, un renforcement exceptionnel du ch\u00e8que \u00e9nergie de 100 euros a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 en septembre 2021. Nous cherchons \u00e0 \u00e9tudier ici si ces dispositifs ont permis de compenser les effets des hausses de prix sur le niveau de vie des m\u00e9nages en 2021 et au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 2022.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le choc subi par un m\u00e9nage est donn\u00e9 par le surco\u00fbt exceptionnel de son panier de consommation. Celui-ci est calcul\u00e9 comme l\u2019\u00e9cart entre l\u2019indice de prix du m\u00e9nage et l\u2019indice de prix qui aurait pr\u00e9valu si les tendances ant\u00e9rieures \u00e0 la crise sanitaire s\u2019\u00e9taient poursuivies depuis le d\u00e9but 2020\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Compte tenu de la temporalit\u00e9 des chocs sur les prix, l\u2019ensemble des dixi\u00e8mes de niveau de vie aurait gagn\u00e9 du pouvoir d\u2019achat en 2021 et le 1e&nbsp;trimestre 2022 (0,6 % en moyenne, Tableau 2) en lien avec les \u00e9volutions exceptionnelles des prix \u00e0 la consommation observ\u00e9es depuis le d\u00e9but de la crise sanitaire (0,3 % hors dispositifs). Ce r\u00e9sultat peut paraitre paradoxal mais il s\u2019explique de fa\u00e7on ais\u00e9e. Au cours de la plus grande partie de l\u2019ann\u00e9e 2021, de tr\u00e8s nombreux m\u00e9nages ont fait face \u00e0 des prix plus bas que dans le sc\u00e9nario contrefactuel sans crise sanitaire (55 % des m\u00e9nages selon nos calculs). A contrario, au cours des 15 mois allant de janvier 2021 \u00e0 mars 2022, 45 % des m\u00e9nages auraient vu le prix de leur panier de consommation grimper du fait des \u00e9volutions sp\u00e9cifiques des prix observ\u00e9es depuis le d\u00e9but de la crise sanitaire. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Lorsqu\u2019on tient compte des dispositifs mis en place par le gouvernement au cours de la p\u00e9riode, quasiment la moiti\u00e9 des m\u00e9nages ayant vu le prix de leur panier des biens se rench\u00e9rir auraient \u00e9t\u00e9 compens\u00e9es \u00e0 hauteur du choc subi. Dans ce contexte, sur l\u2019ensemble de la population 23 % des m\u00e9nages auraient subi des pertes de pouvoir d\u2019achat en lien avec les \u00e9volutions exceptionnelles des prix \u00e0 la consommation. Cette grandeur est de 11 % parmi les 10 % des m\u00e9nages \u00e0 plus faible niveau de vie, pourtant mieux cibl\u00e9s par le ch\u00e8que \u00e9nergie. Bien \u00e9videmment ceci refl\u00e8te le fait qu\u2019un nombre significatif de m\u00e9nages ont une forte exposition \u00e0 certaines d\u00e9penses dont le prix a \u00e9volu\u00e9 de fa\u00e7on cons\u00e9quente\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019Observatoire fran\u00e7ais des conjonctures \u00e9conomiques (OFCE) publie le 28 avril une note de R. Samponaro intitul\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0Hausse de prix \u00e0 la consommation\u00a0: au mois de mars pr\u00e8s d\u2019un quart des m\u00e9nages ont perdu du pouvoir d\u2019achat malgr\u00e9 les dispositifs mis en place\u00a0\u00bb. 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