{"id":22507,"date":"2023-12-01T10:28:15","date_gmt":"2023-12-01T09:28:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=22507"},"modified":"2023-12-01T10:51:52","modified_gmt":"2023-12-01T09:51:52","slug":"classes-moyennes-en-tension-entre-vie-au-rabais-et-aides-publiques-insuffisantes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2023\/12\/01\/classes-moyennes-en-tension-entre-vie-au-rabais-et-aides-publiques-insuffisantes\/","title":{"rendered":"Classes moyennes en tension. Entre vie au rabais et aides publiques insuffisantes"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image is-style-default\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"380\" height=\"278\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/FindationJeanJaures.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22508\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/FindationJeanJaures.jpg 380w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/FindationJeanJaures-300x219.jpg 300w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/FindationJeanJaures-150x110.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 380px) 100vw, 380px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Alors que les Fran\u00e7ais subissent le retour de l\u2019inflation \u00e0 un niveau in\u00e9gal\u00e9 depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 et que les difficult\u00e9s sociales qui s\u2019\u00e9taient exprim\u00e9es il y a tout juste cinq ans sur les ronds-points demeurent vives, <a href=\"https:\/\/www.jean-jaures.org\/publication\/classes-moyennes-en-tension-entre-vie-au-rabais-et-aides-publiques-insuffisantes\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.jean-jaures.org\/publication\/classes-moyennes-en-tension-entre-vie-au-rabais-et-aides-publiques-insuffisantes\/\">une grande enqu\u00eate de la Fondation Jean Jaur\u00e8s et Bona Fide<\/a> fait le point sur la situation et le ressenti des Fran\u00e7ais et en particulier des classes moyennes. Men\u00e9e par l\u2019Ifop, elle vient donner un nouvel \u00e9clairage, apr\u00e8s celles qui avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en 2010 puis en 2013, pendant et apr\u00e8s une grave crise \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tude men\u00e9e aupr\u00e8s d\u2019un \u00e9chantillon de&nbsp;2001&nbsp;personnes, repr\u00e9sentatif de la population fran\u00e7aise \u00e2g\u00e9e de 18 ans et plus. La repr\u00e9sentativit\u00e9 de l\u2019\u00e9chantillon a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9e par la m\u00e9thode des quotas (sexe, \u00e2ge, profession de la personne interrog\u00e9e) apr\u00e8s stratification par r\u00e9gion et cat\u00e9gorie d\u2019agglom\u00e9ration. Les interviews ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par questionnaire auto-administr\u00e9 en ligne du 18 au 20 octobre 2023.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Monde en citant ce travail, titre\u00a0: \u00ab\u00a0<em><a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/politique\/article\/2023\/11\/25\/le-sentiment-de-declassement-des-classes-moyennes-une-bombe-politique-a-retardement_6202260_823448.html\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/politique\/article\/2023\/11\/25\/le-sentiment-de-declassement-des-classes-moyennes-une-bombe-politique-a-retardement_6202260_823448.html\">Classes moyennes le grand d\u00e9classement. Une bombe politique \u00e0 retardement\u00a0<\/a>\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Voici quelques extraits de cette \u00e9tude\u00a0:<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;\u2026 Mener une vie au rabais&nbsp;: un sentiment qui \u00e9treint toute une partie de la population<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les verbatims recueillis t\u00e9moignent d\u2019une syst\u00e9matisation des comportements de vigilance dans toutes les strates de la soci\u00e9t\u00e9. Les d\u00e9penses sont de plus en plus r\u00e9fl\u00e9chies et calcul\u00e9es. De nouvelles habitudes semblent prises dans de nombreux secteurs de d\u00e9penses&nbsp;: loisirs\/vacances, habillement, \u00e9nergies, mais aussi alimentation. Cette vigilance accrue qui confine pour les moins favoris\u00e9s au \u00ab&nbsp;calcul de tout, pour tout&nbsp;\u00bb s\u2019inscrit dans un contexte o\u00f9 la grande majorit\u00e9 est persuad\u00e9e que, quoiqu\u2019il arrive, les prix ne baisseront pas. \u00ab&nbsp;Maintenant que les prix ont augment\u00e9, ils ne vont plus jamais redescendre&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;les prix actuels deviendront la norme&nbsp;\u00bb, il n\u2019y aura pas de \u00ab&nbsp;retour \u00e0 la normale&nbsp;\u00bb. Ce point est particuli\u00e8rement important \u00e0 avoir en t\u00eate pour comprendre les possibles dynamiques d\u2019opinion dans les prochains mois. En effet, si l\u2019inflation venait \u00e0 \u00eatre jugul\u00e9e, le gouvernement sera probablement tent\u00e9 de communiquer abondamment sur \u00ab&nbsp;cette bonne nouvelle&nbsp;\u00bb. Or, de nombreux Fran\u00e7ais jugeront sans doute tr\u00e8s d\u00e9plac\u00e9e cette autosatisfaction gouvernementale, car le ralentissement de l\u2019inflation ne se traduira pas pour eux par une baisse des prix ni par un retour \u00e0 leur niveau ant\u00e9rieur\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Se d\u00e9veloppe ainsi dans les classes les plus d\u00e9favoris\u00e9es, mais aussi aupr\u00e8s d\u2019une partie du bas des classes moyennes, le sentiment de mener d\u00e9sormais une vie au rabais, marqu\u00e9e par des arbitrages permanents, des renoncements quotidiens et l\u2019adieu aux petits plaisirs de la vie comme aller au cin\u00e9ma, donner des aliments de marque \u00e0 ses enfants ou s\u2019offrir une coupe chez le coiffeur et anticipent de moins bonnes situations pour leurs enfants\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les \u00e9tudes qualitatives que l\u2019Ifop a men\u00e9es au cours des derniers mois montrent ainsi que les actions mises en place par les pouvoirs publics en mati\u00e8re de pouvoir d\u2019achat peinent \u00e0 \u00eatre clairement identifi\u00e9es. Beaucoup d\u2019interview\u00e9s mentionnent, de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rique, l\u2019existence d\u2019\u00ab&nbsp;aides&nbsp;\u00bb mais n\u2019en connaissent pas toujours les contours pr\u00e9cis. Quand certaines mesures sont restitu\u00e9es (repas \u00e0 un euro pour les \u00e9tudiants, ch\u00e8ques \u00e9nergie, trimestre anti-inflation, etc.), ce qui frappe c\u2019est leur caract\u00e8re additionnel mais aussi \u00e9ph\u00e9m\u00e8re (l\u2019id\u00e9e d\u2019un ch\u00e8que \/ le temps d\u2019un trimestre). Ces \u00e9l\u00e9ments alimentent chez beaucoup l\u2019impression de&nbsp;\u00ab&nbsp;rustines&nbsp;\u00bb,&nbsp;en d\u00e9calage avec l\u2019importance de l\u2019enjeu. Et cela, d\u2019autant plus, que tous anticipent les effets durables de la crise inflationniste.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Par ailleurs, les crit\u00e8res d\u2019\u00e9ligibilit\u00e9 des aides mises en place sont le plus souvent mal ma\u00eetris\u00e9s, d\u2019o\u00f9 l\u2019impression partag\u00e9e par un grand nombre de ne pas pouvoir en b\u00e9n\u00e9ficier et d\u2019\u00eatre exclus des mesures de protection mises en place. Cette situation r\u00e9active le sentiment d\u2019appartenir \u00e0 la \u00ab&nbsp;classe moyenne&nbsp;\u00bb, qui \u00ab&nbsp;gagne trop pour toucher les aides&nbsp;\u00bb mais \u00ab&nbsp;pas assez pour vivre bien et se faire plaisir&nbsp;\u00bb. Cette classe moyenne, \u00e0 laquelle beaucoup se sentent appartenir quelle que soit la r\u00e9alit\u00e9 de leurs revenus, est per\u00e7ue comme la \u00ab&nbsp;grande oubli\u00e9e&nbsp;\u00bb de l\u2019\u00c9tat et des pouvoirs publics, frapp\u00e9e par la double peine d\u2019avoir \u00e0 payer des imp\u00f4ts sans pouvoir toucher les aides : \u00ab&nbsp;tu bosses, tu paies, tu te tais&nbsp;\u00bb\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Deux tendances de fond travaillent donc la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise et contribuent \u00e0 y accro\u00eetre les tensions&nbsp;: parmi les milieux les plus modestes et jusqu\u2019aux franges inf\u00e9rieures des classes moyennes, le descenseur social poursuit ses effets au long cours et vient pr\u00e9cariser ces publics qui jonglent entre renoncements, arbitrages quotidiens et recours \u00e0 l\u2019\u00e9conomie de la d\u00e9brouille. La crise inflationniste des deux derni\u00e8res ann\u00e9es a encore accru leurs difficult\u00e9s et beaucoup \u00e9prouvent d\u00e9sormais le sentiment douloureux de mener une vie au rabais&nbsp;;&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Parall\u00e8lement, dans la grande classe moyenne et parmi les favoris\u00e9s, les difficult\u00e9s sont beaucoup moins aigu\u00ebs, mais s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es le sentiment de ne pas \u00eatre assez aid\u00e9 par les pouvoirs publics et de devoir toujours contribuer davantage au financement de notre mod\u00e8le social et des services publics. Cet accroissement per\u00e7u de la contribution de ces groupes sociaux est d\u2019autant moins bien accept\u00e9 que ceux-ci voient, d\u2019une part, se multiplier les dispositifs d\u2019aides auxquels ils ne sont pas \u00e9ligibles et, d\u2019autre part, se d\u00e9grader la qualit\u00e9 de services publics qui ont toujours \u00e9t\u00e9 essentiels aux yeux des classes moyennes&nbsp;: la sant\u00e9 et l\u2019\u00e9ducation (qui assure la promotion pour ses enfants).&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Une majorit\u00e9 des classes moyennes anticipent que leurs enfants vivront moins bien qu\u2019eux<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>57% des Fran\u00e7ais anticipent que leurs enfants vivront moins bien qu\u2019eux demain. Si le pourcentage demeure majoritaire, il est toutefois en repli significatif de huit points en treize ans, la proportion de ceux anticipant une am\u00e9lioration progressant de quatre points (18%) et celle de ceux pronostiquant un&nbsp;statu quo&nbsp;gagnant quatre points \u00e9galement (25%).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le recul des anticipations pessimistes sur les conditions d\u2019existence de ses enfants est particuli\u00e8rement marqu\u00e9 au sein des classes moyennes inf\u00e9rieures (54%, -7 points) et plus encore parmi les classes moyennes v\u00e9ritables (54%, -20 points). Ce reflux des anticipations de d\u00e9classement pour ses enfants au sein de la classe moyenne v\u00e9ritable s\u2019accompagne, certes, d\u2019une progression des projections positives (+ 7 points sur l\u2019item \u00ab&nbsp;ils vivront mieux que nous&nbsp;\u00bb), mais plus fortement encore d\u2019une augmentation (+ 13 points) des anticipations d\u2019une stabilit\u00e9 sociale pour ses enfants\u2026 &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ce pessimisme majoritaire se nourrit notamment d\u2019une exp\u00e9rience tr\u00e8s largement ressentie d\u2019avoir subi soi-m\u00eame un d\u00e9classement par rapport \u00e0 la situation de ses propres parents. 55% des Fran\u00e7ais (en hausse de quatre points par rapport \u00e0 2010) consid\u00e8rent ainsi, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, que leurs parents \u00e0 leur \u00e2ge vivaient mieux qu\u2019eux-m\u00eames aujourd\u2019hui.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Quand on met en regard l\u2019auto-d\u00e9classement ressenti par rapport \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration de ses parents et l\u2019anticipation d\u2019un d\u00e9classement pour ses propres enfants, on constate que les diff\u00e9rentes composantes de la population ne sont pas toutes situ\u00e9es sur les m\u00eames trajectoires transg\u00e9n\u00e9rationnelles\u2026 les cat\u00e9gories modestes et la classe moyenne inf\u00e9rieure semblent majoritairement avoir pris place \u00e0 bord du descenseur social, puisqu\u2019une majorit\u00e9 absolue de leurs membres se vivent dans une situation de d\u00e9classement par rapport \u00e0 leurs propres parents. Happ\u00e9s eux-m\u00eames par le descenseur social, ils anticipent \u00e9galement majoritairement que leurs propres enfants seront frapp\u00e9s \u00e0 leur tour par une nouvelle d\u00e9gradation de leur situation\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le fait que cette anticipation n\u00e9gative, bien qu\u2019ayant reflu\u00e9, demeure majoritaire parmi les classes moyennes, qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 pour elles-m\u00eames de l\u2019ascenseur social et qu\u2019elles estiment que ce processus est d\u00e9sormais gripp\u00e9 et ne fonctionnera plus pour leurs enfants constitue un d\u00e9fi politique majeur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>En effet, si le c\u0153ur central de la soci\u00e9t\u00e9 ne croit plus majoritairement en la possibilit\u00e9 pour ses enfants de s\u2019\u00e9lever, c\u2019est tout le pacte social et d\u00e9mocratique qui pourrait \u00e0 terme \u00eatre remis en cause par les groupes sociaux qui en assuraient historiquement la stabilit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que les Fran\u00e7ais subissent le retour de l\u2019inflation \u00e0 un niveau in\u00e9gal\u00e9 depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 et que les difficult\u00e9s sociales qui s\u2019\u00e9taient exprim\u00e9es il y a tout juste cinq ans sur les ronds-points demeurent vives, une grande enqu\u00eate de la Fondation Jean Jaur\u00e8s et Bona Fide fait le point sur la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"twitterCardType":"","cardImageID":0,"cardImage":"","cardTitle":"","cardDesc":"","cardImageAlt":"","cardPlayer":"","cardPlayerWidth":0,"cardPlayerHeight":0,"cardPlayerStream":"","cardPlayerCodec":"","footnotes":""},"categories":[62,11],"tags":[298,385,33],"class_list":["post-22507","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-le-rouge-le-vert-hebdo","category-politique-locale","tag-france","tag-inflation","tag-social"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22507","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22507"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22507\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22509,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22507\/revisions\/22509"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22507"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22507"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22507"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}