{"id":23125,"date":"2024-04-26T11:17:47","date_gmt":"2024-04-26T09:17:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=23125"},"modified":"2024-04-26T11:17:47","modified_gmt":"2024-04-26T09:17:47","slug":"le-vert-et-le-rouge-lemergence-du-mouvement-ecologiste-grenoblois-fin-des-annees-1960-juillet-1976-suite-7","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2024\/04\/26\/le-vert-et-le-rouge-lemergence-du-mouvement-ecologiste-grenoblois-fin-des-annees-1960-juillet-1976-suite-7\/","title":{"rendered":"Le vert et le rouge\u00a0: l&rsquo;\u00e9mergence du mouvement \u00e9cologiste grenoblois, fin des ann\u00e9es 1960 -juillet 1976. : Suite"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image is-style-default\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"380\" height=\"132\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/HAL.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22926\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/HAL.jpg 380w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/HAL-300x104.jpg 300w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/HAL-150x52.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 380px) 100vw, 380px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Sous forme de s\u00e9rie, chaque semaine, sont propos\u00e9s des extraits de ce travail de recherche effectu\u00e9 par Josselin SIBILLE en 2012.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>8.&nbsp;Le groupe \u00e9cologique de Grenoble et la contre-information \u00e9cologiste<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En 1972 la petite entreprise qui imprimait le journal mao\u00efste <em>VRA <\/em>fait faillite. Les animateurs du journal rach\u00e8tent alors les machines offset \u00e0 bas prix. Au d\u00e9but, d\u00e9volue uniquement au tirage du journal, l&rsquo;imprimerie devient rapidement un outil au service de toutes les luttes politiques de la gauche radicale. C&rsquo;est la naissance de l&rsquo;imprimerie V\u00e9rit\u00e9 Rh\u00f4ne Alpes. \u00c0 partir de 1973, elle est install\u00e9e au \u00ab\u00a0ch\u00e2teau\u00a0\u00bb de la Monta, \u00e0 Saint-\u00c9gr\u00e8ve. Cette immense propri\u00e9t\u00e9 achet\u00e9e par plusieurs militants dont Pierre Boisgontier, accueille une exp\u00e9rience de vie communautaire. \u00c0 partir de ce moment, c&rsquo;est VRA qui imprime l&rsquo;immense majorit\u00e9 des tracts, affiches, journaux, diffus\u00e9s par les mouvements contestataires grenoblois des ann\u00e9es 1970, et plus particuli\u00e8rement par les mouvements \u00e9cologistes et antinucl\u00e9aires.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>En f\u00e9vrier 1974, para\u00eet le premier num\u00e9ro de <em>la Main dans le trou du f\u00fbt. <\/em>Le journal, tir\u00e9 sur les presses de VRA, est publi\u00e9 par un certain Groupe \u00c9cologique dc Grenoble. C&rsquo;est la premi\u00e8re fois qu&rsquo;un groupe grenoblois utilise explicitement le mot \u00ab&nbsp;\u00e9cologiste&nbsp;\u00bb pour se d\u00e9finir<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. En r\u00e9alit\u00e9, ce nom n&rsquo;est pas celui d&rsquo;un v\u00e9ritable groupe politique. Il est plut\u00f4t le pseudonyme collectif derri\u00e8re lequel se retrouve de mani\u00e8re assez informelle une poign\u00e9e de militants et de journalistes sensibles \u00e0 ces questions. Parmi eux, quelques syndicalistes CFDT du CENG fournissent des informations. Des militants plus proches des environnementalistes pr\u00eatent aussi la main. Mais c&rsquo;est l&rsquo;influence des militants issus de la mouvance GP-Secours rouge qui reste la plus d\u00e9terminante.<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Parmi les personnes qui participent au journal, on retrouve notamment C\u00e9dric Philibert, ex-lyc\u00e9en mao\u00efste<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>, Raymond Avrillier, Yves le Pape, ou encore Claude Mabille<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>, journaliste au Nouvel Observateur. Un deuxi\u00e8me num\u00e9ro para\u00eet au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 1975, puis le groupe \u00e9cologique continue de publier une rubrique \u00ab&nbsp;<em>la main dans le trou du f\u00fbt&nbsp;\u00bb <\/em>au sein du journal <em>La Fosse, journal sceptique <\/em>qui para\u00eet en 1975 et 1976. Le Groupe \u00e9cologique de Grenoble s&rsquo;int\u00e9resse principalement \u00e0 la question du nucl\u00e9aire. Loin de produire une critique th\u00e9orique et d\u00e9territorialis\u00e9e du nucl\u00e9aire, il s&rsquo;appuie d\u00e8s le d\u00e9but sur des exemples tr\u00e8s locaux.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1973, l&rsquo;entreprise Progil de Pont-de-Claix commande une \u00e9tude au CENG concernant la construction d&rsquo;un r\u00e9acteur nucl\u00e9aire calog\u00e8ne. L&rsquo;id\u00e9e n&rsquo;est rien moins que de construire une centrale nucl\u00e9aire de petite taille, qui permettrait d&rsquo;alimenter l&rsquo;usine Progil en chaleur. Au m\u00eame moment, la commission \u00ab&nbsp;\u00e9nergie&nbsp;\u00bb de la municipalit\u00e9 de Grenoble, pr\u00e9sid\u00e9e par Yves Droulers<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> entame une r\u00e9flexion sur la diversification de ses sources d&rsquo;\u00e9nergie. \u00c0 partir de 1974, elle commence \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser au projet de la centrale de Progil. Un r\u00e9acteur de ce type pourrait alimenter le r\u00e9seau de chauffage urbain de la ville qui est l&rsquo;un des plus d\u00e9velopp\u00e9s de France<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en juin 1975, soit un an et demi apr\u00e8s les premi\u00e8res attaques de <em>la Main dans le trou du f\u00fbt, <\/em>que la municipalit\u00e9 rend public son int\u00e9r\u00eat pour le projet. Elle ouvre alors un \u00ab&nbsp;grand d\u00e9bat&nbsp;\u00bb sur le chauffage nucl\u00e9aire dans les colonnes de sa revue d&rsquo;information. Les \u00e9cologistes ne tardent pas \u00e0 r\u00e9pondre et d\u00e9noncent la strat\u00e9gie de communication de la municipalit\u00e9. Pour eux, le \u00ab&nbsp;d\u00e9bat&nbsp;\u00bb propos\u00e9 est un leurre qui vise \u00e0 l&rsquo;acceptation du projet sous couvert de d\u00e9mocratie. D\u00e8s lors, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Progil et des responsables du CENG, nomm\u00e9ment d\u00e9sign\u00e9s, la municipalit\u00e9 Dubedout devient la cible privil\u00e9gi\u00e9e du Groupe \u00e9cologique de Grenoble<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>. Ce dernier est rejoint dans sa critique par de nombreux autres groupes&nbsp;: CFDT Progil, comit\u00e9s anti-nucl\u00e9aires, Amis de la Terre, et f\u00e9d\u00e9ration de l&rsquo;Is\u00e8re du PSU<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a>. Le projet est abandonn\u00e9 \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1976, essentiellement pour des raisons techniques. Il refera surface \u00e0 Grenoble entre 1979 et 1981 sous la forme du projet Thermos<a href=\"#_ftn9\" id=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le second \u00e9l\u00e9ment qui mobilise l&rsquo;attention du groupe \u00e9cologique, ce sont les infiltrations et fuites de substances radioactives au CENG. Le premier scoop de la <em>Main dans le trou du f\u00fbt <\/em>en f\u00e9vrier 1974, c&rsquo;est la r\u00e9v\u00e9lation, photos \u00e0 l&rsquo;appui, de fissures dans les f\u00fbts de stockage de mati\u00e8res radioactives. L\u00e0 encore, ce num\u00e9ro marque le d\u00e9but d&rsquo;une lutte de plusieurs ann\u00e9es, au cours de laquelle, gr\u00e2ce \u00e0 la complicit\u00e9 de syndicalistes de la CFDT travaillant au CENG, les \u00e9cologistes s&rsquo;efforcent de rendre publics tous les dysfonctionnements et accidents nucl\u00e9aires dont ils ont connaissance. Le 19 juillet 1974 justement, la rupture d&rsquo;une gaine provoque la contamination en antimoine radioactif d&rsquo;une piscine du r\u00e9acteur de l&rsquo;Institut Laue-Langevin. Cet institut situ\u00e9 sur le polygone scientifique de Grenoble poss\u00e8de un petit r\u00e9acteur nucl\u00e9aire, install\u00e9 en 1967, et destin\u00e9 \u00e0 la recherche scientifique. Suite \u00e0 de nombreux dysfonctionnements dans la gestion de l&rsquo;accident, le CENG proc\u00e8de les 21 et 22 septembre 1974 \u00e0 un d\u00e9stockage massif de 40&nbsp;000 litres d&rsquo;effluents \u00ab&nbsp;peu radioactifs&nbsp;\u00bb dans les \u00e9gouts.<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> Si en temps normal, une proc\u00e9dure dite \u00ab&nbsp;de rejet concert\u00e9&nbsp;\u00bb permet au CENG de d\u00e9verser des quantit\u00e9s r\u00e9glement\u00e9es de mati\u00e8res radioactives dans l&rsquo;Is\u00e8re par le biais de ses \u00e9gouts, la quantit\u00e9 d\u00e9vers\u00e9e cette fois-ci alerte des syndicalistes CFDT. Ils d\u00e9noncent dans un tract \u00ab&nbsp;l&rsquo;atmosph\u00e8re de secret ou de tabou qui entoure le nucl\u00e9aire [et qui] dessert sa cause&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn11\" id=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a>. Les militants \u00e9cologistes apprennent peu apr\u00e8s que la pollution aurait atteint la nappe phr\u00e9atique de l&rsquo;Is\u00e8re. Le 4 novembre 1974, ils interviennent au conseil municipal de Grenoble pour protester contre \u00ab&nbsp;les \u00e9gouts plein de merde du CENG&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn12\" id=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a>. L\u00e0 encore, on voit s&rsquo;agr\u00e9ger \u00e0 la contestation des militants de toutes les tendances. Une Association pour la protection de la population et de l&rsquo;environnement de la r\u00e9gion grenobloise (APPERG), est notamment cr\u00e9\u00e9e, afin de pouvoir mener une action en justice contre le CENG. Son pr\u00e9sident, G\u00e9rard Desquinabo, futur animateur des comit\u00e9s Malville et des Amis de la Terre est plut\u00f4t proche des environnementalistes<a href=\"#_ftn13\" id=\"_ftnref13\"><sup>[13]<\/sup><\/a>. Une plainte contre X est donc d\u00e9pos\u00e9e. Il faut attendre novembre 1976 pour que soit publi\u00e9 le rapport d&rsquo;expertise ordonn\u00e9 par la justice. Il confirme que \u00ab&nbsp;les installations du centre d&rsquo;\u00e9tudes nucl\u00e9aires de Grenoble (CENG) et de l&rsquo;Institut Laue Langevin (ILL) sont \u00e0 l&rsquo;origine de la pollution de la nappe phr\u00e9atique de l&rsquo;Is\u00e8re, et que la pollution radioactive est significative&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn14\" id=\"_ftnref14\"><sup>[14]<\/sup><\/a>. La proc\u00e9dure aboutit \u00e0 la condamnation des responsables du CENG et \u00e0 la publication de plusieurs articles dans la presse nationale, notamment dans <em>le Nouvel Observateur, sous <\/em>la plume de Michel Bosquet, pseudonyme d&rsquo;Andr\u00e9 Gorz.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Michel de Bernardy de Sigoyer mentionne dans sa th\u00e8se un journal au num\u00e9ro unique, <em>le Gratin Dauphinois <\/em>paru en 1973 et d\u00e9j\u00e0 attribu\u00e9 au Groupe \u00c9cologique de Grenoble.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Entretien avec Raymond Avrillier, 26\/03\/2012&nbsp;; Entretien avec Jean Jonot, 27\/04\/2012.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Simples citoyens, \u00ab&nbsp;M\u00e9mento Malville&nbsp;\u00bb, 2005<em>, <\/em>paru sur www.piecesetmaindoeuvre.com<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Mentionn\u00e9 avec Jacques-Marie Francillon comme contact du groupe \u00e9cologique de Grenoble sur une liste manuscrite r\u00e9dig\u00e9e par le comit\u00e9 Malville d&rsquo;Annecy en 1975, AD38, UD CFDT de l&rsquo;Is\u00e8re, 51 J 65.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> Qui regroupe, entre autres, des repr\u00e9sentants des services techniques de la ville, de la R\u00e9gie de gaz et d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, de la soci\u00e9t\u00e9 de distribution de chaleur et du CENG. \u00ab&nbsp;Installation d&rsquo;un r\u00e9acteur nucl\u00e9aire pour alimenter leur ville en \u00e9nergie&nbsp;\u00bb, <em>Grenoble, revue municipale d\u2019information, <\/em>n\u00b043, AD38, PER 1428\/10.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> <em>Grenoble, revue municipale d\u2019information, <\/em>n\u00b053, AD38, PER 1428\/20.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> On peut suivre la pol\u00e9mique qui oppose le groupe \u00e9cologique de Grenoble et la municipalit\u00e9 \u00e0 travers les trois num\u00e9ros de <em>La Fosse, journal sceptique <\/em>(AD38, PER 1771\/1), dans <em>Grenoble, revue municipale d\u2019information, <\/em>n\u00b055, et \u00e0 travers les courriers \u00e9chang\u00e9s entre C\u00e9dric Philibert et la municipalit\u00e9, AM Grenoble, 155W21.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]<\/a> \u00ab&nbsp;\u00c0 propos du d\u00e9bat sur l\u2019\u00e9nergie et le nucl\u00e9aire&nbsp;\u00bb,<em> Grenoble, revue municipale d\u2019information, <\/em>n\u00b056, juillet 1976.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\">[9]<\/a> \u00c0 ce sujet, l\u2019article d\u2019Anne Dalmasso, \u00ab&nbsp;Thermos ou l\u2019\u00e9chec de l\u2019atome au coin du feu&nbsp;\u00bb, \u00e0 para\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\" id=\"_ftn10\">[10]<\/a> Michel Bosquet, \u00ab&nbsp;Les eaux chaudes de Grenoble&nbsp;\u00bb, in <em>Le Nouvel Observateur<\/em>, 3 janvier 1977<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\" id=\"_ftn11\">[11]<\/a> Michel Bosquet, art. cit.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\" id=\"_ftn12\">[12]<\/a> Michel de Bernardy de Sigoyer, <em>op. cit.,<\/em> p. 165.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\" id=\"_ftn13\">[13]<\/a> Entretien avec Jean Jonot 27\/04\/2012.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\" id=\"_ftn14\">[14]<\/a> Cit\u00e9 dans Laurent Broomhead, art. cit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous forme de s\u00e9rie, chaque semaine, sont propos\u00e9s des extraits de ce travail de recherche effectu\u00e9 par Josselin SIBILLE en 2012. 8.&nbsp;Le groupe \u00e9cologique de Grenoble et la contre-information \u00e9cologiste En 1972 la petite entreprise qui imprimait le journal mao\u00efste VRA fait faillite. 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