{"id":23158,"date":"2024-05-03T11:55:31","date_gmt":"2024-05-03T09:55:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=23158"},"modified":"2024-05-03T11:55:31","modified_gmt":"2024-05-03T09:55:31","slug":"le-vert-et-le-rouge-lemergence-du-mouvement-ecologiste-grenoblois-fin-des-annees-1960-juillet-1976-suite-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2024\/05\/03\/le-vert-et-le-rouge-lemergence-du-mouvement-ecologiste-grenoblois-fin-des-annees-1960-juillet-1976-suite-8\/","title":{"rendered":"Le vert et le rouge\u00a0: l&rsquo;\u00e9mergence du mouvement \u00e9cologiste grenoblois, fin des ann\u00e9es 1960 -juillet 1976 : Suite"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image is-style-default\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"380\" height=\"132\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/HAL.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22926\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/HAL.jpg 380w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/HAL-300x104.jpg 300w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/HAL-150x52.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 380px) 100vw, 380px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Sous forme de s\u00e9rie, chaque semaine, sont propos\u00e9s des extraits de ce travail de recherche effectu\u00e9 par Josselin SIBILLE en 2012.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>9.&nbsp;La Colline Verte<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En avril 1975, para\u00eet <em>Qu&rsquo;elle \u00e9tait verte ma colline<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\"><sup><strong><sup>[1]<\/sup><\/strong><\/sup><\/a>, <\/em>journal des comit\u00e9s de d\u00e9fense de la Colline Verte. Il est lui aussi imprim\u00e9 par l&rsquo;\u00e9quipe de VRA qui apporte son soutien dans l&rsquo;impression et la diffusion du journal. En septembre 1975, para\u00eet un nouveau journal intitul\u00e9 <em>la Fosse, journal sceptique<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\"><sup><strong><sup>[2]<\/sup><\/strong><\/sup><\/a>, <\/em>dont l&rsquo;\u00e9quipe semble recouper celle de <em>la Main dans le trou du f\u00fbt. <\/em>Son directeur de publication est encore C\u00e9dric Philibert. Le premier num\u00e9ro para\u00eet \u00e0 l&rsquo;occasion du troisi\u00e8me salon des techniques anti-pollution, \u00e0 nouveau perturb\u00e9 par les militants \u00e9cologistes<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>. S&rsquo;appuyant sur la dynamique cr\u00e9\u00e9e par les luttes contre le nucl\u00e9aire et pour la sauvegarde de la Colline Verte, <em>la Fosse <\/em>se veut l&rsquo;organe d&rsquo;expression de l&rsquo;ensemble du mouvement \u00e9cologiste grenoblois. L\u2019\u00e9ditorial explique en effet&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Grenoble a connu d\u00e9j\u00e0 plusieurs journaux \u00ab\u00a0\u00e9cologiques\u00a0\u00bb\u00a0: <em>V\u00e9rit\u00e9-chimie, la Main dans le trou du f\u00fbt, Qu&rsquo;elle \u00e9tait verte ma colline, <\/em>etc. Mais chaque fois, c&rsquo;\u00e9tait un journal centr\u00e9 sur un th\u00e8me (Grenoble Sud, nucl\u00e9aire, colline&#8230;) et r\u00e9alis\u00e9 par un petit groupe (les maos, groupe \u00e9cologique, comit\u00e9s de d\u00e9fense. . .). Ce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de r\u00e9aliser aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est un journal o\u00f9 tout combat \u00e9cologique puisse s&rsquo;exprimer, o\u00f9 les diff\u00e9rents courants \u00e9cologistes puissent se rencontrer et se confronter.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><em>La Fosse, <\/em>conna\u00eet trois num\u00e9ros entre septembre 1975 et juillet 1976, qui sont diffus\u00e9s \u00e0 pr\u00e8s de 2&nbsp;000 exemplaires chacun<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>. Force est de constater que le journal devient bel et bien une plateforme autour de laquelle se retrouvent toutes les tendances du mouvement \u00e9cologiste. En plus du Groupe \u00e9cologique de Grenoble y publient la section locale du PSU, la CFDT, la FRAPNA, l&rsquo;Association de D\u00e9fense des Transports en Commun, le comit\u00e9 universitaire et scientifique grenoblois pour l&rsquo;arr\u00eat du programme nucl\u00e9aire ou encore les comit\u00e9s de d\u00e9fense de la Colline Verte et du plateau du Peuil.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Qu&rsquo;elle \u00e9tait verte ma colline&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Deux luttes ont particip\u00e9 grandement \u00e0 la structuration de l&rsquo;\u00e9cologie politique grenobloise, \u00e0 la fois en faisant se rencontrer des militants aux pr\u00e9occupations et motivations tr\u00e8s diff\u00e9rentes, et en faisant conna\u00eetre le combat \u00e9cologiste, et ses principaux acteurs, aux habitants de l&rsquo;agglom\u00e9ration grenobloise. Le plus important d&rsquo;entre eux, la bataille de la \u00ab&nbsp;Colline Verte&nbsp;\u00bb est rest\u00e9e dans la m\u00e9moire des \u00e9cologistes grenoblois comme un moment fondateur<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En janvier 1973, le Sch\u00e9ma Directeur de l&rsquo;Am\u00e9nagement Urbain de la r\u00e9gion grenobloise est approuv\u00e9 par d\u00e9cret minist\u00e9riel. Il institue notamment la protection des collines bois\u00e9es qui bordent l&rsquo;agglom\u00e9ration grenobloise. Parmi elles, la Colline Verte situ\u00e9e sur le plateau de Champagnier, entre Jarrie et \u00c9chirolles, est un lieu de d\u00e9tente et de loisir pour les habitants des quartiers Sud de l&rsquo;agglom\u00e9ration. Or, il se trouve que la soci\u00e9t\u00e9 SMAG-Pascal envisage de cr\u00e9er sur cette m\u00eame colline une carri\u00e8re de gravier et rach\u00e8te \u00e0 cette fin 43 hectares de terrain \u00e0 des agriculteurs. Le gravier pr\u00e9lev\u00e9 sera principalement destin\u00e9 \u00e0 la construction de l&rsquo;autoroute B48<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>. \u00c0 l&rsquo;initiative de \u00ab&nbsp;l&rsquo;union anti-po&nbsp;\u00bb, pr\u00e9sid\u00e9e par Robert Buisson, (adjoint communiste au maire d&rsquo;\u00c9chirolles), une \u00ab&nbsp;Table Ronde de la Colline Verte&nbsp;\u00bb est fond\u00e9e, qui se donne comme objectif la sauvegarde de la Colline. Elle regroupe les repr\u00e9sentants des municipalit\u00e9s de l&rsquo;agglom\u00e9ration (Jarrie, Bresson, Champagnier, \u00c9chirolles, Grenoble&#8230;), des militants de la FRAPNA, des \u00c9claireurs de France, de la FISERG, des repr\u00e9sentants des unions de quartier de Grenoble. Dans sa forme \u00e9largie, la table ronde rassemble des partis politiques (sections locales du PS, PSU, PCF&#8230;), et des syndicats (essentiellement la CFDT). Plus tard, elle est rejointe notamment par des groupes plus informels, comme le Groupe \u00e9cologique de Grenoble, et un certain Mouvement \u00e9cologique et libertaire. Le 14 d\u00e9cembre 1973, la table ronde demande au pr\u00e9fet le classement de la Colline Verte sur l&rsquo;inventaire des sites prot\u00e9g\u00e9s. Mais en vain.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 10 avril 1974, la SMAG-Pascal d\u00e9pose officiellement sa demande d&rsquo;ouverture de carri\u00e8re \u00e0 la pr\u00e9fecture, d\u00e9clenchant une premi\u00e8re vague de protestations. Une p\u00e9tition recueille entre mai et juin 1974 pr\u00e8s de 10&nbsp;000 signatures<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>. Une premi\u00e8re manifestation est organis\u00e9e qui rassemble quelque 250 personnes le 8 juin 1974.<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> Tr\u00e8s vite, \u00e0 l&rsquo;initiative de la FRAPNA et des \u00c9claireurs de France, un comit\u00e9 de d\u00e9fense de la Colline Verte est cr\u00e9\u00e9<a href=\"#_ftn9\" id=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a>. \u00ab&nbsp;Peuvent se r\u00e9clamer des comit\u00e9s tous ceux qui le souhaitent, dont l&rsquo;action non violente a pour but la d\u00e9fense de la Colline<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a>.&nbsp;\u00bb Si les environnementalistes semblent les moteurs de cette lutte, ils ne tardent pas \u00e0 \u00eatre rejoints par les militants d&rsquo;extr\u00eame gauche (dont les mao\u00efstes, qui \u00e9voluent d\u00e9sormais en dehors de toute organisation)<a href=\"#_ftn11\" id=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a>, par les autogestionnaires, ou encore par les partisans des transports en commun. La bataille, de la Colline Verte est typique de ces luttes \u00e9cologistes o\u00f9 s&rsquo;expriment \u00e0 la fois les pr\u00e9occupations environnementales, sociales et d\u00e9mocratiques. Alors que Jean-Fran\u00e7ois Noblet publie \u00ab&nbsp;les cons\u00e9quences \u00e9cologiques de l&rsquo;ouverture de la Carri\u00e8re de Champagnier sur le peuplement ornithologique et mammologique du plateau&nbsp;\u00bb, d&rsquo;autres manifestent des pr\u00e9occupations plus sociales&nbsp;: les travailleurs du sud de l&rsquo;agglom\u00e9ration ne doivent pas se voir d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s d&rsquo;un espace de loisir \u00e0 proximit\u00e9 de leur habitation, au profit des \u00ab&nbsp;b\u00e9tonneurs&nbsp;\u00bb et industriels. La remise en cause de l&rsquo;autoroute B48 \u00e0 laquelle sont destin\u00e9s les graviers, au profit d&rsquo;un am\u00e9nagement des voies de chemin de fer s&rsquo;inscrit aussi dans une logique sociale, li\u00e9e au cadre de vie. Enfin, tout le monde s&rsquo;accorde \u00e0 d\u00e9noncer le passage en force du pr\u00e9fet, qui ne respecte, ni l&rsquo;avis des \u00e9lus locaux, ni celui du \u00ab&nbsp;peuple&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 6 ao\u00fbt 1974, le pr\u00e9fet prend un arr\u00eat\u00e9 autorisant l&rsquo;exploitation de la carri\u00e8re. Devant la pression des opposants, il impose \u00e0 l&rsquo;entreprise Pascal le respect de certaines conditions, relatives notamment au reboisement de la zone et s&rsquo;engage \u00e0 suspendre les travaux \u00e0 la moindre infraction.<a href=\"#_ftn12\" id=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> Une commission de contr\u00f4le est aussi cr\u00e9\u00e9e, qui int\u00e8gre principalement des \u00e9lus et des membres des comit\u00e9s de d\u00e9fense.<a href=\"#_ftn13\" id=\"_ftnref13\"><sup>[13]<\/sup><\/a> Le m\u00eame jour, un syndicat intercommunal de protection de la Colline Verte est cr\u00e9\u00e9.<a href=\"#_ftn14\" id=\"_ftnref14\"><sup>[14]<\/sup><\/a> Il attaque peu de temps apr\u00e8s l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 du pr\u00e9fet devant le tribunal administratif. Mais on sait que les proc\u00e9dures sont longues, et le conflit ne s&rsquo;interrompt pas pour autant. Le 14 f\u00e9vrier 1975, la commission de contr\u00f4le constate une infraction aux conditions d&rsquo;exploitation de la carri\u00e8re, et demande au pr\u00e9fet de suspendre les travaux<a href=\"#_ftn15\" id=\"_ftnref15\"><sup>[15]<\/sup><\/a>. C&rsquo;est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que d\u00e9marre v\u00e9ritablement la \u00ab&nbsp;bataille de la Colline Verte&nbsp;\u00bb, qui s&rsquo;\u00e9loigne pour un temps du terrain institutionnel. Le 15 f\u00e9vrier pas moins de 500 personnes qui manifestent sur la Colline Verte, plantent 43 arbres (un par hectare) et construisent une barricade en rondins pour barrer l&rsquo;acc\u00e8s au chantiers<a href=\"#_ftn16\" id=\"_ftnref16\"><sup>[16]<\/sup><\/a>. \u00c0 partir du 17 f\u00e9vrier, la Colline est occup\u00e9e et les travaux interrompus. Revenant sur ses engagements, le pr\u00e9fet autorise la poursuite des travaux. Ils ne peuvent reprendre que le 17 mars, apr\u00e8s un mois d&rsquo;occupation, suite \u00e0 l&rsquo;intervention d&rsquo;un peloton de gendarmerie. Deux jours plus tard, 400 personnes, hommes, femmes, enfants manifestent de nouveau sur la Colline. Sous l&rsquo;impulsion de militants d&rsquo;extr\u00eame gauche, estiment les Renseignements g\u00e9n\u00e9raux<a href=\"#_ftn17\" id=\"_ftnref17\"><sup>[17]<\/sup><\/a>, le chantier est envahi. Une nouvelle barricade est dress\u00e9e sur le chemin d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la carri\u00e8re. S&rsquo;ensuit une nouvelle intervention de police, et une nouvelle manifestation deux jours plus tard. Les travaux reprennent sous surveillance polici\u00e8re, mais l&rsquo;occupation de la Colline se poursuit. Le 28 mars 1975 para\u00eet <em>Qu&rsquo;elle \u00e9tait verte ma colline, <\/em>qui appelle notamment \u00e0 une grande manifestation le 11 avril \u00e0 Grenoble.<\/p>\n\n\n\n<p>La vari\u00e9t\u00e9 des mouvements et individus qui se retrouvent au sein de cette lutte n&rsquo;est pas sans poser quelques difficult\u00e9s d&rsquo;organisation et le mouvement \u00e9cologiste naissant ne peut couper aux in\u00e9vitables d\u00e9bats sur les moyens d&rsquo;action. La question du sabotage et de l&rsquo;utilisation de la violence est d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 pos\u00e9e par une petite partie des militants, plus particuli\u00e8rement ceux qui poss\u00e8dent une culture de l&rsquo;action directe (militants d&rsquo;extr\u00eame-gauche et anarchistes). Pour la majorit\u00e9 des \u00e9cologistes en revanche, il n&rsquo;est pas question d&rsquo;utiliser de telles m\u00e9thodes pour arriver \u00e0 leurs fins. Parfois, le consensus autour de la non-violence ne parvient pas \u00e0 \u00eatre impos\u00e9. Le 11 avril 1975, \u00e0 18 heures, la manifestation pour la d\u00e9fense de la Colline regroupe un millier de personnes \u00e0 Grenoble selon la police<a href=\"#_ftn18\" id=\"_ftnref18\"><sup>[18]<\/sup><\/a>, 3&nbsp;000 \u00e0 4&nbsp;000 selon les organisateurs et le <em>Dauphin\u00e9 Lib\u00e9r\u00e9<a href=\"#_ftn19\" id=\"_ftnref19\"><sup><strong><sup>[19]<\/sup><\/strong><\/sup><\/a>. <\/em>Hubert Dubedout ainsi que d\u2019autres \u00e9lus de l&rsquo;agglom\u00e9ration, cautionnent le rassemblement sans rester dans le cort\u00e8ge<a href=\"#_ftn20\" id=\"_ftnref20\"><sup>[20]<\/sup><\/a>. On leur reproche \u00e0 maintes reprises de vouloir r\u00e9cup\u00e9rer le mouvement, \u00ab&nbsp;sans avoir sp\u00e9cialement brill\u00e9 par leur pr\u00e9sence sur le terrain\u2026<a href=\"#_ftn21\" id=\"_ftnref21\"><sup>[21]<\/sup><\/a>&nbsp;\u00bb Pendant la manifestation, les slogans fusent, dons certains comme \u00ab&nbsp;Pollution, r\u00e9pression, loi des patrons&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn22\" id=\"_ftnref22\"><sup>[22]<\/sup><\/a> signalent l&rsquo;implication de l&rsquo;extr\u00eame gauche. Et justement, \u00e0 la fin de la manifestation des affrontements \u00e9clatent. 200 personnes, gauchistes et anarchistes selon les renseignements g\u00e9n\u00e9raux, dont certains sont \u00e9quip\u00e9s de masques \u00e0 gaz et de de b\u00e2tons, jettent des pierres en direction de la police. S&rsquo;ensuivent quelques affrontements, pendant lesquels de petits groupes de militants harc\u00e8lent les forces de l&rsquo;ordre, et cinq arrestations. Le calme revient vers 21 heures<a href=\"#_ftn23\" id=\"_ftnref23\"><sup>[23]<\/sup><\/a>. Le 2 juin 1975, le Tribunal Administratif annonce un sursis de l&rsquo;autorisation pr\u00e9fectorale<a href=\"#_ftn24\" id=\"_ftnref24\"><sup>[24]<\/sup><\/a>. \u00ab&nbsp;En partie satisfaits par la d\u00e9cision de surseoir aux travaux, les divers mouvements \u00e9cologistes [cessent] pendant un certain temps leur action<a href=\"#_ftn25\" id=\"_ftnref25\"><sup>[25]<\/sup><\/a>&nbsp;\u00bb. Le 27 octobre 1976 le commissaire du gouvernement conclut \u00e0 l&rsquo;annulation de l\u2019arr\u00eat\u00e9 pr\u00e9fectoral autorisant l&rsquo;ouverture de la carri\u00e8re<a href=\"#_ftn26\" id=\"_ftnref26\"><sup>[26]<\/sup><\/a>. Les \u00e9cologistes ont gagn\u00e9 une premi\u00e8re grande bataille.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> AD38, PER1947\/1.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> AD38, PER1771\/l.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> <em>La Fosse, journal sceptique, <\/em>AD38, PER 1771\/1.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Michel dc Bernardy dc Sigoyer, <em>op. cit.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a>&nbsp;Voir par exemple l&rsquo;\u00e9mission dc radio \u00ab&nbsp;les causeries du h\u00e9risson&nbsp;\u00bb, diffus\u00e9e le 8 mars 2012 sur Radio Gr\u00e9sivaudan, \u00e0 l\u2019occasion des 40 ans de la FRAPNA.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> Catherine Gaillard-Yvenat, <em>La colline verte ou les controverses \u00e0 propos de l\u2019ouverture d\u2019une colline<\/em>, m\u00e9moire IEP, Grenoble, 1977<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> Archives Frapna, dossier \u00ab&nbsp;Colline Verte&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]<\/a> Elle r\u00e9unit 250 personnes d&rsquo;apr\u00e8s Catherine Gaillard-Yvenat, <em>La colline verte<\/em>&#8230;, p. 3.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\">[9]<\/a> Tract du comit\u00e9 de d\u00e9fense de la Colline Verte, \u00ab&nbsp;Colline verte, le combat continue&nbsp;\u00bb, (date approximative ao\u00fbt-septembre 1974), Archives FRAPNA, dossier \u00ab&nbsp;Colline verte&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\" id=\"_ftn10\">[10]<\/a> <em>Qu&rsquo;elle \u00e9tait verte ma colline, journal des comit\u00e9s de d\u00e9fense de la colline verte. <\/em>Num\u00e9ro unique, 28\/03\/1975.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\" id=\"_ftn11\">[11]<\/a> D&rsquo;apr\u00e8s Raymond Avrillier (entretien 2\/04\/2011),ceux-l\u00e0 ne s&rsquo;impliquent pas directement dans les comit\u00e9s de d\u00e9fense, plut\u00f4t tenus par la FRAPNA. Ils participent cependant aux diff\u00e9rentes manifestations, actions, et apportent leur soutien dans l&rsquo;impression et la distribution du journal <em>Quelle \u00e9tait verte ma colline<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\" id=\"_ftn12\">[12]<\/a> Lettre du pr\u00e9fet \u00e0 Robert Buisson, 05\/08\/1974, reproduite dans <em>Quelle \u00e9tait verte ma colline<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\" id=\"_ftn13\">[13]<\/a> Lettre des Comit\u00e9s de D\u00e9fense de la Colline Verte au conseil g\u00e9n\u00e9ral, 30\/05\/1975, Archives Frapna, Dossier Colline Verte.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\" id=\"_ftn14\">[14]<\/a> Catherine Gaillard-Yvenat, <em>La colline verte<\/em>&#8230;, p. 31.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref15\" id=\"_ftn15\">[15]<\/a> <em>Qu&rsquo;elle \u00e9tait verte ma colline\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref16\" id=\"_ftn16\">[16]<\/a> <em>Le Dauphin\u00e9 Lib\u00e9r\u00e9<\/em>, 16\/04\/1976<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref17\" id=\"_ftn17\">[17]<\/a> Note des RG du 20\/3\/1975, AD38, 6523W39.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref18\" id=\"_ftn18\">[18]<\/a> Rapport des Renseignements g\u00e9n\u00e9raux, AD38, 6523W39.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref19\" id=\"_ftn19\">[19]<\/a> <em>Grenoble, revue municipale d&rsquo;information <\/em>n\u00b044<em>, <\/em>mai 1975, AD38, PER 1428\/1&nbsp;; <em>le Dauphin\u00e9 Lib\u00e9r\u00e9 <\/em>12\/4\/1975.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref20\" id=\"_ftn20\">[20]<\/a> <em>Le Monde, <\/em>13-14\/04\/75.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref21\" id=\"_ftn21\">[21]<\/a> Communiqu\u00e9 du groupe cadre de vie du PSU,<em> La Fosse, journal sceptique <\/em>n\u00b01, AD38, PER 1996\/1.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref22\" id=\"_ftn22\">[22]<\/a> Slogans repris par Catherine Gaillard-Yvenat, <em>La colline verte&#8230;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref23\" id=\"_ftn23\">[23]<\/a> <em>Le Dauphin\u00e9 Lib\u00e9r\u00e9 <\/em>du 12 avril 1975. Note des RG, 14 avril 1975, AD38, 6523W39.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref24\" id=\"_ftn24\">[24]<\/a> <em>Le Dauphin\u00e9 Lib\u00e9r\u00e9, <\/em>27\/06\/1975.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref25\" id=\"_ftn25\">[25]<\/a> Note des RG, 19\/11\/1975, AD38 6523W39.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref26\" id=\"_ftn26\">[26]<\/a> <em>Le Dauphin\u00e9 Lib\u00e9r\u00e9, <\/em>28\/10\/1976.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous forme de s\u00e9rie, chaque semaine, sont propos\u00e9s des extraits de ce travail de recherche effectu\u00e9 par Josselin SIBILLE en 2012. 9.&nbsp;La Colline Verte En avril 1975, para\u00eet Qu&rsquo;elle \u00e9tait verte ma colline[1], journal des comit\u00e9s de d\u00e9fense de la Colline Verte. 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