{"id":24330,"date":"2025-03-07T11:17:24","date_gmt":"2025-03-07T10:17:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=24330"},"modified":"2025-03-07T11:17:24","modified_gmt":"2025-03-07T10:17:24","slug":"rapport-de-la-chambre-regionale-des-comptes-sur-le-chu-de-grenoble","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2025\/03\/07\/rapport-de-la-chambre-regionale-des-comptes-sur-le-chu-de-grenoble\/","title":{"rendered":"Rapport de la Chambre R\u00e9gionale des Comptes sur le CHU de Grenoble"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"350\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/CHUGA.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13807\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/CHUGA.jpg 350w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/CHUGA-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/CHUGA-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/CHUGA-144x144.jpg 144w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La chambre r\u00e9gionale des comptes d\u2019Auvergne-Rh\u00f4ne-Alpes a proc\u00e9d\u00e9 au contr\u00f4le du centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes (CHUGA) pour les exercices 2018 \u00e0 2022, en veillant \u00e0 int\u00e9grer les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes. Un premier rapport concerne la gestion du CHUGA dans son ensemble et comprend des d\u00e9veloppements concernant le dialogue social pour les besoins d\u2019une enqu\u00eate des juridictions financi\u00e8res sur ce sujet. Un second rapport est consacr\u00e9 aux urgences hospitali\u00e8res, effectu\u00e9 dans le cadre d\u2019une enqu\u00eate men\u00e9e conjointement par la Cour des comptes et les chambres r\u00e9gionales des comptes ayant pour objet la qualit\u00e9 du service rendu par les services des urgences.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour acc\u00e9der \u00e0 ces deux rapports et \u00e0 la r\u00e9ponse du CHU cliquer <a href=\"https:\/\/www.ccomptes.fr\/fr\/publications\/centre-hospitalier-universitaire-grenoble-alpes-isere\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.ccomptes.fr\/fr\/publications\/centre-hospitalier-universitaire-grenoble-alpes-isere\">ici<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici la synth\u00e8se du rapport sur les urgences qui d\u00e9crit une situation bien connue et inqui\u00e9tante&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Le centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes (CHUGA), premier \u00e9tablissement de sant\u00e9 du d\u00e9partement de l\u2019Is\u00e8re, g\u00e8re plusieurs services d\u2019accueil des urgences (SAU), \u00e0 destination des adultes et des enfants, situ\u00e9s en p\u00e9riph\u00e9rie de Grenoble Alpes M\u00e9tropole et \u00e0 Voiron : un SAU adultes (dit SAU Nord) et un SAU p\u00e9diatrique (dit SAU HCE pour h\u00f4pital couple enfants) sur le site principal du CHUGA sur la commune de La Tronche, un SAU<br>sp\u00e9cialis\u00e9 dans la traumatologie sur le site Sud \u00e0 Echirolles, et deux SAU adultes et p\u00e9diatrique sur le site du centre hospitalier de Voiron. Plusieurs fili\u00e8res de soins sp\u00e9cialis\u00e9s, qui ne sont pas des services d\u2019accueil des urgences au sens de la loi, prennent \u00e9galement en charge des urgences souvent vitales : le d\u00e9chocage pour les urgences vitales chirurgicales, l\u2019unit\u00e9 de soins intensifs cardiaques, la fili\u00e8re accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral (AVC), les urgences gyn\u00e9cologiques et obst\u00e9triques, et les urgences ophtalmologiques. Le rapport est centr\u00e9 sur les trois SAU de<br>l\u2019agglom\u00e9ration grenobloise.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em><br><strong>La d\u00e9gradation des SAU est le reflet de celle du syst\u00e8me de sant\u00e9 dans son ensemble.<br><\/strong>Ainsi, les carences de l\u2019offre de soins non programm\u00e9s, notamment la nuit, les difficult\u00e9s de recrutement aboutissant \u00e0 la fermeture des autres services d\u2019urgences du territoire la nuit, ou encore le nombre insuffisant de lits d\u2019aval, surtout pour les personnes les plus fragiles (personnes \u00e2g\u00e9es polypathologiques ou personnes pr\u00e9sentant des troubles psychiatriques), ont des cons\u00e9quences sur l\u2019activit\u00e9 des urgences.<br>Sur le bassin de vie grenoblois, le CHUGA occupe une place singuli\u00e8re en mati\u00e8re d\u2019urgences puisqu\u2019il g\u00e8re la plupart des services et qu\u2019il est le seul \u00e9tablissement \u00e0 avoir maintenu un accueil aussi large sur la p\u00e9riode. L\u2019accessibilit\u00e9 des soins la nuit repose en grande partie sur lui.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em><br>En 2018, les situations de crises affectant les urgences \u00e9taient li\u00e9es aux p\u00e9riodes d\u2019\u00e9pid\u00e9mies saisonni\u00e8res, mais d\u00e8s 2019, le ph\u00e9nom\u00e8ne de crise est devenu permanent, avec un engorgement massif du SAU Nord. Le ph\u00e9nom\u00e8ne est plus mesur\u00e9 pour les deux autres SAU qui connaissent malgr\u00e9 tout des difficult\u00e9s.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em><br>Apr\u00e8s avoir connu une baisse du nombre de passages en 2020 du fait de la crise sanitaire, l\u2019activit\u00e9 des SAU a augment\u00e9 pour d\u00e9passer en 2022 le niveau de 2019, puis redescendre en 2023. Cette \u00e9volution est l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente pour le SAU Nord dont l\u2019activit\u00e9 n\u2019a pas retrouv\u00e9 son niveau d\u2019avant la crise sanitaire, le nombre de passages baissant l\u00e9g\u00e8rement pour ce service.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Cependant, malgr\u00e9 le nombre de passages en l\u00e9g\u00e8re baisse, la dur\u00e9e de pr\u00e9sence et le nombre de patients pr\u00e9sents aux urgences explose, notamment au SAU Nord, service qui cristallise toutes les difficult\u00e9s des SAU. Un tiers des s\u00e9jours d\u00e9passe d\u00e9sormais les 12 heures, dont 9 % plus d\u2019une journ\u00e9e, le temps de pr\u00e9sence des patients au sein du service augmentant fortement, ce qui r\u00e9v\u00e8le une activit\u00e9 encore plus lourde que ne laisse voir le nombre de passages.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Cette augmentation sans pr\u00e9c\u00e9dent des temps de pr\u00e9sence aux urgences tend \u00e0 rapprocher le SAU Nord d\u2019un service d\u2019hospitalisation classique alors m\u00eame qu\u2019il n\u2019est pas pr\u00e9vu pour ce type de prise en charge. Ainsi les locaux, le mat\u00e9riel et les proc\u00e9dures de travail ne permettent pas des conditions d\u2019accueil en h\u00e9bergement correctes, qui soient \u00e0 la fois conformes des points de vue de la s\u00e9curit\u00e9, de la qualit\u00e9 des soins et de l\u2019\u00e9thique des soignants.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ces conditions d\u2019accueil d\u00e9grad\u00e9es p\u00e8sent sur la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail des soignants. Si l\u2019effectif de l\u2019\u00e9quipe param\u00e9dicale est maintenu, ce n\u2019est pas le cas de l\u2019effectif m\u00e9dical qui appara\u00eet particuli\u00e8rement bas en 2022, avec seulement 49 % des postes pourvus. Cette carence de m\u00e9decins entraine une spirale de d\u00e9gradation difficile \u00e0 enrayer.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Autre fait marquant pour le SAU Nord, la part de patients pr\u00e9sentant des troubles psychiatriques augmente fortement pour aboutir \u00e0 2 516 passages en 2023. La part de personnes \u00e2g\u00e9es est \u00e9galement plus \u00e9lev\u00e9e que dans la population.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Pour autant, l\u2019\u00e9tablissement a mis en place de nombreuses actions et a fait preuve d\u2019agilit\u00e9 pour adapter son fonctionnement. Des actions concernant le flux amont des urgences ont permis de faire baisser le nombre de passages, \u00e0 l\u2019image du service d\u2019accueil de sant\u00e9 (SAS), nouvelle modalit\u00e9 d\u2019organisation de la permanence des soins ambulatoires (PDSA), pour lequel l\u2019Is\u00e8re a \u00e9t\u00e9 d\u00e9partement exp\u00e9rimentateur. Si quelques freins sont encore \u00e0 lever, le SAS permet d\u2019offrir une r\u00e9ponse \u00e0 des demandes de soins pouvant attendre l\u2019ouverture des cabinets m\u00e9dicaux.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019organisation interne a \u00e9t\u00e9 ajust\u00e9e \u00e0 de multiples reprises, avec un effort pour d\u00e9velopper l\u2019accueil et l\u2019orientation des patients, des am\u00e9nagements pour d\u00e9gager du temps m\u00e9dical et du temps soignant, et pour mieux prendre en charge les patients psychiatriques.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Concernant l\u2019accueil des patients en aval des urgences, l\u2019unit\u00e9 d\u2019hospitalisation de courte dur\u00e9e est engorg\u00e9e par des s\u00e9jours qui d\u00e9passent les 24 heures d\u2019observation normalement requis, ce qui ne lui permet plus de jouer son r\u00f4le de tampon entre les urgences et les services. Une cellule de gestion des lits \u00ab bed management \u00bb, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e et permet d\u2019am\u00e9liorer les hospitalisations des patients. Pour autant le manque de lits d\u2019aval en interne est un probl\u00e8me majeur. Le CHUGA a pu ouvrir vingt places de post-urgence fin 2022-d\u00e9but 2023, mais aucune autre ouverture n\u2019a eu lieu depuis et le nombre de lits autoris\u00e9s mais non-op\u00e9rationnels reste \u00e9lev\u00e9.<\/em><em>Les carences de l\u2019offre de soins psychiatriques p\u00e9nalisent \u00e9galement les urgences, ainsi que les difficult\u00e9s en mati\u00e8re de transport sanitaire.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La chambre r\u00e9gionale des comptes d\u2019Auvergne-Rh\u00f4ne-Alpes a proc\u00e9d\u00e9 au contr\u00f4le du centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes (CHUGA) pour les exercices 2018 \u00e0 2022, en veillant \u00e0 int\u00e9grer les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes. 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