{"id":25202,"date":"2025-10-03T11:05:12","date_gmt":"2025-10-03T09:05:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=25202"},"modified":"2025-10-03T11:05:12","modified_gmt":"2025-10-03T09:05:12","slug":"recrudescence-de-cas-de-chikungunya-et-dautres-maladies-transmises-par-les-moustiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2025\/10\/03\/recrudescence-de-cas-de-chikungunya-et-dautres-maladies-transmises-par-les-moustiques\/","title":{"rendered":"Recrudescence de cas de chikungunya et d\u2019autres maladies transmises par les moustiques"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"429\" height=\"310\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Moustique1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-14253\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Moustique1.jpg 429w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Moustique1-150x108.jpg 150w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Moustique1-300x217.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 429px) 100vw, 429px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La maladie transmise par le moustique tigre (parmi d&rsquo;autres) continue de se r\u00e9pandre et cela s\u2019acc\u00e9l\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, les cas de chikungunya \u00e9taient essentiellement import\u00e9s par des personnes revenant pour la plupart d\u2019un s\u00e9jour en Outre-mer. Mais Sant\u00e9 Publique France signale dans <a href=\"https:\/\/www.santepubliquefrance.fr\/regions\/auvergne-rhone-alpes\/documents\/bulletin-regional\/2025\/chikungunya-dengue-zika-et-west-nile-en-auvergne-rhone-alpes.-bulletin-du-25-septembre-2025\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.santepubliquefrance.fr\/regions\/auvergne-rhone-alpes\/documents\/bulletin-regional\/2025\/chikungunya-dengue-zika-et-west-nile-en-auvergne-rhone-alpes.-bulletin-du-25-septembre-2025\">son bulletin du 25 septembre 2025<\/a>, pour la r\u00e9gion Aura\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Six \u00e9pisodes de transmission autochtone de chikungunya identifi\u00e9s dans la r\u00e9gion au 23 septembre 2025, comptabilisant 46 cas : Dr\u00f4me (Montoison et Suze-la-Rousse), Is\u00e8re (Claix, Eybens et Varces) et Savoie (St Ours). Un foyer est particuli\u00e8rement actif \u00e0 Eybens (38) avec 35 cas signal\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les autorit\u00e9s sanitaires rappellent le r\u00f4le de chacun pour se prot\u00e9ger des piq\u00fbres et limiter la prolif\u00e9ration des moustiques : porter des v\u00eatements longs et couvrants ; utiliser des r\u00e9pulsifs cutan\u00e9s ; installer des moustiquaires ; lutter contre les gites larvaires en supprimant les eaux stagnantes \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et autour des habitats (dessous de pots, b\u00e2ches, d\u00e9chets, goutti\u00e8res, etc.).<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>L\u2019Anses (Agence nationale de s\u00e9curit\u00e9 sanitaire de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;environnement et du travail) qui<s> <\/s>avait \u00e9t\u00e9 saisie le 16 juin 2023 par la Direction g\u00e9n\u00e9rale de la sant\u00e9 (DGS) et la Direction g\u00e9n\u00e9rale de la pr\u00e9vention des risques (DGPR) pour la r\u00e9alisation de l\u2019expertise suivante : <em>\u00ab\u00a0\u00e9valuation de l\u2019efficacit\u00e9 des techniques de lutte antivectorielle utilisant des l\u00e2chers de moustiques (TIS, TII et technique de remplacement)\u00a0\u00bb,<\/em> vient de rendre <a href=\"https:\/\/www.anses.fr\/system\/files\/BIOTECHS-2023-SA-0126-RA.pdf\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.anses.fr\/system\/files\/BIOTECHS-2023-SA-0126-RA.pdf\">son rapport<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa conclusion elle note que c\u2019est bien la lutte par l\u00e2chers de moustiques qui est la plus efficace en l\u2019absence de vaccin&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Dans ce contexte de menace croissante li\u00e9e aux agents pathog\u00e8nes transmis par les Aedes et en l\u2019absence de solution vaccinale adapt\u00e9e, ainsi que de traitements sp\u00e9cifiques contre ces maladies, la lutte contre les moustiques vecteurs (dite lutte anti-vectorielle ou LAV) reste le principal moyen d\u2019action.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;4. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DE L\u2019AGENCE<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les maladies \u00e0 transmission vectorielle repr\u00e9sentent un enjeu majeur de sant\u00e9 publique. Cet enjeu est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 patent dans les territoires ultramarins fran\u00e7ais des Antilles, Guyane et de l\u2019Oc\u00e9an Indien, o\u00f9 les \u00e9pid\u00e9mies de dengue sont saisonni\u00e8res. Plus r\u00e9cemment, l\u2019\u00e9valuation par l\u2019Anses (Anses 2024) du risque et des impacts d\u2019une arbovirose associ\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sence du moustique tigre a conclu \u00e0 la probabilit\u00e9 assez \u00e9lev\u00e9e d\u2019avoir, au cours d\u2019une saison en France hexagonale, au moins un \u00e9pisode de transmission autochtone sous forme de foyer(s) localis\u00e9(s) \u00e0 cinq ans dans le contexte hexagonal. Cette expertise avait \u00e9galement caract\u00e9ris\u00e9 les diff\u00e9rents impacts sur le syst\u00e8me de soins, ainsi que sur d\u2019autres activit\u00e9s socio-\u00e9conomiques qu\u2019une \u00e9pid\u00e9mie d\u2019arbovirose serait susceptible de g\u00e9n\u00e9rer.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Dans ce contexte de menace croissante li\u00e9e aux agents pathog\u00e8nes transmis par les Aedes et en l\u2019absence de solution vaccinale adapt\u00e9e, ainsi que de traitements sp\u00e9cifiques contre ces maladies, la lutte contre les moustiques vecteurs (dite lutte anti-vectorielle ou LAV) reste le principal moyen d\u2019action. Comme illustr\u00e9 par l\u2019avis de l\u2019Anses relatif aux strat\u00e9gies de LAV (Anses 2022), celles-ci doivent adopter une approche dite de lutte int\u00e9gr\u00e9e, reposant sur une combinaison d\u2019actions de surveillance, de pr\u00e9vention et de contr\u00f4le, en associant \u00e9troitement la population.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>S\u2019agissant des moyens de lutte sur les populations de moustiques figurent notamment la lutte \u00ab m\u00e9canique \u00bb, les pi\u00e8ges (Anses 2021) ou encore les traitements biocides. Chacun d\u2019entre eux pr\u00e9sente des limites : manque de preuve d\u2019efficacit\u00e9, r\u00e9sistances aux biocides ou risques d\u2019effets pour l\u2019environnement voire la sant\u00e9 humaine. Ainsi, malgr\u00e9 les travaux sur l\u2019identification d\u2019un panel de substances actives d\u2019int\u00e9r\u00eat pour la LAV (Anses 2016), force est de constater que les solutions homologu\u00e9es sont en nombre tr\u00e8s restreintes (la deltam\u00e9thrine est la seule substance biocide adulticide actuellement autoris\u00e9e) et qu\u2019il peut \u00eatre n\u00e9cessaire de s\u2019appuyer sur des recommandations sp\u00e9cifiques ou d\u00e9rogatoires pour les strat\u00e9gies d\u2019utilisation de produits biocides dans un contexte inter-\u00e9pid\u00e9mique et \u00e9pid\u00e9mique contre les moustiques vecteurs de type Aedes, Anopheles et Culex (Anses 2023).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>C\u2019est dans ce contexte que des techniques, pour la plupart alternatives \u00e0 la lutte chimique contre les moustiques vecteurs, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es ou sont en cours de d\u00e9veloppement \u00e0 travers le monde. Aussi, il existe une certaine urgence \u00e0 en qualifier l\u2019efficacit\u00e9 et en documenter les effets non-intentionnels (ENI).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019Agence nationale de s\u00e9curit\u00e9 sanitaire de l\u2019alimentation, de l\u2019environnement et du travail (Anses) endosse les conclusions des experts, ainsi que leurs recommandations relatives \u00e0 l\u2019\u00e9valuation et la mise en \u0153uvre de l\u2019efficacit\u00e9 des techniques de lutte antivectorielle utilisant des l\u00e2chers de moustiques : TIS, TII et leurs variantes, ainsi que la technique de remplacement. S\u2019agissant de l\u2019encadrement, elle apporte cependant les nuances et pr\u00e9cisions ci-apr\u00e8s.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>La revue de la litt\u00e9rature scientifique men\u00e9e montre qu\u2019il ressort d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 des \u00e9l\u00e9ments de preuve de l\u2019efficacit\u00e9 (\u00e9tablis sur diff\u00e9rents crit\u00e8res), m\u00eame s\u2019ils sont contrast\u00e9s selon les techniques. Ainsi, la technique de remplacement est la seule \u00e0 pr\u00e9senter des preuves de son efficacit\u00e9 \u00e9pid\u00e9miologique av\u00e9r\u00e9es vis-\u00e0-vis de la dengue et possibles vis-\u00e0-vis du chikungunya (cf. tableau 4). Les niveaux de preuves pour les autres param\u00e8tres et techniques sont indiqu\u00e9s dans ce m\u00eame avis (Tableaux 2 et 3). L\u2019Anses encourage \u00e0 poursuivre, notamment dans le cadre des mises en \u0153uvre sur le terrain, la collecte des donn\u00e9es permettant de pr\u00e9ciser ou consolider les niveaux de preuves disponibles, par des travaux de recherche compl\u00e9mentaires. Pour cela, des programmes de recherche coordonn\u00e9s et des financements d\u00e9di\u00e9s apparaissent indispensables.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Par ailleurs, l\u2019Agence partage le constat du GT que la mise en place et le d\u00e9ploiement des techniques utilisant les l\u00e2chers de moustiques st\u00e9riles, st\u00e9rilisants ou transinfect\u00e9s ne font l\u2019objet d\u2019aucun encadrement r\u00e9glementaire d\u00e9di\u00e9. L\u2019Anses consid\u00e8re que cet encadrement devrait avoir pour objectifs premiers la transparence \u2013 principe important dans l\u2019adh\u00e9sion aux strat\u00e9gies de LAV \u2013, et la tra\u00e7abilit\u00e9 pour un suivi des d\u00e9ploiements op\u00e9rationnels de ces techniques, qu\u2019il convient de d\u00e9ployer avec la rigueur recommand\u00e9e. Un dispositif bas\u00e9 sur la d\u00e9claration de la mise en place et du d\u00e9ploiement r\u00e9pondrait \u00e0 ces objectifs. Elle souligne \u00e9galement le besoin de cr\u00e9ation d\u2019un statut r\u00e9glementaire pour les insectes irradi\u00e9s et\/ou transinfect\u00e9s par Wolbachia. \u00c0 noter que des premiers l\u00e2chers de moustiques st\u00e9riles (TIS) en France hexagonale ont eu lieu \u00e0 Brive-la-Gaillarde en mai 2025.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Au sujet de param\u00e8tres \u00e0 surveiller dans le cadre des d\u00e9ploiements, l\u2019agence indique qu\u2019une partie de l\u2019expertise a recens\u00e9, de mani\u00e8re prospective, les effets non-intentionnels potentiels de ces techniques. Une grande part de ces effets est peu document\u00e9e. Aussi, l\u2019Agence est pr\u00eate \u00e0 mettre en \u0153uvre une expertise pour analyser plus avant les potentiels effets non-intentionnels, afin de recommander ceux qu\u2019il conviendrait de surveiller lors du d\u00e9ploiement op\u00e9rationnel de ces techniques.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La maladie transmise par le moustique tigre (parmi d&rsquo;autres) continue de se r\u00e9pandre et cela s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, les cas de chikungunya \u00e9taient essentiellement import\u00e9s par des personnes revenant pour la plupart d\u2019un s\u00e9jour en Outre-mer. 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