{"id":25461,"date":"2025-11-28T11:56:00","date_gmt":"2025-11-28T10:56:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=25461"},"modified":"2025-11-28T11:56:00","modified_gmt":"2025-11-28T10:56:00","slug":"grenoble-la-culture-et-les-caricatures","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2025\/11\/28\/grenoble-la-culture-et-les-caricatures\/","title":{"rendered":"Grenoble, la culture et les caricatures"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"375\" height=\"318\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/dessin-mairie.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9413\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/dessin-mairie.png 375w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/dessin-mairie-150x127.png 150w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/dessin-mairie-300x254.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>R\u00e9ponse \u00e0 un \u201clivre noir\u201d qui noircit beaucoup et \u00e9claire peu.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe une tradition grenobloise tenace : inventer r\u00e9guli\u00e8rement une Grenoble imaginaire\u2013 id\u00e9ale ou infernale. Deux r\u00e9cits s\u2019affrontent. Celui d\u2019une ville inventive, diverse, culturelle, joyeuse, parfois contradictoire. Et celui, fantasm\u00e9, d\u2019une ville apocalyptique, r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9peinte par l\u2019\u00e9quipe d\u2019Alain Carignon, qui aime projeter sur la ville un sc\u00e9nario catastrophe digne d\u2019une mauvaise s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Une production r\u00e9cente du site <em>Grenoble le Changement<\/em> \u2013 <em>\u00ab Culture : le livre noir des Verts\/LFI \u00e0 Grenoble \u00bb \u2013<\/em> rel\u00e8ve clairement de la seconde cat\u00e9gorie&nbsp;: une \u00e9pop\u00e9e t\u00e9n\u00e9breuse o\u00f9, depuis 2014, Grenoble serait devenue un territoire o\u00f9 la culture agonise, les biblioth\u00e8ques ferment en cha\u00eene et les artistes musel\u00e9s fuiraient en hurlant sur fond de violons bris\u00e9s, remplac\u00e9s par des v\u00e9los-cargos. Rien ne nous est \u00e9pargn\u00e9 : hyperboles, anachronismes, raccourcis, amalgames, citations tronqu\u00e9es, nostalgie d\u2019un \u201cavant\u201d mythifi\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Rappelons, s\u2019il \u00e9tait n\u00e9cessaire, que <em>Grenoble le Changement, <\/em>outil de propagande con\u00e7u pour attaquer la majorit\u00e9, n\u2019a pas pour objectif de comprendre les politiques publiques mais de les discr\u00e9diter. Instrument de communication politique au service d\u2019Alain Carignon, le site s\u2019est sp\u00e9cialis\u00e9 depuis des ann\u00e9es dans les campagnes de d\u00e9nigrement, les contre-v\u00e9rit\u00e9s et l\u2019instrumentalisation des peurs.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Or rien, dans l\u2019histoire ou les propositions de M. Carignon \u2013 ancien maire condamn\u00e9 pour corruption et aujourd\u2019hui soutenu par une droite dure plus prompte au coup m\u00e9diatique qu\u2019\u00e0 la construction \u2013 ne permet de penser qu\u2019il serait en mesure de porter aujourd\u2019hui une politique culturelle cr\u00e9dible. Lui dont l\u2019implication culturelle fut aussi discr\u00e8te que son pass\u00e9 judiciaire a \u00e9t\u00e9 m\u00e9diatis\u00e9. On peut donc s\u2019\u00e9tonner de le voir distribuer aujourd\u2019hui les bons et mauvais points de la politique culturelle grenobloise.<\/p>\n\n\n\n<p>Puisque la vraie Grenoble existe aussi, elle m\u00e9rite mieux que cette caricature spectaculaire, \u00e9loign\u00e9e des r\u00e9alit\u00e9s culturelles, financi\u00e8res et institutionnelles des dix derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Tentons donc un exercice simple : regarder les faits, avec des sources et un minimum de rigueur, pour les remettre dans leur contexte. Ni enfer ni paradis, Grenoble est avant tout une ville o\u00f9 la culture se construit depuis longtemps, \u00e0 travers un tissu associatif dense, une tradition d\u2019\u00e9ducation populaire et un engagement citoyen tr\u00e8s ancr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1. Grenoble, une culture vivante \u2013 ni miracle, ni d\u00e9sert<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il est une ville o\u00f9 la culture s\u2019est construite sur un socle puissant \u2013 tissu associatif dense, tradition d\u2019\u00e9ducation populaire, vivacit\u00e9 des mouvements citoyens, pr\u00e9sence de la recherche et de l\u2019innovation \u2013 c\u2019est bien Grenoble. Cette vitalit\u00e9 existe depuis des d\u00e9cennies, fa\u00e7onn\u00e9e autant par les politiques publiques (Dubedout en premier lieu) que par une vie associative puissante.<\/p>\n\n\n\n<p>Contrairement au r\u00e9cit propos\u00e9 dans l\u2019article, Grenoble n\u2019est pas devenue un d\u00e9sert culturel depuis l\u2019arriv\u00e9e de la majorit\u00e9 port\u00e9e par \u00c9ric Piolle. Les deux mandats n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 exempts de difficult\u00e9s, marqu\u00e9s par des d\u00e9cisions per\u00e7ues parfois comme brutales et un dialogue trop heurt\u00e9 avec certains acteurs culturels. Ces critiques sont connues et il serait absurde de les nier.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques rep\u00e8res permettent de sortir des caricatures :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Une d\u00e9centralisation culturelle pr\u00e9coce, et surtout un h\u00e9ritage Dubedout<br><\/strong>Si Grenoble n\u2019est pas la premi\u00e8re ville \u00e0 avoir obtenu une \u201cMaison de la Culture\u201d<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, la construction de l\u2019\u00e9quipement inaugur\u00e9 en 1968, devenu \u201cMC2\u201d depuis 2004, montre que la ville a pris tr\u00e8s t\u00f4t le train de la d\u00e9centralisation culturelle. C\u2019est cependant \u00e0 partir des ann\u00e9es Dubedout (1971\u20131983) que Grenoble adopte une politique culturelle audacieuse, sociale, associative, ancr\u00e9e dans les quartiers \u2013 un h\u00e9ritage structurant que la droite locale oublie volontiers lorsqu\u2019elle s\u2019improvise gardienne de la m\u00e9moire culturelle grenobloise.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Une reconnaissance patrimoniale r\u00e9cente<br><\/strong>Grenoble est devenue Ville d\u2019art et d\u2019histoire en 2017, confirmation institutionnelle de son patrimoine urbain, architectural et social.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Une vie culturelle dense et partag\u00e9e<br><\/strong>Le bassin grenoblois accueille entre 70 et 100 festivals par an, preuve d\u2019une vitalit\u00e9 culturelle qui ne d\u00e9pend ni d\u2019une majorit\u00e9 municipale unique, ni d\u2019un r\u00e9cit apocalyptique.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Une tradition d\u2019innovation et d\u2019\u00e9ducation populaire<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Grenoble, ville de savoirs, de recherche, de pratiques sociales et militantes (de l\u2019\u00e9ducation populaire au planning familial), a toujours g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une effervescence culturelle qui d\u00e9passe largement les seules institutions.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Un \u00e9cosyst\u00e8me associatif exceptionnel<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Associations, collectifs, artistes, salles ind\u00e9pendantes, lieux alternatifs, tiers-lieux et initiatives citoyennes forment un paysage culturel diversifi\u00e9 et r\u00e9silient \u2013 qui doit autant \u00e0 l\u2019histoire locale qu\u2019aux politiques publiques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2. Ce que l\u2019article de Grenoble le changement,&nbsp;oublie soigneusement : le contexte financier r\u00e9el<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Beaucoup est reproch\u00e9, mais rien n\u2019est contextualis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Or quelques faits incontournables suffisent \u00e0 nuancer le r\u00e9cit :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>En 2014, Grenoble h\u00e9rite de 120 millions d\u2019euros de dette.<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Entre 2014 et 2017, les communes fran\u00e7aises subissent une chute historique des dotations de l\u2019\u00c9tat.<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Grenoble doit maintenir ses services publics culturels sans hausse massive d\u2019imp\u00f4ts \u2013 comme la plupart des villes.<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Les comp\u00e9tences culturelles sont partag\u00e9es entre Ville, M\u00e9tropole, D\u00e9partement, R\u00e9gion et \u00c9tat \u2013 contrairement \u00e0 ce que laisse croire l\u2019article, qui accuse la mairie comme si elle gouvernait seule tout le secteur. Un raccourci commode et trompeur.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>3. Fact-checking tranquille (mais n\u00e9cessaire)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019article d\u00e9roule une s\u00e9rie de drames culturels dignes d\u2019un op\u00e9ra.<\/p>\n\n\n\n<p>Reprenons-les ici.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Musiciens du Louvre : non, ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 \u201cchass\u00e9s\u00a0\u00bb. Mais la m\u00e9thode a laiss\u00e9 des traces.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Soutien r\u00e9duit, oui. Exil forc\u00e9, non.<br>La suppression de la subvention municipale n\u2019a pas mis l\u2019orchestre en p\u00e9ril. D\u2019une part, son budget global (+ de 3,7M\u20ac en 2014) repose essentiellement sur des financements nationaux et r\u00e9gionaux, la part municipale \u00e9tant marginale (438K\u20ac). D\u2019autre part, la Ville a continu\u00e9 \u00e0 h\u00e9berger gratuitement l\u2019orchestre. Les Musiciens du Louvre ont d\u2019ailleurs continu\u00e9 \u00e0 se produire r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 Grenoble apr\u00e8s 2014.<br>Cela n\u2019efface pas pour autant les difficult\u00e9s de cette s\u00e9quence. La d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 brutale, mal expliqu\u00e9e, et a donn\u00e9 l\u2019impression d\u2019un d\u00e9sengagement soudain envers une institution embl\u00e9matique. Elle a inqui\u00e9t\u00e9 une partie du secteur culturel et nourri des incompr\u00e9hensions durables. Ce n\u2019est pas l\u2019effondrement d\u00e9crit par l\u2019article de Carignon, mais c\u2019est sans doute un moment o\u00f9 la communication, la m\u00e9thode et l\u2019\u00e9coute ont clairement manqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dit autrement, les Musiciens du Louvre n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 \u201cchass\u00e9s\u201d, mais cet \u00e9pisode a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une difficult\u00e9 r\u00e9elle du premier mandat \u00e0 accompagner des arbitrages complexes sans cr\u00e9er d\u2019inqui\u00e9tude inutile dans le milieu culturel.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les biblioth\u00e8ques Pr\u00e9mol et Hauquelin&nbsp;: une d\u00e9cision v\u00e9cue comme un traumatisme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, deux biblioth\u00e8ques de quartier ont ferm\u00e9 en 2016, dans un contexte de crise financi\u00e8re majeure.<br>Il faut le dire clairement : cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 brutale, mal pr\u00e9par\u00e9e, mal expliqu\u00e9e, et a profond\u00e9ment marqu\u00e9 de nombreux Grenoblois\u00b7es. Pour beaucoup d\u2019habitant\u00b7es, surtout dans les quartiers populaires, ces biblioth\u00e8ques repr\u00e9sentaient bien plus qu\u2019un \u00e9quipement culturel : un rep\u00e8re, un lieu de proximit\u00e9, un symbole de pr\u00e9sence publique.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais reconna\u00eetre ce traumatisme ne doit pas conduire au r\u00e9cit d\u2019effondrement g\u00e9n\u00e9ral du r\u00e9seau, comme le fait l\u2019article de Carignon.<\/p>\n\n\n\n<p>Les faits sont les suivants&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Grenoble reste l\u2019une des villes les mieux dot\u00e9es en biblioth\u00e8ques par habitant.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Depuis 2017, le r\u00e9seau a \u00e9t\u00e9 modernis\u00e9, avec des horaires \u00e9largis, de nouveaux services, une meilleure accessibilit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Depuis 2019, le r\u00e9seau est totalement gratuit pour tous les usagers.<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a><\/li>\n\n\n\n<li>Le plan lecture 2018-2025, malgr\u00e9 un contexte budg\u00e9taire tr\u00e8s contraint, a consolid\u00e9 plusieurs \u00e9quipements et renforc\u00e9 l\u2019acc\u00e8s aux collections, num\u00e9riques comme physiques.<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Le CIEL : une structure fragile bien avant 2014<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La salle embl\u00e9matique des musiques actuelles grenobloises, Le Ciel, connaissait depuis longtemps de s\u00e9rieux dysfonctionnements. La R\u00e9gie 2C, gestionnaire historique, a \u00e9t\u00e9 liquid\u00e9e en 2016. Le Ciel a rouvert en 2019 sous la gestion de l\u2019association Plege, avec un projet repens\u00e9 (r\u00e9sidences, espaces de r\u00e9p\u00e9titions, concerts et tiers-lieu). Entre temps, La Belle \u00c9lectrique a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9e en 2015, et le secteur des musiques actuelles a \u00e9t\u00e9 r\u00e9organis\u00e9 sur le territoire. Il s\u2019agit d\u2019une \u00e9volution de mod\u00e8le, pas d\u2019une disparition.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Magasin : une crise <\/strong><strong>ancienne, structurelle, nationale, pas grenobloise<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, le Magasin, Centre national d\u2019art contemporain grenoblois, conna\u00eet des crises depuis longtemps, avant comme apr\u00e8s 2014.<br>La DCA, r\u00e9seau des centres d\u2019art, alerte depuis des ann\u00e9es sur la baisse des financements, la rotation rapide des directions et le manque de stabilit\u00e9 institutionnelle.<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\">[7]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La Ville n\u2019a jamais retir\u00e9 son soutien : elle a maintenu sa subvention, mis le b\u00e2timent \u00e0 disposition du centre d\u2019art et particip\u00e9, avec la DRAC et les partenaires, \u00e0 la refondation du projet \u201cMagasin des Horizons\u201d.<br>Les difficult\u00e9s du lieu rel\u00e8vent avant tout d\u2019une fragilit\u00e9 structurelle nationale du mod\u00e8le des centres d\u2019art, document\u00e9e par la DCA, et non d\u2019un d\u00e9sengagement municipal.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le budget culturel amput\u00e9 entre 2017 et 2019&nbsp;: un arbitrage sous contrainte nationale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il faut rappeler qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une p\u00e9riode o\u00f9 toutes les villes fran\u00e7aises ont subi la plus forte chute de dotations d\u2019\u00c9tat depuis les ann\u00e9es 1980. Cette baisse doit \u00eatre replac\u00e9e dans son contexte&nbsp;:<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>baisse massive des dotations d\u2019\u00c9tat,<\/li>\n\n\n\n<li>obligations l\u00e9gales de redressement,<\/li>\n\n\n\n<li>choix de pr\u00e9server les secteurs sociaux, \u00e9ducatifs et de transition \u00e9cologique.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces conditions exceptionnelles, Grenoble demeure au-dessus de la moyenne nationale en d\u00e9penses culturelles par habitant<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le \u201cd\u00e9sengagement id\u00e9ologique\u201d est donc un r\u00e9cit simpliste.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La charte culturelle \u201cid\u00e9ologique\u00a0\u00bb<\/strong> <strong>: un r\u00e9cit commode<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pr\u00e9sent\u00e9e comme un instrument de contr\u00f4le politique, elle s\u2019inscrit en r\u00e9alit\u00e9 dans un mouvement national bien document\u00e9&nbsp;: d<\/strong>epuis 2016, l\u2019\u00c9tat, les R\u00e9gions, les M\u00e9tropoles et la plupart des grandes villes fran\u00e7aises conditionnent leurs subventions culturelles \u00e0 des engagements en mati\u00e8re d\u2019acc\u00e8s aux droits culturels, de diversit\u00e9, d\u2019\u00e9co-responsabilit\u00e9 ou de mixit\u00e9.La charte grenobloise<a href=\"#_ftn9\" id=\"_ftnref9\">[9]<\/a> applique les cadres:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>de la loi LCAP (2016),<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>de la loi NOTRe (2015) sur les droits culturels,<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>des orientations nationales, r\u00e9gionales et europ\u00e9ennes.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Rennes<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\">[10]<\/a>, Nantes<a href=\"#_ftn11\" id=\"_ftnref11\">[11]<\/a>, Paris<a href=\"#_ftn12\" id=\"_ftnref12\">[12]<\/a>, Lyon, Strasbourg\u2026 Toutes fonctionnent avec des chartes similaires, souvent co-construites. <strong>Parler de censure rel\u00e8ve de l\u2019effet de manche.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>4. Ce qui a r\u00e9ellement \u00e9t\u00e9 fait (et ne m\u00e9rite pas un livre noir)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Contrairement \u00e0 ce r\u00e9cit alarmiste, les donn\u00e9es publiques montrent une politique culturelle grenobloise maintenue, structur\u00e9e et accessible, malgr\u00e9 un contexte budg\u00e9taire national extr\u00eamement contraint.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Un budget culturel stabilis\u00e9<\/strong> <strong>\u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9<\/strong>\u00a0: Grenoble consacre encore plus de 30 M\u20ac par an \u00e0 la culture<a href=\"#_ftn13\" id=\"_ftnref13\">[13]<\/a>, soit 196 \u20ac\/habitant en 2024, un niveau stable depuis plusieurs ann\u00e9es malgr\u00e9 la chute historique des dotations d\u2019\u00c9tat. C\u2019est bien au-dessus de la moyenne nationale des d\u00e9penses culturelles locales (156 \u20ac\/habitant).<a href=\"#_ftn14\" id=\"_ftnref14\">[14]<\/a><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Un effort important sur l\u2019acc\u00e8s<\/strong> <strong>pour tous<\/strong>\u00a0: gratuit\u00e9 totale des biblioth\u00e8ques pour tous les usagers (2019), gratuit\u00e9 du Mus\u00e9e de Grenoble pour les collections permanentes (2023).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Une politique align\u00e9e sur les droits culturels<\/strong> <strong>et les cadres nationaux<\/strong>\u00a0: application de la loi LCAP 2016, des droits culturels, inscrits dans la Loi\u00a0NOTRe adopt\u00e9e en 2015, des cadres du minist\u00e8re, de la R\u00e9gion et de l\u2019Union europ\u00e9enne.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Un paysage culturel vivant<\/strong>\u00a0: biblioth\u00e8ques municipales, salles ind\u00e9pendantes, lieux associatifs, \u00e9quipements m\u00e9tropolitains, structures d\u00e9partementales\u2026 L\u2019ensemble du paysage culturel grenoblois est bien vivant, actif et fr\u00e9quent\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Voir aujourd\u2019hui cette m\u00eame droite dure et l\u2019ancien maire condamn\u00e9 pour corruption se pr\u00e9senter en garants de la culture grenobloise laisse perplexe. Leur vision est celle d\u2019une culture r\u00e9duite \u00e0 un outil d\u2019image et de communication politique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Conclusion : la culture m\u00e9rite mieux que les livres noirs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2026 et mieux que les r\u00e9gressions qui s\u2019annoncent.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On peut, on doit d\u00e9battre de la politique culturelle grenobloise. Mais ce d\u00e9bat m\u00e9rite des faits, non des fictions, surtout \u00e0 un moment o\u00f9 le secteur culturel fran\u00e7ais traverse l\u2019une des crises les plus profondes de son histoire<a href=\"#_ftn15\" id=\"_ftnref15\">[15]<\/a> :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>coupes et baisses historiques des budgets dans de nombreuses collectivit\u00e9s,<\/li>\n\n\n\n<li>fragilisation des festivals, des \u00e9v\u00e9nements, du spectacle vivant, des actions d\u2019\u00e9ducation artistique et culturelle,<\/li>\n\n\n\n<li>pr\u00e9carit\u00e9 grandissante des artistes et des structures ind\u00e9pendantes,<\/li>\n\n\n\n<li>menaces croissantes sur la diversit\u00e9 culturelle et la libert\u00e9 de cr\u00e9ation.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, une autre r\u00e9alit\u00e9 s\u2019impose : la progression de l\u2019extr\u00eame-droite en France fait peser une menace directe sur la libert\u00e9 artistique, la pluralit\u00e9 des expressions, l\u2019ind\u00e9pendance des institutions. Face \u00e0 cela, les villes ont une responsabilit\u00e9 particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Grenoble peut rester <strong>un territoire o\u00f9 <\/strong>la culture demeure un espace de libert\u00e9, de rencontre et d\u2019\u00e9mancipation \u2013 une ville o\u00f9 l\u2019on prot\u00e8ge la diversit\u00e9 des pratiques et des expressions culturelles, plut\u00f4t que de les r\u00e9duire ou les contr\u00f4ler.<\/p>\n\n\n\n<p>L<em>es<\/em> cultures, au pluriel, sont le ciment de la soci\u00e9t\u00e9, la fabrique de la relation, de la compr\u00e9hension, de la nuance. Et nous en avons besoin.<\/p>\n\n\n\n<p>Tenir ce cap implique aussi de regarder avec lucidit\u00e9 les deux mandats qui s\u2019ach\u00e8vent. Ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 parfaits. Certaines d\u00e9cisions ont \u00e9t\u00e9 mal accompagn\u00e9es, des m\u00e9thodes ont manqu\u00e9, des tensions ont \u00e9t\u00e9 mal g\u00e9r\u00e9es. Le premier mandat a laiss\u00e9 des traces et il serait inutile de le nier.<\/p>\n\n\n\n<p>La ville n\u2019a ni sombr\u00e9 ni rayonn\u00e9 de mani\u00e8re exceptionnelle. Comme pour tout, \u00e0 l\u2019avenir elle pourra et devra faire mieux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>2026 doit ouvrir un cycle diff\u00e9rent : plus collaboratif, plus stable, plus exigeant.<\/strong><br>Une \u00e9tape o\u00f9 les futures listes seront attendues sur des engagements concrets et un changement de m\u00e9thode :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>plus de concertation,<\/li>\n\n\n\n<li>plus de stabilit\u00e9,<\/li>\n\n\n\n<li>plus de clart\u00e9 dans les priorit\u00e9s,<\/li>\n\n\n\n<li>plus d\u2019attention aux quartiers,<\/li>\n\n\n\n<li>et un soutien affirm\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation, aux artistes, aux associations et aux lieux ind\u00e9pendants.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Une ville qui soutient la culture, qui garantit \u00e0 chacun\u00b7e la possibilit\u00e9 de participer, cr\u00e9er, prendre part pleinement \u00e0 la vie culturelle, qui d\u00e9fend la cr\u00e9ation et prot\u00e8ge ses lieux et ses artistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Grenoble dispose des ressources, des acteurs et de l\u2019histoire n\u00e9cessaires pour \u00e9crire une nouvelle page culturelle ambitieuse. Ce dont la Ville a besoin aujourd\u2019hui, ce n\u2019est ni d\u2019un livre noir, ni de promesses incantatoires : c\u2019est d\u2019un projet lisible, co-construit, stable et protecteur de toutes les formes de cr\u00e9ation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est cela, l\u2019enjeu des \u00e9lections municipales de 2026.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> 1961&nbsp;: inauguration au Havre de la premi\u00e8re Maison de la Culture de France, sous l\u2019impulsion d\u2019Andr\u00e9 Malraux.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Sources : rapports de la Chambre R\u00e9gionale des Comptes (CRC Auvergne-Rh\u00f4ne-Alpes, 2018 &amp; 2021).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Source : Minist\u00e8re des Finances publiques \u2013 DGF en baisse cumul\u00e9e nationale de 11 milliards d\u2019euros.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Selon le barom\u00e8tre 2025 de l\u2019Observatoire des politiques culturelles (OPC), <em>\u00ab le \u201cbloc local\u201d (communes, m\u00e9tropoles, communaut\u00e9s urbaines) \u2026 maintient majoritairement son soutien [\u00e0 la culture] \u00bb <\/em>in <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/culture\/article\/2025\/07\/09\/barometre-des-budgets-culturels-des-collectivites-territoriales-une-rupture-historique_6620080_3246.html\">Le Monde.fr<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> <a href=\"https:\/\/auvergnerhonealpes-livre-lecture.org\/articles\/la-bibliotheque-municipale-de-grenoble-gratuite-pour-tous-ses-usagers\">Auvergne Rh\u00f4ne-Alpes Livre &amp; Lecture<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> <a href=\"https:\/\/www.grenoble.fr\/866-lecture-publique.htm\">Grenoble.fr<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> <em>\u00ab&nbsp;une succession de crises \u00e0 Grenoble, mais aussi une fragilit\u00e9 nationale du mod\u00e8le \u00bb <\/em>Source <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/culture\/article\/2021\/03\/16\/au-magasin-centre-d-art-de-grenoble-les-crises-s-enchainent_6073282_3246.html\">Le Monde<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]<\/a> Source <a href=\"https:\/\/actualitte.com\/article\/124095\/economie\/commune-region-intercommunalite-qui-finance-vraiment-la-culture-en-france\">DEPS<\/a>, Statistiques culturelles 2025, <em>Les d\u00e9penses culturelles des collectivit\u00e9s territoriales en 2023 et leur \u00e9volution depuis 2019<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\">[9]<\/a> <em>\u00ab&nbsp;Elle s\u2019int\u00e8gre pleinement dans les dispositions de la loi de 2016 relatives \u00e0 la libert\u00e9 de cr\u00e9ation, ainsi que celles de la loi Notre relative aux droits culturels.&nbsp;\u00bb <\/em>Pr\u00e9ambule de la <a href=\"https:\/\/www.grenoble.fr\/include\/viewFile.php?idtf=50885&amp;name=Charte+culturelle+transitions\">Charte culturelle des transitions de Grenoble<\/a><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\" id=\"_ftn10\">[10]<\/a>&nbsp; <a href=\"https:\/\/fabriquecitoyenne.fr\/blog\/une-charte-des-engagements-reciproques-entre-la-ville-et-les-associations-1\">Charte des engagements r\u00e9ciproques<\/a> de la Ville de Rennes.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\" id=\"_ftn11\">[11]<\/a> <a href=\"https:\/\/dialoguecitoyen.metropole.nantes.fr\/project\/la-dynamique-associative-nantaise\/step\/mise-en-oeuvre-de-la-charte-dengagements-mutuels-entre-la-ville-de-nantes-et-les-associations\">Charte d\u2019engagements mutuels<\/a> de la Ville de Nantes<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\" id=\"_ftn12\">[12]<\/a> <a href=\"https:\/\/www.paris.fr\/pages\/associations-engageons-nous-ensemble-6387\">Charte d\u2019engagements r\u00e9ciproques<\/a> de la Ville de Paris<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\" id=\"_ftn13\">[13]<\/a> Source <a href=\"https:\/\/www.calameo.com\/read\/0041903760e8dddd74efd\">Grenoble Culture[s] 2026<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\" id=\"_ftn14\">[14]<\/a> Source <a href=\"https:\/\/www.culture.gouv.fr\/espace-documentation\/statistiques-ministerielles-de-la-culture2\/statistiques-culturelles\/tableau-de-bord-des-depenses-culturelles-des-collectivites-territoriales\">Minist\u00e8re de la Culture<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref15\" id=\"_ftn15\">[15]<\/a> <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/culture\/article\/2025\/07\/09\/barometre-des-budgets-culturels-des-collectivites-territoriales-une-rupture-historique_6620080_3246.html\">Le Monde.fr<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9ponse \u00e0 un \u201clivre noir\u201d qui noircit beaucoup et \u00e9claire peu. Il existe une tradition grenobloise tenace : inventer r\u00e9guli\u00e8rement une Grenoble imaginaire\u2013 id\u00e9ale ou infernale. Deux r\u00e9cits s\u2019affrontent. Celui d\u2019une ville inventive, diverse, culturelle, joyeuse, parfois contradictoire. Et celui, fantasm\u00e9, d\u2019une ville apocalyptique, r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9peinte par l\u2019\u00e9quipe d\u2019Alain Carignon, qui aime projeter sur la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"twitterCardType":"","cardImageID":0,"cardImage":"","cardTitle":"","cardDesc":"","cardImageAlt":"","cardPlayer":"","cardPlayerWidth":0,"cardPlayerHeight":0,"cardPlayerStream":"","cardPlayerCodec":"","footnotes":""},"categories":[62,11],"tags":[96,140,215],"class_list":["post-25461","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-le-rouge-le-vert-hebdo","category-politique-locale","tag-culture","tag-elections","tag-grenoble"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25461","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25461"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25461\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":25462,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25461\/revisions\/25462"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25461"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=25461"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=25461"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}