{"id":26108,"date":"2026-04-24T16:56:39","date_gmt":"2026-04-24T14:56:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=26108"},"modified":"2026-04-24T16:56:39","modified_gmt":"2026-04-24T14:56:39","slug":"des-generations-de-plus-en-plus-souvent-declassees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2026\/04\/24\/des-generations-de-plus-en-plus-souvent-declassees\/","title":{"rendered":"Des g\u00e9n\u00e9rations de plus en plus souvent d\u00e9class\u00e9es"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"380\" height=\"75\" src=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/centre-observation-societe.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-24538\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/centre-observation-societe.jpg 380w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/centre-observation-societe-300x59.jpg 300w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/centre-observation-societe-150x30.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 380px) 100vw, 380px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>En 1983, 3 % des dipl\u00f4m\u00e9s de niveau bac en emploi et sortis depuis au moins onze ans du syst\u00e8me scolaire, occupaient un poste d\u2019ouvrier ou d\u2019employ\u00e9 non qualifi\u00e9, selon l\u2019Insee. Presque quatre d\u00e9cennies plus tard, en 2023, cette proportion est a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9e par cinq, pour atteindre 14,7 %. Avec le m\u00eame niveau de dipl\u00f4me, mais mesur\u00e9 entre un et quatre ans \u00e0 partir de la fin de formation initiale, cette part a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9e par trois, de 11 % \u00e0 33,7 % au cours de la m\u00eame p\u00e9riode. De leur c\u00f4t\u00e9, les jeunes de niveau bac+2 ont de plus en plus de mal \u00e0 acc\u00e9der au statut de cadre. La part de ceux qui sont devenus cadres ou professions interm\u00e9diaires a baiss\u00e9 de 89 % \u00e0 65,4 % entre 1983 et 2023 pour ceux qui ont quitt\u00e9 l\u2019\u00e9cole depuis au moins onze ans, et de 76 % \u00e0 45,1 % pour ceux sortis depuis un \u00e0 quatre ans.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>\u00c0 trente ann\u00e9es d\u2019intervalle, le m\u00eame dipl\u00f4me ne donne plus acc\u00e8s aux m\u00eames professions : on assiste \u00e0 un processus de d\u00e9classement scolaire. \u00c0 la sortie de l\u2019\u00e9cole, une partie des jeunes dipl\u00f4m\u00e9s est de plus en plus souvent contrainte d\u2019occuper des emplois de niveau inf\u00e9rieur \u00e0 ceux auxquels ils pensaient pouvoir pr\u00e9tendre avec leurs dipl\u00f4mes. R\u00e9sultat&nbsp;: la jeunesse doit en rabattre sur ses exigences en d\u00e9but et apr\u00e8s quelques ann\u00e9es de carri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre pays a connu jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es 1990 un fort allongement des scolarit\u00e9s. Les jeunes g\u00e9n\u00e9rations sont de mieux en mieux form\u00e9es, mais l\u2019emploi n\u2019a pas suivi. Les postes de travail qualifi\u00e9s, notamment de cadres sup\u00e9rieurs, se d\u00e9veloppent mais pas assez vite pour absorber le flux de dipl\u00f4m\u00e9s. Le ch\u00f4mage des jeunes atteint 20 % d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 1980 et il reste \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9 depuis, malgr\u00e9 l\u2019am\u00e9lioration de ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Les jeunes des plus hauts niveaux de dipl\u00f4me demeurent prot\u00e9g\u00e9s de la crise, mais une partie doit accepter des postes habituellement attribu\u00e9s \u00e0 des personnes moins qualifi\u00e9es. Un ph\u00e9nom\u00e8ne de file d\u2019attente se forme, o\u00f9 les moins qualifi\u00e9s sont repouss\u00e9s vers le bas. Les bac+5 prennent la place des bac+3, qui prennent la place des bacheliers, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Mobilit\u00e9 descendante<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9classement \u00e0 l\u2019entr\u00e9e dans le monde du travail n\u2019est pas la seule forme de d\u00e9classement. Les carri\u00e8res elles-m\u00eames sont devenues plus \u00ab flexibles \u00bb. La mobilit\u00e9 vers le haut est plus fr\u00e9quente en cours de parcours, mais vers le bas aussi. La deuxi\u00e8me forme de d\u00e9classement est \u00ab intrag\u00e9n\u00e9rationnelle \u00bb (\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration). Au milieu des ann\u00e9es 2000 l\u2019Insee notait : \u00ab <em>la mobilit\u00e9 descendante n\u2019est plus un ph\u00e9nom\u00e8ne marginal <\/em>\u00bb<a href=\"https:\/\/www.observationsociete.fr\/categories-sociales\/milieux-sociaux-et-emploi\/des-jeunes-de-plus-en-plus-souvent-declasses\/#note-1140-3\">3<\/a>. En particulier, passer par la case du ch\u00f4mage a souvent pour cons\u00e9quence d\u2019obliger \u00e0 r\u00e9duire ses pr\u00e9tentions en termes de poste de travail et donc de r\u00e9mun\u00e9ration. \u00ab&nbsp;<em>La proportion des enfants de cadres et professions intellectuelles sup\u00e9rieures \u00e2g\u00e9s de 30 \u00e0 54 ans et ayant connu une mobilit\u00e9 descendante qui n\u2019\u00e9tait que de 2 % entre 1980 et 1985 est pass\u00e9e \u00e0 8 % pour les hommes et 9 % pour les femmes entre 1998 et 2003<\/em> \u00bb, relevait l\u2019Insee\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour lire la suite\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.observationsociete.fr\/categories-sociales\/milieux-sociaux-et-emploi\/des-jeunes-de-plus-en-plus-souvent-declasses\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.observationsociete.fr\/categories-sociales\/milieux-sociaux-et-emploi\/des-jeunes-de-plus-en-plus-souvent-declasses\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1983, 3 % des dipl\u00f4m\u00e9s de niveau bac en emploi et sortis depuis au moins onze ans du syst\u00e8me scolaire, occupaient un poste d\u2019ouvrier ou d\u2019employ\u00e9 non qualifi\u00e9, selon l\u2019Insee. 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