{"id":6290,"date":"2012-11-09T21:41:25","date_gmt":"2012-11-09T19:41:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/?p=6290"},"modified":"2012-11-09T21:44:17","modified_gmt":"2012-11-09T19:44:17","slug":"drame-dechirolles-analyse-et-pistes-daction","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/2012\/11\/09\/drame-dechirolles-analyse-et-pistes-daction\/","title":{"rendered":"Drame d\u2019Echirolles : analyse et pistes d&rsquo;action"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_6188\" style=\"width: 160px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-6188\" class=\"size-thumbnail wp-image-6188\" title=\"2012MarcheBlanche\" src=\"http:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/2012MarcheBlanche-150x137.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"137\" srcset=\"https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/2012MarcheBlanche-150x137.jpg 150w, https:\/\/www.ades-grenoble.org\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/2012MarcheBlanche.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><p id=\"caption-attachment-6188\" class=\"wp-caption-text\">Marche blanche \u00e0 la m\u00e9moire de Kevin et Sofiane (Photo Dauphin\u00e9 Lib\u00e9r\u00e9, tous droits r\u00e9serv\u00e9s)<\/p><\/div>\n<p><em>Les \u00e9v\u00e9nements dramatiques de la Villeneuve d&rsquo;Echirolles ne doivent pas \u00eatre rang\u00e9s au rayon des faits divers. Apr\u00e8s les meurtres de Kevin et Sofiane, le 28 septembre dernier, Claude Jacquier r\u00e9pond aux questions de la ville d\u2019Echirolles.<\/em><\/p>\n<p><strong>Avec le recul du temps, quelles analyses fa\u00eetes-vous de ce drame et quelles \u00ab\u00a0le\u00e7ons\u00a0\u00bb en tirez-vous ?<\/strong><\/p>\n<p>Le drame des Granges sort du mod\u00e8le explicatif habituel mobilis\u00e9 par les observateurs : ni bavure polici\u00e8re, ni rixes pour le contr\u00f4le d&rsquo;un territoire de la drogue, ni affrontement entre bandes rivales de territoires voisins, ni crime raciste. Les deux seuls \u00e9l\u00e9ments de distinction entre les protagonistes tenaient sans doute au fait que les victimes r\u00e9ussissaient dans leurs \u00e9tudes et qu\u2019ils \u00e9taient musulmans pratiquants (K\u00e9vin fra\u00eechement converti). Il s&rsquo;agit d&rsquo;un lynchage d&rsquo;un \u00ab\u00a0black\u00a0\u00bb et d&rsquo;un \u00ab\u00a0beur\u00a0\u00bb qui aurait pu aussi viser un \u00abblanc\u00bb, commis par un groupe de \u00abblacks, blancs, beurs\u00a0\u00bb si on en croit les noms cit\u00e9s par la presse, tr\u00e8s repr\u00e9sentatifs de la France de la coupe du monde de 1998. Ils avaient 7 ou 8 ans \u00e0 cette \u00e9poque, alors en cours pr\u00e9paratoire ou \u00e9l\u00e9mentaire du primaire et donc tr\u00e8s sensibles \u00e0 cette repr\u00e9sentation d\u2019une France \u00abblack, blanc, beur\u00bb affich\u00e9e alors partout, y compris sur l\u2019Arc de Triomphe de l\u2019Etoile avec le \u00abRoi Zizou\u00bb. Qu&rsquo;est ce qui a d\u00e9rap\u00e9 en 14 ans\u00a0? Les comportements de voyous des joueurs de l\u2019\u00e9quipe de France dans les coupes du monde successives en 2002, en 2006 (coup de boule de Z. Zidane et surtout en 2010\u00a0? Est-ce au contraire le signe d\u2019une int\u00e9gration victimaire avec de nouveaux boucs \u00e9missaires fondateurs de nouveaux rapports de classe\u00a0? On peut tout imaginer\u00a0!<\/p>\n<p><!--more-->Ce n&rsquo;est pas pour autant un acte gratuit comme certains l&rsquo;ont dit. Il n&rsquo;y a pas de gratuit\u00e9 quand il y a des morts et dans ce qui s&rsquo;apparente \u00e0 un lynchage. Il faut certainement r\u00e9viser nos interpr\u00e9tations et les qualifications de ce massacre qui ob\u00e9it \u00e0 un scenario d\u00e9sormais&#8230; reproductible en trois actes :<\/p>\n<ul>\n<li>Acte 1 &#8211; 17 h 00 : Regards et violence entre mineurs,<\/li>\n<li>Acte 2 &#8211; 19 h 00 : Demande d&rsquo;excuses quelques heures plus tard de la part de jeunes dans une certaine r\u00e9ussite, qui n&rsquo;ont sans doute pas utilis\u00e9 les bons mots qu&rsquo;il fallait, peut-\u00eatre avec des mots de \u00abbouffons\u00bb ou de \u00abcailloux\u00bb (ref. Zebda), une demande forc\u00e9ment humiliante (comme on dit de mani\u00e8re imag\u00e9e en Afrique sub-saharienne o\u00f9 j&rsquo;ai travaill\u00e9 15 ans\u00a0: \u00ab\u00a0En me demandant de m\u2019excuser, tu as vers\u00e9 ma figure par terre\u00a0\u00bb.<\/li>\n<li>Acte 3 &#8211; 21 h 00 : Exp\u00e9dition punitive en soir\u00e9e apr\u00e8s consommation sans doute d&rsquo;un cocktail de drogues et d&rsquo;alcool, dans ce qui sera peut-\u00eatre pour certains de ces jeunes, la seule activit\u00e9 physique de la journ\u00e9e (il faut bien que le trop plein d&rsquo;\u00e9nergie sorte). Sauvagerie de l&rsquo;acte dit-on, mais m\u00eame les fauves ne se comportent pas ainsi, c&rsquo;est un crime typiquement et \u00absalement\u00bb humain comme on en a connu dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;Europe, de l&rsquo;Am\u00e9rique et dans les ex-colonies<\/li>\n<\/ul>\n<p>En avril 2010, nous avons connu un drame semblable, avec un sc\u00e9nario simplifi\u00e9, tout aussi \u00abgratuit\u00bb en plein centre-ville de Grenoble. Un \u00e9tudiant poignard\u00e9 parce qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas donn\u00e9 de cigarettes. Je connaissais tous les protagonistes du groupes d\u2019assaut (ils \u00e9taient \u00abblacks, blancs, beurs\u00bb). Je les avais signal\u00e9s \u00e0 toutes les autorit\u00e9s depuis six mois dans le cadre de mon travail de pr\u00e9sident directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ODTI pr\u00e9voyant un acte violent de cette nature. Ils occupaient toutes les soir\u00e9es et les nuits nos locaux, buvant, fumant, d\u00e9gradant les biens et mena\u00e7ant tout le monde. Des majeurs et des mineurs. En retour, je n&rsquo;ai re\u00e7u que du silence de la part de ces autorit\u00e9s comme si ce que je signalais \u00e9tait de l\u2019ordre de l\u2019impossible ou de l\u2019irr\u00e9el comme l\u2019\u00e9crivent certains encore aujourd\u2019hui. L\u2019impossible a eu lieu par deux fois au moins dans cette agglom\u00e9ration en 2 ans. Je n\u2019accuse personne en particulier. Pas besoin d\u2019\u00eatre proph\u00e8te pour imaginer le futur.<\/p>\n<p>Est-ce que les policiers suppl\u00e9mentaires d&rsquo;une Zone de S\u00e9curit\u00e9 Prioritaire auraient pu \u00e9viter cela\u00a0? J&rsquo;en doute ! D\u2019ailleurs, \u00e0 Echirolles la police avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9venue semble-t-il\u00a0! Depuis le temps qu&rsquo;on habite ces quartiers, qu&rsquo;on y travaille, on sait bien qu&rsquo;il n&rsquo;y pas de r\u00e9ponse presse-bouton ! Il faut agir dans la dur\u00e9e en renouant les fils du social dans la proximit\u00e9 car, ne l&rsquo;oublions pas, la plupart des crimes de sang et les autres d\u00e9lits sont commis par et sur des gens qui se connaissent et qui connaissent parfaitement le territoire \u00e0 savoir les lieux, les gens, surtout les institutions et leurs dysfonctionnements. Il est en effet rare aujourd\u2019hui contrairement au Moyen-\u00e2ge d\u2019\u00eatre tu\u00e9 en rase campagne par des inconnus. La plupart des meurtres (7 sur 10 concernent des femmes dit-on) sont commis au sein du logement (la sph\u00e8re priv\u00e9e inaccessible \u00e0 la police sans mandat) ou dans sa proximit\u00e9 imm\u00e9diate.<\/p>\n<p><strong>Le r\u00f4le des \u00e9ducateurs, des animateurs de MJC et de l&rsquo;\u00e9ducation populaire n&rsquo;est-il pas d\u00e9sormais d\u00e9pass\u00e9 pour tenter de r\u00e9gler le probl\u00e8me de la jeunesse dans ces quartiers que vous connaissez bien ?<\/strong><\/p>\n<p>Je n\u2019\u00e9cris pas pour accabler des professionnels particuliers qui font un travail difficile au quotidien, mais sans doute doit-on questionner le r\u00f4le qu\u2019on a d\u00e9cid\u00e9 de leur faire jouer ou qu\u2019ils sont amen\u00e9s \u00e0 jouer dans nos soci\u00e9t\u00e9s o\u00f9 les liens ont eu tendance au fil du temps \u00e0 se distendre. Qu\u2019ils aient souvent, comme d\u2019autres services d\u2019ailleurs et notamment la police, adopt\u00e9 une position de repli face \u00e0 la difficult\u00e9 de la t\u00e2che, aux risques de plus en plus lourds qu\u2019ils doivent prendre, aux impossibilit\u00e9s dans lesquelles ils se retrouvent de se d\u00e9fendre en cas de violence, quoi de plus normal\u00a0! Et compte tenu du niveau des r\u00e9mun\u00e9rations qu\u2019ils re\u00e7oivent, quoi d\u2019\u00e9tonnant\u00a0!<\/p>\n<p>Si on regarde les composantes essentielles d\u2019une communaut\u00e9-territoire \u00e0 savoir les lieux, les gens et les institutions, on a souvent pris en compte et incrimin\u00e9 les lieux (quartiers \u00abcriminog\u00e8nes\u00bb -sic\u00a0!!!- dont il faudrait faire table rase) ou les gens (comme le disait Brecht ironiquement, ce peuple qu\u2019il faudrait dissoudre), rarement les institutions et leurs fonctionnements. Ce que j\u2019appelle les institutions va de<strong> la famille<\/strong> sous toutes ses formes avec son lent d\u00e9litement (voir le nombre de personnes seules, le nombre de familles monoparentales avec \u00e0 leur t\u00eate des femmes qui gal\u00e8rent pour acc\u00e9der \u00e0 des ressources en horaires d\u00e9cal\u00e9s, l\u2019absence des p\u00e8res) aux <strong>institutions publiques et priv\u00e9es, locales et \u00e9tatiques<\/strong> qui sont pr\u00e9sentes sur le terrain et qui sont cens\u00e9es \u00eatre la proth\u00e8se de cette famille epsilon en r\u00e9gulant les relations entre les gens, les gens et les lieux et entre les institutions elles-m\u00eames. Sans trop entrer dans le d\u00e9tail, reconnaissons que ces derni\u00e8res se sont multipli\u00e9es et se sont fragment\u00e9es pour demeurer sans grand lien les unes avec les autres. La balkanisation horizontale des territoires est toujours bien pr\u00e9sente (nombre de communes), comme l\u2019empilement vertical des niveaux politico-administratifs et comme la fragmentation et la sectorisation des services qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aussi grande que maintenant malgr\u00e9 les discours visant la transversalit\u00e9 et l\u2019int\u00e9gration des approches. Au sein m\u00eame de chaque institution les services s\u2019ignorent (voir les forces de l\u2019ordre).<\/p>\n<p>Les questions que posent les deux lynchages des Granges renvoient \u00e0 la complexit\u00e9 des d\u00e9terminations multifactorielles. Si on veut y r\u00e9pondre, il faut mettre en \u0153uvre des projets concrets pluridisciplinaires et pour cela mobiliser sur chaque projet\u2026 une quarantaine d\u2019adjoints, de vice-pr\u00e9sidents et de responsables de services au sein des collectivit\u00e9s territoriales et de l\u2019Etat. Rien moins\u00a0! Comment faire coop\u00e9rer efficacement tout ce beau monde qui a plut\u00f4t tendance \u00e0 s\u2019ignorer et \u00e0 camper sur ses comp\u00e9tences, sa d\u00e9ontologie quand il ne s\u2019agit pas de corporatisme et de bureaucratie. Mission impossible. Comment d\u00e9clenche-t-on cet int\u00e9r\u00eat bien compris \u00e0 coop\u00e9rer si n\u00e9cessaire entre autant d\u2019acteurs et d\u2019agents\u00a0? Ce n\u2019est pas qu\u2019une question d\u2019argent et d\u2019outils suppl\u00e9mentaires\u00a0! Parfois c\u2019est le trop plein dans les \u00e9tages administratifs (dans le back office comme disent les anglophones) et peu de gens ayant les qualifications n\u00e9cessaires en premi\u00e8re ligne (en front office) au contact du public et des citoyens. Dans notre Res publica top-down, on d\u00e9valorise plut\u00f4t les agents de premi\u00e8re ligne (\u00e9ducateurs, animateurs, policiers, enseignants en d\u00e9but de carri\u00e8re, etc. et de plus en plus des femmes) ce qui se traduit g\u00e9n\u00e9ralement par de moindres r\u00e9mun\u00e9rations.<\/p>\n<p>Sans doute faut-il aussi repenser nos mani\u00e8res de faire typiquement fran\u00e7aises et h\u00e9riti\u00e8res d\u2019un gouvernement allant toujours du haut en bas (top-down disent les anglophones). Dans nos soci\u00e9t\u00e9s et dans nos institutions au prise avec des r\u00e9ductions de moyens financiers, il va enfin falloir \u00ab<strong>faire avec<\/strong>\u00bb et dans un sens positif, contrairement \u00e0 ce que dit le sens commun. \u00abFaire avec\u00bb les communaut\u00e9s de base (familles, voisinage, monde associatif) de mani\u00e8re \u00e0 reconstruire de \u00abl\u2019\u00eatre et du vivre ensemble\u00bb. C\u2019est la seule mani\u00e8re d\u2019\u00e9viter les d\u00e9rives communautaristes que favorisent le repli oblig\u00e9 des institutions, les lenteurs impos\u00e9es dans leur action par leurs complications et finalement leur incapacit\u00e9 \u00e0 <strong>coproduire<\/strong> des r\u00e9ponses avec les citoyens. Ne nous y trompons, si le risque de d\u00e9rives communautaristes religieuses existe dans certains territoires, ce n\u2019est pas parce qu\u2019on parle de communaut\u00e9s, de d\u00e9veloppement et d\u2019organisation communautaires, mais bien parce qu\u2019en livrant les gens aux chim\u00e8res individualistes marchandes et politiques, on a laiss\u00e9 un boulevard \u00e0 ceux qui cherchent \u00e0 exploiter et \u00e0 canaliser la mis\u00e8re \u00e0 leur profit. Ils mettent en place les solidarit\u00e9s de base que nous ne sommes plus en mesure de mettre en \u0153uvre \u00e0 partir de nos institutions \u00e9tatiques et locales r\u00e9duites \u00e0 l\u2019assistance et devenues incapables d\u2019organiser une r\u00e9appropriation par les gens de leur destin au quotidien. L\u00e0 est sans doute un immense d\u00e9fi, repenser les orientations et les cadres de l\u2019action publique en s\u2019appuyant sur des organisations communautaires et de nouveaux professionnels \u00abconspirateurs des r\u00e9formes\u00bb. Il va falloir rapidement en prendre la mesure et changer les mani\u00e8res de penser et d\u2019agir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9v\u00e9nements dramatiques de la Villeneuve d&rsquo;Echirolles ne doivent pas \u00eatre rang\u00e9s au rayon des faits divers. Apr\u00e8s les meurtres de Kevin et Sofiane, le 28 septembre dernier, Claude Jacquier r\u00e9pond aux questions de la ville d\u2019Echirolles. 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