Samedi 17 octobre 2026, commémoration de la répression de la manifestation pacifiste des travailleurs algériens du 17 octobre 1961(voir article plus bas) :18h00, rassemblement à Grenoble place Edmond Arnaud (quartier Très-Cloîtres). Puis défilé vers la passerelle St Laurent où seront jetées des fleurs dans l’Isère.
Accueillir toute la richesse du monde. En finir avec les mensonges sur l’immigration. Benoit Hamon. Ed First coll. prenez position. 4,95€.
En mer pas de taxi. Roberto Saviano. Ed Gallimard, 25 €.
Liberté égalité habitabilité. Donner au siècle la valeur qui lui manque. Baptiste Morizot et Laurent Neyret. coll.tracts Ed. Gallimard. 4,90 €.
Neutraliser la vie associative. Enquête sur une injonction à la dépolitisation, un rapport de l’Observatoire des libertés associatives. Antonio Delfini, Marie Garmadi. Lecture numérique.
Une société qui a peur de ses enfants ? Périmètres d’interdiction par des arrêtés préfectoraux, fermetures d’établissements : face à la mobilisation des lycéennes et lycéens, la réponse est répressive plutôt qu’éducative. Que dit-elle du regard que les adultes portent sur la jeunesse, du rapport à l’autorité ?
Depuis plusieurs jours, des centaines de lycées sont bloqués, les lycéennes et lycéens demandent à apprendre dans des conditions dignes, à être considérés, écoutés. Face à cette colère, le pouvoir exerce la force : interpellations en nombre, gardes à vue, puis arrêtés préfectoraux qui dessinent des périmètres d’interdiction autour des établissements. Quel message adresse-t-on ainsi à la jeunesse sur l’autorité ? Celui de la peur et de la contrainte, mais n’est-ce pas faire fi de l’éducation, de la démocratie, autant qu’un aveu de faiblesse ?
Pour les élu-es locaux qui sont habitués à construire leurs budgets annuels, la lecture du projet de budget de l’Etat sous la forme des sections de fonctionnement et d’investissement, est un choc terrible.
La loi impose aux collectivités une gestion rigoureuse avec l’obligation d’avoir des budgets à l’équilibre et notamment en fonctionnementetd’avoir une épargne brute positive (différence entre recettes et dépenses) pour pouvoir investir sans trop s’endetter et ainsi rembourser le capital de la dette par des ressources propres et non par de nouveaux emprunts.
Or l’Etat fait tout l’inverse depuis de longues années. Pour 2027, le fonctionnement sera en déficit de plus de 120 milliards d’euros. Alors qu’il devrait yavoir une épargne brute d’environ 200 milliards d’euros pour rembourser les annuités des anciens emprunts !!!
En 2027 l’Etat sera obligé d’emprunter 340 milliards pour rembourser les anciens emprunts (190 milliards), financer le déficit de fonctionnement (120 milliards) et les coûts des investissements (environ 30 milliards).
Le rapport d’observations définitives concernant le contrôle des comptes et de la gestion du centre communal d’action sociale (CCAS) de la commune de Grenoble, pour les exercices 2019 et suivants, a été mis en ligne sur le site de la chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes.
Le centre communal d’action sociale (CCAS) de Grenoble assure des missions légales en matière de prévention et de d’accompagnement social sur le territoire de la commune, dont la population présente des indicateurs de vulnérabilité plus marqués que la moyenne nationale, notamment concernant la jeunesse, l’isolement et la grande précarité.
Etablissement public doté d’une personnalité juridique propre, le CCAS emploie plus de 970 agents et ses charges de gestion sont de l’ordre de 45 M€ (budget principal). Outre ses missions légales, le CCAS de Grenoble exerce une action sociale facultative importante, à destination de trois publics : la petite enfance, avec notamment 27 établissements d’accueil du jeune enfant, les personnes âgées, avec une offre graduée selon le niveau de dépendance, dont deux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), et les personnes en situation de pauvreté ou de précarité, notamment par la distribution d’aides sociales (0,85 M€) et la gestion d’hébergement, aides d’urgence ou destinées à des publics spécifiques.
Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers de travailleurs algériens et leurs familles ont manifesté pacifiquement à Paris pour le droit à l’indépendance de l’Algérie, pour leur droit à l’égalité et à la dignité, contre le couvre-feu raciste qui leur était imposé.
Alors que la manifestation était pacifique, la répression s’est abattue sur les manifestants avec une grande violence : des milliers d’arrestations, des centaines de morts ou disparus. Le préfet de police de Paris qui conduisait les opérations était Maurice Papon, condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l’humanité pour des actes commis entre 1942 et 1944.
Maurice Papon n’est pas le seul à porter la responsabilité de ce massacre, le sommet de l’État est aussi en cause.
Le Ministre de l’intérieur, Roger Frey, et le premier ministre, Michel Debré étaient forcément informés. Nous savons aujourd’hui que Charles de Gaulle, alors président de la République, était au courant.
Au nom de la raison d’État, le silence sur cette tragédie fut organisé par le pouvoir de l’époque et a perduré. C’est grâce à l’action de citoyens, historiens, écrivains, associations, grâce au foisonnement d’initiatives militantes, que la vérité a pu émerger.
Ces épisodes de pauvreté sont souvent récurrents : 71 % des personnes en situation de pauvreté monétaire en 2023 le sont encore un an plus tard en 2024.
D’une année sur l’autre, les sorties d’une situation de pauvreté monétaire sont minoritaires ; elles sont en outre loin d’être toutes pérennes : sur six personnes en situation de pauvreté en 2021, deux ne le sont plus l’année qui suit, mais une seule n’est plus en situation de pauvreté en 2024 ni en 2002 et 2003, années où elle a répondu à l’enquête.
La part de personnes en situation de pauvreté quatre années consécutives a presque doublé en l’espace de quinze ans : entre 2021 et 2024, 7 % des individus font l’expérience d’une situation de pauvreté continue, contre 4 % entre 2008 et 2011. Ainsi, la hausse de la pauvreté en quinze ans en France hors outre-mer traduit avant tout des situations de pauvreté de plus en plus chroniques, suggérant un accroissement des difficultés à sortir des situations de pauvreté.
Le 1er octobre l’association « les Petits Frères des pauvres » consacre son rapport 2026 aux liens entre mobilités et isolement.
Il dresse un état des lieux inédit de la mobilité après 60 ans et révèle à quel point se déplacer moins, c’est souvent vivre plus seul. Des chiffres d’autant plus alarmants que la population vieillit et que les personnes précaires sont deux fois plus concernées que la moyenne par l’isolement induit par les difficultés de déplacement.
La mobilité constitue un enjeu transversal du vieillissement. Elle conditionne l’accès aux soins, aux commerces, aux services, aux activités sociales, et plus largement la capacité des personnes âgées à conserver une vie autonome et relationnelle.
Lorsque les difficultés liées à l’état de santé, au logement, s’accumulent, elles conduisent progressivement à une forme d’assignation à résidence et peuvent accroître le risque d’isolement, en particulier pour les personnes les plus modestes. Les préconisations de l’association visent ainsi à agir sur l’ensemble des déterminants de la mobilité des personnes âgées afin de préserver leur autonomie, maintenir leur participation à la vie sociale et prévenir les situations
Pour une société du lien et du bien-vieillir, agissons pour la mobilité des personnes âgées !
Alors que les difficultés d’une partie de la population face à la dématérialisation des démarches administratives sont mises en lumière, l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) publie un rapport consacré aux accueils sociaux et à leur rôle dans l’accès aux droits sociaux. Elle recommande d’associer plus étroitement les principales communes ou l’union départementale des centres communaux d’action sociale aux décisions sur l’accès aux droits.
Une enquête de terrain au plus près des usagers
Fondées sur une méthodologie privilégiant l’observation de terrain et l’immersion dans les lieux d’accueil, les investigations ont porté sur les caisses de sécurité sociale, les collectivités locales (départements et communes) et les Maisons France services. Elles mettent en lumière les profondes mutations intervenues ces dix dernières années, entre rationalisation des organisations, montée en puissance du numérique et retour d’une offre de proximité.
L’accès aux droits, au-delà de la question numérique
Le rapport montre que l’expérience usager ne peut être réduite à la seule question de l’accompagnement à l’utilisation des outils numériques et que la question clé reste celle de l’accès effectif aux droits sociaux. Il interroge les conditions concrètes d’un accueil accessible à tous et analyse les enjeux d’un paysage institutionnel complexe.
Par nature illicites, et donc en marge de toutes normes de sécurité, les différentes étapes du trafic des drogues de synthèse affectent l’environnement de manière encore mal connue, malgré un intérêt récent de la recherche. L’OFDT présente un état de la science sur le sujet.
La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) a été l’une des premières instances à porter la question de l’impact environnemental des drogues auprès de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). L’OFDT s’est emparé de la question dès 2024, en publiant une première analyse des tendances relatives à la production de drogues de synthèse et de déchets de matières toxiques générés durant leur processus de fabrication en Belgique. Cette nouvelle publication recense la littérature sur l’impact environnemental des drogues de synthèse (amphétamines, méthamphétamine, MDMA, MDA, nouveaux produits de synthèse – NPS, kétamine…).
Mouvement lycéen : le juge des référés suspend l’interdiction des rassemblements en Isère du 6 octobre en Isère. L’association Vigie Liberté a saisi le tribunal administratif afin de contester ces interdictions de rassemblements prises par la préfète. Saisi en urgence dans le cadre de la procédure de référé-liberté, le juge des référés a rappelé que la liberté de réunion et la liberté de manifestation constituent des libertés fondamentales. En conséquence, les interdictions de rassemblement, qui sont des mesures de police, ne peuvent porter atteinte à ces libertés que sous de strictes conditions : elles doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées au trouble à l’ordre public qu’elles visent à prévenir. Le juge des référés a estimé que les mesures d’interdiction, qui interdisent tout rassemblement de personnes, sans distinction selon leur nature, dans un périmètre de 100 mètres autour de tous les lycées des communes concernées étaient trop générales et que les risques de troubles à l’ordre public invoqués n’étaient pas étayés par des éléments circonstanciés, concernant chacun de ces établissements. Il a ordonné la suspension de l’arrêté.
Mise à disposition du bâtiment du « 38 rue d’Alembert » à l’association « les ami(e)s du 38 » : le tribunal rejette le recours. Encore un échec de la droite grenobloise.En février 2022, Clément Chappet et Brigitte Boer, soutiens actifs de Carignon, déposent un recours contre la délibération du 7 février 2022 du conseil municipal autorisant la commune à acquérir le bâtiment situé au 38, rue d’Alembert, puis à conclure avec l’association « les ami.e.s du 38 » un bail de longue durée. Le tribunal, à qui il n‘appartient pas de dire s’il était opportun, sur le plan politique, de conclure ce bail, estime notamment que les raisons avancées par la commune permettent de justifier légalement l’intérêt de cette opération pour la collectivité et que les requérants ne démontrent pas que les contreparties financières seraient insuffisantes. Les deux élu-es devront verser 1000 € à la ville de Grenoble et 1000 € à l’EPFLD.
Quelques délibérations du conseil municipal du 6 octobre 2026. À l’ordre du jour : une série de délibérations pour améliorer la santé, l’alimentation et le logement à La Villeneuve et au Village Olympique avec le soutien à la préfiguration d’un tiers lieu dédié à l’alimentation, le lancement de la rénovation des logements situés au 100 galerie de l’Arlequin et la convention avec l’AGECSA dont le centre de santé pédiatrique est installé au Carré, équipement municipal implanté sur le secteur 6 et dédié à la jeunesse. Le conseil municipal a également délibéré autour du Centre de Santé Sexuelle inter-quartiers géré par la Ville, sur délégation du Conseil Départemental et en partenariat avec le Planning Familial ; du soutien à la mise en place du projet de la Face B qui ouvrira très prochainement dans l’ancien bowling situé au parc Paul Mistral ; et de l’urbanisme tactique à l’Abbaye confié au Grand Collectif dans le cadre de la rénovation des Volets Verts.
Du 2 au 12 octobre, la Fête de la Science se déguste ! Sur l’ensemble de la métropole grenobloise, elle est coordonnée par Territoire de Sciences et met à l’honneur la thématique « Saveurs Savantes » !
Mardi 6 octobre à 18h à la Librairie Arthaud, Arnaud Bontemps, co-porte parole du Collectif Nos services publics, présentera son livre « Service public ou barbarie ».
Mais c’est la première fois que ce sont des élu-es du conseil municipal qui empêchent sa tenue par un comportement qui ne respecte pas les règles communes. Le conseil municipal est un lieu de délibération sur un ordre du jour précis et non un lieu de manifestation. Ce n’est pas aux conseillers municipaux d’imposer des débats sur des points qui ne sont pas à l’ordre du jour.
Le groupe LFI avait déposé il y a quelques semaines un projet de délibération sur le jumelage avec Rehovot (qui ne fonctionne plus), mais ce point n’avait pas été mis à l’ordre du jour par la maire, puisque la préfecture, après examen du projet de texte, a déclaré que cette délibération était irrégulière. Très mécontent de cet échec, le groupe LFI a tenté d’introduire ce débat par d’autres moyens au sein du conseil municipal du 29 septembre, en arrivant volontairement en retard avec affichettes et keffiehs pour exposer leurs revendications. Ils ont été stoppés par les agents de la police municipale à l’entrée du conseil qui avait déjà démarré.
Il s’en est suivi des violences commises, nous laissons à la justice le soin d’en déterminer les responsabilités.
Voici le communiqué du 29 septembre 2026 du groupe majoritaire OUI Grenoble :
C’est bien 54 milliards d’économies que propose le projet de loi de finances 2027 déposé au conseil des ministres du 1er octobre 2026. Au moment où la machine économique française se grippe, le gouvernement amplifie une récession. Les revenus des ménages baissent, la consommation, qui est un des moteurs de l’économie, stagne ou baisse, tout est fait pour accélérer la crise. Comme l’indique le baromètre du secours populaire, les indicateurs de précarité témoignent d’une fragilisation croissante des personnes et des familles. En France, un quart de la population (26 %) se déclare en situation de fragilité économique, un chiffre en hausse de pas moins de 6 points en un an.
Les collectivités locales sont sur le front de l’action sociale (départements, CCAS…), leur retirer des moyens c’est contribuer à fragiliser encore plus la société et les services publics sont des remparts contre l’exclusion sociale.
Dans le budget 2027 il aurait fallu trouver des recettes auprès de celles et ceux qui peuvent payer afin d’avoir un budget de relance économique qui n’augmente pas la dette.
L’attaque contre les collectivités locales qui ont la responsabilité première d’investir fortement, va accélérer la récession. Le projet de budget prévoit des économies forcées de 5,4 milliards d’euros auxquelles s’ajoutent la hausse des cotisations retraites des employeurs territoriaux (1,2 milliards d’euros), d’où une ponction d’environ 7 milliards d’euros.
Le mode de scrutin aux élections sénatoriales est très injuste. Pour les communes très peu peuplées (moins de 500 habitants, soit 17 000 communes représentant seulement 6 % de la population), un seul grand électeur représente très peu d’habitants, en revanche pour les grandes communes, par exemple comme Grenoble, un grand électeur représente plus de 700 habitants. Il y a donc une sur-représentation des petites et moyennes communes et à contrario une importante sous-représentation des grandes communes.
Autre injustice, le nombre de sénateurs par département est loin d’être proportionnel à la population du département. Par exemple dans les Hautes Alpes il y a un seul sénateur pour 140 000 habitants, en Isère il y a seulement 5 sénateurs pour 1 250 000 habitants, soit 1 sénateur pour 250 000 habitants.
Cette représentation favorise politiquement les partis conservateurs de façon excessive. Les résultats de l’élection du 27 septembre 2026, sont la conséquence immédiate des élections municipales de mars 2026 puisque 95 % des grands électeurs sont désignés par les conseils municipaux.
L’évolution la plus nette est la percée du RN, en particulier au détriment de la droite LR. Il va pouvoir créer un groupe, ce qui lui donnera d’importants moyens de fonctionnement.
Lors du conseil métropolitain du 25 septembre, à l’occasion d’une délibération sur la mise à disposition du Stade des Alpes à l’Etablissement Français du Sang, les oppositions ont lancé un débat, suite à l’initiative du FCG de faire une grève du paiement du loyer à la Métro. Le club professionnel de rugby considère que la Métro lui impose un tarif trop élevé (voir le DL du 25 septembre, « Pourquoi le FCG va au clash avec la Métro ? »). Rappelons que l’occupation d’un domaine public ne doit offrir aucun favoritisme à celui qui l’occupe. La seule question est de savoir si le niveau de location représente le coût réel de cette occupation. En fait le montant du loyer demandé au FCG n’apparait pas du tout excessif.
Depuis la mise en place du Stade, la question du coût de location du stade est contesté régulièrement par les clubs professionnels en résidence (le GF38 et de FCG-Rugby). Actuellement c’est une gestion en régie par la Métro.
Il n’ y a pas de règle claire sur la manière de calculer le montant d’une location d’un stade public pour un club professionnel.
Par le passé l’ADES avait obtenu l’annulation de la délibération de la Métro qui avait fixé un montant bien trop faible pour le GF38 dirigé par des japonais. La Cour administrative d’appel avait précisé : « Les avantages tirés de l’occupation d’un complexe sportif s’apprécient notamment au regard des recettes tirées de son utilisation telles que les ventes des places et des produits dérivés aux spectateurs, la location des emplacements publicitaires et des charges que la collectivité publique supporte telles que les amortissements, l’entretien et la maintenance calculées au prorata de l’utilisation d’un tel équipement. »
De retour du congrès des HLM à Bordeaux, « notre envoyé spécial » fin connaisseur de la question, tire le signal d’alarme. « Les échanges du Congrès de l’USH à Bordeaux ont confirmé ce que les acteurs du logement constatent chaque jour sur le terrain : nous faisons face à une crise profonde qui risque de devenir une véritable bombe à retardement sociale. Quelques chiffres parlent d’eux-mêmes : 📊 2,9 millions de demandeurs de logement social 📊 400 000 attributions par an 📊 Jusqu’à 7 années d’attente pour obtenir un logement dans certains territoires Derrière ces chiffres, ce sont des familles, des jeunes actifs, des étudiants, des personnes âgées ou encore des familles monoparentales qui peinent à accéder à un logement adapté à leurs besoins. Face à cette situation, une évidence s’impose : nous devons construire davantage.
Mais où construire ? Les objectifs de sobriété foncière, la préservation des espaces naturels et agricoles et la lutte contre l’étalement urbain nous conduisent logiquement à privilégier les secteurs déjà urbanisés, proches des emplois, des transports et des services. Pourtant, c’est précisément là que les difficultés se multiplient : ➡️ Contestation de la densification ➡️ Recours contre les permis de construire ➡️ Difficultés d’acceptation citoyenne ➡️ Politiques locales visant parfois à freiner l’accueil de nouveaux logements
Le système juridique français tiendrait-il le choc en cas d’arrivée de l’extrême droite au pouvoir ? Un travail de recherche par des universitaires spécialistes du droit public et européen, proposé par des parlementaires écologistes Léa Balage El Mariky (députée), Mélissa Camara (eurodéputée) et Mélanie Vogel (sénatrice) qui en signent l’éditorial.
Il s’agissait de soumettre le système juridique français à un véritable « test de résistance » face à un risque de dérive autoritaire, et identifier ses vulnérabilités concrètes (pouvoirs de l’exécutif, indépendance de la justice, fragilités du système électoral, résistance des médias et de la société civile).
Ces vulnérabilités pourraient être exploitées en cas d’arrivée au pouvoir du Rassemblement national, en s’appuyant notamment sur les précédents hongrois et polonais.
Au total, ce rapport identifie 6 vulnérabilités majeures de notre système juridique et formule près de 100 recommandations pour renforcer nos garde-fous démocratiques.
Alors que le débat sur l’état des services publics en France s’accentue depuis le début des années 2000, celui-ci se concentre souvent sur la question des moyens. Cette discussion est en effet essentielle : la paupérisation des hôpitaux, des écoles ou de la justice face à des besoins croissants est largement documentée, y compris dans nos rapports annuels sur l’état des services publics.
Dans le même temps, reste pleinement ouverte la question de l’organisation du travail des agents, au quotidien. Qu’en est-il des collectifs de travail, des relations à la hiérarchie, du rapport aux ordres et aux consignes, du sentiment de partager des valeurs et des visions communes ? Bref, qu’en est-il du travail réel des agent·es des services publics ?
Ce sont ces interrogations qui ont conduit le collectif Nos services publics à mener, entre octobre 2025 et février 2026, une enquête inédite sur le travail des agent·es public‧ques, dans la diversité de leurs métiers et de leurs statuts. Issu de l’analyse des 20 000 réponses apportées à ce questionnaire et de trois ans de travaux, le présent rapport « Travailler dans le service public : enquête sur le vécu des agent·es public·ques » dévoile les premiers résultats de cette grande enquête.
À Romans-sur-Isère (Drôme), Framatome fabrique notamment des combustibles nucléaires. L’usine est censée séparer les déchets radioactifs, destinés à des sites spécifiques gérés par l’ANDRA, des autres déchets, destinés à des filières n’acceptant pas de radioactivité.
Et pourtant, cet été, quatre filtres “contenant de la matière nucléaire”, se sont retrouvés mélangés avec les déchets non radioactifs. “Le prestataire en charge du transfert des déchets nucléaires n’étant pas joignable, les opérateurs ont fait appel à la filière conventionnelle” et les filtres ont été insérés dans un compacteur à déchets banals. Ce n’est qu’à la sortie du site que, le 26 août 2026, le portique de contrôle de la radioactivité a détecté un problème sur le conteneur avant son départ.