
Le conseil de métropole du 30 avril 2026 a élu Guillaume Lissy comme nouveau président, avec 87 voix sur 109. Il s’agit d’un compromis entre les conceptions différentes de gestion de la métropole qui s’étaient exprimées le 23 avril, celle portée par Guerrero priorisant la territorialisation et celle par Lissy exigeant le respect du vote politique des électrices et des électeurs, donc un président de gauche. Mais entre compromis et compromission il y a parfois un espace très étroit.
Dans un établissement public de coopération intercommunale, la présidence est fondamentale, c’est elle qui est maîtresse des horloges, des ordres du jour du conseil, dirige les services et qui donne ou retire les délégations aux vice-président-es (VP) et aux conseillé-ères délégués.
Le conseil métropolitain a voté un nombre de VP à 20 soit le maximum.
L’ordre du tableau des VP est le suivant : Ruffin, Guerrero, Labriet, Laval, Belair, Rubes, Thoviste, Veyret, Guyomard, Amadieu, Vendra, Plenet, Porta, Moreau, Rossetti, Osmond, Depinois, Bertrand, Hugelé, Farge.
Globalement il y a un équilibre entre la gauche d’un côté et de l’autre le centre et la droite. Il faudra attendre les délégations qui seront décidées par arrêté du président dans les prochains jours.
La situation financière de la Métro est dégradée sous les oukases gouvernementaux et la prochaine décision modificative va être très difficile. Certains pourraient être tenté de faire comme à Aix-Marseille de se mettre sous tutelle du préfet. Cela a de grands dangers pour la Métro et ses communes, voir par exemple l’analyse de l’association des maires de France à ce sujet où il est question de diminuer les attributions de compensation versées aux communes. Si cette situation arrivait à la Métro, la CRC pourrait diminuer les attributions de compensation des communes de 15 M€ pour retrouver le niveau de ce qui aurait dû être fait sur le transfert de la compétence voirie. Laisser l’Etat gérer une collectivité c’est une démission démocratique.
