Le compte financier unique (CFU) adopté lors du conseil municipal du 29 juin 2026 retrace fidèlement l’ensemble des actes financiers de la ville durant l’année 2005. Il est étroitement contrôlé par le comptable public ce qui lui assure une sincérité importante.
Pour bien préparer l’avenir, la majorité municipale sortante a programmé, pour préparer les transitions, un gros effort d’investissement. Il est en augmentation de 22,5% par rapport à 2024 qui progressait déjà de 29 % par rapport à 2023. Ceci grâce à un fort auto financement et un appel modéré à la dette. Un tel effort ne pourra être suivi à ce rythme les années qui viennent, étant donné les conséquences négatives pour les collectivités de l’austérité budgétaire pratiquée par le gouvernement.
Le résultat financier fin 2025 atteint 10 M€, ce qui a permis sans difficulté particulière de corriger le budget 2026 dans la décision modificative (DM1) en intégrant les impacts des décisions du gouvernement dans la loi de finances adoptée après le vote du budget primitif 2026 de la ville.
Il est souvent reproché à la Ville de ne pas faire assez de social. La précarisation d’une partie importante de la population est une conséquence directe des politiques gouvernementales et la commune et son CCAS colmatent certaines brèches mais ne peuvent pas corriger les politiques néfastes qui durent et empirent depuis des années. N’oublions pas que le budget du CCAS de Grenoble est d’environ 75 M€, ce qui en fait un des plus importants de France. Grenoble dépense beaucoup plus que les autres grandes villes, notamment dans l’action sociale.
Voici des détails des actions sociales menées par la ville et son CCAS en 2025, la subvention de la ville au CCAS ayant atteint 25,6 M€ :
« Les actions menées par la Direction du Développement Social et Territorial et le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) s’inscrivent dans une démarche globale de solidarité qui vise à garantir toutes les sécurités à travers trois orientations politiques majeures : l’accès aux droits, la lutte contre l’isolement et l’émancipation.
En 2025, le travail mené par les Directions de Territoires et les Maisons des habitants (MDH)s’est poursuivi conformément au projet de chacun des 6 secteurs de la ville visant à agir en proximité et décliner les politiques publiques au plus près des habitant-es et au projet social de chaque équipement.
C’est Alternatives Economiques qui tire ce signal d’alarme. Un article d’Antoine de Ravignan du 24 juin 2026 détaille le travail de déchiffrage auquel s’est livré « Energies renouvelables pour toutes et tous ».
La rentabilité de la construction des prochains réacteurs nucléaires EPR2 repose sur des aides d’Etat massives, qui faussent la concurrence vis-à-vis des énergies renouvelables. La Commission de Bruxelles donnera-t-elle son feu vert à la France ? Un document expertisé par Energie renouvelables indique qu’il va y avoir une aide de 86 Md€ à 132 Md€ en valeur actualisée. Exprimée en euros d’aujourd’hui, elle dépasserait allègrement les 200 milliards d’euros dans un scénario médian de prix de l’électricité (70 €/ MWh).
Cette information pourrait porter un coup fatal au programme de construction par EDF de six nouveaux réacteurs nucléaires en France, lequel piétine plus qu’il n’avance depuis son annonce le 10 février 2022. Du moins si les élus, partis politiques, associations de consommateurs et de contribuables, économistes et autres comptables du bon usage des deniers publics voulaient se donner la peine de le lire.
Devant les impacts de plus en plus lourds du narcotrafic sur l’espace public, le conseil municipal du 29 juin 2026 a décidé de cofinancer une bourse de thèse dans le cadre d’une bourse CIFRE qui associe la Ville, le-la doctorant-e et l’École doctorale Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire (ED SHPT) de l’Université Grenoble Alpes.
Dans un contexte de préoccupations croissantes exprimées tant par les habitant-es du quartier Berriat–Saint-Bruno que par la Ville de Grenoble en matière de tranquillité publique, d’appropriation de l’espace public et de qualité du cadre de vie, ce projet de thèse vise à renforcer les capacités d’analyse et de compréhension de la collectivité afin d’éclairer l’action publique locale.
Cette initiative s’appuyant sur une démarche scientifique va mesurer les multiples impacts du narcotrafic sur les acteurs du quartier, afin de mettre en place les réponses publiques les plus appropriées au lieu de s’en tenir aux réponses les plus simplistes proposées par les oppositions de droite, qui considèrent qu’une telle étude ne sert à rien…
Le chef de file du groupe d’élu-es de droite à Grenoble, joue son « Calimero » au conseil municipal en se plaignant que son groupe ne puisse pas exposer comme il l’entend ses idées lors des conseils. Il faut lui rappeler les règles élémentaires du déroulement d’un conseil municipal fixées par la loi et les décrets (voir le Code Général des Collectivités Territoriales et le règlement du conseil qui devra être bientôt rediscuté au conseil). Le conseil est convoqué, présidé par la maire (qui en assure la police) et il a un ordre du jour fixé par elle seule. Donc règlementairement, il n’est pas prévu qu’un membre du conseil puisse rajouter quoi que ce soit à l’ordre du jour. Il est donc sain et naturel que la maire demande aux élu-es de respecter l’ordre du jour, sans digressions sur des points qui ne sont pas à l’ordre du jour. Elle a dorénavant décidé de couper le micro s’il y a un dérapage. Lors du conseil du 29 juin, de nombreuses coupures de micro ont permis au conseil de se dérouler normalement. Et cela durera tout le temps du mandat.
Ce qui relance les questions autour des impacts financiers et environnementaux de ce gigantesque projet. L’opérateur TELT (Tunnel Euralpin Lyon Turin) promet qu’il tiendra les délais et ne mettra pas en péril les réserves d’eau souterraine. Mais cette position est battue en brèche par un ingénieur présent dans les équipes de travaux du côté français du tunnel et par une étude sur l’impact sur les réserves d’eau qui sont gravement atteintes par le percement du tunnel.
« Le chantier rencontre un sérieux problème dans le creusement d’une de ses deux galeries principales. Le tunnelier, installé dans le tunnel de base nord, n’a progressé que de 244 mètres en 273 jours, soit une moyenne quotidienne de moins d’un mètre. Au cours de la dernière semaine du mois de mai, cette machine n’a avancé que d’un seul mètre, alors qu’il était prévu un rythme de croisière de 12 mètres par jour, selon des rapports techniques consultés par Le Monde.
Le printemps 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec la journée la plus chaude jamais enregistrée le 26 mai. L’amplification du réchauffement climatique se poursuit et ses conséquences pour les personnes, les animaux, la biodiversité et les biens se font de plus en plus prégnantes.
A cause de sa situation géographique au cœur des montagnes et de sa forte densité de population (environ 156 000 habitant-es sur 18km²), Grenoble figure parmi les villes françaises les plus vulnérables au changement climatique. Il est donc vital d’y être plus ambitieux qu’ailleurs. Des températures à plus de 40° ont été enregistrées pendant le mois de juin, avec plusieurs jours de canicule. Dans les Alpes, la température moyenne a déjà augmenté de 2 C° depuis le début du 20e siècle, contre 1,4 C° en moyenne en France. En une cinquantaine d’années, les glaciers des Alpes françaises ont perdu 38 % de leur superficie. Grenoble s’organise.
A long terme, les débitumisations, les plantations d’arbres, la création d’îlots de fraîcheur, les rénovations thermiques, la diminution du trafic automobile, ou encore les expérimentations d’urbanisme permettent d’adapter les espaces publics et les bâtiments au réchauffement climatique.
L’IPP (Institut des Politiques Publiques) publie le 30 juin les résultats d’une étude sur le consentement des français au financement des dépenses de défense, signée Martial Foucault, professeur des universités à Sciences Po Paris et directeur de l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM), Pierre Boyer, Professeur à l’École polytechnique-CREST, directeur adjoint de l’IPP et directeur du programme de l’IPP « Démocratie et Institutions » et Jonathan Garson (CREST).
Cette étude, qui s’appuie sur l’analyse approfondie de l’enquête du Conseil des prélèvements obligatoires (2025), s’intéresse aux préférences des françaises et français en matière de dépenses de défense lorsqu’ils sont mis en situation de procéder à des arbitrages fiscaux.
Le Parlement s’apprête à voter une hausse importante des crédits pour les armées. Les modalités de financement de cette hausse font l’objet de premiers débats et se poursuivront très probablement à l’automne lors de l’examen parlementaire du PLF 2027. Cette note ambitionne d’apporter, dans cette perspective, un éclairage sur les préférences des citoyens et contribuables.
Avis relatif à la surpopulation carcérale. Au Journal officiel du 2 juillet 2026, le Contrôleur général a publié un avis relatif à la surpopulation carcérale. Près de trois ans après la publication de son précédent avis sur la surpopulation et la régulation carcérale (Journal officiel du 14 septembre 2023) le CGLPL constate non seulement qu’aucune mesure d’envergure nationale n’a été prise dans ce domaine, mais aussi que la population carcérale n’a cessé de croître pour atteindre un niveau tel que dans plusieurs établissements, les multiples conséquences de la surpopulation portent gravement atteinte à la dignité et aux droits des personnes détenues. L’inscription dans la loi d’un mécanisme contraignant de régulation carcérale doit permettre de résorber la surpopulation des maisons d’arrêt et de garantir effectivement le respect des droits fondamentaux des personnes détenues, au premier rang desquels figurent le droit à l’encellulement individuel, le respect de leur dignité et la protection de leur intégrité physique et psychique. Télécharger l’avis
Portrait du territoire métropolitain grenoblois. La qualité de l’air s’améliore-t-elle ? La population de la Métropole augmente-t-elle ? Quelle est la part de logements sociaux ? Quelles sont les spécificités de la Métropole en termes d’emploi ? La répartition des revenus ? Voilà quelques-unes des questions éclairées par le présent document. Fruit de la collaboration entre les services métropolitains et l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise, ce portrait de territoire propose les principaux indicateurs de 6 thématiques structurantes. Les informations sont présentées avec les dernières données disponibles en mars 2026. Cette publication s’inscrit dans les travaux de l’OBS’y, le réseau des observatoires de la région grenobloise qui rassemble 15 partenaires.
Cap sur les sites naturels métropolitains. Envie de bouger, de respirer ou simplement de vous poser ? Les espaces naturels métropolitains se prêtent à toutes les envies : randonnées, balades à vélo, baignade, activités sportives, découvertes culturelles ou pauses contemplatives. Voici quelques idées pour profiter de la belle saison : randonnée et saveurs au Domaine de Chamechaude ; hérons, castors et libellules : immersion dans les réserves naturelles ; mystères ensevelis de la Chartreuse de Prémol ; fraîcheur et animations au Bois français.
Du 25 au 27 juin 2026 le festival du film court en plein air : au programme, des projections dûment sélectionnées parmi plus de 500 courts-métrages au Jardin de ville, salle Juliette Berto, dans les bibliothèques et au cinéma le Club à Grenoble.
Fête du travailleur Alpin, les 26 & 27 juin 2026 à partir de 17 h le 26 juin au Parc Marius-Camet à Saint-Egrève (38).
Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Local de l’Habitat (PLH) 2025-2030, la métropole aide les bailleurs sociaux à construire de nouveaux logements sociaux ; cette aide reste très insuffisante au vu de ce qu’il faudrait construire pour résorber le manque de logements abordables. Parfois certaines communes, de droite, manquent de volonté politique pour développer du logement social, les petites communes, notamment, qui n’ont pas obligation légale de le faire.
Pour les communes soumises à la loi SRU, le préfet impose à celles qui n’en font pas assez des « amendes » et peut prendre la main pour imposer des constructions suffisantes de logements sociaux.
Mais il y a aussi de grandes difficultés à trouver des terrains pour construire et les coûts de construction sont tels que les bailleurs doivent apporter d’importants fonds propres. Or depuis la politique Macron de suppression des APL et la « Réduction du loyer de solidarité », les fonds propres des bailleurs ont fortement diminués notamment ceux qui ont beaucoup de logements dans les QPV, comme ACTIS. Il faudrait que la métropole dégage de nouveaux financements pour aider ses bailleurs, ce qu’elle n’arrive pas à faire suite aux ponctions financières de l’Etat.
Rappel, le PLH prévoit la construction de 1100 logements locatifs sociaux familiaux chaque année, Mais la réalisation est beaucoup plus faible (866 en 2025) et ce sera encore ainsi en 2026.
Comme chaque année avant le 30 juin, les collectivités locales doivent rendre compte de l’exécution de leur budget de l’année précédente. Auparavant c’étaient le compte administratif de l’ordonnateur et le compte de gestion du comptable qui étaient examinés, maintenant c’est le CFU (compte financier unique) qui est présenté.
La ville de Grenoble présentera son CFU 2025 le 29 juin, le conseil de métropole du 19 juin a déjà débattu du sien.
Le débat était plutôt tourné vers le devenir du budget 2026 et celui de 2027 ; les élu.es n’ont pas discuté dans le détail du CFU 2025, en effet la photographie donnée sur l’état des finances au 31 décembre 2025 est plutôt positive, alors que la plongée vers la prochaine décision modificative (DM) qui devra corriger le budget 2026 va être difficile car il manque environ 10 millions d’euros pour équilibrer le budget afin de le conformer aux décisions de l’Etat dans la loi de finances 2026. Il reste 4,5 M€ de résultat 2025 disponibles pour financer en 2026 une partie de ce déficit venu d’en haut.
La Métro ne doit pas faire comme la métropole d’Aix-Marseille : celle-ci avait décidé de laisser le préfet définir un budget considérant que c’étaient les décisions de l’Etat qui l’étranglait et qu’il lui laissait le soin de définir son budget. La réaction n’a pas été celle espérée par cette métropole, puisque le préfet, avant de donner à la Chambre Régionale des comptes le soin d’affiner un nouveau budget, a décidé de couper dans les dépenses métropolitaines en diminuant fortement les attributions de compensation aux communes ! Voir l’article de l’Association des Maires de France à ce sujet.
La loi du 17 juin 2026 vise à relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique. Ce texte traduit l’accord de principe auquel sont parvenus le gouvernement français et la Commission européenne en août 2025. L’objectif poursuivi est la relance des investissements dans le secteur de l’hydroélectricité qui ont pris beaucoup de retards.
La loi prévoit le passage du régime de concession actuel à un régime d’autorisation pour les barrages et centrales hydroélectriques d’une puissance supérieure à 4 500 kilowatts (kW). Les contrats de concession conclus pour ces installations seront résiliés.
Les ouvrages et installations concernés resteront la propriété de l’État. Un droit réel associé à un droit d’occupation domaniale sera attribué aux concessionnaires actuels concernés sur l’intégralité de leurs ouvrages et installations hydroélectriques (mais pas sur leurs terrains), pour une durée de 70 ans. Le titulaire disposera librement de ses droits réels, mais leur gestion sera encadrée : cession soumise à l’accord de l’État, respect d’exigences de sécurité, de sûreté et de protection de l’environnement…
Dans sa conclusion, la Fondation note que de plus en plus de monde prend conscience de l’inadaptation des logements aux canicules, les politiques publiques se font dangereusement attendre. La Fondation pour le Logement appelle à la mobilisation collective de l’Etat, des collectivités, des acteurs de l’immobilier, des bailleurs, des associations, pour mettre en place dès aujourd’hui des solutions concrètes pour que les logements ne soient plus des bouilloires. Des solutions existent, et sont activables dès aujourd’hui.
Cette temporalité est nécessaire compte tenu de l’avancée rapide du réchauffement climatique
Dès la fin du mois de mai, la France a été frappée par une vague de chaleur particulièrement précoce. Il s’agit de la première vigilance canicule déclenchée au mois de mai par Météo France. Depuis plusieurs mois déjà, les modèles climatiques projetaient que l’été 2026 serait marqué par de forts épisodes de canicule en France.
Un ESMS (Établissement ou Service Social ou Médico-Social) est une structure qui accueille et accompagne des personnes vulnérables, handicapées ou en situation de dépendance, dans un cadre institutionnel ou ambulatoire, pour des durées variables.
Dans un communiqué du 18 juin 2026, la Fédération Hospitalière de France (FHF) estime que la campagne budgétaire 2026 du secteur médico-social présentedes orientations qui ne suffiront pas à sécuriser l’avenir des ESMS publics.
« La FHF prend acte des grandes lignes de la campagne budgétaire 2026 pour les établissements et services médico-sociaux (ESMS) définies par l’instruction du 16 juin 2026 qui vient d’être publiée, et regrette leurs ambivalences. D’une part, plusieurs engagements gouvernementaux sont maintenus avec la poursuite du plan de création de 50 000 solutions dans le secteur du handicap, du plan de recrutement en EHPAD avec le financement de 4 500 ETP supplémentaires, du développement de l’offre SSIAD et CRT, et de l’expérimentation de la fusion des sections soins et dépendance des EHPAD et USLD. D’autre part, les financements annoncés demeurent insuffisants pour faire face à la hausse réelle des charges et aux difficultés structurelles qui frappent les établissements publics. Les orientations retenues ne permettront pas, à elles seules, de restaurer durablement la situation financière des ESMS publics.
Le ski a fortement contribué à structurer la gouvernance des territoires de montagne. Les exigences de l’adaptation aux effets du dérèglement climatique nécessitent de la rénover.
Une gouvernance adaptée à une échelle suffisante telle que l’intercommunalité ou le bassin de vie permettrait de mieux intégrer l’ensemble des composantes de l’adaptation, d’organiser les coopérations, et aux collectivités de se doter de moyens d’ingénierie territoriale. Ces réflexions sont à articuler avec les schémas départementaux de coopération intercommunale.
Pour faciliter l’évolution de la gouvernance et la transition de l’économie de la montagne, l’État et les acteurs locaux doivent écrire un nouveau récit pour la montagne « réaliste, sans tabou, loin des clichés urbains, souvent véhiculés par les médias nationaux » comme l’a déclaré le député Joël Giraud. Ce récit doit placer très haut le principe d’adaptation, rassurer l’ensemble des acteurs de la montagne face aux ruptures qui s’annoncent. Il doit permettre à chaque territoire de construire son propre chemin vers un futur viable et désirable en évitant de reproduire les défauts de l’industrialisation du tourisme en montagne. Il peut s’appuyer sur des exemples réussis tels que la station de Métabief (Jura) et sur la forte couverture d’aires protégées. Ces espaces sont porteurs d’aménités environnementales fortes, gage d’adaptation des territoires aux effets du dérèglement climatique en conciliant des ambitions de préservation, de valorisation et d’accueil de population et d’activités économiques.
Le 23 juin 2026, le Café pédagogique propose un éditorial intitulé « L’école en surchauffe » par sa rédactrice en chef Djéhanne Gani, qui résume bien la situation dans les écoles. A Grenoble on ne peut qu’apprécier l’effort fait par la municipalité grenobloise depuis 2014 pour construire de nouvelles écoles plus adaptées au changement climatique ainsi que les nombreuses rénovations.
« Le mépris. La déconsidération. L’abandon. Voilà ce que ressentent aujourd’hui de nombreux personnels de l’Éducation nationale. Avec colère et fatigue. Et angoisse face à l’incapacité des pouvoirs publics à anticiper, gouverner et mener une politique éducative, climatique qui protège les conditions de (sur)vie.
Quelles leçons de 2003 ou 2019 ?
Car cette nouvelle vague de chaleur n’a rien d’une surprise. Les canicules sont plus fréquentes, plus intenses, plus précoces. Les alertes scientifiques existent depuis longtemps. Pourtant, année après année, les personnels et les élèves continuent de subir des conditions de travail et d’apprentissage dégradées dans des bâtiments souvent inadaptés. Les témoignages qui nous parviennent des établissements sont nombreux. Des salles de classe à plus de 32, 34, parfois 35 degrés dès la matinée. Des personnels contraints de se débrouiller avec les moyens du bord, en lien avec les collectivités lorsque cela est possible. Une fois encore, l’institution renvoie aux équipes la responsabilité de décider, de gérer l’urgence, de choisir entre supporter la chaleur ou envisager un droit de retrait, relevés de température à l’appui.
Laurent Wauquiez a encore frappé contre la culture. Dans un courrier reçu le 8 juin 2026 par le Centre chorégraphique national de Grenoble en réponse à ses interrogations, la Région Auvergne – Rhône-Alpes affirme « définir de nouvelles priorités dans son soutien aux acteurs culturels régionaux » et, pour la filière chorégraphique, « fait le choix de ne plus accompagner prioritairement les établissements labélisés par l’État ». Le Centre chorégraphique national de Grenoble et l’ensemble de ses équipes expriment leur profonde inquiétude et leur vive incompréhension face à la décision de la Région Auvergne-Rhône-Alpes de ne pas soumettre au vote la demande de subvention du CCN lors de la Commission permanente du 29 mai 2026. Cette décision pourrait laisser entendre la suppression de 100 % du soutien financier régional accordé à la structure. Devant tant d’incertitudes, le Centre chorégraphique national de Grenoble est ainsi – entre autres – contraint d’annuler la 4ème édition du festival IMPACT. La fragilisation des institutions chorégraphiques du territoire en Auvergne–Rhône-Alpes a des répercussions directes sur les artistes. Ce sont leurs conditions de création, de production, de diffusion et de rencontre avec les publics qui se trouvent directement impactées à un moment où les artistes ont plus que jamais besoin d’espaces de travail, de soutien, d’accompagnement et d’expérimentation.
Les Écologistes à la Région AURA saisissent la justice sur l’usage des moyens de la Région par Laurent Wauquiez. Estimant que Laurent Wauquiez continue d’utiliser les moyens et la visibilité de la Région comme s’il en était encore le président, les élu·es écologistes ont décidé de saisir le procureur de la République. Ils demandent que toute la lumière soit faite sur l’usage de l’argent public régional au service d’une fonction qui dépasse largement celle d’un simple conseiller régional.
Une résolution adoptée par ESS France, présidée par Benoit Hamon, lors de son Assemblée Générale, fait part notamment de son refus du concept de préférence nationale porté par l’extrême droite.
Ci-dessous, un extrait de cette résolution qui démontre le caractère inacceptable de ce concept. L’ADES partage étroitement cette analyse.
« Nous nous alarmons de la radicalisation du débat politique autour de propositions contraires aux principes républicaines, ainsi que de la banalisation du racisme ; à ce titre le concept nativiste de préférence nationale ou priorité nationale vise à réserver un certain nombre de droits politiques, économiques ou sociaux, exclusivement ou en priorité, aux membres de la nation au nom d’une conception identitaire de celle-ci. Le projet de loi Constitutionnelle du RN inclurait donc un article établissant une discrimination légale contre les étrangers en situation régulière : « La loi fixe également les règles concernant […] les conditions d’accès des étrangers à tout emploi public ou privé, à l’exercice de certaines professions, activité économiques ou associatives, fonctions de représentation professionnelle ou syndicale, ainsi qu’au bénéfice des professions de solidarité. ».