Archives pour le mot-clef ‘Energie’

EPR2 : un document révèle des aides publiques monstres et un risque de concurrence déloyale

Publié le 3 juillet 2026

C’est Alternatives Economiques qui tire ce signal d’alarme. Un article d’Antoine de Ravignan du 24 juin 2026 détaille le travail de déchiffrage auquel s’est livré « Energies renouvelables pour toutes et tous ».

La rentabilité de la construction des prochains réacteurs nucléaires EPR2 repose sur des aides d’Etat massives, qui faussent la concurrence vis-à-vis des énergies renouvelables. La Commission de Bruxelles donnera-t-elle son feu vert à la France ? Un document expertisé par Energie renouvelables indique qu’il va y avoir une aide de 86 Md€ à 132 Md€ en valeur actualisée. Exprimée en euros d’aujourd’hui, elle dépasserait allègrement les 200 milliards d’euros dans un scénario médian de prix de l’électricité (70 €/ MWh).

Cette information pourrait porter un coup fatal au programme de construction par EDF de six nouveaux réacteurs nucléaires en France, lequel piétine plus qu’il n’avance depuis son annonce le 10 février 2022. Du moins si les élus, partis politiques, associations de consommateurs et de contribuables, économistes et autres comptables du bon usage des deniers publics voulaient se donner la peine de le lire. 

Répondant à une consultation ouverte le 7 mai par la Commission européenne sur les aides d’Etat nécessitées par la construction et l’exploitation de ces six premiers EPR2, la note publiée le 24 juin par l’association d’experts Energies renouvelables pour tous fait en tout cas très mal.

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Les barrages français ne seront finalement pas ouverts à la concurrence, mais…

Publié le 26 juin 2026

La loi du 17 juin 2026 vise à relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique. Ce texte traduit l’accord de principe auquel sont parvenus le gouvernement français et la Commission européenne en août 2025. L’objectif poursuivi est la relance des investissements dans le secteur de l’hydroélectricité qui ont pris beaucoup de retards.

La loi prévoit le passage du régime de concession actuel à un régime d’autorisation pour les barrages et centrales hydroélectriques d’une puissance supérieure à 4 500 kilowatts (kW). Les contrats de concession conclus pour ces installations seront résiliés.

Les ouvrages et installations concernés resteront la propriété de l’État. Un droit réel associé à un droit d’occupation domaniale sera attribué aux concessionnaires actuels concernés sur l’intégralité de leurs ouvrages et installations hydroélectriques (mais pas sur leurs terrains), pour une durée de 70 ans. Le titulaire disposera librement de ses droits réels, mais leur gestion sera encadrée : cession soumise à l’accord de l’État, respect d’exigences de sécurité, de sûreté et de protection de l’environnement… 

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Le projet EDF de parc éolien des Chambaran prend une nouvelle claque. 

Publié le 19 juin 2026

Dans des éditions antérieures, nous avions rappelé l’avis très argumenté et défavorable de la commission d’enquête, les avis défavorables en cascades de l’administration et du public et l’avis très critique de l’expert désigné par le tribunal administratif de Grenoble pour assister la commission d’enquête.

Le parc projeté par EDF Renouvelables, recyclée en EDF Power Solutions, prenait déjà très mauvaise tournure. 

L’arrêté de refus d’autorisation de la préfète de l’Isère avait donné ensuite un sérieux coup d’arrêt à ce projet qui n’est d’évidence pas compatible avec le milieu naturel exceptionnel   convoité pour ce faire. 

A titre de représailles, sans doute, EDF R avait attaqué la décision du tribunal administratif de Grenoble accordant des vacations pour Gabriel Ullmann en tant que président de la commission d’enquête. 

C’est encore un échec. 

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Performance énergétique du parc résidentiel privé de l’aire grenobloise

Publié le 12 juin 2026

Depuis le 1er janvier 2026, une évolution de la méthode de calcul du DPE (Diagnostic performance énergétique) est applicable. Elle améliore le DPE de certains logements chauffés à l’électricité et entraine, par effet mécanique, une diminution du volume de passoires thermiques.

Dans ce contexte, l’Agence met à jour sa publication Performance énergétique du parc résidentiel privé de l’aire grenobloise publiée fin 2025, pour partager les données relatives aux passoires thermiques réactualisées et analyser l’impact de cette mesure localement.

En décembre 2025, l’Agence a publié une note dédiée à la performance énergétique du parc résidentiel privé de l’aire grenobloise qui présentait les enjeux de rénovation du bâti et dressait le portrait des passoires thermiques (logements étiquetés F ou G). La publication s’appuyait sur la réglementation alors en vigueur.

Or, depuis le 1er janvier 2026, une évolution de la méthode de calcul du DPE est applicable : le coefficient de conversion de l’électricité (coefficient énergie primaire), actuellement fixé à 2,3 a été abaissé à 1,9. Tous les DPE ou audits énergétiques édités à partir de cette date intègrent automatiquement le nouveau coefficient, ceux édités en 2025 et avant resteront valables et pourront le cas échéant être mis à jour gratuitement sur le site de l’Ademe. Cette évolution améliore le DPE de certains logements chauffés à l’électricité. Par effet mécanique, on observe une diminution du volume de passoires thermiques. À l’échelle nationale, près de 850 000 logements sortent ainsi du statut de passoire.

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Chauffage domestique au bois, pollution de l’air et effets sur la santé

Publié le 17 avril 2026

En France, près de 7,5 millions de ménages utilisent le bois pour se chauffer. S’il constitue une source d’énergie dite renouvelable largement répandue, le chauffage domestique au bois contribue à la pollution de l’air. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a mené une expertise sur la composition des polluants émis par les appareils de chauffage domestique au bois, leurs impacts sur la pollution de l’air et leurs effets sur la santé humaine. En conclusion, elle souligne l’importance de poursuivre et renforcer les actions déjà engagées pour mieux maîtriser cette source de pollution.

Voici la présentation de ce travail qui vient d’être rendu public :

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Avis critique de l’Autorité environnementalesur la 3e stratégie nationale bas-carbone

Publié le 3 avril 2026

L’autorité environnementale (Ae) a été saisie pour avis par le ministère chargé de l’énergie le 16 décembre 2025, sur la 3ème stratégie nationale bas-carbone (SNBC). Elle a rendu cet avis qu’elle a délibéré le 27 mars 2026. En voici la synthèse où l’Ae fait d’importantes recommandations.

« Comme la deuxième stratégie nationale bas-carbone (SNBC), la troisième SNBC a pour objectif de définir une trajectoire qui doit conduire la France à la neutralité carbone à l’horizon 2050 (émissions nationales inférieures ou égales à l’absorption dans les puits de carbone). En complément de cet objectif, la France s’est fixé également un objectif de réduction de son « empreinte carbone » de – 71 % et – 79 % entre 2010 et 2050.

Si le processus de prise en compte de la SNBC progresse dans de nombreux plans et programmes, elle ne se dote pas des outils pour s’en assurer. Au-delà des guides et autres outils de déclinaison qu’elle prévoit, l’Ae recommande d’annexer à la SNBC 3 un récapitulatif des orientations destinées à être déclinées dans les documents de planification territoriale et des modalités d’appréciation de leur compatibilité.

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Précarité énergétique : un sujet brûlant

Publié le 23 janvier 2026

La précarité énergétique résidentielle touche un ménage sur huit en Isère et fragilise leur quotidien. Si des aides existent, elles restent souvent méconnues. Face à la hausse des prix et aux nouvelles règles, la question devient cruciale pour l’avenir du logement et les conditions de vie de ses habitants. L’OBS’Y (Le réseau des observatoires de la région grenobloise) dans « Regards croisés » traite de la précarité énergétique dans l’Isère.

La loi Climat et résilience prévoit l’interdiction de louer des logements, sociaux comme privés, aux DPE (diagnostic de performance énergétique) notés F à l’horizon 2028 et G depuis 2025. L’application de cette mesure vise à réduire la précarité et à inciter à la rénovation, mais risque aussi de provoquer de la vacance, d’accentuer les tensions du marché locatif, notamment pour les logements étudiants ou privés à vocation sociale avec, en effet report, une tension accrue sur le parc social. S’y ajoutent la raréfaction des ressources planétaires et la volatilité des prix de l’énergie, autant de facteurs accentuant la vulnérabilité des ménages. 18 à 21 % des logements occupés par des locataires pourraient sortir du parc locatif privé à horizon 2028 (classés F ou G). Cela représente 1 600 logements pour le Pays Voironnais, 10 000 pour la Métropole et 1 300 pour Le Grésivaudan.

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Diverses actualités

Publié le 23 janvier 2026
Crieur public

La planète vit désormais « au-delà de ses moyens » en eau, alerte un rapport de l’ONU. Un nouveau rapport de l’ONU décrit ce basculement et affirme que la planète est entrée dans une « ère de faillite hydrique mondiale ». Depuis des décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « crise mondiale de l’eau ». Un terme devenu, selon le rapport, trompeur. Le mot “crise” suggère quelque chose de temporaire : un choc, une urgence, puis un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu.  Le rapport forge un concept nouveau : la faillite hydrique. Elle désigne un état post-crise durable, où l’usage et la pollution de l’eau ont dépassé les apports renouvelables, et où le capital naturel – nappes, zones humides, sols, rivières, glaciers – est endommagé de manière irréversible ou à un coût prohibitif. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible ».


2025 a été la troisième année la plus chaude de l’Histoire : cinq faits marquants à retenir. L’observatoire européen du climat Copernicus dévoile son rapport définitif sur l’état du climat en 2025 (en anglais). Selon ce rapport sur les faits climatiques marquants de 2025, la température moyenne mondiale s’est établie à 14,97°C, soit 1,47°C au-dessus des niveaux préindustriels (1850-1900). 2025 se classe en troisième position des plus chaudes jamais enregistrées, à peine 0,01°C derrière 2023. En première position, l’année 2024 affichait 1,60°C de réchauffement par rapport au 19ème siècle.


Passoires thermiques : deux publications pour un panorama de l’aire grenobloise. L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise propose deux publications complémentaires sur le sujet des passoires thermiques, pour un panorama global des enjeux à l’échelle de l’aire grenobloise. À travers cette publication, l’Agence présente les enjeux de rénovation des bâtis sur son périmètre d’intervention, et dresse un portrait des logements étiquetés F ou G, qualifiés de passoires thermiques, dans le parc résidentiel privé. Leur présentation est prévue lors d’un webinaire le 27 janvier de 9h à 10h30.

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Datacenters : la frugalité en énergie et en eau sont indispensables au respect des objectifs climatiques

Publié le 16 janvier 2026

Au moment où le projet de DataOne, d’implantation d’un Datacenter à Eybens est décidé, ne devant pas dépasser, à terme, 200 MW de puissance électrique maximum au lieu du 1GW prévu, il est important de faire le point sur les impacts de ces implantations qui posent de sérieux problèmes de consommation électrique et d’impacts sur l’environnement. Un article indique qu’une quinzaine de projet font l’objet de contestation : Datacenters : une quinzaine de projets font l’objet de contestation

Les besoins en électricité des centres de données pourraient tripler d’ici 2035. Dans une étude, l’Autorité de la concurrence alerte sur les risques de préemption de ressources par certains grands acteurs et invite à faire de la frugalité un critère de sélection des opérateurs.

Au même moment, l’Ademe publie 5 scénarios prospectifs démontrant que cette frugalité est indispensable au respect des objectifs climatiques. « Génération frugale » (le plus sobre, avec dénumérisation et moratoire sur les nouvelles constructions), « Coopérations territoriales » (développement concerté avec les territoires, encadré par des normes sans moratoire, ciblant les usages prioritaires pour la santé, l’environnement et la société tout en favorisant les synergies locales), « Technologies vertes » (innovation technologique et souveraineté numérique), et « Pari réparateur » (compensation des impacts par la technologie).

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Arrêt du projet d’éoliennes d’EDF Renouvelables dans les Chambaran : refus de la préfète de l’Isère

Publié le 19 décembre 2025

Dans un précédent article, du 28 août 2025, nous rappelions que EDF R redoublait d’échecs dans son projet. C’est une nouvelle et forte confirmation que vient apporter l’arrêté préfectoral de la préfète de l’Isère en date du 3 décembre 2025. Le fait est suffisamment rare pour être relevé. De façon très argumentée, elle refuse net le projet d’implantation de 10 éoliennes jouxtant une zone Natura 2000, très riche notamment en chiroptères et en oiseaux, située en zone boisée, en partie en zone humide, et proche de riverains. Projet qui avait par ailleurs déjà fait l’objet de nombreux avis défavorables (dont le CNPN et la MRAe)[1], puis l’objet d’un avis défavorable unanime de la part de la commission d’enquête présidée par Gabriel Ullmann.

L’arrêté préfectoral se fonde justement en grande partie sur les conclusions de la commission d’enquête et sur le rapport d’expertise Kerbiriou, ordonnée par le tribunal administratif de Grenoble, à la demande du président de la commission, malgré l’opposition d’EDF R. L’arrêté détaille les impacts rédhibitoires sur la biodiversité (chiroptères et oiseaux) et l’impact visuel du parc ajouté aux autres existants.

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Comprendre le fonctionnement de la méthanisation

Publié le 19 décembre 2025

Notre ami Jacques Wiart, ancien élu à Grenoble, a travaillé notamment à l’ADEME (Agence de la Transition écologique), s’est spécialisé dans le développement de la méthanisation, tant à l’échelle régionale que nationale. Il a accompagné de nombreux projets de terrain et participé à des réunions publiques pour expliquer cette filière de production de gaz renouvelable. Il vient de publier un ouvrage intitulé « LA METHANISATION – Comprendre son fonctionnement et documenter les débats » où il met en valeurles exemples des unités de méthanisation d’AQUAPOLE (sur boues d’épuration des eaux usées) et celle à venir sur Murianette (sur biodéchets) et livre en conclusion un plaidoyer pour une méthanisation agricole durable.

Cet ouvrage propose une découverte de la méthanisation, une énergie renouvelable appelée à un fort développement en France, et en particulier dans les campagnes françaises. En effet, la ressource agricole en sous-produits animaux et végétaux constitue l’essentiel du gisement méthanisable. De plus, la production de gaz peut procurer un complément de revenu bienvenu pour un agriculteur ou un groupe d’agriculteurs.

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Logement social : les chaudières au fioul devraient disparaître à horizon 2027

Publié le 19 décembre 2025

Les bailleurs sociaux devraient remplacer les derniers chauffages au fioul de leurs logements, à l’horizon 2027, et pour changer une partie des chaudières au gaz, selon l’Agence nationale de contrôle du logement social (ANCOLS) qui publie le 9 décembre 2025 un état des lieux des vecteurs énergétiques dans le parc des bailleurs sociaux. Cette étude repose sur les données de l’enquête sur les travaux de rénovation énergétique dans les logements (TRELO), réalisée par le Service des données et études statistiques (SDES).

En 2023, 55 % des logements sociaux étaient chauffés au gaz et 21 % via des réseaux de chaleur. Ces deux systèmes de chauffage sont nettement surreprésentés par rapport à ceux utilisés dans le parc privé. À l’inverse, le secteur social recourt très peu au fioul et affiche un taux plus faible dans le déploiement des pompes à chaleur.

Entre 2018 et 2023, les bailleurs sociaux déclarent avoir effectué des travaux sur les systèmes de chauffage de plus de 100 000 logements en moyenne par an, soit plus de 2 % du parc social.

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La stratégie pour réduire rapidement les importations de combustibles fossiles de la France

Publié le 12 décembre 2025

Le Réseau de transport d’électricité (RTE) propose, dans son bilan prévisionnel pour la période 2025-2035, la pertinence d’une électrification rapide du pays pour réduire ses dépendances aux fossiles importés, améliorer sa balance commerciale et permettre sa décarbonation rapide.

La stratégie de décarbonation visant la neutralité carbone en 2050 a été étudiée de manière approfondie dans les dernières publications de RTE (trajectoires des Futurs énergétiques 2050, scénarios A du Bilan prévisionnel 2023). Elle sert d’orientation générale à la planification énergie-climat de l’État.

Cette stratégie engendrerait des bénéfices stratégiques et climatiques considérables.

En effet, la France importe toujours aujourd’hui presque 60 % de l’énergie finale qu’elle consomme.

Elle est de ce fait exposée à des coûts massifs : les imports d’énergies fossiles constituent la première source du déficit commercial national, avec une facture énergétique s’élevant à environ 50 à 70 Md€ chaque année et ayant pu culminer jusqu’à près de 120 Md€ lors de la crise énergétique. Il en résulte une dépendance géostratégique majeure (imports de produits pétroliers et de gaz émanant notamment de Russie, des pays du Golfe et désormais des États-Unis).

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Diverses actualités

Publié le 14 novembre 2025
Crieur public

Solidarité avec les salariés.es de Mvélo+ en grève le 13 novembre. Après la grève des salariés de M’TAG en juin et octobre, ce sont maintenant les salariés de Mvélo+ qui se mettent en grève. Comme pour la M’TAG, cela fait des mois que les salarié.es de Mvélo+ alertent la direction de Cykleo et les élus du SMMAG. Ils et elles contestent la fin des tarifs solidaires pour les locations de vélos électriques pour les foyers les plus modestes, dénoncent une dégradation des services proposés, protestent contre les salaires qui stagnent, les conditions de travail qui se dégradent, le dialogue social en berne et des tarifs en hausse pour les usagers…


Analyse des conditions de travail des agents du nettoyage et de leurs impacts sur leur santé. Le secteur d’activité du nettoyage présente une plus forte sinistralité que les autres secteurs, objectivé par des taux plus importants d’accidents de travail, de maladies professionnelles – avec en tête les troubles musculo-squelettiques, et une fréquence plus élevée des licenciements pour inaptitude. Ces constats sont également corroborés par différentes enquêtes nationales ou études auprès de ces travailleurs qui déclarent, plus souvent que dans d’autre secteurs, un mauvais état de santé général. L’ensemble des risques professionnels, incluant les risques psychosociaux, sont susceptibles d’interagir et de se combiner, amplifiant ainsi leurs effets sur la santé physique et mentale des salariés du nettoyage. L’Anses recommande de sensibiliser les employeurs, y compris territoriaux, sur ces problématiques.


Plus d’1,5 million de ménages français privés de chèque énergie ? D’après les informations émanant des documents budgétaires du projet de loi de finances pour 2026 (PLF 2026), nous pouvons craindre un important recul du nombre de bénéficiaires du chèque énergie en 2026 (et ce dès 2025), que nous avons évalué à au moins 30%, soit plus d’1,5 million. De surcroît, le PLF 2026 ne prévoit aucune adaptation du barème du chèque, qui, rappelons-le, n’a pas été modifié depuis 2019 alors que les factures des ménages français ont considérablement augmenté depuis ces sept dernières années. Dans ces conditions, la FNCCR et le CNAFAL invitent le législateur dans le cadre des débats afférents au PLF 2026 à rétablir – a minima – le budget 2024 consacré au chèque énergie.

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Inauguration du réseau de chaleur à Meylan : saluer ce levier pour la transition et exiger une gestion publique

Publié le 17 octobre 2025

L’inauguration de l’extension du réseau de chaleur de Meylan marque une étape importante dans le développement du réseau de chauffage urbain métropolitain illustre la capacité de notre territoire à investir dans la décarbonation. Le groupe UMA rappelle l’importance du type de gestion des services publics et sa préférence pour une gestion par la puissance publique, à travers des régies, des SPL ou SEM.

En amont de cette avancée technique et environnementale, un débat essentiel s’est ouvert sur le modèle de gestion de ces infrastructures, essentielle pour notre souveraineté énergétique. Débat qui a trouvé un écho malheureux lors du discours d’inauguration de cette infrastructure d’avenir.

Une solution technique saluée, un choix de gestion qui interroge.

Rappelons que ce projet a été confié, à l’issue d’un appel d’offres, à un opérateur privé européen. Une décision qui a suscité de légitimes interrogations au sein du Conseil métropolitain. Le groupe Une Métropole d’Avance (UMA), fidèle à sa vision d’un service public fort et d’une économie ancrée dans le territoire, a exprimé des réserves sur le recours à un acteur extérieur alors même que la CCIAG, opérateur local historique, gère depuis des décennies le réseau métropolitain principal.

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Diverses actualités

Publié le 10 octobre 2025
Crieur public

Projet de modification du plan de prévention des risques inondation (PPRi) Drac aval. Le public est appelé à donner son avis sur ce PPRi entre le 7 octobre et le 6 novembre 2025. Ceci concerne les communes suivantes : Champagnier, Champ-sur-Drac, Claix, Échirolles, Eybens, Fontaine, Grenoble, Noyarey, Pont-de-Claix, Saint-Georges-de-Commiers, Saint-Martin-d’Hères, Sassenage, Seyssinet-Pariset, Seyssins,  Varce-Allières-et-Risset, Veurey-Voroize et Vif.


Découvrir le nouveau site internet de l’ALEC. L’Agence locale de l’énergie et du climat de la Grande Région Grenobloise a rénové son site internet. Sobriété et lisibilité ont guidé cette refonte. Les habitants, les collectivités et les professionnels, découvriront plus facilement toutes les missions de l’ALEC. Rappel, l’ALEC est une Société Publique Locale (SPL), elle accompagne la mise en œuvre des politiques climatiques et de transition énergétique de ses 49 collectivités actionnaires : Grenoble Alpes Métropole (actionnaire majoritaire), le Département de l’Isère, 45 communes, le Syndicat des mobilités de l’aire grenobloise (SMMAG) et un syndicat intercommunal (SIVOM du Néron).


En 2024, 6,0 millions d’étrangers vivent en France, 0,9 million y sont nés. Une étude de l’INSEE.Les personnes étrangères sont les personnes résidant en France mais ne possédant pas la nationalité française. En 2024, 6,0 millions d’étrangers vivent en France. Une majorité d’entre eux (5,1 millions) sont nés à l’étranger et sont donc également immigrés. 0,9 million sont nés en France, principalement des mineurs qui pourront, sous conditions de résidence, obtenir de plein droit la nationalité française à 18 ans ou de façon anticipée dès leurs 13 ans. En 2024, les personnes étrangères représentent 8,8 % de la population vivant en France. Cette part est inférieure à la moyenne de l’Union européenne (9,6 %) ainsi qu’à celle des pays frontaliers de la France. Les nationalités des personnes étrangères vivant en France se sont diversifiées au fil du temps, reflétant l’évolution des origines. En 1968, près de trois étrangers vivant en France sur quatre, possédaient la nationalité d’un pays européen et un sur quatre avait une nationalité africaine. En 2024, près de la moitié des étrangers vivant en France ont la nationalité d’un pays du continent africain et un tiers d’un pays européen.

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Évaluation des coûts complets de production de l’électricité nucléaire pour la période 2026-2028

Publié le 3 octobre 2025

L’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) prendra fin au 31 décembre 2025. A compter de cette date, les fournisseurs d’électricité s’approvisionneront intégralement sur les marchés ou avec leurs propres moyens de production.

La loi de finances pour 2025 introduit un nouveau dispositif applicable à partir du 1er janvier 2026. Celui-ci prévoit notamment la publication par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), au moins tous les trois ans, d’une évaluation des coûts complets de production du parc nucléaire historique d’EDF. Pour la période 2026-2028, la CRE retient un coût complet du nucléaire de 60,3 €2026 /MWh, soit 61,5 €courants/MWh et pour la période suivante (2029-2031), elle l’évalue à 63,4 €2026/MWh (ou 68,4 €courants/MWh).Le rapport présente l’évaluation par la CRE du coût complet de production du parc nucléaire historique d’EDF, soit toutes les installations nucléaires qui produisent de l’électricité et dont l’autorisation initiale d’exploiter a été délivrée avant le 1er janvier 2026. Il est ainsi constitué de 57 tranches, incluant Flamanville 3 (EPR), mais excluant les futures tranches à venir (« EPR2 »). La CRE a également tenu compte de la prolongation de la durée de vie du parc nucléaire historique à 60 ans.

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L’intérêt d’avoir des sociétés d’économie mixte locales dans l’énergie

Publié le 26 septembre 2025

Suite à la liquidation judiciaire de Vencorex qui a supprimé de nombreux emplois, Solvay Energies qui gère la fourniture et la répartition des énergies et fluides nécessaires au bon fonctionnement du process industriel, souhaite se désengager du site de Pont-de-Claix. Ses activités portent sur l’exploitation et la maintenance d’un réseau de vapeur, d’un réseau d’électricité et de gaz, d’une unité de production d’eau déminéralisée et de turbines à gaz.

La ville de Grenoble et la métropole sont actionnaires de deux SEM (société d’économie mixte) : Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise (CCIAG) et Gaz et Électricité de Grenoble (GEG). Elles se sont rapprochées de la société R-CUE/Priméo (un groupe suisse, comprenant entre autres une société de production d’énergies renouvelables et une entreprise de distribution implantées en France) pour construire une offre de reprise de l’exploitation de ces actifs de distribution d’énergie de Solvay.

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Les banques mondiales financent deux fois plus les énergies fossiles que la transition énergétique

Publié le 26 septembre 2025

Les grandes banques ont accordé plus du double de financements aux énergies fossiles qu’aux énergies soutenables entre 2021 et 2024. C’est ce que révèle un rapport publié par Reclaim Finance et ses partenaires qui compare pour la première fois à l’échelle mondiale les financements aux énergies fossiles avec leurs alternatives soutenables. L’analyse montre que les 65 plus grandes banques, dont quatre grandes banques françaises, ne sont pas sur la bonne voie pour financer la transition énergétique. Les ONGs les appellent à réduire leurs financements aux énergies fossiles, en mettant fin dès maintenant à ceux à l’expansion et à augmenter considérablement les financements à la transition énergétique.

« Selon le rapport Banking on Business as Usual, entre 2021 et 2024, les grandes banques mondiales ont accordé seulement 1368 milliards de dollars aux énergies soutenables telles que l’éolien, le solaire, et les infrastructures permettant leur développement contre 3285 milliards aux énergies fossiles. Le ratio entre les énergies soutenables et les énergies fossiles est de 0,42:1 : signification de cette présentation, pour chaque euro accordé aux énergies fossiles, seulement 42 centimes ont été alloués aux alternatives soutenables.

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Encore un lobby pour le chauffage urbain par réacteur nucléaire à Grenoble

Publié le 18 septembre 2025

Les élections municipales approchent et les différents lobbies se réveillent pour avancer leurs pions. Avec le développement, pour l’instant au niveau de prototypes, des petits réacteurs modulaires de faible ou moyenne puissance destinés à produire de la chaleur et ou de l’électricité, les propositions se multiplient. Mais on est encore loin de la production en chaine qui devrait permettre une diminution des coûts. Et l’expertise de l’ASNR sur la sécurité, sur le cycle de combustible et le démantèlement de ce type de petits réacteurs n’est pas faite.

Voilà qu’à Grenoble, certains envisagent de nouveau de réfléchir à une implantation en milieu urbain d’un petit réacteur pour alimenter le réseau de chauffage urbain qui est un des plus importants de France.

Des recherches actives sur de nouveaux concepts de réacteurs de 4ème génération sont présentes à Grenoble au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (LPSC). Une startup NAAREA propose un petit réacteur à neutrons rapides à sel fondu issu de ces recherches et un démonstrateur pourrait être présenté d’ici deux ans.

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ADES  - Le Rouge et le Vert
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