Archives pour le mot-clef ‘climat’

Puits de carbone forestier : pourquoi la France va précipiter sa chute ?

Publié le 10 juillet 2026

L’association Canopée met en garde sur la chute du puits de carbone forestier dans un rapport du 29 juin 2026.

Voici les messages clés de ce rapport :

  • La dégradation du puits de carbone forestier n’est pas uniquement liée aux changements climatiques mais à la volonté politique d’augmenter les prélèvements de bois en forêt.
  • Cette augmentation est liée à une hausse de la demande en bois pour des usages énergétiques.
  • Le projet de Stratégie nationale bas carbone (version 3) prévoit une hausse de la récolte de bois de 7 Mm3 / an d’ici 2030, ce qui induit une dégradation du puits forestier d’environ 11 MtCO2e / an.
  • Limiter la récolte de bois à 50 Mm3 / an au lieu de 53 Mm3 / an en 2025 permettrait à la France de respecter son objectif d’absorption de carbone par les puits de carbone naturel en 20302.

Et le résumé de l’étude :

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Vagues de chaleur à Grenoble : adapter la ville et protéger les plus fragiles

Publié le 3 juillet 2026
Photo Le DL /Ève Moulinier

Le printemps 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec la journée la plus chaude jamais enregistrée le 26 mai. L’amplification du réchauffement climatique se poursuit et ses conséquences pour les personnes, les animaux, la biodiversité et les biens se font de plus en plus prégnantes.

A cause de sa situation géographique au cœur des montagnes et de sa forte densité de population (environ 156 000 habitant-es sur 18km²), Grenoble figure parmi les villes françaises les plus vulnérables au changement climatique. Il est donc vital d’y être plus ambitieux qu’ailleurs. Des températures à plus de 40° ont été enregistrées pendant le mois de juin, avec plusieurs jours de canicule. Dans les Alpes, la température moyenne a déjà augmenté de 2 C° depuis le début du 20e siècle, contre 1,4 C° en moyenne en France. En une cinquantaine d’années, les glaciers des Alpes françaises ont perdu 38 % de leur superficie. Grenoble s’organise.

A long terme, les débitumisations, les plantations d’arbres, la création d’îlots de fraîcheur, les rénovations thermiques, la diminution du trafic automobile, ou encore les expérimentations d’urbanisme permettent d’adapter les espaces publics et les bâtiments au réchauffement climatique.

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Etude logements bouilloires 2026.« Quartiers chauds ! »

Publié le 26 juin 2026

La Fondation pour le Logement a enquêté sur la surexposition des quartiers populaires aux vagues de chaleur :

Dans sa conclusion, la Fondation note que de plus en plus de monde  prend conscience de l’inadaptation des logements aux canicules, les politiques publiques se font dangereusement attendre. La Fondation pour le Logement appelle à la mobilisation collective de l’Etat, des collectivités, des acteurs de l’immobilier, des bailleurs, des associations, pour mettre en place dès aujourd’hui des solutions concrètes pour que les logements ne soient plus des bouilloires. Des solutions existent, et sont activables dès aujourd’hui.

Cette temporalité est nécessaire compte tenu de l’avancée rapide du réchauffement climatique

Dès la fin du mois de mai, la France a été frappée par une vague de chaleur particulièrement précoce. Il s’agit de la première vigilance canicule déclenchée au mois de mai par Météo France. Depuis plusieurs mois déjà, les modèles climatiques projetaient que l’été 2026 serait marqué par de forts épisodes de canicule en France.

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Adaptation des territoires de montagne au changement climatique : état des lieux des actions et outils

Publié le 26 juin 2026

Un rapport du Conseil général de l’économie (CGE) et de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) apporte une contribution à la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc) dans les territoires de montagne, où les effets du changement climatique se manifestent plus intensément et plus rapidement qu’ailleurs.

Le ski a fortement contribué à structurer la gouvernance des territoires de montagne. Les exigences de l’adaptation aux effets du dérèglement climatique nécessitent de la rénover.

Une gouvernance adaptée à une échelle suffisante telle que l’intercommunalité ou le bassin de vie permettrait de mieux intégrer l’ensemble des composantes de l’adaptation, d’organiser les coopérations, et aux collectivités de se doter de moyens d’ingénierie territoriale. Ces réflexions sont à articuler avec les schémas départementaux de coopération intercommunale.

Pour faciliter l’évolution de la gouvernance et la transition de l’économie de la montagne, l’État et les acteurs locaux doivent écrire un nouveau récit pour la montagne « réaliste, sans tabou, loin des clichés urbains, souvent véhiculés par les médias nationaux » comme l’a déclaré le député Joël Giraud. Ce récit doit placer très haut le principe d’adaptation, rassurer l’ensemble des acteurs de la montagne face aux ruptures qui s’annoncent. Il doit permettre à chaque territoire de construire son propre chemin vers un futur viable et désirable en évitant de reproduire les défauts de l’industrialisation du tourisme en montagne. Il peut s’appuyer sur des exemples réussis tels que la station de Métabief (Jura) et sur la forte couverture d’aires protégées. Ces espaces sont porteurs d’aménités environnementales fortes, gage d’adaptation des territoires aux effets du dérèglement climatique en conciliant des ambitions de préservation, de valorisation et d’accueil de population et d’activités économiques.

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L’Ecole en surchauffe

Publié le 26 juin 2026

Le 23 juin 2026, le Café pédagogique propose un éditorial intitulé « L’école en surchauffe » par sa rédactrice en chef Djéhanne Gani, qui résume bien la situation dans les écoles. A Grenoble on ne peut qu’apprécier l’effort fait par la municipalité grenobloise depuis 2014 pour construire de nouvelles écoles plus adaptées au changement climatique ainsi que les nombreuses rénovations.

« Le mépris. La déconsidération. L’abandon. Voilà ce que ressentent aujourd’hui de nombreux personnels de l’Éducation nationale. Avec colère et fatigue. Et angoisse face à l’incapacité des pouvoirs publics à anticiper, gouverner et mener une politique éducative, climatique qui protège les conditions de (sur)vie.

Quelles leçons de 2003 ou 2019 ?

Car cette nouvelle vague de chaleur n’a rien d’une surprise. Les canicules sont plus fréquentes, plus intenses, plus précoces. Les alertes scientifiques existent depuis longtemps. Pourtant, année après année, les personnels et les élèves continuent de subir des conditions de travail et d’apprentissage dégradées dans des bâtiments souvent inadaptés. Les témoignages qui nous parviennent des établissements sont nombreux. Des salles de classe à plus de 32, 34, parfois 35 degrés dès la matinée. Des personnels contraints de se débrouiller avec les moyens du bord, en lien avec les collectivités lorsque cela est possible. Une fois encore, l’institution renvoie aux équipes la responsabilité de décider, de gérer l’urgence, de choisir entre supporter la chaleur ou envisager un droit de retrait, relevés de température à l’appui.

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Prévention des risques dans les Alpes suite au changement climatique

Publié le 19 juin 2026

Face à l’intensification des événements climatiques dans les Alpes, une mission inter-inspections constate que la politique de prévention des risques naturels majeurs, dans sa forme actuelle ne suffit plus. Les crises, aggravées par les vulnérabilités territoriales, deviennent systémiques.

Le rapport s’intitule : « Identification de lignes directrices pour des plans de résilience à proposer aux autorités et acteurs locaux des Alpes françaises en réponse aux conséquences des effets du changement climatique ». Il est réalisé conjointement par l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), l’inspection générale de l’administration (IGA) et l’inspection générale de la sécurité civile (IGSC).

La mission propose une trentaine de lignes directrices structurées en six axes — échelle d’action, anticipation des aléas, aménagement du sol, développement socio-économique, gouvernance et culture du risque — destinées en priorité aux autorités locales.

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Stations communautaires du Grésivaudan : et demain ?

Publié le 12 juin 2026

La Communauté de communes Le Grésivaudan a engagé une réflexion stratégique sur l’avenir de ses stations de ski communautaires au sein de son périmètre de compétence. Voici détaillée une démarche d’études engagée avec l’Agence d’urbanisme (AURG), qui place la prospective et la cohérence au cœur des choix d’investissement public.

Questions à Sophie Gouin. Direction du Sport, de la Montagne et du Tourisme, Service Montagne – Tourisme, Communauté de communes Le Grésivaudan

« Les plans guides : de quoi s’agit-il et à quoi ont-ils servi ?

Les plans guides, réalisés pour les stations des Sept-Laux et du Collet, sont une démarche de planification et d’approche écosystémique de chaque station. Ils mettent en récit et en représentation cartographique toutes les composantes sur lesquelles Le Grésivaudan intervient, et les organise dans l’espace et dans le temps : court, moyen, long terme, et selon les saisons. Ce travail garantit la cohérence et la complémentarité des interventions de la communauté de communes. Il permet de prioriser les investissements selon les orientations politiques définies et suivant deux principaux axes : la transition des activités de montagne et le volet urbanisme-services publics.

Plusieurs expertises sont mobilisées afin que les élus disposent d’une vision la plus objective possible, et notamment sur les perspectives d’enneigement, la disponibilité en eau, l’état des écosystèmes et les bilans carbone, en s’adossant aux scénarios du Giec. Les plans guides agrègent aussi les grandes orientations du Grésivaudan : projet de territoire, PCAET, stratégie tourisme, PLH…

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Transition écologique locale : quatre conditions pour passer de l’ambition à l’action

Publié le 12 juin 2026

Une enquête menée à Lyon et à Grenoble montre qu’il ne suffit pas qu’un exécutif avec une ambition écologiste arrive au pouvoir pour insuffler des actions publiques de transition écologique. Il faut pour cela repenser aussi l’organisation des services administratifs. Pour répondre à cette question, une recherche a été menée par Gillian Oriol, doctorante en sciences de gestion, spécialisée en management public à l’université d’Aix-Marseille. Elle retrace dans « The Conversation » cette recherche qui repose sur 56 entretiens avec des cadres de la fonction publique territoriale : directeurs généraux, directeurs opérationnels, chargés de mission ; et des élus. L’analyse s’appuie également sur 86 documents institutionnels.

Cela ressemble aux douze travaux d’Hercule. À l’heure du changement climatique, les collectivités locales doivent renforcer la résilience de leur territoire, engager des transformations de long terme, répondre aux attentes des habitants, tout en composant avec les tensions énergétiques, les contraintes budgétaires et en coopérant avec des partenaires encore inégalement formés aux risques climatiques. Face à toutes ces nécessités, comment transformer une ambition politique de transition écologique en action publique locale ?

L’étude montre que la transition écologique locale ne dépend pas seulement de la volonté politique. Elle suppose aussi des capacités administratives concrètes. Quatre conditions apparaissent alors décisives : mesurer les vulnérabilités, transformer l’organisation interne, rendre les arbitrages écologiques acceptables et apprendre à gouverner dans l’incertitude…

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État des lieux des investissements climat en Europe – Edition 2026

Publié le 12 juin 2026

La crise énergétique met en évidence les vulnérabilités structurelles de l’Union européenne (UE) : accélérer les investissements dans les énergies et technologies propres est essentiel pour garantir la prospérité économique, l’indépendance énergétique et le pouvoir d’achat des ménages.

Voici les principaux résultats d’une étude de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) sur les investissements climat en Europe :

« Prix des énergies fossiles 

Face à la flambée des prix des énergies fossiles, accélérer les investissements dans la transition bas-carbone est devenu un impératif pour réduire la dépendance de l’UE aux énergies fossiles importées, renforcer sa base industrielle et protéger les citoyens des futurs chocs énergétiques.

Stagnation des investissements climatiques

Après une forte hausse en 2022 en réponse à la crise énergétique, les investissements climat ont depuis stagné, reflétant un manque général de planification à long terme. Seuls les investissements dans le transport routier bas-carbone ont augmenté.

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Chaleur, ozone, pollens, poussières désertiques : un cocktail atmosphérique

Publié le 5 juin 2026

Le 27 mai 2026, Atmo Aura analyse une situation inédite. Depuis plusieurs jours, la région Auvergne-Rhône-Alpes connaît une situation inhabituelle pour la saison : fortes chaleurs, ensoleillement marqué, hausse des concentrations d’ozone, pic de pollens de graminées et arrivée de poussières désertiques. 

Cette combinaison de phénomènes illustre les liens étroits entre conditions météorologiques, qualité de l’air et exposition aux pollens. Elle nécessite une lecture globale de la situation, au-delà d’un seul indicateur. 

Une vague de chaleur précoce, favorable à la formation d’ozone

Cette vague de chaleur présente un caractère exceptionnel par sa précocité. Ces conditions estivales en plein printemps, avec des températures élevées et un fort ensoleillement, sont particulièrement favorables à la formation d’ozone.  

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Confort d’été… L’aide de l’ALEC

Publié le 5 juin 2026

Du 1er au 30 juin, c’est « le Mois de la Fraîcheur » dans la métropole de Grenoble. De nombreuses activités pour comprendre, agir, et s’adapter aux fortes chaleurs. Apprendre à garder son logement frais en été ; écouter des contes sur l’eau ; comprendre la rénovation énergétique ; visiter une zone humique (composition de l’humus) ou encore embarquer dans le camion « Climate Sense » et vivre dans un monde à 50°C !

L’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) accompagne les habitants, les collectivités et les professionnel.les sur les sujets liés aux économies d’énergie, aux énergies renouvelables et à la rénovation

Lorsque la température atteint les 30 °C en extérieur, il est parfois difficile de maintenir son logement au frais. Le confort d’été consiste à maintenir une température agréable à l’intérieur quand le mercure dépasse des sommets dehors ! Cette problématique s’impose donc avec le réchauffement climatique, particulièrement en ville où les températures nocturnes sont élevées dans les îlots de chaleur urbains (ICU). De l’éventail à l’isolation, de nombreuses solutions existent pour mieux vivre dans son logement l’été. Brasseur d’air, rafraîchisseur adiabatique… 

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Diverses actualités

Publié le 5 juin 2026
Crieur public

Astrée, l’IA du ministère de l’intérieur pour les procédures d’immigration, n’est que la phase émergée d’un iceberg. Une tribune de Serge Slama, professeur de droit public à l’Université de Grenoble, dans le Monde, fait l’état des lieux de cette vague de fond, observable dans tout l’Occident, où des destins humains deviennent des données parmi d’autres. L’intelligence artificielle s’immisce dans tout le droit, mais particulièrement dans les contentieux des étrangers en situation irrégulière. « On découvre en consultant l’étrange site gouvernemental beta.gouv.fr/startups, se présentant comme un incubateur de services numériques publics, que le ministère de l’intérieur développe depuis deux ans, avec sa Fabrique numérique, un « assistant IA » visant à faciliter le traitement des contentieux de masse – principalement le contentieux des étrangers. Or, cet outil IA, mal nommé Astrée (la déesse de la justice !), est déployé depuis fin 2025 à titre expérimental dans certaines préfectures et devrait, selon Mediapart, être généralisé en 2027… »


Mois de la fraîcheur : des solutions pour s’adapter aux fortes chaleurs. Du 1er au 30 juin, c’est le Mois de la Fraîcheur dans la métropole de Grenoble. Un mois riche en activités pour comprendre, agir, et s’adapter aux fortes chaleurs. Apprendre à garder son logement frais en été ; écouter des contes sur l’eau ; comprendre la rénovation énergétique ; visiter une zone humique ou encore embarquer dans le camion « Climate Sense » et vivre dans un monde à 50°C ! Une quinzaine d’évènements gratuits se tiennent dans tout l’agglomération avec un objectif : sensibiliser et donner les moyens d’agir. Alors que le réchauffement climatique est un enjeu majeur, la Métropole conduit plusieurs politiques pour l’adaptation des territoires comme la végétalisation de la ville avec le Plan Canopée, les aides à l’isolation thermique des logements et des entreprises avec le programme Mur Mur, la sensibilisation à l’usage raisonné de l’eau, mais aussi la gestion d’espace naturels et de lieux de fraîcheur comme la base de loisirs du Bois Français.


Dernières nouvelles du DILICO. La Direction générale des collectivités locales (DGCL) a dévoilé les montants des contributions et reversements qui seront opérés en 2026 pour chaque collectivité ou groupement concerné par le mécanisme de mise en réserve. Le Dilico (Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités) a été mis en place en 2025 – et reconduit cette année – dans le but de freiner la dépense publique locale. Ce sont les intercommunalités qui sont les grandes victimes du Dilico pour 2026. Pour la métropole de Grenoble en 2026 l’Etat lui ponctionne 5,9 M€ et lui rembourse 1,75 M€ au titre du Dilico de 2025. La commune de Grenoble n’est pas impactée en 2026 et reçoit un remboursement de 0,2 M€ suite au paiement du Dilico 2025.

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L’intégration des limites planétaires dans les décisions publiques et privées

Publié le 8 mai 2026

C’est le titre d’une étude du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) rendue accessible à chacun.e le 14 avril 2026.

Face à l’urgence écologique, agir sur le seul dérèglement climatique ne suffit plus. Pour préserver l’habitabilité de notre planète, il est indispensable de respecter l’ensemble de ses équilibres naturels (eau, sols, biodiversité), tout en protégeant les populations les plus vulnérables. C’est pour répondre à ce double défi que le CESE a adopté une nouvelle étude. S’appuyant sur les limites planétaires et la théorie du « Donut », l’institution propose aux décideurs publics et privés une nouvelle boussole stratégique, évoquant d’ailleurs page 35 du rapport la ville de de Grenoble qui met en application la théorie du Donut .

Voici la conclusion de cette étude :

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Logements et changement climatique : quels impacts, dans l’agglomération ?

Publié le 3 avril 2026

Précipitations, sécheresses, vagues de chaleur : le changement climatique accroît la probabilité et l’intensité des aléas naturels, fragilisant le bâti. Alors que les effets climatiques pèsent déjà sur la santé des habitants, le confort thermique devient un levier majeur d’adaptation, d’après une publication de l’OBS’Y du 25 mars 2026.

De manière générale, les habitations situées en périphérie sont davantage exposées aux risques naturels. À l’inverse, les logements en cœur de ville subissent principalement les effets de la chaleur, en raison des îlots de chaleur urbains (ICU), de l’effet canyon des rues bordées d’immeubles, phénomène amplifié par la multiplication des vagues de chaleur.

Après les épisodes marquants de 2003, 2018 et 2022, l’été 2023 se classe comme le quatrième été le plus chaud observé. L’inadaptation d’une partie du parc immobilier à ces conditions climatiques constitue un défi croissant, en particulier pour les populations les plus vulnérables.

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Moins de brun, plus de vert : la nécessaire redirection des dépenses locales

Publié le 20 février 2026

Une nouvelle étude d’I4CE (Institut de l’Économie pour le Climat) du 13 février 2026. Les collectivités locales jouent un rôle central dans la réalisation de la transition bas-carbone. Porteuses des deux tiers de l’investissement public civil, elles interviennent dans des secteurs cruciaux qui structurent durablement les trajectoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

D’après le Panorama des financements climat des collectivités locales (I4CE, La Banque Postale, 2024), les collectivités devraient investir près de 19 milliards d’euros par an à horizon 2030 pour atteindre les objectifs fixés par la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), soit plus du double des investissements climat qu’elles réalisent actuellement. Pour financer cet effort, les collectivités disposent de quatre principaux leviers budgétaires : le recours à la dette, la mobilisation de leurs ressources propres à travers la trésorerie et la fiscalité locale, les dotations et subventions de l’État et enfin la redirection de leurs dépenses. Ce dernier levier renvoie à la capacité qu’auraient les collectivités à dépenser plus pour la transition énergétique par en diminuant d’autres dépenses qu’elles auraient conduites si elles n’en avaient pas conscience, ou qu’elles conduisaient par le passé.

Dans un contexte marqué par un renforcement de la contribution des collectivités au redressement de finances publiques et le resserrement des dotations en provenance de l’État, le levier de la redirection apparaît comme un levier de financement essentiel pour accélérer les investissements climat des collectivités.

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Diverses actualités

Publié le 13 février 2026
Crieur public

Traité UE-Mercosur : les communes peuvent aussi dire non ! Des élus locaux et des candidats aux élections municipales, dont Laurence Ruffin, s’engagent à faire de leur ville ou village une commune hors Mercosur. Le traité avec le Mercosur a été conclu le 17 janvier par la Commission européenne. Face à cette véritable bombe écologique, sociale et économique, nous – collectif d’élu·es locaux et candidats aux élections municipales – organisons la résistance. Il y a aussi l’initiative « Communes hors Mercosur », les villes et villages de France veulent envoyer un signal clair : non au dumping social, environnemental et sanitaire organisé par cet accord d’un autre temps.


Climat, ressources : quelle innovation dans un monde contraint ?  Mardi 24 février 18 h 30 à l’Hôtel de ville de Grenoble. Grenoble 2040 vous invite à une nouvelle rencontre inédite sur le thème « Climat, ressources : quelle innovation dans un monde contraint ? » avec l’intervenant Philippe Bihouix. Ingénieur et auteur de plusieurs ouvrages, dont « Ressources : un défi pour l’humanité » (2024), Philippe Bihouix critique l’illusion d’une transition basée sur la technologie et montre que nos sociétés sont confrontées à des limites matérielles incontournables, notamment concernant les métaux Il nous propose un projet de société axé sur la sobriété, la résilience et la réparabilité. À travers ses écrits, Philippe Bihouix s’affirme comme une voix essentielle dans le débat sur l’avenir de notre société face aux enjeux environnementaux et technologiques.


L’Histoire nous montre que nous pouvons réinventer l’égalité. Les individus sont tous différents. Pour que l’égalité devienne réelle, il faut avoir la force de l’imaginer. Vouloir réduire les inégalités ne suffit pas, c’est le point de vue de Darrin M. McMahon, professeur d’histoire à l’université de Dartmouth aux États-Unis. La question des inégalités occupe largement le débat public, et à bien des égards, cela est compréhensible. Les inégalités de revenus et de richesse ont considérablement augmenté dans de nombreuses régions du monde depuis les années 1980, en particulier dans les pays riches de l’hémisphère Nord. Les inégalités ont donné naissance à ce que les commentateurs décrivent comme une véritable « industrie des inégalités », c’est-à-dire un ensemble d’ONG, de groupes de réflexion et d’universités qui se consacrent à leur étude. Concentrer l’attention sur les différences et les fractures a pour effet involontaire de réduire le champ des possibilités. Se concentrer sur l’inégalité est le signe des temps d’une époque désabusée, qui a renoncé à la possibilité d’un changement social progressiste. Si nous voulons retrouver cette possibilité, nous devons « réimaginer » l’égalité.

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Diverses actualités

Publié le 23 janvier 2026
Crieur public

La planète vit désormais « au-delà de ses moyens » en eau, alerte un rapport de l’ONU. Un nouveau rapport de l’ONU décrit ce basculement et affirme que la planète est entrée dans une « ère de faillite hydrique mondiale ». Depuis des décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « crise mondiale de l’eau ». Un terme devenu, selon le rapport, trompeur. Le mot “crise” suggère quelque chose de temporaire : un choc, une urgence, puis un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu.  Le rapport forge un concept nouveau : la faillite hydrique. Elle désigne un état post-crise durable, où l’usage et la pollution de l’eau ont dépassé les apports renouvelables, et où le capital naturel – nappes, zones humides, sols, rivières, glaciers – est endommagé de manière irréversible ou à un coût prohibitif. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible ».


2025 a été la troisième année la plus chaude de l’Histoire : cinq faits marquants à retenir. L’observatoire européen du climat Copernicus dévoile son rapport définitif sur l’état du climat en 2025 (en anglais). Selon ce rapport sur les faits climatiques marquants de 2025, la température moyenne mondiale s’est établie à 14,97°C, soit 1,47°C au-dessus des niveaux préindustriels (1850-1900). 2025 se classe en troisième position des plus chaudes jamais enregistrées, à peine 0,01°C derrière 2023. En première position, l’année 2024 affichait 1,60°C de réchauffement par rapport au 19ème siècle.


Passoires thermiques : deux publications pour un panorama de l’aire grenobloise. L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise propose deux publications complémentaires sur le sujet des passoires thermiques, pour un panorama global des enjeux à l’échelle de l’aire grenobloise. À travers cette publication, l’Agence présente les enjeux de rénovation des bâtis sur son périmètre d’intervention, et dresse un portrait des logements étiquetés F ou G, qualifiés de passoires thermiques, dans le parc résidentiel privé. Leur présentation est prévue lors d’un webinaire le 27 janvier de 9h à 10h30.

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Datacenters : la frugalité en énergie et en eau sont indispensables au respect des objectifs climatiques

Publié le 16 janvier 2026

Au moment où le projet de DataOne, d’implantation d’un Datacenter à Eybens est décidé, ne devant pas dépasser, à terme, 200 MW de puissance électrique maximum au lieu du 1GW prévu, il est important de faire le point sur les impacts de ces implantations qui posent de sérieux problèmes de consommation électrique et d’impacts sur l’environnement. Un article indique qu’une quinzaine de projet font l’objet de contestation : Datacenters : une quinzaine de projets font l’objet de contestation

Les besoins en électricité des centres de données pourraient tripler d’ici 2035. Dans une étude, l’Autorité de la concurrence alerte sur les risques de préemption de ressources par certains grands acteurs et invite à faire de la frugalité un critère de sélection des opérateurs.

Au même moment, l’Ademe publie 5 scénarios prospectifs démontrant que cette frugalité est indispensable au respect des objectifs climatiques. « Génération frugale » (le plus sobre, avec dénumérisation et moratoire sur les nouvelles constructions), « Coopérations territoriales » (développement concerté avec les territoires, encadré par des normes sans moratoire, ciblant les usages prioritaires pour la santé, l’environnement et la société tout en favorisant les synergies locales), « Technologies vertes » (innovation technologique et souveraineté numérique), et « Pari réparateur » (compensation des impacts par la technologie).

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La modification bioclimatique du PLUi métropolitain

Publié le 19 décembre 2025

Dans le cadre de la modification n°3 du PLUi, l’Agence d’urbanisme a été à l’initiative de propositions techniques pour une montée en puissance sur les questions climatiques. Le PLUi porte, depuis son approbation en 2019, des ambitions fortes en matière de transition écologique mais insuffisantes pour répondre aux défis climatiques de demain. Les élus de la Métropole ont ainsi demandé à l’Agence d’urbanisme un accompagnement pour renforcer les leviers du PLUi pour le rendre « bioclimatique ».

Inverser le regard sur l’arbre pour que les projets « fassent avec ». La préservation de l’arbre comme « parasol naturel » est un enjeu primordial pour adapter le territoire au réchauffement climatique, réduire les îlots de chaleur urbains et atteindre les objectifs inscrits dans le Plan canopée métropolitain (Indice de canopée de 40 % en 2050). La protection de tous les arbres de plus de 7 mètres est ainsi introduite dans le règlement, cette protection devant se concilier avec le maintien de la possibilité de construire et d’aménager le territoire, des exceptions cadrées permettent l’abattage.

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Cartographie de l’effet d’îlot de chaleur urbain

Publié le 21 novembre 2025

Météo France publie des cartes d’îlot de chaleur urbain pour 47 agglomérations, dont celle de Grenoble. Mené de 2015 à 2019, le projet MApUCE (Modélisation Appliquée et Urbanisme Climatique Énergétique) visait à mieux comprendre l’impact de l’urbanisation sur le climat local et la consommation énergétique des villes. Financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et coordonné par le Centre National de Recherches Météorologiques (Météo-France/CNRS), il calcule l’îlot de chaleur urbain (ICU) en modélisant, à l’aide d’un modèle atmosphérique qui tient compte d’indicateurs caractérisant les villes , comme la hauteur des bâtiments, le nombre d’habitants, l’occupation du sol… la température de l’air par mailles de 250 m et son écart entre zones urbaines et rurales.

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ADES  - Le Rouge et le Vert
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