Archives pour le mot-clef ‘climat’

Chaleur, ozone, pollens, poussières désertiques : un cocktail atmosphérique

Publié le 5 juin 2026

Le 27 mai 2026, Atmo Aura analyse une situation inédite. Depuis plusieurs jours, la région Auvergne-Rhône-Alpes connaît une situation inhabituelle pour la saison : fortes chaleurs, ensoleillement marqué, hausse des concentrations d’ozone, pic de pollens de graminées et arrivée de poussières désertiques. 

Cette combinaison de phénomènes illustre les liens étroits entre conditions météorologiques, qualité de l’air et exposition aux pollens. Elle nécessite une lecture globale de la situation, au-delà d’un seul indicateur. 

Une vague de chaleur précoce, favorable à la formation d’ozone

Cette vague de chaleur présente un caractère exceptionnel par sa précocité. Ces conditions estivales en plein printemps, avec des températures élevées et un fort ensoleillement, sont particulièrement favorables à la formation d’ozone.  

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Confort d’été… L’aide de l’ALEC

Publié le 5 juin 2026

Du 1er au 30 juin, c’est « le Mois de la Fraîcheur » dans la métropole de Grenoble. De nombreuses activités pour comprendre, agir, et s’adapter aux fortes chaleurs. Apprendre à garder son logement frais en été ; écouter des contes sur l’eau ; comprendre la rénovation énergétique ; visiter une zone humique (composition de l’humus) ou encore embarquer dans le camion « Climate Sense » et vivre dans un monde à 50°C !

L’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) accompagne les habitants, les collectivités et les professionnel.les sur les sujets liés aux économies d’énergie, aux énergies renouvelables et à la rénovation

Lorsque la température atteint les 30 °C en extérieur, il est parfois difficile de maintenir son logement au frais. Le confort d’été consiste à maintenir une température agréable à l’intérieur quand le mercure dépasse des sommets dehors ! Cette problématique s’impose donc avec le réchauffement climatique, particulièrement en ville où les températures nocturnes sont élevées dans les îlots de chaleur urbains (ICU). De l’éventail à l’isolation, de nombreuses solutions existent pour mieux vivre dans son logement l’été. Brasseur d’air, rafraîchisseur adiabatique… 

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Diverses actualités

Publié le 5 juin 2026
Crieur public

Astrée, l’IA du ministère de l’intérieur pour les procédures d’immigration, n’est que la phase émergée d’un iceberg. Une tribune de Serge Slama, professeur de droit public à l’Université de Grenoble, dans le Monde, fait l’état des lieux de cette vague de fond, observable dans tout l’Occident, où des destins humains deviennent des données parmi d’autres. L’intelligence artificielle s’immisce dans tout le droit, mais particulièrement dans les contentieux des étrangers en situation irrégulière. « On découvre en consultant l’étrange site gouvernemental beta.gouv.fr/startups, se présentant comme un incubateur de services numériques publics, que le ministère de l’intérieur développe depuis deux ans, avec sa Fabrique numérique, un « assistant IA » visant à faciliter le traitement des contentieux de masse – principalement le contentieux des étrangers. Or, cet outil IA, mal nommé Astrée (la déesse de la justice !), est déployé depuis fin 2025 à titre expérimental dans certaines préfectures et devrait, selon Mediapart, être généralisé en 2027… »


Mois de la fraîcheur : des solutions pour s’adapter aux fortes chaleurs. Du 1er au 30 juin, c’est le Mois de la Fraîcheur dans la métropole de Grenoble. Un mois riche en activités pour comprendre, agir, et s’adapter aux fortes chaleurs. Apprendre à garder son logement frais en été ; écouter des contes sur l’eau ; comprendre la rénovation énergétique ; visiter une zone humique ou encore embarquer dans le camion « Climate Sense » et vivre dans un monde à 50°C ! Une quinzaine d’évènements gratuits se tiennent dans tout l’agglomération avec un objectif : sensibiliser et donner les moyens d’agir. Alors que le réchauffement climatique est un enjeu majeur, la Métropole conduit plusieurs politiques pour l’adaptation des territoires comme la végétalisation de la ville avec le Plan Canopée, les aides à l’isolation thermique des logements et des entreprises avec le programme Mur Mur, la sensibilisation à l’usage raisonné de l’eau, mais aussi la gestion d’espace naturels et de lieux de fraîcheur comme la base de loisirs du Bois Français.


Dernières nouvelles du DILICO. La Direction générale des collectivités locales (DGCL) a dévoilé les montants des contributions et reversements qui seront opérés en 2026 pour chaque collectivité ou groupement concerné par le mécanisme de mise en réserve. Le Dilico (Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités) a été mis en place en 2025 – et reconduit cette année – dans le but de freiner la dépense publique locale. Ce sont les intercommunalités qui sont les grandes victimes du Dilico pour 2026. Pour la métropole de Grenoble en 2026 l’Etat lui ponctionne 5,9 M€ et lui rembourse 1,75 M€ au titre du Dilico de 2025. La commune de Grenoble n’est pas impactée en 2026 et reçoit un remboursement de 0,2 M€ suite au paiement du Dilico 2025.

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L’intégration des limites planétaires dans les décisions publiques et privées

Publié le 8 mai 2026

C’est le titre d’une étude du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) rendue accessible à chacun.e le 14 avril 2026.

Face à l’urgence écologique, agir sur le seul dérèglement climatique ne suffit plus. Pour préserver l’habitabilité de notre planète, il est indispensable de respecter l’ensemble de ses équilibres naturels (eau, sols, biodiversité), tout en protégeant les populations les plus vulnérables. C’est pour répondre à ce double défi que le CESE a adopté une nouvelle étude. S’appuyant sur les limites planétaires et la théorie du « Donut », l’institution propose aux décideurs publics et privés une nouvelle boussole stratégique, évoquant d’ailleurs page 35 du rapport la ville de de Grenoble qui met en application la théorie du Donut .

Voici la conclusion de cette étude :

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Logements et changement climatique : quels impacts, dans l’agglomération ?

Publié le 3 avril 2026

Précipitations, sécheresses, vagues de chaleur : le changement climatique accroît la probabilité et l’intensité des aléas naturels, fragilisant le bâti. Alors que les effets climatiques pèsent déjà sur la santé des habitants, le confort thermique devient un levier majeur d’adaptation, d’après une publication de l’OBS’Y du 25 mars 2026.

De manière générale, les habitations situées en périphérie sont davantage exposées aux risques naturels. À l’inverse, les logements en cœur de ville subissent principalement les effets de la chaleur, en raison des îlots de chaleur urbains (ICU), de l’effet canyon des rues bordées d’immeubles, phénomène amplifié par la multiplication des vagues de chaleur.

Après les épisodes marquants de 2003, 2018 et 2022, l’été 2023 se classe comme le quatrième été le plus chaud observé. L’inadaptation d’une partie du parc immobilier à ces conditions climatiques constitue un défi croissant, en particulier pour les populations les plus vulnérables.

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Moins de brun, plus de vert : la nécessaire redirection des dépenses locales

Publié le 20 février 2026

Une nouvelle étude d’I4CE (Institut de l’Économie pour le Climat) du 13 février 2026. Les collectivités locales jouent un rôle central dans la réalisation de la transition bas-carbone. Porteuses des deux tiers de l’investissement public civil, elles interviennent dans des secteurs cruciaux qui structurent durablement les trajectoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

D’après le Panorama des financements climat des collectivités locales (I4CE, La Banque Postale, 2024), les collectivités devraient investir près de 19 milliards d’euros par an à horizon 2030 pour atteindre les objectifs fixés par la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), soit plus du double des investissements climat qu’elles réalisent actuellement. Pour financer cet effort, les collectivités disposent de quatre principaux leviers budgétaires : le recours à la dette, la mobilisation de leurs ressources propres à travers la trésorerie et la fiscalité locale, les dotations et subventions de l’État et enfin la redirection de leurs dépenses. Ce dernier levier renvoie à la capacité qu’auraient les collectivités à dépenser plus pour la transition énergétique par en diminuant d’autres dépenses qu’elles auraient conduites si elles n’en avaient pas conscience, ou qu’elles conduisaient par le passé.

Dans un contexte marqué par un renforcement de la contribution des collectivités au redressement de finances publiques et le resserrement des dotations en provenance de l’État, le levier de la redirection apparaît comme un levier de financement essentiel pour accélérer les investissements climat des collectivités.

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Diverses actualités

Publié le 13 février 2026
Crieur public

Traité UE-Mercosur : les communes peuvent aussi dire non ! Des élus locaux et des candidats aux élections municipales, dont Laurence Ruffin, s’engagent à faire de leur ville ou village une commune hors Mercosur. Le traité avec le Mercosur a été conclu le 17 janvier par la Commission européenne. Face à cette véritable bombe écologique, sociale et économique, nous – collectif d’élu·es locaux et candidats aux élections municipales – organisons la résistance. Il y a aussi l’initiative « Communes hors Mercosur », les villes et villages de France veulent envoyer un signal clair : non au dumping social, environnemental et sanitaire organisé par cet accord d’un autre temps.


Climat, ressources : quelle innovation dans un monde contraint ?  Mardi 24 février 18 h 30 à l’Hôtel de ville de Grenoble. Grenoble 2040 vous invite à une nouvelle rencontre inédite sur le thème « Climat, ressources : quelle innovation dans un monde contraint ? » avec l’intervenant Philippe Bihouix. Ingénieur et auteur de plusieurs ouvrages, dont « Ressources : un défi pour l’humanité » (2024), Philippe Bihouix critique l’illusion d’une transition basée sur la technologie et montre que nos sociétés sont confrontées à des limites matérielles incontournables, notamment concernant les métaux Il nous propose un projet de société axé sur la sobriété, la résilience et la réparabilité. À travers ses écrits, Philippe Bihouix s’affirme comme une voix essentielle dans le débat sur l’avenir de notre société face aux enjeux environnementaux et technologiques.


L’Histoire nous montre que nous pouvons réinventer l’égalité. Les individus sont tous différents. Pour que l’égalité devienne réelle, il faut avoir la force de l’imaginer. Vouloir réduire les inégalités ne suffit pas, c’est le point de vue de Darrin M. McMahon, professeur d’histoire à l’université de Dartmouth aux États-Unis. La question des inégalités occupe largement le débat public, et à bien des égards, cela est compréhensible. Les inégalités de revenus et de richesse ont considérablement augmenté dans de nombreuses régions du monde depuis les années 1980, en particulier dans les pays riches de l’hémisphère Nord. Les inégalités ont donné naissance à ce que les commentateurs décrivent comme une véritable « industrie des inégalités », c’est-à-dire un ensemble d’ONG, de groupes de réflexion et d’universités qui se consacrent à leur étude. Concentrer l’attention sur les différences et les fractures a pour effet involontaire de réduire le champ des possibilités. Se concentrer sur l’inégalité est le signe des temps d’une époque désabusée, qui a renoncé à la possibilité d’un changement social progressiste. Si nous voulons retrouver cette possibilité, nous devons « réimaginer » l’égalité.

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Diverses actualités

Publié le 23 janvier 2026
Crieur public

La planète vit désormais « au-delà de ses moyens » en eau, alerte un rapport de l’ONU. Un nouveau rapport de l’ONU décrit ce basculement et affirme que la planète est entrée dans une « ère de faillite hydrique mondiale ». Depuis des décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « crise mondiale de l’eau ». Un terme devenu, selon le rapport, trompeur. Le mot “crise” suggère quelque chose de temporaire : un choc, une urgence, puis un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu.  Le rapport forge un concept nouveau : la faillite hydrique. Elle désigne un état post-crise durable, où l’usage et la pollution de l’eau ont dépassé les apports renouvelables, et où le capital naturel – nappes, zones humides, sols, rivières, glaciers – est endommagé de manière irréversible ou à un coût prohibitif. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible ».


2025 a été la troisième année la plus chaude de l’Histoire : cinq faits marquants à retenir. L’observatoire européen du climat Copernicus dévoile son rapport définitif sur l’état du climat en 2025 (en anglais). Selon ce rapport sur les faits climatiques marquants de 2025, la température moyenne mondiale s’est établie à 14,97°C, soit 1,47°C au-dessus des niveaux préindustriels (1850-1900). 2025 se classe en troisième position des plus chaudes jamais enregistrées, à peine 0,01°C derrière 2023. En première position, l’année 2024 affichait 1,60°C de réchauffement par rapport au 19ème siècle.


Passoires thermiques : deux publications pour un panorama de l’aire grenobloise. L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise propose deux publications complémentaires sur le sujet des passoires thermiques, pour un panorama global des enjeux à l’échelle de l’aire grenobloise. À travers cette publication, l’Agence présente les enjeux de rénovation des bâtis sur son périmètre d’intervention, et dresse un portrait des logements étiquetés F ou G, qualifiés de passoires thermiques, dans le parc résidentiel privé. Leur présentation est prévue lors d’un webinaire le 27 janvier de 9h à 10h30.

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Datacenters : la frugalité en énergie et en eau sont indispensables au respect des objectifs climatiques

Publié le 16 janvier 2026

Au moment où le projet de DataOne, d’implantation d’un Datacenter à Eybens est décidé, ne devant pas dépasser, à terme, 200 MW de puissance électrique maximum au lieu du 1GW prévu, il est important de faire le point sur les impacts de ces implantations qui posent de sérieux problèmes de consommation électrique et d’impacts sur l’environnement. Un article indique qu’une quinzaine de projet font l’objet de contestation : Datacenters : une quinzaine de projets font l’objet de contestation

Les besoins en électricité des centres de données pourraient tripler d’ici 2035. Dans une étude, l’Autorité de la concurrence alerte sur les risques de préemption de ressources par certains grands acteurs et invite à faire de la frugalité un critère de sélection des opérateurs.

Au même moment, l’Ademe publie 5 scénarios prospectifs démontrant que cette frugalité est indispensable au respect des objectifs climatiques. « Génération frugale » (le plus sobre, avec dénumérisation et moratoire sur les nouvelles constructions), « Coopérations territoriales » (développement concerté avec les territoires, encadré par des normes sans moratoire, ciblant les usages prioritaires pour la santé, l’environnement et la société tout en favorisant les synergies locales), « Technologies vertes » (innovation technologique et souveraineté numérique), et « Pari réparateur » (compensation des impacts par la technologie).

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La modification bioclimatique du PLUi métropolitain

Publié le 19 décembre 2025

Dans le cadre de la modification n°3 du PLUi, l’Agence d’urbanisme a été à l’initiative de propositions techniques pour une montée en puissance sur les questions climatiques. Le PLUi porte, depuis son approbation en 2019, des ambitions fortes en matière de transition écologique mais insuffisantes pour répondre aux défis climatiques de demain. Les élus de la Métropole ont ainsi demandé à l’Agence d’urbanisme un accompagnement pour renforcer les leviers du PLUi pour le rendre « bioclimatique ».

Inverser le regard sur l’arbre pour que les projets « fassent avec ». La préservation de l’arbre comme « parasol naturel » est un enjeu primordial pour adapter le territoire au réchauffement climatique, réduire les îlots de chaleur urbains et atteindre les objectifs inscrits dans le Plan canopée métropolitain (Indice de canopée de 40 % en 2050). La protection de tous les arbres de plus de 7 mètres est ainsi introduite dans le règlement, cette protection devant se concilier avec le maintien de la possibilité de construire et d’aménager le territoire, des exceptions cadrées permettent l’abattage.

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Cartographie de l’effet d’îlot de chaleur urbain

Publié le 21 novembre 2025

Météo France publie des cartes d’îlot de chaleur urbain pour 47 agglomérations, dont celle de Grenoble. Mené de 2015 à 2019, le projet MApUCE (Modélisation Appliquée et Urbanisme Climatique Énergétique) visait à mieux comprendre l’impact de l’urbanisation sur le climat local et la consommation énergétique des villes. Financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et coordonné par le Centre National de Recherches Météorologiques (Météo-France/CNRS), il calcule l’îlot de chaleur urbain (ICU) en modélisant, à l’aide d’un modèle atmosphérique qui tient compte d’indicateurs caractérisant les villes , comme la hauteur des bâtiments, le nombre d’habitants, l’occupation du sol… la température de l’air par mailles de 250 m et son écart entre zones urbaines et rurales.

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Climat : où en sont les investissements des collectivités ?

Publié le 21 novembre 2025

Une analyse d’I4CE indique que les investissements des collectivités en faveur du climat ont augmenté de 42 % depuis 2017 mais il y a un vrai risque de décrochage. L’étude publiée le 14 novembre 2025, chiffre l’effort supplémentaire à 19 milliards d’euros par an à horizon 2030, soit un peu plus du double de ce que les collectivités investissent actuellement dans la décarbonation des bâtiments, des transports et de l’énergie.

Porteuses des deux tiers de l’investissement public civil, les collectivités locales jouent un rôle déterminant pour réussir la transition bas-carbone. Le prochain mandat municipal sera décisif pour atteindre les objectifs climat que la France s’est fixée à l’horizon 2030.  À l’heure des débats sur le projet de loi de finances 2026 et à la veille du Congrès des maires, les marges de manœuvre budgétaires des territoires suscitent de nouvelles interrogations.

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Diverses actualités

Publié le 21 novembre 2025
Crieur public

Changement climatique, les Français inquiets, attendent plus d’actions de la part des pouvoirs publics. Depuis 2000, l’ADEME conduit une enquête chaque année auprès d’échantillons représentatifs de la population permettant de dresser un tableau des représentations sociales du changement climatique et de leurs évolutions. Le rapport de l’année dernière avait fait état de la montée d’un certain scepticisme quant aux causes et aux conséquences du changement climatique. On observe une stagnation cette année, voire une inquiétude et un plus grand pessimisme.Dans le même temps, la propension personnelle à agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre qui tendait à fléchir l’année dernière stagne cette année, confirmant une certaine démobilisation du public.Ces évolutions s’accompagnent d’une forte demande de politiques publiques pour faire face au changement climatique, même si l’adhésion pour une série de mesures publiques baisse cette année.


Entre 2003 et 2022, le revenu des plus aisés augmente plus vite que celui des autres foyers. Une étude de l’INSEE. En 2022, leur revenu annuel moyen s’établit à 1 million d’euros, contre 31 000 euros pour les autres foyers. Les revenus des autres foyers fiscaux sont composés à 90 % de traitements, salaires, pensions et retraites, contre seulement 38 % pour les foyers à très hauts revenus. En 2022, les revenus de capitaux mobiliers représentent 47 % des revenus de ces derniers, les bénéfices professionnels 11 %, et les revenus fonciers 3 %. Entre 2003 et 2022, le revenu moyen des foyers à très hauts revenus a davantage augmenté que celui des autres foyers fiscaux, bénéficiant de l’augmentation des revenus financiers et fonciers. Enfin, la forte croissance des revenus des plus aisés et la progressivité du barème font que la part de l’impôt sur le revenu payé par les foyers fiscaux à très hauts revenus s’est accrue en vingt ans, malgré une diminution de leur taux d’imposition moyen.


Accompagner les jeunes majeur·e·s de la protection de l’enfance, un investissement rentable. Sur une vie entière, un accompagnement jusqu’à 25 ans peut générer un gain net de 1,8 millions d’euros pour la collectivité ! Une sortie de la protection de l’enfance sans filet de sécurité : des milliers de jeunes en font l’amère expérience à 18 ans. Beaucoup subissent l’arrêt de leur prise en charge malgré la loi du 7 février 2022 dite loi « Taquet ». Sortie sèche, absence de soutien, difficultés professionnelles, exposition au chômage et au sans-abrisme… Un départ dans la vie d’adulte des plus complexes. Face à cette situation, le collectif Cause Majeur ! publie une étude – Les vies de Paul – démontrant, chiffres étayés à l’appui, que l’accompagnement durable des jeunes majeur·e·s n’est pas qu’une nécessité sociale et humaine, mais est aussi un investissement économique largement rentable pour les finances publiques.

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Diverses actualités

Publié le 31 octobre 2025
Crieur public

Ces 601 bombes climatiques à retardement qui compromettent l’Accord de Paris. Le média Reporterre rapporte : Mines de charbon, forages pétroliers, puits de gaz… notre planète est truffée de « bombes carbones » à retardement, selon un consortium d’associations climatiques qui les a recensées et cartographiées. Au total, 601 projets d’extraction de combustibles fossiles sont encore dans les cartons. Autant d’épées de Damoclès qui risquent de pulvériser le seuil d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser, et de rendre notre planète inhabitable. Ces « bombes carbone » sont principalement implantées en Chine, en Russie, aux États-Unis et en Arabie Saoudite, mais, ô surprise : c’est le groupe français TotalEnergies qui totalise le plus grand nombre de projets fossiles, selon cette étude. Avec 30 « bombes carbone », le fleuron hexagonal du forage devance la compagnie nationale chinoise, l’italien Eni et les britanniques BP et Shell.


PFAS : vers une surveillance élargie. Un travail de l’Anses. Restreindre l’utilisation des composés per- et polyfluoroalkylées (PFAS) est une priorité pour limiter leurs émissions dans l’environnement et les pollutions qui en découlent. Face à une famille de substances aussi vaste et hétérogène, identifier les plus préoccupantes est un élément majeur pour optimiser les dispositifs de surveillance. Pour la première fois, l’Anses a compilé et exploité les données de contamination disponibles dans l’ensemble des milieux de l’environnement, l’alimentation, les produits de consommation et la biosurveillance, etc. en France. A l’issue de ce travail, l’Anses dresse un état des lieux de la contamination par les PFAS et propose des stratégies de surveillance adaptées à ces substances.


Nicolas Sarkozy, champion du (passe) droit. Il y a des justiciables comme tout le monde, et puis il y a Nicolas Sarkozy. Depuis plus d’une décennie, l’ancien président de la République incarne presque à lui seul une justice à deux vitesses : celle qui oppose le citoyen ordinaire à ceux qui ont jadis tutoyé les sommets de l’État. Protection policière, permis de visite accordé en un temps record, promenade aménagée, visite du Garde des sceaux… Autant d’égards que l’on ne consent pas aux « taulards » du quotidien. Tribune dans Blast de Romain Ruiz, avocat.

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Points de bascule climatiques : la planète au bord d’un gouffre imprévisible

Publié le 17 octobre 2025

Le rapport (en anglais) 2025 du « Global Tipping Points » traite des points de basculement mondiaux.
À l’approche de la COP30, il synthétise, les dernières recherches sur les points de basculement à la fois positifs et négatifs. Au total, 160 auteurs, provenant de 23 pays et 87 institutions y ont contribué. Ils consolident les connaissances sur la façon de gouverner les points de basculement du système terrestre, les risques qu’ils posent et les opportunités offertes par la compréhension et l’action sur des points de basculement positifs.

Le média « Reporttere » en fait une présentation pédagogique dans son édition du 13 octobre 2025 :

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Les capitalismes à l’épreuve du climat

Publié le 17 octobre 2025

Un nouveau livre de Michel Damian, professeur honoraire d’économie à l’Université Grenoble Alpes, où il enseignait à la Faculté d’économie. Il est ancien directeur de département à l’Université Senghor d’Alexandrie. Il est éditeur, avec Jean-Christophe Graz, de l’ouvrage Commerce international et développement soutenable (Economica, 2001). En 2015, il a publié Les chemins infinis de la décarbonisation (Campus ouvert/L’Harmattan).

Il sera disponible en librairie le 23 octobre 2025. Il a pour sous-titre : « Entre échec à endiguer le réchauffement et transition énergétique (1950-2050) »

Voici une partie de l’introduction qui résume l’idée contenue dans cet ouvrage :

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Diverses actualités

Publié le 10 octobre 2025
Crieur public

Projet de modification du plan de prévention des risques inondation (PPRi) Drac aval. Le public est appelé à donner son avis sur ce PPRi entre le 7 octobre et le 6 novembre 2025. Ceci concerne les communes suivantes : Champagnier, Champ-sur-Drac, Claix, Échirolles, Eybens, Fontaine, Grenoble, Noyarey, Pont-de-Claix, Saint-Georges-de-Commiers, Saint-Martin-d’Hères, Sassenage, Seyssinet-Pariset, Seyssins,  Varce-Allières-et-Risset, Veurey-Voroize et Vif.


Découvrir le nouveau site internet de l’ALEC. L’Agence locale de l’énergie et du climat de la Grande Région Grenobloise a rénové son site internet. Sobriété et lisibilité ont guidé cette refonte. Les habitants, les collectivités et les professionnels, découvriront plus facilement toutes les missions de l’ALEC. Rappel, l’ALEC est une Société Publique Locale (SPL), elle accompagne la mise en œuvre des politiques climatiques et de transition énergétique de ses 49 collectivités actionnaires : Grenoble Alpes Métropole (actionnaire majoritaire), le Département de l’Isère, 45 communes, le Syndicat des mobilités de l’aire grenobloise (SMMAG) et un syndicat intercommunal (SIVOM du Néron).


En 2024, 6,0 millions d’étrangers vivent en France, 0,9 million y sont nés. Une étude de l’INSEE.Les personnes étrangères sont les personnes résidant en France mais ne possédant pas la nationalité française. En 2024, 6,0 millions d’étrangers vivent en France. Une majorité d’entre eux (5,1 millions) sont nés à l’étranger et sont donc également immigrés. 0,9 million sont nés en France, principalement des mineurs qui pourront, sous conditions de résidence, obtenir de plein droit la nationalité française à 18 ans ou de façon anticipée dès leurs 13 ans. En 2024, les personnes étrangères représentent 8,8 % de la population vivant en France. Cette part est inférieure à la moyenne de l’Union européenne (9,6 %) ainsi qu’à celle des pays frontaliers de la France. Les nationalités des personnes étrangères vivant en France se sont diversifiées au fil du temps, reflétant l’évolution des origines. En 1968, près de trois étrangers vivant en France sur quatre, possédaient la nationalité d’un pays européen et un sur quatre avait une nationalité africaine. En 2024, près de la moitié des étrangers vivant en France ont la nationalité d’un pays du continent africain et un tiers d’un pays européen.

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Adapter la France à + 4°C: moyens, besoins, financements

Publié le 18 septembre 2025

Cette étude publiée le 12 septembre 2025, s’inscrit dans la continuité des travaux d’I4CE engagés depuis plusieurs années sur la qualification et la quantification des besoins et des moyens pour l’adaptation en France. Elle propose une vision d’ensemble de ce que l’on peut dire sur ces aspects, basée sur le suivi et l’analyse d’une quinzaine de domaines d’action publique concernés par le changement climatique. Des éléments techniques détaillés, disponibles en annexe, offrent un appui pour approfondir ce rapport.

 Il est urgent que les pouvoirs publics se penchent réellement sur les investissements indispensables pour adapter nos territoires, investissements oubliés dans le projet de budget Bayrou…

« Une dynamique d’adaptation en nette progression ces dernières années mais fragilisée en 2025

Depuis 2020, nous observons une montée en puissance des moyens dédiés à l’adaptation dans tous les domaines d’action publique concernés par le changement climatique. En particulier, la période 2020-2024 a constitué un réel moment d’appropriation des enjeux et de montée en charge des moyens nationaux. À ce jour, nous n’identifions plus d’angle mort évident, même si les montants ou le périmètre couvert restent limités pour certains domaines.

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Face aux canicules, Grenoble protège aujourd’hui et prépare demain

Publié le 28 août 2025

Grenoble traverse une vague de chaleur exceptionnelle : en ce mois d’août 2025, la ville connaît des températures record, largement supérieures à 38 °C, avec plusieurs jours d’alerte canicule rouge. Cette canicule s’ajoute à un été déjà marqué par des épisodes extrêmes : en juin, Grenoble avait dépassé les 38 °C et connu plusieurs jours d’alerte orange, tandis que l’été 2024 avait été ponctué de 9 jours de canicule et 13 nuits tropicales. Ces épisodes répétés rappellent l’urgence de préparer la ville aux étés toujours plus chauds et aux effets du réchauffement climatique. Le groupe majoritaire à la ville fait le point sur les actions menées.

Face à cette situation, Grenoble ne se contente pas de mesures ponctuelles. Depuis 2023, la Ville a renforcé son plan municipal « fortes chaleurs », combinant protection immédiate des populations, transformations urbaines durables et mobilisation citoyenne. Ce plan, détaillé dans le dossier de presse publié le 1er juillet 2025, illustre une stratégie à la fois ambitieuse et concrète.

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L’adaptation des logements aux fortes chaleurs par les organismes de logement social 

Publié le 18 juillet 2025

L’adaptation des logements sociaux aux fortes chaleurs est un défi majeur et peut-être plus complexe à relever que la l’adaptation contre le froid. Un rapport du 9 juillet 2025 de l’Agence nationale de contrôle du logement social, l’ANCOLS, réalise un état des lieux qualitatif des stratégies mises en place par les bailleurs sociaux concernant l’inconfort dans les logements lors de fortes chaleurs. Cette étude est issue des échanges réalisés auprès de trente bailleurs sociaux, implantés sur l’ensemble du territoire national y compris ultramarin et de dix organismes institutionnels accompagnant les bailleurs sur les sujets environnementaux.

Le besoin d’adaptation des logements aux fortes chaleurs est un sujet identifié par les bailleurs. En effet d’ici 2050, les projections indiquent que près de 25 millions de logements sur le territoire français seront exposés à au moins 20 jours de vague de chaleur par an.

Néanmoins cette adaptation est globalement,  faiblement intégrée dans leurs stratégies, avec des situations hétérogènes. Les bailleurs les plus moteurs sont ceux situés dans le Sud, les groupes nationaux et ceux confrontés aux îlots de chaleur urbains. 

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