Archives pour le mot-clef ‘france’

« Service public ou barbarie »

Publié le 10 avril 2026

Dans un livre « Service public ou barbarie » (La Découverte, mars 2026), Arnaud Bontemps, haut fonctionnaire, dresse un état des lieux inquiétant des offensives contre les services publics dans le monde. S’ils sont attaqués, c’est avant tout parce qu’ils constituent des contre-pouvoirs face à ces nouveaux gouvernements autoritaires.

L’auteur est co-porte-parole du collectif « Nos services publics » et a donné une interview à Alternatives Economiques, dont nous donnons des extraits : « Les services publics sont attaqués car ils représentent la possibilité d’un pouvoir collectif ».

En France, c’est dans une triple crise que sont plongés les services publics, entre perte de leur caractère universel, montée de la défiance et dégradation de leur attractivité. L’auteur propose d’y remédier en renversant la vision dominante des services publics : penser par les besoins plutôt que par l’austérité, valoriser l’intelligence des agents, les inciter à construire de la démocratie à tous les étages, plutôt que leur demander de seulement obéir

Lire le reste de cet article »

En 2025, l’E2C consolide son action au service des jeunes éloignés de l’emploi

Publié le 10 avril 2026

En 2025, 17 917 stagiaires ont été accueillis dans les Ecoles de la deuxième chance (E2C), soit 4,4 % de plus qu’en 2024. Cette progression reflète principalement la montée en charge des E2C existantes et de celles ouvertes en 2024. Cette évolution s’inscrit dans un contexte budgétaire contraint.

Si une nouvelle E2C à Montargis et un nouveau site à Poitiers ont ouvert en 2025, la stabilité des financements alloués aux E2C n’a pas permis de créer de nouveaux établissements dans des territoires où les besoins restent pourtant identifiés, comme Aix-en-Provence, la Guadeloupe ou Vesoul, ni de répondre aux besoins croissants exprimés dans des territoires déjà couverts. Il manque entre 60 et 70 écoles pour atteindre une bonne couverture nationale

Par ailleurs, la baisse des crédits dédiés aux missions nationales portées par le Réseau E2C France a conduit à réduire significativement les actions de communication grand public au second semestre 2025.

Lire le reste de cet article »

Municipales 2026 : sept décryptages pour comprendre un paysage politique en mutation

Publié le 3 avril 2026

Quelles recompositions ces élections municipales révèlent-elles ? Qui sort réellement gagnant du scrutin ? La démocratie locale est-elle en train de s’essouffler ? Sept chercheuses et chercheurs du CEVIPOF décryptent à chaud les municipales : analyses croisées, angles variés — comportements électoraux, dynamiques territoriales, recompositions partisanes — et clés de lecture pour comprendre ce que ces résultats changent vraiment.

Anne Muxel :  “L’abstention, une piqûre de rappel du malaise envers la représentation politique”. Une abstention record, ayant une forte dimension politique, révèle un affaiblissement du lien civique et une défiance qui gagne jusqu’à l’échelon local.

Bruno Cautrès : »Les effets nationaux des élections municipales de 2026« . Malgré leur ancrage local, les municipales de 2026 sont profondément traversées par des logiques nationales, dans un contexte de désorientation politique et à l’ombre de 2027.

Lire le reste de cet article »

L’insécurité n’augmente pas en France

Publié le 3 avril 2026

Nous avons trouvé  particulièrement bienvenu cet article du 27 mars 2026 du Centre d’observation de la société.

La question de l’insécurité revient régulièrement au-devant de l’actualité. Il est difficile de faire la part des choses entre des inquiétudes réelles et l’instrumentalisation de faits divers mis en avant par les médias pour accroître leur audience. Tous les jours, notre pays compte trois meurtres ou assassinats. Beaucoup moins qu’il y a 30 ans, mais cela permet de nourrir une chronique à défaut d’autres événements majeurs. Les réseaux sociaux amplifient le phénomène.

S’agissant de pratiques illégales, les statistiques disponibles ne mesurent qu’une partie de ce qui se passe dans la société. Il faut avancer avec une grande prudence dans ce domaine. Pour autant, avec les outils dont on dispose, rien n’indique que notre société soit devenue plus violente ces dernières années, c’est même l’inverse qui apparaît.

Lire le reste de cet article »

Dynamiques du logement social en France

Publié le 20 mars 2026

Une étude de l’Ancols (Agence nationale de contrôle du logement social) sur les évolutions majeures du parc social sur 10 ans (2014-2023). Le parc social a grossi de 527 000 logements entre 2014 et 2024 (ce qui est insuffisant) en s’adaptant un peu aux besoins des demandeurs. En 10 ans, 747 000 logements sociaux ont été mis en service, c’est-à-dire mis à disposition d’un ménage demandeur d’un logement social. Dans le même temps, 220 000 logements sociaux ont été vendus ou démolis.

Le rythme annuel de croissance nette du parc s’essouffle sur la période, avec moins de mises en service, de 80 000 en 2014 à 63 000 en 2023, et plus de sorties du parc, de 21 000 unités par an en 2014 à 28 000 en 2023.

Adéquation à la composition des ménages demandeurs La demande de logements sociaux émane pour moitié de personnes seules alors que moins du quart du parc de 2014 était composé de petites typologies. Un début de rééquilibrage s’esquisse : depuis 10 ans, 40 % de l’accroissement net du parc se compose de petites typologies (T1 et T2).

Lire le reste de cet article »

Le renoncement aux soins progresse rapidement, alerte la Fédération hospitalière de France

Publié le 20 mars 2026

La FHF (Fédération hospitalière de France) édite son baromètre de l’accès aux soins avec des données par régions. Depuis 2019, la dégradation continue de l’accès aux soins conduit un nombre croissant de Français à renoncer à se soigner et fait peser une pression toujours plus forte sur les urgences publiques.

La crise de l’accès aux soins se traduit concrètement : près de 3 Français sur 4 disent avoir déjà renoncé à un soin ces cinq dernières années.
Elle pèse également fortement sur l’hôpital public, déjà largement en tension : 1 Français sur 2 indiquant qu’il s’est déjà rendu aux urgences sans être en situation d’urgence médicale. Ce contexte appelle un débat public le plus large possible pour améliorer concrètement l’accès aux soins au bénéfice des Français.

Depuis 2019, un accès aux soins est en nette dégradation et un renoncement aux soins progresse

Aujourd’hui, près des trois quarts des Français — 73 % — déclarent avoir déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années, contre 63 % en 2024. Cette hausse de 10 points représente près de 7 millions de personnes supplémentaires.

Lire le reste de cet article »

Addiction, santé mentale, errance : une crise sanitaire inédite s’installe dans l’espace public

Publié le 6 mars 2026
logo France Urbaine

Voici une alerte du 26 février 2026 de l’association d’élu-es « France Urbaine » (grandes villes et métropoles), signée par de nombreux élu-es.

Sur l’ensemble du territoire, les effets délétères de la consommation d’alcool et de stupéfiants se manifestent de manière toujours plus aiguë. Les phénomènes de regroupements et d’errance sur la voie publique et dans les parties communes des immeubles font l’objet d’une préoccupation croissante de la part de la population. 

Les causes sont multiples. La recherche de lien et de lieux où faire communauté et lutter contre l’isolement, les stratégies commerciales engagées par certains acteurs économiques, notamment à destination des plus jeunes et la promotion d’une consommation « ludique », l’accès facilité à des produits stupéfiants toujours plus divers et concentrés (drogues de synthèse, cocaïne, crack, substances médicamenteuses…) sous l’effet d’une multiplication des filières mafieuses, ont un effet indéniable. 

 La France compte plus de 900 000 consommateurs de cannabis quotidiens et plus d’un million de personnes ont au moins consommé une fois de la cocaïne au cours de l’année. 246 000 hospitalisations sont encore directement liées à l’alcool en 2023. 

Lire le reste de cet article »

Après une forte baisse, le surendettement en hausse

Publié le 27 février 2026

Une communication du Centre d’observation de la société : le nombre de dossiers de surendettement déposés et déclarés recevables a été quasiment divisé par deux entre 2014 et 2021, selon la Banque de France. Au début des années 2010, l’organisme enregistrait plus de 200 000 nouveaux dossiers par an, contre 121 000 en 2021. Depuis, ce chiffre a recommencé à augmenter. En 2025, il a atteint 148 000, soit 20 % de plus qu’au début des années 2020. Au total, fin décembre 2025, 476 000 personnes étaient identifiées comme surendettées.

Plusieurs facteurs expliquent la baisse entamée au milieu des années 2010. La forte diminution des taux d’intérêt a réduit l’endettement des ménages : celui des crédits à la consommation, par exemple, est passé de 6,5 % à moins de 4 % entre 2012 et 2018. L’encadrement renforcé des pratiques des organismes de crédit, notamment de leur publicité (lois Lagarde de 2010 et Hamon de 2015) a aussi joué. De nombreux crédits ont été renégociés en raison de la baisse des taux. Enfin, la baisse du chômage amorcée dès 2015 a joué. Malheureusement, la crise sanitaire, la remontée de l’inflation et des taux d’intérêt ont inversé cette tendance.

Lire le reste de cet article »

Offre de stupéfiants, les indicateurs confirment la hausse des stimulants

Publié le 27 février 2026

C’est la troisième édition du bilan annuel de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) sur l’offre de stupéfiants en France. Cette publication centralise l’ensemble des données disponibles sur le sujet. Elle montre les tendances entre 2022 et 2024 pour le cannabis, l’héroïne, la cocaïne, et les stimulants de type amphétaminique (STA) – et en particulier les augmentations des saisies pour les deux derniers – mais aussi la place des produits d’usage médical classés comme stupéfiants (kétamine, prégabaline, morphine…). Elle met par ailleurs en évidence l’adaptabilité des trafiquants, l’évolution des méthodes d’approvisionnement sur le territoire français, et la criminalité associée au trafic de drogues.

L’OFDT regroupe dans cette publication les indicateurs venant de diverses sources (dispositif TREND, forces de l’ordre…) permettant de caractériser l’offre de stupéfiants : quantités saisies, teneur, prix de gros et de détail. L’Observatoire présente ces chiffres pour le cannabis (résine et herbe), la cocaïne, l’héroïne et les STA (MDMA/ecstasy et amphétamine/méthamphétamine), de 2022 à 2024.

Lire le reste de cet article »

Les Français et les services publics locaux

Publié le 20 février 2026

Les trois quarts des Français se déclarent satisfaits des services publics dans leur commune, selon une enquête OpinionWay pour Sens du service public, la Casden et la Fondation Jean-Jaurès. Mais cette satisfaction s’accompagne d’une forte demande de renforcement des moyens et d’une réorganisation des compétences entre l’État et les collectivités.

Les répondants se retrouvent à la fois sur les constats (manque de moyens des services publics locaux, absence de rejet de l’intercommunalité, bonne compréhension de la répartition des compétences…) et sur les solutions possibles pour améliorer les services publics locaux (réhumanisation, relocalisation, mutualisation, information…). Ils attendent avant tout des services publics locaux plus proches, plus humains, personnalisés et adaptés à leurs contraintes, signe que la relation et la qualité du contact comptent autant que l’efficacité, voire sont la condition de l’efficacité de l’action publique.

Face aux discours de stigmatisation largement répandus dans notre pays, près de sept Français sur dix trouvent que les services publics et les agents publics sont dévalorisés dans le débat public. Cette confiance largement partagée, malgré des sensibilités partisanes parfois divergentes, notamment une insatisfaction plus marquée chez les sympathisants du Rassemblement national (RN), se manifeste également à travers l’expression d’un sens civique (engagement bénévole pour sa commune, appétence pour la démocratie participative), signe d’un attachement concret au territoire et à la solidarité locale. Loin des clichés qui sont véhiculés à leur sujet, les jeunes se déclarent prêts à s’investir, pour peu qu’on leur en offre le cadre, les conditions et les clés de compréhension. 

Lire le reste de cet article »

Des difficultés d’accès et un renoncement aux soins qui persistent dans tous les territoires

Publié le 23 janvier 2026

Le 21 janvier 2026 est publiée la quatrième vague de l’Observatoire des territoires, réalisée par l’Institut Verian et la Fondation Jean Jaures en partenariat avec la Fédération hospitalière de France (FHF). Elle montre que les difficultés d’accès aux soins sont largement vécues sur l’ensemble du pays et appellent des réponses concrètes, coordonnées et visibles à l’échelle territoriale. 

L’an passé, 80 % des Français ont été touchés par le renoncement aux soins au moins une fois. 70% des personnes interrogées estiment que les communes ont un rôle à jouer en matière de santé. La liste animée par Laurence Ruffin à Grenoble a pris ces questions en toute première priorité, ses propositions sont détaillées dans une plaquette intitulée « Oui à la ville qui garantit le droit à la santé à télécharger ici.

Lire le reste de cet article »

La vie politique devient la préoccupation n°1 des Français

Publié le 23 janvier 2026

L’ObSoCo (Observatoire Société et Consommation et le CEVIPOF (Sciences Po) lancent « Priorités françaises », le premier baromètre trimestriel public conçu pour mesurer la hiérarchie réelle et spontanée des préoccupations des Français à travers une méthodologie de questionnement ouvert. 

Ce dispositif renoue avec la méthodologie du « Most Important Problem » (MIP), éprouvée internationalement et poursuit le suivi initié par le “baromètre des priorités politiques” (2014-2020). Cette approche permet de capter la voix citoyenne dans sa spontanéité, sans liste prédéfinie ni suggestion ou cadrage. L’ObSoCo et le CEVIPOF reprennent cette méthodologie et vont, chaque trimestre, interroger 2000 personnes, les archives du CEVIPOF offrant au dispositif une profondeur historique précieuse.

Pour la première fois dans l’histoire récente des enquêtes d’opinion en France, la vie politique apparaît comme la préoccupation principale des Français, citée spontanément par 30% des répondants.

Lire le reste de cet article »

Fécondité : la France est loin du déclin démographique

Publié le 16 janvier 2026

La fécondité dite « conjoncturelle » a atteint 1,53 enfant par femme en France métropolitaine en 2025 selon l’Insee, en baisse par rapport à l’année précédente. Elle se situe en dessous du niveau atteint au milieu des années 1990 (1,66 en 1994). Depuis le milieu des années 2010, la diminution est sensible, sans que l’on puisse en tirer une conclusion sur l’avenir. Depuis le XIXe siècle la France et inquiète de sa fécondité, alors qu’elle figure parmi les pays où elle est la plus élevée en Europe. Selon un article du Centre d’observation de la société, la peur de l’extinction démographique est très médiatisée.

Pour comprendre l’évolution de la fécondité, il faut comprendre l’outil qu’on utilise ce qui est rarement le cas. L’indicateur conjoncturel mesure la fécondité une année donnée, toutes générations confondues. Chaque année, l’Insee calcule les taux de fécondité par âge et estime à partir de ces taux un nombre purement théorique d’enfants par femme. On fait comme si chaque femme avait au cours de sa vie la fécondité de toutes les femmes de l’année en question ce qui en pratique n’est jamais le cas. Cette photographie mélange des mères de générations âgées de 18 à 45 ans, nées à des époques très différentes. Comme tout instantané cela ne permet pas de savoir combien les femmes auront réellement d’enfants à la fin de leur vie féconde (l’équivalent d’un film). Il serait plus normal de qualifier cet indicateur « d’espérance de fécondité », comme l’espérance de vie.

Lire le reste de cet article »

Démographie et finances publiques

Publié le 19 décembre 2025

La Cour des comptes a publié le 2 décembre 2025 un rapport sur les conséquences des évolutions démographiques sur les finances publiques : sans mesures fortes et impopulaires, le vieillissement de la population devrait brutalement aggraver le déficit public dans les années à venir.

En mai 2025, pour la première fois, il a été constaté que le nombre de décès sur les douze derniers mois a été plus important que le nombre de naissances : la population française, hors immigration, a donc diminué, deux ans plus tôt que les projections l’envisageaient.

La Cour des comptes a examiné les grandes évolutions démographiques auxquelles est confrontée la France et leurs conséquences sur les finances publiques, en s’attachant à distinguer leur impact sur la croissance économique, le niveau des recettes publiques et la structure des dépenses et des besoins collectifs.

Lire le reste de cet article »

Pourquoi la hiérarchie des revenus reste figée en France ?

Publié le 12 décembre 2025

Il est moins fréquent en France qu’aux États-Unis de changer de classe de revenus au cours de sa vie. Pourquoi la mobilité des revenus est-elle plus faible dans notre pays ? Le 4 décembre 1995, l’Observatoire des inégalités résume une analyse de l’Insee sur la particularité française de l’importance des diplômes qui figent très fortement la hiérarchie des revenus.

« En France, les inégalités de revenus se maintiennent fortement dans le temps. Pour mieux comprendre ce phénomène, nous avons étudié dans une publication récente les trajectoires de revenus (avant redistribution) sur deux décennies pour les individus âgés de 25 à 49 ans en 2003.

Près des deux tiers des 20 % des individus les plus aisés en 2003 appartiennent encore à ce groupe 18 ans plus tard. Cette persistance est particulièrement visible au sommet de l’échelle des revenus : 36 % du 1 % le plus aisé en 2003 figurent toujours parmi cette catégorie de revenus en 2021. Ainsi, selon ce critère, la mobilité des revenus au cours de la vie professionnelle apparaît en moyenne plus faible en France qu’aux États-Unis. Une fois les individus insérés sur le marché du travail, les positions sont davantage ancrées, et les opportunités de mobilité au cours de la vie professionnelle, plus faibles.

La faible mobilité intragénérationnelle des revenus peut s’expliquer par trois principaux facteurs.

Lire le reste de cet article »

Une crise sans fin du logement neuf…

Publié le 4 décembre 2025

Alors que les besoins en logement augmentent vertigineusement, la construction neuve est toujours beaucoup trop lente, malgré une petite embellie depuis quelques mois pour ce qui concerne le nombre de logements commencés.

Fin octobre 2025, les autorisations de logements repartent à la baisse par rapport à septembre (- 5,8 % en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables), pour s’établir à 31 107 unités. Ce repli fait suite à une légère hausse enregistrée en septembre (+ 2,2 %) après deux mois consécutifs de recul (‑ 4,3 % en août et ‑ 4,2 % en juillet). Les autorisations marquent ainsi le pas après un regain d’activité en début d’année consécutif à deux années défavorables. La baisse d’octobre concerne principalement les logements collectifs, tandis que les autorisations de logements individuels augmentent légèrement.
De novembre 2024 à octobre 2025, 374 133 logements ont été autorisés à la construction, soit 11,0 % de moins que la moyenne des cinq années précédentes.

Lire le reste de cet article »

Bayrou remplacé par Macron lui-même

Publié le 12 septembre 2025

Le 8 septembre, il n’y a pas eu de surprise, le vote de confiance demandé par F. Bayrou a mis en évidence une véritable déroute du premier ministre.

La nomination immédiate de Sébastien Lecornu par le Président de la République signifie que c’est Macron lui-même qui gouvernera.

Vu le niveau d’impopularité atteint par Macron, cette nomination ne devrait pas être d’un grand secours pour résoudre la crise politique dans laquelle Bayrou laisse notre pays et fait courir le risque d’ouvrir les portes du pouvoir au Rassemblement National. Et le fait que S. Lecornu soit, à ce qu’on dit, apprécié par le RN, est un signe supplémentaire que les politiques très à droite vont se poursuivre.

Bayrou était un grand défenseur de la proportionnelle pour l’élection des député-es. Il ne l’a pas fait alors qu’une grande majorité des partis représentés à l’Assemblée nationale y était favorable, même si il y avait des divergences sur le type de proportionnelle. Le scrutin proportionnel, empêche le RN d’avoir la majorité à lui tout seul, alors qu’avec 35 % des voix il peut être majoritaire avec le mode de scrutin actuel.

Lire le reste de cet article »

La très mauvaise potion du docteur Bayrou : à censurer !

Publié le 18 juillet 2025

Bien sûr que la dette de l’Etat est un vrai problème, bien sûr que le déficit du budget de l’Etat est un vrai problème, mais les solutions proposées par le « docteur » Bayrou sont de fausses solutions. Ce gouvernement refuse de regarder les raisons de l’amplification des déficits. Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs ont privilégié les baisses d’impôts pour les plus riches et détenteurs de capitaux très importants, entrainant une baisse de recettes de plus en plus importante, ce qui a accéléré le déficit.

L’Assemblée nationale, sous l’impulsion de la gauche et des écologistes, avait proposé pour le budget 2025, un effort fiscal des très riches qui apportait des recettes permettant d’amoindrir le déficit, la gauche et les écologistes proposaient une relance keynésienne de l’activité économique, cette solution a été refusée par le gouvernement.

Bayrou ne fait que répéter la rengaine macroniste : « l’activité économique des plus riches nous sauvera et elle permettra un ruissellement dans l’ensemble de la société » ! Cette théorie est mise à mal par toutes les études sérieuses qui démontrent que ce ruissellement n’existe pas. L’évidence de cette idée fausse, c’est que les plus riches ont enrichi leur patrimoine à grande vitesse et ils gardent pour eux cette générosité de l’Etat. Si nos dirigeants voulaient faire preuve de courage pour assurer un bon ruissellement,  il suffirait de maintenir l’évolution des patrimoines des super-riches à hauteur de l’inflation.

Lire le reste de cet article »

Les actes à caractère raciste progressent fortement en France depuis 2017

Publié le 20 juin 2025

Le Centre d’observation de la société édite un article à partir des actes racistes enregistrés par la police et la gendarmerie qui augmentent très nettement en France, selon le ministère de l’Intérieur. Notons que 2017 est l’année de l’élection de Macron comme Président de la République.

Ces actes sont passés de 9 000 à plus de 16 000 entre 2017 et 2024. Les cas les plus graves, les crimes et délits, ont même doublé, de 4 800 à 9 350, au cours de même période1. Les données du ministère de la Justice sur les condamnations liées à ces actes indiquent une diminution à partir du milieu des années 2000 suivie d’une relative stabilisation autour de 450 par an jusqu’à la fin des années 2010. Depuis 2018 (nouvelle série), les condamnations ont plus que doublé, d’un peu plus de 600 par an à 1 249 en 2022.

Lire le reste de cet article »

La baisse des émissions de CO2 en 2024 ralentit en France

Publié le 20 juin 2025

Le Citepa, organisme mandaté pour dresser le bilan carbone national, a mis à jour son estimation des émissions de gaz à effet de serre, publiée dans l’édition 2025 du rapport Secten. Ces nouveaux résultats permettent d’éclairer la trajectoire récente de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France. Les émissions de gaz à effet de serre en France ont baissé seulement de 1,8% en 2024. L’évolution des secteurs témoigne de forts écarts, confirme aussi ce nouveau rapport : -3,8 Mt pour l’industrie de l’énergie, -0,9 Mt pour l’industrie manufacturière, -1,5 Mt pour les transports, -0,4 Mt pour les bâtiments et -0,4 Mt pour l’agriculture. La trajectoire est hélas en train de d’éloigner de l’objectif 2030.

Voici l’essentiel du rapport Secten.

Les émissions de gaz à effet de serre [GES] en France poursuivent leur trajectoire de réduction. En moyenne entre 2019 et 2023, hors puits de carbone, elles s’élèvent à 406 MtCO2e/an, ce qui est en dessous du 2nd budget carbone ajusté [1] de 425 Mt CO2e /an, budget en vigueur (SNBC-2) pour la période. En prenant en compte l’UTCATF (Utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie), les émissions de GES en France s’élèvent en moyenne à 370 Mt CO2e /an, pour un budget ajusté de 380 Mt CO2e /an pour la période 2019-2023. Hors puits de carbone, elles ont diminué entre 2022 et 2023 de 27,4 Mt CO2e, soit de 6,8% et tous les grands secteurs émetteurs participent à cette réduction : -7Mt pour l’industrie de l’énergie, -7,2 Mt pour l’industrie manufacturière, -5,6 Mt pour les transports, -6,9 Mt pour les bâtiments et -0,5 Mt pour l’agriculture.

Lire le reste de cet article »

ADES  - Le Rouge et le Vert
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.