Archives pour le mot-clef ‘france’

L’inventaire forestier national   

Publié le 16 octobre 2026

L’édition 2026 de l’inventaire forestier national tire le constat d’une forêt hexagonale qui continue à la fois de s’étendre et de se fragiliser. En revanche, en baisse ces dernières années, la production biologique et la captation de carbone se stabiliseraient. L’étude met toutefois en exergue de fortes disparités territoriales : le quart nord-est est particulièrement sous pression, du fait de la répétition des sécheresses, des insectes et de la maladie, qui affectent singulièrement les essences de ce territoire.

Voici l’éditorial du mémento :

La principale mission de l’IGN en matière de forêt est d’en éclairer les évolutions, à l’instar de l’Insee dans d’autres domaines. Ainsi, l’IGN produit non seulement des chiffres annuels, mais également des analyses, rétrospectives et prospectives.

Une raison d’être de la statistique publique est d’apporter, sur des sujets difficiles à appréhender du fait de leur étendue et de leur complexité, des informations et synthèses objectives. Pour relever ce défi indispensable aux politiques publiques, l’IGN met en œuvre des progrès en continu. C’est notamment le cas à travers deux grands chantiers : l’élargissement de l’inventaire aux forêts des départements d’outre-mer et le développement de nouveaux indicateurs à l’échelle territoriale, complémentaires de ceux – déjà existants – à l’échelle nationale.

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Le nucléaire va-t-il ruiner la France ?

Publié le 25 septembre 2026

Le mardi 29 septembre pour une projection débat avec Laure Noualhat, journaliste (notamment pour Reporterre), autrice d’un livre intitulé « Le nucléaire va ruiner la France » et d’un film d’enquête sur le même thème.

Rendez-vous à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne de Grenoble à partir de 18h30 pour un apéro partagé. Le film sera projeté à partir de 19h30 (durée 58 minutes) et suivi d’un échange du public avec la réalisatrice.

Adresse de la MVAC : 6 rue Berthe de Boissieux (arrêt Caserne de Bonne, bus 16). Soirée à prix libre, coorganisée avec Greenpeace, Les Ecologistes, le NPA, avec le soutien d’Alternatiba et de l’ADES.

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Versement mobilité : France urbaine demande un relèvement du plafond

Publié le 4 septembre 2026
logo France Urbaine

Dans un courrier adressé au Premier ministre le 28 juillet 2026, 22 présidents de grandes Autorités organisatrices de mobilités (AOM) alertent sur les besoins de financement des transports collectifs. Ils demandent l’inscription, dans le projet de loi de finances pour 2027, d’une disposition permettant de relever localement le taux du versement mobilité.

Des marges de manœuvre désormais épuisées.

Depuis plusieurs décennies, les grandes agglomérations investissent massivement dans leurs réseaux de tramway, de métro et de bus, indispensables pour améliorer les mobilités du quotidien et accélérer la décarbonation des déplacements.  Ces investissements doivent s’accroitre pour mieux répondre aux besoins des habitants et à la modernisation des équipements.

Malgré les économies réalisées, de nombreux territoires sont aujourd’hui confrontés à un effet de ciseaux qui épuise leurs marges de manœuvre. Selon le GART (Groupement des autorités responsables de transport), l’impasse financière des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) locales hors Île-de-France pourrait atteindre près de 23 milliards d’euros d’ici à 2035.

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Comment évolue la pauvreté en France ?

Publié le 28 août 2026

Une note de l’Observatoire des inégalités. La France compte 5,6 millions de personnes pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian [1] et 9,8 millions si l’on utilise le seuil de 60 %, selon les données 2024 (dernière année disponible) de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,8 % et, dans le second, de 15,4 %. Quel que soit le seuil utilisé, la pauvreté augmente en France depuis le milieu des années 2000.

Pour comprendre l’évolution de la pauvreté, il faut prendre du recul. Sur longue période, après une baisse importante dans les années 1970 et 1980, le taux de pauvreté s’est stabilisé jusqu’au milieu des années 2000. Il s’est remis à progresser ensuite. À son point le plus bas en 2004, le taux était de 2,8 % au seuil de 40 % du niveau de vie médian (le seuil de grande pauvreté), de 6,8 % au seuil de 50 % et de 12,4 % au seuil de 60 %. En 2024, ces taux sont nettement supérieurs. Depuis 2004, le nombre de personnes pauvres au seuil de 50 % a augmenté de 1,7 million, pour partie il est vrai du fait de la hausse de la population totale.

En effet, en proportion de la population, la pauvreté n’augmente pas de façon vertigineuse en France. Notre pays est en Europe l’un de ceux qui parviennent le moins mal à contenir le phénomène, vraisemblablement grâce aux services publics et aux politiques locales. En revanche, comme pour les inégalités de revenus en général, la tendance s’est inversée de manière durable : depuis le milieu des années 2000, la pauvreté repart à la hausse. Nous sommes face à un phénomène profond et structurel.

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Le consentement des Français au financement des dépenses de défense

Publié le 3 juillet 2026

L’IPP (Institut des Politiques Publiques) publie le 30 juin les résultats d’une étude sur le consentement des français au financement des dépenses de défense, signée Martial Foucault, professeur des universités à Sciences Po Paris et directeur de l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM), Pierre Boyer, Professeur à l’École polytechnique-CREST, directeur adjoint de l’IPP et directeur du programme de l’IPP « Démocratie et Institutions » et Jonathan Garson (CREST).

Cette étude, qui s’appuie sur l’analyse approfondie de l’enquête du Conseil des prélèvements obligatoires (2025), s’intéresse aux préférences des françaises et français en matière de dépenses de défense lorsqu’ils sont mis en situation de procéder à des arbitrages fiscaux.

Le Parlement s’apprête à voter une hausse importante des crédits pour les armées. Les modalités de financement de cette hausse font l’objet de premiers débats et se poursuivront très probablement à l’automne lors de l’examen parlementaire du PLF 2027. Cette note ambitionne d’apporter, dans cette perspective, un éclairage sur les préférences des citoyens et contribuables.

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La gestion de l’eau : un long fleuve pas si tranquille pour les collectivités locales

Publié le 19 juin 2026

La Banque Postale publie ce jour une étude en collaboration avec Sfil (Société de financement local), Intercommunalités de France et le WWF sur la gestion et le financement de l’eau.

L’étude analyse la capacité financière des collectivités locales à faire face aux enjeux majeurs auxquels est confronté l’exercice de leurs compétences dans le domaine de l’eau. Elle s’appuie notamment sur une prospective à l’horizon 2040 du financement des services publics d’eau et d’assainissement et sur des simulations portant sur la taxe GEMAPI. L’étude prend la forme d’un rapport, également disponible sous forme de diapositives.

Le petit cycle et le grand cycle de l’eau font chacun l’objet d’un déficit d’investissement structurel pour le bloc communal, de l’ordre de respectivement 4,4 et 2,0 Mds€ par an. Les services d’eau potable et d’assainissement doivent en effet composer avec des infrastructures vieillissantes, des normes de plus en plus exigeantes et la gestion des pollutions émergentes. Dans la métropole, les services publics de l’eau et de l’assainissement renouvellent les réseaux à un peu moins de 1% par an ce qui est plutôt positif par rapport à la moyenne des autres agglomérations. Mais il faudrait tout de même accélérer les investissements, heureusement les services sont peu endettés et les tarifs très raisonnables.

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Combien comptons-nous d’ancêtres immigrés ?

Publié le 19 juin 2026

Le Centre d’observation de la société publie le 8 juin 2026 une note sur cette question. Un peu de vocabulaire : « immigré », personne née étrangère à l’étranger, et « étranger », personne de nationalité étrangère mais qui peut être née en France.

20 % des personnes vivant en France – environ 13 millions d’individus – sont immigrées ou ont au moins un parent immigré, selon les données 2019-2020, Ined-Insee. Ce chiffre de 20 % comprend d’abord 9,2 % d’immigrés : nés à l’étranger, ils sont venus s’installer durablement dans notre pays1. Il comprend aussi 12 % de descendants directs d’immigrés nés en France : 6 % de la population ayant deux parents immigrés et autant un seul parent immigré. Ces descendants ont principalement des parents issus du Maghreb (4 %), d’Italie, d’Espagne et du Portugal (3,1 %). 1,4 % d’entre eux viennent d’autres pays d’Afrique, 1,3 % d’autres pays de l’Union européenne et 1,2 % d’Asie.

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Un Manifeste pour l’avènement d’une société du plein emploi durable d’ici 2040

Publié le 19 juin 2026

Et si la transition écologique devenait aussi une opportunité de construire une société sans chômage de masse? C’est l’ambition portée par le Manifeste pour l’avènement d’une société du plein emploi durable, publié par Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC) avec l’appui méthodologique de l’ADEME. Fruit de deux années de réflexion et enrichi par les contributions d’une trentaine d’organisations, il propose une trajectoire conciliant emploi, justice sociale et transition écologique à l’horizon 2040.

Réconcilier emploi et transition écologique

Les crises climatiques, économiques et sociales que nous traversons mettent en évidence l’urgence d’agir. Pourtant, les transformations nécessaires sont souvent freinées par la crainte de leurs conséquences sur l’emploi.

Dévoilé lors d’un événement à l’ADEME le 5 juin 2026, SNC souhaite contribuer au débat public en montrant qu’il est possible de relever simultanément les défis économiques, écologiques et sociaux de notre temps sans laisser personne au bord de la route de l’emploi. En d’autres termes, la transition écologique et la lutte contre le chômage doivent être pensées ensemble. Une transition ne peut être durable que si elle est aussi socialement juste et permet à chacun de trouver sa place dans le monde du travail.

Dans la continuité de la Fresque de l’emploi durable, créée en 2022, ce travail propose ainsi un changement de paradigme : construire une économie plus robuste, capable de répondre aux enjeux environnementaux tout en créant les conditions d’un emploi durable pour tous.

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L’ASNR publie les résultats de son étude de la rémanence de la radioactivité d’origine artificielle en France métropolitaine

Publié le 12 juin 2026

Quarante ans après l’accident de Tchernobyl et la fin des essais atmosphériques d’armes nucléaires, l’ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection) a entrepris d’actualiser et de compléter les mesures environnementales faites à différentes reprises sur les zones les plus touchées par les retombées radioactives de ces évènements sur le territoire français métropolitain. Une étude de l’IRSN publiée en 2016 1 avait notamment montré que ces zones du territoire témoignaient encore de niveaux de radioactivité artificielle supérieurs ou très supérieurs à ceux observés sur le reste de l’Hexagone. Ce sont les zones dites « de rémanence élevée » (ZRE) de la radioactivité d’origine artificielle.

Une stratégie de surveillance ciblée au niveau des zones de rémanence élevée

Une stratégie de prélèvements et d’analyses radiologiques basée sur les cartographies des dépôts radioactifs et sur les connaissances acquises lors d’études antérieures a été établie. Ainsi, des sites d’étude ont été ciblés dans les zones du pays où la rémanence des retombées des essais atmosphériques d’armes nucléaires durant la guerre froide et de l’accident de Tchernobyl est potentiellement la plus élevée. Ces sites sont situés dans les Vosges, en Alsace, dans la Vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, l’Est de la Corse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Pyrénées-Atlantiques (voir la carte ci-dessous).

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Projections de population à l’horizon 2070 : une population plus âgée qu’en 2026, et probablement moins nombreuse

Publié le 12 juin 2026

Une étude de l’Insee publiée le 8 juin 2026. En 2070, si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, la France compterait 65,9 millions d’habitants, soit 3,2 millions de moins qu’en 2026. La population augmenterait légèrement jusqu’en 2037 pour atteindre 69,8 millions d’habitants. Cette croissance démographique tiendrait exclusivement au solde migratoire, le solde naturel devenant négatif à partir de 2025. À partir de l’année 2037, le solde migratoire ne compenserait plus le déficit naturel et la population commencerait donc à diminuer.

D’ici 2070, le nombre d’habitants de moins de 45 ans baisserait de 8,9 millions, tandis que celui des personnes âgées de 45 à 64 ans serait quasi stable et que celui de 65 ans ou plus augmenterait de 5,8 millions. La hausse du nombre de personnes âgées serait essentiellement portée par celle des 80 ans ou plus (+4,6 millions) ; le nombre de centenaires pourrait être multiplié par 4.

En 2040, il y aurait 49 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans, contre 40 en 2026. Entre 2040 et 2070, l’évolution de ce rapport de dépendance démographique est plus incertaine ; selon le scénario central, il s’établirait à 62 pour 100.

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Accessibilité : APF France handicap attaque l’État pour inaction

Publié le 29 mai 2026

Depuis plus de cinquante ans, la France s’est dotée de lois ambitieuses en matière d’accessibilité, sans résultat d’envergure. Sur le terrain, l’inaccessibilité reste la norme. Les trois textes (1975, 2005, 2014) qui ont posé des obligations claires, n’ont jamais été appliqués. La France a déjà été condamnée à deux reprises au niveau international, par l’ONU et le Conseil de l’Europe, pour ses manquements. En 2014, prenant acte de l’échec de la loi de 2005, le Gouvernement a mis en place le dispositif des Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’AP), permettant aux établissements existants d’organiser leur mise en accessibilité sur le long terme.

Plus de 10 ans plus tard, aucune institution publique ni aucune autorité administrative ne dispose de données fiables, actualisées sur le nombre d’ERP s’étant conformés à leur obligation d’accessibilité depuis 2014 : 900 000 ERP restent en dehors de tout dispositif de mise en accessibilité, soit près de 50 % de ceux visés par les Ad’AP. Cette situation d’indifférence collective à l’égard d’une obligation pourtant imposée par la loi de la République pour assurer le respect des droits fondamentaux des personnes en situation de handicap s’explique notamment par une carence manifeste des services de l’État dans les départements.

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Le nombre de travailleurs pauvres augmente en France depuis 2020

Publié le 22 mai 2026

Le centre d’observation de la société fait le point sur cette situation inquiétante. La pauvreté au travail augmente en France depuis le début des années 2020. En 2023, le taux de travailleurs pauvres a atteint 4,4 % au seuil de 50 % du niveau de vie médian et 8,3 % à celui de 60 %. Entre 2020 et 2023, on a enregistré une hausse comprise entre + 200 000 et + 400 000 travailleurs pauvres supplémentaires, selon les deux définitions.

La France avait longtemps réussi à contenir le phénomène de pauvreté au travail. Après une période de baisse à la fin des années 1990, la part de travailleurs vivant sous le seuil de pauvreté était restée relativement stable au cours des années 2000 et 2010 un peu au-dessous de 4 % au seuil de pauvreté situé à 50 % du niveau de vie médian, et autour de 7 % si on utilise le seuil de 60 %. Soit entre un et 1,8 million de travailleurs pauvres selon la mesure adoptée.

L’existence d’un salaire minimum dans notre pays empêche la baisse des salaires sous le seuil de pauvreté (1 070 euros par moins pour une personne seule au seuil de 50 % et 1 290 euros au seuil de 60 % en 2023) pour des temps complets, et limite l’impact des crises économiques. Le temps partiel, l’un des principaux facteurs de la pauvreté laborieuse (un smic à mi-temps rapporte environ 700 euros) a arrêté sa progression depuis plus de 20 ans et a même commencé à diminuer. L’amélioration de la situation du marché du travail entre 2015 et 2023 et, en 2019, la hausse de la prime d’activité (versée aux plus bas salaires) suite au mouvement des « gilets jaunes » ont contribué à maintenir le niveau de vie des personnes les moins bien rémunérées.

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La Défenseure des droits publie son rapport annuel pour l’année 2025

Publié le 17 avril 2026

Le 9 avril 2026 la Défenseure des droits rend compte de son action dans les cinq missions qui lui sont dévolues :  défense des droits et libertés des usagers des services publics, défense et promotion des droits de l’enfant, lutte contre les discriminations et promotion de l’égalité, respect de la déontologie par les professionnels de la sécurité, orientation et protection des lanceurs d’alerte.

Le rapport d’activité de l’année 2025 fait le bilan des réclamations instruites par l’institution et des travaux menés dans ces cinq domaines. Il présente, en creux, un état de la société à travers les atteintes au droit constatées dans l’année écoulée, et ce n’est pas réjouissant.

Une hausse des réclamations sans précédent

En 2025, l’institution enregistre 165 011 réclamations, informations et orientations reçues soit une hausse de 17 % par rapport à 2024, et de près de 70 % par rapport à 2020.

Cette hausse est particulièrement marquée dans le champ des relations avec les services publics (+ 20 %).

Les réclamations en droit des étrangers ne cessent de croitre également, passant d’environ 10% à plus de 40 % des réclamations entre 2020 et 2025. Parmi elles, plus des 3/4 relèvent des difficultés rencontrées lors du renouvellement d’un titre de séjour et des dysfonctionnements de la plateforme ANEF (Administration numérique des étrangers en France) pour lesquels l’institution continue d’alerter, en particulier avec la publication de son rapport de décembre 2024, consacré à ce sujet.

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La CNAC confirme la baisse tendancielle des projets d’aménagement commercial

Publié le 17 avril 2026

Le rapport annuel de la CNAC (Commission nationale d’aménagement commercial) dresse un bilan des décisions des Commissions départementales d’aménagement commercial (CDAC) concernant les projets d’aménagement commerciaux de plus de 1000 m2 et des drives, ainsi que les recours examinés par la CNAC, instance de recours nationale. Il confirme l’évolution des projets, moins ambitieux en taille et plus qualitatifs. Priorité est de plus en plus donnée à l’existant (des extensions plutôt que des créations), avec une exigence environnementale accrue et une hybridation avec le e-commerce (drive).

La CNAC analyse l’augmentation de la vacance commerciale, passée de 9,5 à 10,9% entre 2021 et 2024, dans un contexte de profondes mutations du commerce, avec la fin progressive des dispositifs d’aide mis en place pendant la crise sanitaire, l’évolution des modes de consommation, la montée du commerce en ligne et les tensions persistantes sur les loyers commerciaux.

Longtemps concentrée dans certains centres-villes, la vacance commerciale se diffuse dans les zones commerciales et retail parks (parc d’activités commerciales à ciel ouvert, comprenant au moins cinq unités locatives et unesurface construite de plus de 3 000 m², géré comme une unité architecturale et commerciale.) La CNAC pointe l’obsolescence de certains formats, la concurrence entre pôles périphériques et la recomposition de l’offre commerciale. La vacance commerciale n’est plus un simple indicateur économique : elle devient un indicateur clé de l’aménagement du territoire et constitue un signal d’alerte sur la transformation des zones commerciales périphériques.

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« Service public ou barbarie »

Publié le 10 avril 2026

Dans un livre « Service public ou barbarie » (La Découverte, mars 2026), Arnaud Bontemps, haut fonctionnaire, dresse un état des lieux inquiétant des offensives contre les services publics dans le monde. S’ils sont attaqués, c’est avant tout parce qu’ils constituent des contre-pouvoirs face à ces nouveaux gouvernements autoritaires.

L’auteur est co-porte-parole du collectif « Nos services publics » et a donné une interview à Alternatives Economiques, dont nous donnons des extraits : « Les services publics sont attaqués car ils représentent la possibilité d’un pouvoir collectif ».

En France, c’est dans une triple crise que sont plongés les services publics, entre perte de leur caractère universel, montée de la défiance et dégradation de leur attractivité. L’auteur propose d’y remédier en renversant la vision dominante des services publics : penser par les besoins plutôt que par l’austérité, valoriser l’intelligence des agents, les inciter à construire de la démocratie à tous les étages, plutôt que leur demander de seulement obéir

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En 2025, l’E2C consolide son action au service des jeunes éloignés de l’emploi

Publié le 10 avril 2026

En 2025, 17 917 stagiaires ont été accueillis dans les Ecoles de la deuxième chance (E2C), soit 4,4 % de plus qu’en 2024. Cette progression reflète principalement la montée en charge des E2C existantes et de celles ouvertes en 2024. Cette évolution s’inscrit dans un contexte budgétaire contraint.

Si une nouvelle E2C à Montargis et un nouveau site à Poitiers ont ouvert en 2025, la stabilité des financements alloués aux E2C n’a pas permis de créer de nouveaux établissements dans des territoires où les besoins restent pourtant identifiés, comme Aix-en-Provence, la Guadeloupe ou Vesoul, ni de répondre aux besoins croissants exprimés dans des territoires déjà couverts. Il manque entre 60 et 70 écoles pour atteindre une bonne couverture nationale

Par ailleurs, la baisse des crédits dédiés aux missions nationales portées par le Réseau E2C France a conduit à réduire significativement les actions de communication grand public au second semestre 2025.

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Municipales 2026 : sept décryptages pour comprendre un paysage politique en mutation

Publié le 3 avril 2026

Quelles recompositions ces élections municipales révèlent-elles ? Qui sort réellement gagnant du scrutin ? La démocratie locale est-elle en train de s’essouffler ? Sept chercheuses et chercheurs du CEVIPOF décryptent à chaud les municipales : analyses croisées, angles variés — comportements électoraux, dynamiques territoriales, recompositions partisanes — et clés de lecture pour comprendre ce que ces résultats changent vraiment.

Anne Muxel :  “L’abstention, une piqûre de rappel du malaise envers la représentation politique”. Une abstention record, ayant une forte dimension politique, révèle un affaiblissement du lien civique et une défiance qui gagne jusqu’à l’échelon local.

Bruno Cautrès : »Les effets nationaux des élections municipales de 2026« . Malgré leur ancrage local, les municipales de 2026 sont profondément traversées par des logiques nationales, dans un contexte de désorientation politique et à l’ombre de 2027.

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L’insécurité n’augmente pas en France

Publié le 3 avril 2026

Nous avons trouvé  particulièrement bienvenu cet article du 27 mars 2026 du Centre d’observation de la société.

La question de l’insécurité revient régulièrement au-devant de l’actualité. Il est difficile de faire la part des choses entre des inquiétudes réelles et l’instrumentalisation de faits divers mis en avant par les médias pour accroître leur audience. Tous les jours, notre pays compte trois meurtres ou assassinats. Beaucoup moins qu’il y a 30 ans, mais cela permet de nourrir une chronique à défaut d’autres événements majeurs. Les réseaux sociaux amplifient le phénomène.

S’agissant de pratiques illégales, les statistiques disponibles ne mesurent qu’une partie de ce qui se passe dans la société. Il faut avancer avec une grande prudence dans ce domaine. Pour autant, avec les outils dont on dispose, rien n’indique que notre société soit devenue plus violente ces dernières années, c’est même l’inverse qui apparaît.

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Dynamiques du logement social en France

Publié le 20 mars 2026

Une étude de l’Ancols (Agence nationale de contrôle du logement social) sur les évolutions majeures du parc social sur 10 ans (2014-2023). Le parc social a grossi de 527 000 logements entre 2014 et 2024 (ce qui est insuffisant) en s’adaptant un peu aux besoins des demandeurs. En 10 ans, 747 000 logements sociaux ont été mis en service, c’est-à-dire mis à disposition d’un ménage demandeur d’un logement social. Dans le même temps, 220 000 logements sociaux ont été vendus ou démolis.

Le rythme annuel de croissance nette du parc s’essouffle sur la période, avec moins de mises en service, de 80 000 en 2014 à 63 000 en 2023, et plus de sorties du parc, de 21 000 unités par an en 2014 à 28 000 en 2023.

Adéquation à la composition des ménages demandeurs La demande de logements sociaux émane pour moitié de personnes seules alors que moins du quart du parc de 2014 était composé de petites typologies. Un début de rééquilibrage s’esquisse : depuis 10 ans, 40 % de l’accroissement net du parc se compose de petites typologies (T1 et T2).

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Le renoncement aux soins progresse rapidement, alerte la Fédération hospitalière de France

Publié le 20 mars 2026

La FHF (Fédération hospitalière de France) édite son baromètre de l’accès aux soins avec des données par régions. Depuis 2019, la dégradation continue de l’accès aux soins conduit un nombre croissant de Français à renoncer à se soigner et fait peser une pression toujours plus forte sur les urgences publiques.

La crise de l’accès aux soins se traduit concrètement : près de 3 Français sur 4 disent avoir déjà renoncé à un soin ces cinq dernières années.
Elle pèse également fortement sur l’hôpital public, déjà largement en tension : 1 Français sur 2 indiquant qu’il s’est déjà rendu aux urgences sans être en situation d’urgence médicale. Ce contexte appelle un débat public le plus large possible pour améliorer concrètement l’accès aux soins au bénéfice des Français.

Depuis 2019, un accès aux soins est en nette dégradation et un renoncement aux soins progresse

Aujourd’hui, près des trois quarts des Français — 73 % — déclarent avoir déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années, contre 63 % en 2024. Cette hausse de 10 points représente près de 7 millions de personnes supplémentaires.

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ADES  - Le Rouge et le Vert
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