Archives pour le mot-clef ‘logement’

Le logement, une urgence sociale et territoriale

Publié le 2 octobre 2026

De retour du congrès des HLM à Bordeaux, « notre envoyé spécial » fin connaisseur de la question,  tire le signal d’alarme.
« Les échanges du Congrès de l’USH à Bordeaux ont confirmé ce que les acteurs du logement constatent chaque jour sur le terrain : nous faisons face à une crise profonde qui risque de devenir une véritable bombe à retardement sociale.
Quelques chiffres parlent d’eux-mêmes :
📊 2,9 millions de demandeurs de logement social
📊 400 000 attributions par an
📊 Jusqu’à 7 années d’attente pour obtenir un logement dans certains territoires
Derrière ces chiffres, ce sont des familles, des jeunes actifs, des étudiants, des personnes âgées ou encore des familles monoparentales qui peinent à accéder à un logement adapté à leurs besoins.
Face à cette situation, une évidence s’impose : nous devons construire davantage.

Mais où construire ?
Les objectifs de sobriété foncière, la préservation des espaces naturels et agricoles et la lutte contre l’étalement urbain nous conduisent logiquement à privilégier les secteurs déjà urbanisés, proches des emplois, des transports et des services.
Pourtant, c’est précisément là que les difficultés se multiplient :
➡️ Contestation de la densification
➡️ Recours contre les permis de construire
➡️ Difficultés d’acceptation citoyenne
➡️ Politiques locales visant parfois à freiner l’accueil de nouveaux logements

Lire le reste de cet article »

Rapport annuel de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels

Publié le 25 septembre 2026

L’observatoire des expulsions de lieux de vie informels est porté par plusieurs associations actives dans le domaine de l’accompagnement et de la défense des droits de personnes en situation de précarité et mal-logées.

Les objectifs de l’observatoire sont :

  • Objectiver avec des données chiffrées la réalité de la politique d’expulsion des personnes en habitat informel ;
  • Alerter l’opinion et les autorités publiques sur l’inefficacité des politiques d’expulsion et leurs conséquences pour les habitant·es ;
  • Plaider pour un changement d’approche en privilégiant le respect des droits des habitant·es de lieux de vie informels.

Comme chaque année, ce 7ème rapport de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels nous rappelle à quel point la réalité quotidienne des personnes vivant en habitat précaire (squats, bidonvilles, installations de tentes, abris de fortune, etc.) est difficile face aux expulsions répétées de leur lieu de vie.

Lire le reste de cet article »

Le logement un poste très important dans le budget des ménages

Publié le 25 septembre 2026

Le Service des données et études statistiques (SDES) rend public son rapport du compte du logement 2025.

En 2025, les dépenses de logement représentaient encore 28 % de la consommation totale des ménages et les loyers ne cessent pas d’augmenter.

Dans un contexte de moindre croissance de l’activité économique et des prix, la dépense de l’ensemble des agents économiques dans le domaine du logement progresse de 0,4 % en 2025, pour s’établir à 621 Md€. Cette légère hausse est portée par la progression des dépenses courantes (+ 1,9 %) tandis que l’investissement en logement recule de 4,4 %.
L’activité immobilière, qui s’élève à 364 Md€, progresse de 8,0 % en lien avec la reprise des acquisitions dans l’ancien malgré le recul de l’investissement en logements neufs.
Les aides au logement représentent près 46 Md€. Elles augmentent de 5,5 %, en raison notamment du rebond des aides liées au dispositif « xMaPrimeRénov’» et des aides personnelles au logement. Les prestations sociales, subventions d’investissement, avantages fiscaux et de taux, augmentent également en 2025. Les prélèvements sont en hausse.

Résumé de ce rapport :

Lire le reste de cet article »

Diverses actualités

Publié le 25 septembre 2026
Crieur public

Grenoble 2040 : un podcast pour repenser la ville face au climat. La série documentaire « Grenoble 2040, chemins futurs », en six épisodes réalisés par Deborah Ozil pour la ville de Grenoble, explore comment adapter le territoire aux bouleversements climatiques, à travers des témoignages d’habitants, chercheurs, urbanistes et associations. Chaque épisode dresse un constat des enjeux présents, puis propose des pistes d’adaptation.


Portrait du territoire métropolitain : les mobilités. 66 % des métropolitains occupant un emploi sortent de leur commune de résidence pour aller travailler. 40% des flux d’échanges entre territoires sont des déplacements d’habitants des territoires voisins vers la Métropole, avec des motifs variés (travail, études, achats, sorties, etc.). On observe une diminution de la part modale de la voiture depuis le début des années 2000 : cette diminution s’est faite dans un premier temps majoritairement en faveur des transports collectifs, puis vers le vélo et la marche dans la dernière décennie.


Logement social : 2,9 millions de demandeurs… et 8,6 milliards d’euros nécessaires pour affronter les canicules. Alors que 2,913 millions de ménages sont désormais en attente d’un logement, l’Union sociale pour l’habitat (USH) qui se réunit en congrès à Bordeaux, alerte sur une crise qui gagne de nouveaux territoires. Face au blocage du secteur privé, ainsi qu’à l’intensification des canicules, les bailleurs sociaux entendent maintenir la production et adapter le parc existant, à condition de disposer des moyens financiers nécessaires. Le mouvement HLM entend aussi faire front contre les récupérations politiques de la crise du logement.

Lire le reste de cet article »

Logement des jeunes : 10 propositions contre l’injustice sociale

Publié le 18 septembre 2026

Dans un communiqué en date du 8 septembre, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), l’Union nationale pour l’habitat des jeunes (UNHAJ), l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCLLAJ), l’Union professionnelle du logement accompagné (Unafo) et l’Union nationale des missions locales (UNML), soulignent que pour les jeunes issus de familles modestes, « grandir n’est plus synonyme d’émancipation mais de dégradation des conditions de vie, jusqu’au risque de vie à la rue ».

Comment accepter que dans notre société, seuls les jeunes issus des familles aisées puissent réellement choisir leur voie ? Les jeunes sont aujourd’hui les premières victimes de la crise du logement.

Sans logement stable, comment demander à des jeunes de se former, de travailler, de se projeter ou de construire leur avenir ? Présentes sur l’ensemble du territoire et engagées quotidiennement auprès de centaines de milliers de jeunes, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), l’Union nationale pour l’habitat des jeunes (UNHAJ), l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCLLAJ), l’Union professionnelle du logement accompagné (UNAFO) et l’Union nationale des missions locales (UNML) s’unissent pour formuler 10 propositions destinées à prévenir les conséquences sociales, économiques et professionnelles de l’aggravation des difficultés d’accès au logement des jeunes.

Lire le reste de cet article »

Logement social : entre production et rénovation, un choix  de plus en plus complexe  pour les bailleurs

Publié le 18 septembre 2026

La Banque des territoires confirme, dans une étude, le difficile arbitrage à mener pour les bailleurs sociaux entre maintien de l’effort de construction, transformation du parc et soutenabilité financière. Face à cette situation, elle explore la piste des logements intermédiaires pour reconstituer leurs marges de manœuvre.

Dans sa dernière étude sur les « Perspectives du logement social » publiée le 11 septembre 2026, la Banque des territoires développe plusieurs scénarios que pourraient mettre en œuvre les bailleurs sociaux dans les quarante prochaines années pour tenter de résoudre une équation particulièrement délicate. Et cela, à deux semaines du congrès de l’Union sociale pour l’habitat (USH) qui doit se tenir à Bordeaux à partir du 22 septembre.

Dans ce travail, la banque examine à la fois la situation financière des bailleurs sociaux, les besoins de réhabilitation énergétique du parc social existant et les conditions nécessaires pour financer ces transformations dans la durée. 

Défi « considérable » 

Malgré ses 5,4 millions de logements répartis sur l’ensemble du territoire, le parc social est saturé et n’arrive plus à loger les Français qui pourraient en bénéficier. Avec près de 2,9 millions de personnes qui sont toujours en attente d’un HLM, le nombre de demandeurs a atteint un niveau record qui ne cesse de grimper d’année en année. Or, dans un contexte de crise persistante du logement en France, le secteur doit à la fois se caler sur l’ambition gouvernementale de 500 000 nouveaux logements sociaux d’ici 2030 et poursuivre les objectifs de rénovation d’un parc vieillissant.

Lire le reste de cet article »

Dégradation continue de l’accessibilité financière du parc social

Publié le 11 septembre 2026

Dans un nouvel avis, publié le 1er septembre 2026, le Haut Comité pour le droit au logement met en évidence une dégradation continue de l’accessibilité financière du parc social. Ce décrochage touche toutes les catégories de logements, y compris ceux destinés aux ménages les plus modestes.

L’avis s’appuie sur l’actualisation, par le Service des données et études statistiques (SDES) du ministère chargé du logement, de l’étude « Loyers HLM, droit au logement et mixité sociale », réalisée en 2012 à la demande du Haut Comité.

Le Haut Comité pour le droit au logement recommande :

  • de revaloriser les plafonds de loyer et le forfait de charges retenus pour le calcul de l’APL ;
  • de revoir les conditions de financement du logement social afin de garantir des loyers de sortie compatibles avec ces plafonds,
  • d’instaurer un suivi annuel de l’accessibilité financière réelle du parc social, portant à la fois sur le parc existant et sur les logements nouvellement produits.
Lire le reste de cet article »

L’encadrement des loyers est mal appliqué, les dépassements se multiplient

Publié le 11 septembre 2026

La Fondation pour le logement publie son sixième baromètre de l’encadrement des loyers, qui montre une dégradation importante de la situation.

À quelques semaines de l’extinction de l’encadrement des loyers, prévue en novembre 2026 si aucune loi n’est adoptée d’ici-là, la sixième édition du baromètre de l’encadrement des loyers montre que ce dispositif plébiscité par les locataires, appliqué dans près de 70 communes, est respecté de manière très inégale par les bailleurs selon les territoires.

L’écart continue même de se creuser. L’évolution la plus inquiétantes est la hausse spectaculaire à Paris des bailleurs qui dépassent le loyer-plafond, passant de 31 à 46 % en un an, un record pour la capitale. En banlieue parisienne, les tendances négatives de l’an dernier se confirment à Est-Ensemble (36 % de loyers proposés au-dessus des plafonds légaux) et surtout à Plaine-Commune (61 %).

Lire le reste de cet article »

Diverses actualités

Publié le 4 septembre 2026
Crieur public

Rentrée 2026-2027, coopérer, protéger et inventer pour les élèves grenoblois-es. L’action de la Ville de Grenoble en faveur de l’éducation des jeunes citoyennes et citoyens de demain répond à des enjeux multiples : une coopération renforcée de tous les acteurs de l’éducation, de l’Education nationale aux enfants, en passant par les familles, les associations et le personnel éducatif ; inventer des actions pour permettre aux écoles de répondre aux enjeux de demain, que ce soit des travaux sur les bâtiments, les cours, les rues attenantes, l’achat de matériel adapté, la transition numérique ou les conditions de travaux des agent-es municipaux ; protéger les enfants, leur santé, leur environnement et la biodiversité, permettre aux élèves d’avoir les meilleures chances d’une scolarité réussie et la mieux adaptée à chaque enfant, mais aussi accès à la culture et au sport dans un cadre bienveillant. Voir le dossier de 17 pages.


Logement social : l’État étudie des scénarios de coupes budgétaires massives. Un article de la Banque des territoires est inquiétant. Vente accrue de HLM, réforme des aides et fiscalité des bailleurs : alors que la demande de logements sociaux n’a jamais été aussi forte, un rapport de l’inspection générale des finances et de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable identifie des pistes de réforme permettant jusqu’à 3 milliards d’euros d’économies annuelles sur le secteur. Ces propositions inquiètent les acteurs du logement social, qui redoutent un affaiblissement durable de leurs capacités d’investissement au moment même où la crise du logement s’aggrave.


Quand les médias sous-informent et désinforment à propos de la crise environnementale. En 2026, 4 % des articles de presse écrite et des sujets audiovisuels concernaient l’environnement. Une proportion montée à 10 % au cours de l’été. Le réchauffement climatique peine à s’imposer face aux logiques médiatiques actuelles : info en continu, infotainment, réseaux sociaux. La désinformation est également en hausse, notamment sur les chaînes du groupe Bolloré et sur des radios privées.

Lire le reste de cet article »

Crise du logement et de l’hébergement : l’Etat ne peut plus détourner le regard

Publié le 28 août 2026

Le Collectif des associations pour le logement, qui regroupe 40 associations et fédérations nationales, dénonce l’impréparation du gouvernement face aux canicules et un projet de loi qui fragilise le droit des occupants. Nos associations, luttant contre le mal-logement et l’exclusion, alertent sur les graves conséquences de l’inaction politique des gouvernements successifs. Hébergement d’urgence à saturation, records atteints concernant les morts de la rue et les expulsions locatives, accès rendu impossible au logement social, … Si cette situation perdure, tout va craquer.

La France compte 350.000 personnes sans domicile et 2,9 millions de ménages en attente d’un logement social. En 2025, les expulsions locatives ont atteint le chiffre record de 25.000, tandis que le collectif Les Morts de la rue recensait 929 décès de personnes sans-abri.

L’urgence sociale est là, mais l’Etat regarde ailleurs. Le Collectif des Associations pour le Logement interpelle le gouvernement pour des réponses urgentes à la hauteur des besoins, avant qu’il ne soit trop tard. A commencer dès maintenant, avec le Projet de loi Relance Logement, afin d’en abandonner les mesures attaquant durablement le droit au logement.

Lire le reste de cet article »

Bilan 2025 des opérations de logements sociaux dans l’agglomération

Publié le 26 juin 2026

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Local de l’Habitat (PLH) 2025-2030, la métropole aide les bailleurs sociaux à construire de nouveaux logements sociaux ; cette aide reste très insuffisante au vu de ce qu’il faudrait construire pour résorber le manque de logements abordables. Parfois certaines communes, de droite, manquent de volonté politique pour développer du logement social, les petites communes, notamment, qui n’ont pas obligation légale de le faire.

Pour les communes soumises à la loi SRU, le préfet impose à celles qui n’en font pas assez des « amendes » et peut prendre la main pour imposer des constructions suffisantes de logements sociaux.

Mais il y a aussi de grandes difficultés à trouver des terrains pour construire et les coûts de construction sont tels que les bailleurs doivent apporter d’importants fonds propres.  Or depuis la politique Macron de suppression des APL et la « Réduction du loyer de solidarité », les fonds propres des bailleurs ont fortement diminués notamment  ceux qui ont beaucoup de logements dans les QPV, comme ACTIS. Il faudrait que la métropole dégage de nouveaux financements pour aider ses bailleurs, ce qu’elle n’arrive pas à faire suite aux ponctions financières de l’Etat.

Rappel, le PLH prévoit la construction de 1100 logements locatifs sociaux familiaux chaque année, Mais la réalisation est beaucoup plus faible (866 en 2025) et ce sera encore ainsi en 2026.

Lire le reste de cet article »

Etude logements bouilloires 2026.« Quartiers chauds ! »

Publié le 26 juin 2026

La Fondation pour le Logement a enquêté sur la surexposition des quartiers populaires aux vagues de chaleur :

Dans sa conclusion, la Fondation note que de plus en plus de monde  prend conscience de l’inadaptation des logements aux canicules, les politiques publiques se font dangereusement attendre. La Fondation pour le Logement appelle à la mobilisation collective de l’Etat, des collectivités, des acteurs de l’immobilier, des bailleurs, des associations, pour mettre en place dès aujourd’hui des solutions concrètes pour que les logements ne soient plus des bouilloires. Des solutions existent, et sont activables dès aujourd’hui.

Cette temporalité est nécessaire compte tenu de l’avancée rapide du réchauffement climatique

Dès la fin du mois de mai, la France a été frappée par une vague de chaleur particulièrement précoce. Il s’agit de la première vigilance canicule déclenchée au mois de mai par Météo France. Depuis plusieurs mois déjà, les modèles climatiques projetaient que l’été 2026 serait marqué par de forts épisodes de canicule en France.

Lire le reste de cet article »

Pourquoi un quart des jeunes vivent toujours chez leurs parents à 23 ans ?

Publié le 19 juin 2026

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) a produit une étude à ce sujet, publiée le 9 juin 2026.

En France, un quart des jeunes ne sont jamais partis de chez leurs parents avant 23 ans. Ces cohabitations au domicile parental au-delà de 23 ans renvoient à des situations contrastées. Certains jeunes font face à une situation de précarité liée à l’absence d’emploi, à l’instabilité de l’emploi ou encore à des revenus issus du travail trop faibles pour accéder à un logement autonome. D’autres restent chez leurs parents le temps de réaliser leurs études supérieures. Enfin, ces cohabitations concernent également des jeunes, principalement des femmes, qui aident des proches, ce qui rendrait nécessaire –notons cet aspect genré- leur présence au domicile familial.

En France, un jeune sur deux part une première fois de chez ses parents avant 19 ans. Toutefois, pour un jeune sur quatre, ce premier départ n’a pas encore eu lieu à 23 ans et à 25 ans, un sur sept n’est encore jamais parti. Le lieu de résidence des parents apparaît déterminant : les jeunes ayant grandi en milieu urbain partent plus tard que les jeunes ruraux. Cela est lié à la fois à la proximité relative de lieux d’études ou de travail, ainsi qu’au coût du logement plus élevé en milieu urbain.

Lire le reste de cet article »

Performance énergétique du parc résidentiel privé de l’aire grenobloise

Publié le 12 juin 2026

Depuis le 1er janvier 2026, une évolution de la méthode de calcul du DPE (Diagnostic performance énergétique) est applicable. Elle améliore le DPE de certains logements chauffés à l’électricité et entraine, par effet mécanique, une diminution du volume de passoires thermiques.

Dans ce contexte, l’Agence met à jour sa publication Performance énergétique du parc résidentiel privé de l’aire grenobloise publiée fin 2025, pour partager les données relatives aux passoires thermiques réactualisées et analyser l’impact de cette mesure localement.

En décembre 2025, l’Agence a publié une note dédiée à la performance énergétique du parc résidentiel privé de l’aire grenobloise qui présentait les enjeux de rénovation du bâti et dressait le portrait des passoires thermiques (logements étiquetés F ou G). La publication s’appuyait sur la réglementation alors en vigueur.

Or, depuis le 1er janvier 2026, une évolution de la méthode de calcul du DPE est applicable : le coefficient de conversion de l’électricité (coefficient énergie primaire), actuellement fixé à 2,3 a été abaissé à 1,9. Tous les DPE ou audits énergétiques édités à partir de cette date intègrent automatiquement le nouveau coefficient, ceux édités en 2025 et avant resteront valables et pourront le cas échéant être mis à jour gratuitement sur le site de l’Ademe. Cette évolution améliore le DPE de certains logements chauffés à l’électricité. Par effet mécanique, on observe une diminution du volume de passoires thermiques. À l’échelle nationale, près de 850 000 logements sortent ainsi du statut de passoire.

Lire le reste de cet article »

Arrêté anti-remise à la rue devant le tribunal administratif : Grenoble engagée pour le droit au logement

Publié le 15 mai 2026

Un communiqué du 5 mai 2026 de la ville de Grenoble, à propos d’une prochaine audience au tribunal administratif.

En vigueur depuis 2022 à Grenoble, l’arrêté anti-remise à la rue représente un acte politique fort, marquant l’engagement de la commune de Grenoble à faire respecter les principes de dignité humaine, et le droit de toute personne à disposer d’un toit. Il rappelle à l’État ses obligations en matière d’hébergement d’urgence et de logement. Déféré par la préfecture, le tribunal administratif se prononcera dans quelques semaines sur son devenir.

En 2019, Grenoble faisait figure de ville pionnière pour la défense du droit du logement et de l’hébergement, en signant un arrêté de non remise à la rue. Suspendu en juin 2019, le tribunal administratif de Grenoble avait annulé cet arrêté par un jugement rendu en janvier 2021. En 2022, à l’approche de la trêve hivernale, la Ville de Grenoble signait un nouvel arrêté. Attaqué par la Préfecture de l’Isère, il fera l’objet de l’audience du 5 mai, quatre ans après sa publication.

Lire le reste de cet article »

Tableau de bord des ventes HLM : 10 000 ventes à des personnes physiques en 2024

Publié le 15 mai 2026

Après un pic en 2021 à plus de 13 000 ventes, trois années consécutives de baisse ont été observées, conduisant à un total d’un peu plus de 10 000 ventes HLM en 2024. Ces ventes représentent environ 0,2 % du parc social en 2024. La grande majorité des logements vendus l’ont été à des personnes physiques (95 %), principalement des personnes non-locataires du parc social : en 2024, 5 800 logements ont été cédés à ces dernières (59 %), contre 2 400 aux occupants du parc social et à leurs proches et 1 800 à d’autres ménages vivant déjà dans le parc social.

« Qui achète du logement social ?

Les ventes de logements sociaux se répartissent en deux grandes catégories. La première correspond aux ventes entre organismes bailleurs, au cours desquelles le logement vendu reste dans le parc social.

La seconde désigne les ventes avec sortie du parc, communément appelées ventes HLM, à l’occasion desquelles le logement est cédé à un acquéreur qui n’est pas un bailleur social. En 2024, on dénombre environ 13 000 ventes entre bailleurs et 10 400 ventes avec sortie du parc. La présente note se concentre sur les ventes avec sortie du parc.

Lire le reste de cet article »

Encore un « arrêté anti-expulsion » d’un maire, suspendu par la justice administrative

Publié le 8 mai 2026

Une ordonnance du 14 avril 2026 du juge des référés du tribunal administratif (TA) de Montreuil, suspend l’arrêté du maire de Saint-Denis du 1er avril 2026, relatif à l’interdiction des expulsions locatives sans obligation de relogement préalable sur le territoire de la commune. Il s’agit de la suite d’une longue liste d’arrêtés de maire qui essayent de limiter les dégâts causés par ces expulsions décidées par la justice et qui sont systématiquement suspendus puis annulé par la justice administrative. Voir par exemple le cas de Grenoble où le maire de Grenoble avait repris un arrêté similaire de 2022, qui n’avait pas été attaqué par le préfet de l’époque; la préfète de l’Isère vient de demander au tribunal administratif de l’annuler.

Voici les précisions de l’ordonnance du TA de Montreuil :

Lire le reste de cet article »

Diverses actualités

Publié le 8 mai 2026
Crieur public

La lettre de l’Observatoire d’Un Toit Pour Tous. Cette lettre vise à faire partager études et travaux de l’observatoire et de ses partenaires, sur la vaste question du mal-logement ; cela va des personnes à la rue, aux laissés pour compte de l’hébergement, à celles et ceux qui vivent dans un habitat indigne ou bien encore aux familles qui n’arrivent pas à accéder au logement HLM auquel elles auraient droit.Il s’agit d’articles brefs et accessibles, donnant un éclairage particulier sur une question de fond. Ils devraient rencontrer l’intérêt des élu.es et des autres décideurs, comme ceux de l’état et contribuer, par leur diffusion, à faire avancer la lutte contre le mal-logement auprès.Lettre n°9 : Hébergement : comment communes et intercommunalités peuvent-elles agir ?Lettre n°8 : Dalo, Daho : faire du droit au logement une réalité.Lettre n°7 : L’encadrement des loyers : intérêts, limites, améliorations.


Non-recours au RSA : plus d’un tiers des foyers éligibles ne le percevaient pas fin 2021. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude qui mesure le taux de non-recours au RSA au quatrième trimestre 2021 et dresse le profil des foyers éligibles au RSA mais qui ne le perçoivent pas.On peut avoir droit au RSA et ne pas le percevoir, parce que le versement du RSA n’est pas automatique. En France métropolitaine, environ un million de personnes vivant en logement ordinaire et potentiellement bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), réunies dans 560 000 foyers sociaux éligibles, ne perçoivent pas la prestation au dernier trimestre 2021. Le taux de non-recours au RSA, soit la part des foyers éligibles au RSA qui ne le perçoivent pas, est estimé entre 33 % et 37 %. Pour 42 % de ces foyers non-recourants, le montant mensuel de RSA non perçu par unité de consommation est de 200 euros ou moins, et de 400 euros ou plus pour 41 %. Parmi les foyers éligibles au RSA au dernier trimestre 2021, 22 % à 25 % ne le perçoivent pas depuis deux ou trois trimestres.


La santé sur votre territoire : guide pour les élus municipaux :  Se repérer, fixer le cap, agir pour l’accès aux soins. La Fédération hospitalière de France, avec de nombreux acteurs, défend la mise en place d’une loi de programmation pluriannuelle en santé, permettant de mieux articuler les besoins de la population, les moyens et l’organisation des soins sur le long terme. C’est un guide conçu pour permettre de mieux se repérer dans l’organisation du système de santé. Il vise à clarifier le rôle des différents acteurs, à mieux comprendre le fonctionnement de l’hôpital et du secteur médico-social publics, ainsi qu’à identifier les lieux où les élus peuvent utilement intervenir dans la gouvernance sanitaire. En matière de santé, l’efficacité de l’action publique repose en effet d’abord sur une bonne compréhension des organisations et des responsabilités de chacun.

Lire le reste de cet article »

Logements et changement climatique : quels impacts, dans l’agglomération ?

Publié le 3 avril 2026

Précipitations, sécheresses, vagues de chaleur : le changement climatique accroît la probabilité et l’intensité des aléas naturels, fragilisant le bâti. Alors que les effets climatiques pèsent déjà sur la santé des habitants, le confort thermique devient un levier majeur d’adaptation, d’après une publication de l’OBS’Y du 25 mars 2026.

De manière générale, les habitations situées en périphérie sont davantage exposées aux risques naturels. À l’inverse, les logements en cœur de ville subissent principalement les effets de la chaleur, en raison des îlots de chaleur urbains (ICU), de l’effet canyon des rues bordées d’immeubles, phénomène amplifié par la multiplication des vagues de chaleur.

Après les épisodes marquants de 2003, 2018 et 2022, l’été 2023 se classe comme le quatrième été le plus chaud observé. L’inadaptation d’une partie du parc immobilier à ces conditions climatiques constitue un défi croissant, en particulier pour les populations les plus vulnérables.

Lire le reste de cet article »

Parc locatif social dans les quartiers IRIS de Grenoble fin 2024

Publié le 27 mars 2026

L’INSEE vient de publier les données au 1er janvier 2024 concernant le parc locatif social dans les quartiers IRIS.

Le parc locatif social se restreint à l’ensemble des logements, conventionnés ou non, des bailleurs des catégories suivantes : Organisme public de l’habitat (OPH), Entreprise sociale pour l’habitat (ESH) ou associations agréées et les logements conventionnés des Sociétés d’économie mixte (SEM) agréées.

Les logements conventionnés sont ceux qui ont fait l’objet d’une convention entre l’État et le propriétaire bailleur du logement. Cette convention donne droit à l’aide personnalisée au logement (APL) pour les locataires qui remplissent les conditions d’octroi.

A Grenoble au 1er janvier 2024 il y avait 17 639 logements sociaux dans ce parc. Le taux de vacance est mesuré au 1er janvier de l’année, il est très faible pour le logement social à Grenoble, seulement 2,3% et le taux de vacance de plus de 3 mois est seulement de 0,9%.

Lire le reste de cet article »

ADES  - Le Rouge et le Vert
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.