Déclaration d’arrêt définitif de travaux miniers pour la mine de sel CHLORALP implantée à Hauterives (Drôme). La mine de Hauterives (26) fait partie du groupe Vencorex (lui-même détenu par le groupe thaïlandais PTTGC), dont la filiale Vencorex France a été liquidée en mai 2025. La plateforme chimique du Pont-de-Claix (38) était l’unique exutoire de la production de sel de la mine (industrie du chlore). Aucune reprise de la mine n’est envisagée. Elle doit donc procéder à l’arrêt de ses activités. Une déclaration d’arrêt des travaux miniers a été déposée en ce sens auprès de madame la préfète de la Drôme. La DREAL est chargée de l’instruction. Une consultation publique a lieu; les observations et propositions du public, déposées par voie électronique, doivent parvenir à l’autorité publique avant le 12 juillet 2026.
Votes des député-es de l’Isère sur la loi sur l’aide à mourir, le 30 juin 2026 ? Les Écologistes Cyrielle Chatelain et Jérémie Iordanoff (2e et 5e circonscriptions), la socialiste Marie-Noëlle Battistel (4e circonscriptions) et les Insoumises Élisa Martin et Sandrine Nosbé (3e et 9e circonscription) ont voté en faveur du texte, comme en mai 2025 et février 2026. Comme Alim Latrèche, suppléant de Camille Galliard-Minier, élue de la majorité présidentielle sur la première circonscription, ainsi qu’Alexis Jolly du RN député (6ème circonscription).A droite, le député LR Yannick Neuder (7e circonscription) a voté contre, ainsi qu’Hanane Mansouri, élue UDR (Ciotti) sur la 8e circonscription et le député RN de la 10e circonscription Thierry Perez.
L’eau en danger : face aux risques du Projet de loi d’urgence agricole, un appel à une mobilisation générale pour sauver la politique de gestion de l’eau au nom de tous ses usagers. Les sénatrices et sénateurs sont sur le point de voter un projet de loi d’urgence agricole, qui met en danger l’accès à une eau de qualité des Françaises et des Français et qui entrave de manière significative la faculté du secteur agricole à assurer une véritable adaptation aux contraintes climatiques et environnementales. Citoyens, collectivités locales, agriculteurs et agricultrices, nous serons tous perdants. A la veille des débats en séance publique, les associations nationales de collectivités locales, représentantes des services publics de l’eau, fédérations professionnelles, associations d’experts, associations de consommateurs, ONG environnementales et personnalités du secteur de l’eau en appellent à la responsabilité des sénateurs et du gouvernement pour protéger l’eau, notre santé et notre environnement. https://amorce.asso.fr/actualite/l-eau-en-danger-face-aux-risques-du-projet-de-loi-d-urgence-agricole-un-appel-a-une-mobilisation-generale-pour-sauver-la-politique-de-gestion-de-l-eau-au-nom-de-tous-ses-usagers
Découvrez les coulisses de l’exceptionnelle ressource en eau dont bénéficient les habitants de la Métropole grâce à un service public essentiel qui s’en occupe de A à Z, a connu des périodes sombres mais aussi de nets succès.
Depuis 2015, le service public de l’eau est métropolitain et la Ville de Grenoble en a été, depuis plus d’un siècle, un acteur majeur ; grâce à l’ADES et ses élu-es depuis 1989, que le service actuel est redevenu 100% public, (Histoire d’eau grenobloise « ADES – Le Rouge et le Vert) avec des tarifs parmi les plus bas des grandes agglomérations et une qualité de l’eau potable excellente, c’est pourquoi le service public recommande de boire l’eau du robinet ; 90 % des usagers reçoivent de l’eau naturellement pure et non traitée, issue des champs captant de Rochefort pour la nappe phréatique du Drac et de Jouchy-Pré Grivel pour la nappe phréatique de la Romanche.
On le sait, boire l’eau de la Métropole de Grenoble c’est bénéficier d’une eau de qualité exceptionnelle, à portée de robinet. Mais avez-vous tous connaissance des coulisses de notre eau potable, comment est-elle captée, protégée, surveillée et acheminée jusqu’aux robinets ?
Grenoble Alpes Métropole souhaite faire connaître davantage cette particularité locale à travers une nouvelle campagne d’information. L’objectif : rappeler les garanties qui entourent l’eau du robinet, déceler le vrai du faux, découvrir comment elle est filtrée par la nature pour arriver dans nos foyers sans aucun traitement…
L’étude analyse la capacité financière des collectivités locales à faire face aux enjeux majeurs auxquels est confronté l’exercice de leurs compétences dans le domaine de l’eau. Elle s’appuie notamment sur une prospective à l’horizon 2040 du financement des services publics d’eau et d’assainissement et sur des simulations portant sur la taxe GEMAPI. L’étude prend la forme d’un rapport, également disponible sous forme de diapositives.
Le petit cycle et le grand cycle de l’eau font chacun l’objet d’un déficit d’investissement structurel pour le bloc communal, de l’ordre de respectivement 4,4 et 2,0 Mds€ par an. Les services d’eau potable et d’assainissement doivent en effet composer avec des infrastructures vieillissantes, des normes de plus en plus exigeantes et la gestion des pollutions émergentes. Dans la métropole, les services publics de l’eau et de l’assainissement renouvellent les réseaux à un peu moins de 1% par an ce qui est plutôt positif par rapport à la moyenne des autres agglomérations. Mais il faudrait tout de même accélérer les investissements, heureusement les services sont peu endettés et les tarifs très raisonnables.
La saison estivale dans les piscines Jean Bron et Les Dauphins, se poursuivra jusqu’au 30 août. La piscine des Dauphins se met, elle aussi, à l’heure d’été et ouvre ses espaces extérieurs. Cette année encore, la piscine Jean Bron proposera des matinales dès 7h30 et des nocturnes jusqu’à 20h30 chaque semaine les mardis et jeudis. De nombreuses activités pour tous les âges seront également proposées dans les deux piscines. Pour la saison estivale, la piscine Bulle d’O fermera ses portes comme tous les ans (du 14 juin au 31 août).Le détail des tarifs est à retrouver sur le site. Nouveauté cette année : il est désormais possible d’acheter directement ses entrées piscine en plein tarif en ligne via l’application TIKSY ou à l’adresse suivante. Pour bénéficier du tarif Grenoblois-es, il faudra au préalable charger sur la plateforme un justificatif de domicile qui devra être validé par la direction des sports avant l’achat des tickets.Depuis le 31 mars, la piscine Jean Bron est ouverte en mode « 3 saisons » pour accueillir sur le bassin de 25 mètres le grand public, les usager-es de la piscine Clos d’Or en travaux et les scolaires. Une expérimentation couronnée de succès avec près de 8200 entrées recensées (dont plus de 3700 entrées grand public). Une expérience qui sera donc pérennisée dès la rentrée, première étape dans la perspective d’une ouverture à l’année.
Supprimer les CCAS ? L’Unccas dénonce une attaque contre le premier réseau de solidarité national. Alors que l’Unccas (Union nationale des centres communaux d’action sociale) s’apprête à célébrer son centenaire, un amendement parlementaire déposé dans le cadre de l’examen du projet de loi « portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales » prévoit de rendre facultatifs les CCAS pour l’ensemble des communes françaises. Toute commune pourrait ainsi décider de dissoudre sa structure et d’exercer elle-même ces missions. Une récidive qui traduit une méconnaissance de l’action sociale locale. Cette proposition n’est pas nouvelle. Il y a tout juste un an, une mesure similaire, inspirée des recommandations du rapport Ravignon, avait déjà été envisagée avant d’être abandonnée face à la mobilisation des élus locaux, des parlementaires et des associations de solidarité. Sa réintroduction aujourd’hui, sans concertation avec les principaux acteurs concernés, témoigne d’une méconnaissance persistante de ce que sont réellement les CCAS/CIAS et de leur travail quotidien.
Lancement du projet Archives vivantes de la Villeneuve (1972-2027). Une aventure collective pour préserver et transmettre les mémoires du quartier à travers photographies, films et témoignages. Les jeunes du Studio 97 participeront à cette démarche cet été, tandis que le Mois de la Photo 2026 poursuit sa préparation avec un record de 269 candidatures reçues. Si vous possédez des photographies, films ou documents sur la Villeneuve, prendre contact par cette adresse mail. Pour voir et entendre les récits du quartier, le samedi 13 juin dans le parc Jean Verlhac, une nouvelle émission de « Dédales et des gens », a été réalisée avec les habitant·es et acteurs du quartier. Les actions de parentalité numérique continuent d’accompagner familles et professionnel·les face aux enjeux des écrans et des médias. Voir sur le site de la maison de l’Image.
Forcer une borne incendie pour se rafraîchir peut sembler anodin par forte chaleur. C’est pourtant illégal, potentiellement mortel, et désastreux pour nos réserves d’eau. En quelques jours quatorze bornes ont déjà été ouvertes illégalement sur le territoire de la Métro.
Avec le retour des fortes chaleurs, un phénomène inquiétant refait surface dans la métropole grenobloise : le « Street Pooling ». Cette pratique consiste à forcer l’ouverture d’une borne incendie pour inonder la rue et tenter de se rafraîchir.
Derrière l’apparente fraîcheur, les dangers sont bien réels. La pression extrême de l’eau peut provoquer des blessures graves, voire des électrocutions si des équipements électriques sont inondés. La circulation est également perturbée, créant des risques d’accidents. Mais le plus préoccupant reste l’impact sur la sécurité collective : en neutralisant ces points d’eau, on prive les pompiers d’un outil indispensable pour lutter contre les incendies.
Voici le communiqué de presse des associations Générations Futures, Notre Affaire à Tous et BLOOM, du 21 mai 2026 qui saisissent la justice contre les carences de l’Etat concernant le développement des PFAS dans un très grand nombre de procédés industriels. Les requérants veulent le contraindre à agir contre la contamination de l’environnement et du corps humain par ces molécules chimiques, très dures, quasi impossibles à détruire.
« Les associations Générations Futures, Notre Affaire à Tous et BLOOM ainsi que des riverain·es de territoires hot spots contaminés, représentés par Me Antoine Clerc, attaquent l’État devant le tribunal administratif de Paris pour faire reconnaître sa responsabilité dans le scandale Nos recherches montrent que l’État a connaissance des risques associés aux PFAS ainsi que de la contamination du territoire français depuis plus de quinze ans. Si la toxicité des PFAS est connue des industriels qui les produisent depuis les années 1960, le grand public n’en prend connaissance qu’à partir de la fin des années 1990 aux États-Unis. Dès les années 2000, des institutions internationales et européennes se saisissent du sujet en réglementant de premières molécules et en conduisant de premières études. D’après nos recherches, en France, c’est en 2008 que les institutions commencent à prendre conscience du sujet : de premiers rapports du Parlement ou d’agences publiques alertent sur les risques associés aux PFAS et sur la contamination du territoire national. Les premiers hot spots comme la Vallée de la chimie à Lyon y sont expressément identifiés, or ce n’est que dix ans plus tard que les citoyen·nes de ces territoires commenceront à prendre connaissance du scandale.
Dans un rapport d’information deux députés, Gabriel Amard et Jean-Michel Brard pointent le retard pris par la France pour mettre en œuvre la directive Eau potable de 2020, notamment en matière d’accès universel à l’eau et de lutte contre les pollutions. En cause principalement le fait que les collectivités locales aient été laissées sans soutien et sans moyen face à de nouvelles responsabilités plus lourdes et plus complexes. Ils proposent 42 recommandations pour redresser la situation.
Il s’agit du rapport d’information sur les conséquences pour les collectivités territoriales de la transposition et de la mise en œuvre de la directive européenne du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine
La directive est issue d’une initiative citoyenne européenne intitulée « L’eau, un droit humain », elle constitue une étape importante dans la consécration du droit d’accès pour tous à une eau potable de qualité. Transposée en droit français par l’ordonnance n° 2022-1611 du 22 décembre 2022, le texte introduit de nouvelles exigences de qualité, en particulier vis-à-vis des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), et invite les services d’eau potable à mettre en place une approche préventive fondée sur l’analyse des risques couvrant l’ensemble de la chaîne de distribution de l’eau. Elle instaure également de nouvelles obligations pour les communes et leurs groupements, notamment au travers de l’établissement d’un diagnostic territorial destiné à identifier les populations dépourvues d’un accès suffisant, voire privées de tout accès, à l’eau potable.
La piscine Jean Bron est ouverte.Après une première expérimentation réussie à l’automne 2025, la piscine Jean Bron ouvre du 30 mars au 5 juin 2026 pour accueillir sur le bassin de 25 mètres les scolaires et les associations usagères de la piscine du Clos d’Or, mais aussi le grand public sur des horaires dédiés : les lundis et mercredis de 12h à 13h30, les mardis, jeudis et vendredis de 17h30 à 19h40 et les samedis de 9h à 12h40. Barnums chauffés et isolés, couvertures thermiques, reprise des huisseries, installation d’éclairages LED… Cette ouverture précoce a été rendue possible grâce à des aménagements spécifiques, garantissant une température de l’eau de 27°C et des espaces d’accueil à 24°C. À l’automne dernier, plus de 5 550 usagers et usagères avaient ainsi pu bénéficier de l’équipement dans ces mêmes conditions.
La 90e Foire des Rameaux ouvre ses portes jusqu’au dimanche 19 avril.Elle accueille chaque année plus de 400 000 visiteurs et visiteuses. Cette année, en raison des travaux aux alentours, les accès à la foire ont été réorganisés. La Ville recommande tout particulièrement de venir en transports en commun, à vélo ou à pied. Des aménagements d’horaires sont mis en place pour améliorer le quotidien des riverain-es, ainsi qu’une baisse de la sonorisation. La foire agit aussi pour la transition écologique en poursuivant les efforts en matière de gestion des déchets avec la mise en place du tri sélectif qui s’améliore d’année en année, d’économie d’énergie (ampoules led pour les manèges), tout en respectant la nature (environ 200 platanes taillés régulièrement et une attention importante est portée à la préservation de l’ensemble du patrimoine arboré lors de l’installation et de l’exploitation de la Foire des Rameaux sur le site de l’Esplanade.
État de santé des livreurs des plateformes : une étude inédite révèle des chiffres alarmants.Cette étude SANTÉ-COURSE, publiée le 31 mars 2026, est la première à documenter à grande échelle l’état de santé et les conditions de vie et de travail des livreurs en France. Elle révèle un état de santé largement dégradé par des conditions d’exercices indignes. Médecins du Monde, la Maison des Livreurs de Bordeaux et la Maison des Coursiers de Paris réclament que les pouvoirs publics prennent des mesures pour contrer les effets de l’ubérisation sur les conditions de travail et la santé des livreurs. Plus de 60 heures par semaine, un salaire inférieur au smic, un salaire moyen de 6 euros de l’heure ! Les livreurs sont à 98% des travailleurs immigrés. Une santé mentale fortement fragilisée : 45 % des livreurs enquêtés sont en situation de détresse psychologique (caractérisée par des troubles anxio-dépressifs modérés à sévères).
Le Conseil d’analyse économique (CAE) propose, dans une note, publiée le 22 janvier 2026, près d’une dizaine de pistes de réforme. Il insiste sur la question de la tarification de ce service public essentiel qui repose aujourd’hui de manière disproportionnée sur les ménages, tandis que l’agriculture et l’industrie, pourtant grandes consommatrices et sources de pollution, contribuent relativement peu, traduisant une application imparfaite du principe pollueur-payeur et appelant un réexamen des redevances.
La France est confrontée à une crise hydrique croissante, amplifiée par le changement climatique, alors même que les infrastructures sont vieillissantes : près d’un litre sur cinq serait perdu dans les réseaux, et le rythme actuel de renouvellement impliquerait plus d’un siècle et demi pour moderniser l’ensemble du patrimoine. Elle exige donc un surcroît d’investissement pour fiabiliser et moderniser les réseaux, mais aussi une sobriété accrue des usages de l’eau.
Face à ces enjeux, le modèle économique du secteur, fondé sur le principe « l’eau paie l’eau », donc largement dépendant des volumes consommés, apparaît aujourd’hui inadapté. Alors qu’une large part des coûts des services d’eau sont fixes, la baisse structurelle des consommations, encouragée par les politiques de sobriété, fragilise leur financement.
La planète vit désormais « au-delà de ses moyens » en eau, alerte un rapport de l’ONU. Un nouveau rapport de l’ONU décrit ce basculement et affirme que la planète est entrée dans une « ère de faillite hydrique mondiale ». Depuis des décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « crise mondiale de l’eau ». Un terme devenu, selon le rapport, trompeur. Le mot “crise” suggère quelque chose de temporaire : un choc, une urgence, puis un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu. Le rapport forge un concept nouveau : la faillite hydrique. Elle désigne un état post-crise durable, où l’usage et la pollution de l’eau ont dépassé les apports renouvelables, et où le capital naturel – nappes, zones humides, sols, rivières, glaciers – est endommagé de manière irréversible ou à un coût prohibitif. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible ».
2025 a été la troisième année la plus chaude de l’Histoire : cinq faits marquants à retenir. L’observatoire européen du climat Copernicus dévoile son rapport définitif sur l’état du climat en 2025 (en anglais). Selon ce rapport sur les faits climatiques marquants de 2025, la température moyenne mondiale s’est établie à 14,97°C, soit 1,47°C au-dessus des niveaux préindustriels (1850-1900). 2025 se classe en troisième position des plus chaudes jamais enregistrées, à peine 0,01°C derrière 2023. En première position, l’année 2024 affichait 1,60°C de réchauffement par rapport au 19ème siècle.
Passoires thermiques : deux publications pour un panorama de l’aire grenobloise. L’Agence d’urbanisme de la région grenobloise propose deux publications complémentaires sur le sujet des passoires thermiques, pour un panorama global des enjeux à l’échelle de l’aire grenobloise. À travers cette publication, l’Agence présente les enjeux de rénovation des bâtis sur son périmètre d’intervention, et dresse un portrait des logements étiquetés F ou G, qualifiés de passoires thermiques, dans le parc résidentiel privé. Leur présentation est prévue lors d’un webinaire le 27 janvier de 9h à 10h30.
Au moment où le projet de DataOne, d’implantation d’un Datacenter à Eybens est décidé, ne devant pas dépasser, à terme, 200 MW de puissance électrique maximum au lieu du 1GW prévu, il est important de faire le point sur les impacts de ces implantations qui posent de sérieux problèmes de consommation électrique et d’impacts sur l’environnement. Un article indique qu’une quinzaine de projet font l’objet de contestation : Datacenters : une quinzaine de projets font l’objet de contestation
Au même moment, l’Ademe publie 5 scénarios prospectifs démontrant que cette frugalité est indispensable au respect des objectifs climatiques. « Génération frugale » (le plus sobre, avec dénumérisation et moratoire sur les nouvelles constructions), « Coopérations territoriales » (développement concerté avec les territoires, encadré par des normes sans moratoire, ciblant les usages prioritaires pour la santé, l’environnement et la société tout en favorisant les synergies locales), « Technologies vertes » (innovation technologique et souveraineté numérique), et « Pari réparateur » (compensation des impacts par la technologie).
Samedi 13 décembre 2025 à partir de 12 h : Fête de la noix contre les projets à la noix de la microélectronique. A Bernin, en face de Soitec où se trouve le terrain agricole occupé irrégulièrement par cette entreprise. Croziflette et vin chaud, goguette et brasero… STopMicro | De l’eau, pas des puces !
Les Deux-Alpes et l’Alpe d’Huez, ces montagnes qu’il fallait « défoncer ». C’est le titre d’un article de Médiapart qui décrit dans le détail de nombreuses irrégularités effectuées par la Sata (Société d’aménagement touristique de l’Alpe d’Huez). Après avoir obtenu la délégation de service public (DSP) de la station, en 2020, dans des conditions troubles, et avoir installé le téléphérique Jandri 3S pour un coût de 148 millions d’euros, elle s’est livrée à de nombreuses opérations de réaménagement sur les milieux naturels du domaine skiable. Sans autorisation. Et elle a touché au glacier de Mont-de-Lans…
Territoire d’eau en transition écologique.Le label « Territoire d’eau en transition écologique » a été décerné cette année, lors du 39e congrès d’Amorce, à 21 collectivités (EPCI et syndicats). Nouveauté de cette troisième session de labellisation : le référentiel propose dorénavant trois niveaux de reconnaissance afin de valoriser les efforts menés par les collectivités depuis la mise en place de leur stratégie jusqu’aux résultats. Pour le second niveau de labellisation « Territoire d’eau en transition écologique + », six collectivités ont reçu un trophée, dont Grenoble Alpes Métropole.
Pillage climatique : comment une puissante minorité d’ultra-riches plonge le monde dans le chaos. À l’approche de la COP30, qui se tiendra à Belém, au Brésil, une nouvelle étude Oxfam dévoile que le mode de vie à forte empreinte carbone des ultra-riches épuise le budget carbone restant de la planète. Pire encore, les inégalités se creusent avec le temps. Intitulé « Pillage climatique : comment une puissante minorité plonge le monde dans le chaos », le rapport montre qu’une personne faisant partie des 0,1 % les plus riches de la planète émet plus de CO₂ en une seule journée qu’une personne parmi les 50 % les plus pauvres n’en émet en une année entière.
Derniers résultats de l’inventaire forestier national : surface en extension, santé des arbres qui se dégrade et autres faits marquants. Selon les résultats de la dernière campagne d’inventaire forestier national, la forêt française poursuit son expansion, mais son état de santé se dégrade, notamment sous l’effet d’aléas climatiques plus fréquents et plus intenses. Maladies, altération, mortalité : les données collectées révèlent une situation qui doit nous alerter.
PFAS : vers une surveillance élargie. Restreindre l’utilisation des composés per- et polyfluoroalkylées (PFAS) est une priorité pour limiter leurs émissions dans l’environnement et les pollutions qui en découlent. Face à une famille de substances aussi vaste et hétérogène, identifier les plus préoccupantes est un élément majeur pour optimiser les dispositifs de surveillance. Pour la première fois, l’Anses a compilé et exploité les données de contamination disponibles dans l’ensemble des milieux de l’environnement, l’alimentation, les produits de consommation et la biosurveillance, etc. en France. A l’issue de ce travail, l’Anses dresse un état des lieux de la contamination par les PFAS et propose des stratégies de surveillance adaptées à ces substances. Peu de PFAS actuellement surveillés. Leur toxicité est connue de manière parcellaire. Parmi les milliers de composés PFAS, peu d’entre eux sont recherchés et documentés, exception faite des quelques substances intégrées dans les dispositifs de contrôle réglementaires. Aujourd’hui, quatre PFAS sont règlementés et surveillés dans certains aliments (œufs, produits carnés et produits de la pêche). Vingt PFAS sont listés dans la directive eau potable et intègreront la surveillance obligatoire à partir du 1er janvier 2026.
Rapport d’information sénatorial sur le logement des jeunes. Les rapporteurs dressent le constat d’une situation économique et sociale alarmante de la jeunesse et identifient deux moments-clés dans le parcours de logement des jeunes sur lesquels agir : le départ du domicile parental, avec les études ou l’entrée dans la vie active, nécessitant un accompagnement au sein d’un logement en résidence dédiée ; l’accès à un logement autonome, d’abord en tant que locataire puis en tant que propriétaire. Ils formulent 25 recommandations pour mieux loger les jeunes, qui se résument en trois actions : programmer, accompagner et innover.
Les impacts environnementaux des extensions de STMicro et de Soitec sont considérables. Les extensions de STMicroelectronics et Soitec, ainsi que le lot de nuisances qu’elles génèrent, ne se font pas toutes seules : elles sont le résultat de décisions politiques, dont une partie est prise à échelle très locale par les affreux bétonneurs de la communauté de communes du Grésivaudan (CCLG). Chargée de la compétence économique et fervente défenseuse de l’industrie micro-électronique, la CCLG est un des acteurs centraux qui rend possible la bétonisation galopante et la pollution du Grésivaudan au profit des multinationales de puces : vente et location de parcelles, financement des travaux sur les infrastructures dont dépendent les usines (adduction d’eau, extension de la gare de Brignoud), collusion public-privé (Serge Pommelet, le PDG d’Ectra est conseiller communautaire à la CCLG),
Le projet de méga-bassine destiné initialement à alimenter les canons à neige de la station haut-savoyarde a été retoqué par le tribunal administratif de Grenoble, qui ne voit aucune « raison impérative d’intérêt public majeur » permettant une dérogation à l’interdiction de destruction des espèces protégées. Une décision qui pourrait faire jurisprudence sur d’autres dossiers.
Le Tribunal a donné raison aux associations et collectifs citoyens qui se sont mobilisés contre le projet de retenue de Beauregard depuis 5 ans, en annulant l’autorisation préfectorale pour l’aménagement de la retenue, le prélèvement d’eau et le renforcement du réseau neige de La Clusaz.
La conclusion du jugement du 23 juillet 2025 est claire, le projet contesté « ne répond pas à une raison impérative d’intérêt public majeur au sens des articles L. 411-1 et suivants du code de l’environnement. » Cela étant la condition sine qua none pour obtenir légalement une dérogation à l’interdiction de destruction des espèces protégées, le projet est donc jugé illégal.
À Flaubert, Grenoble repense l’espace public pour une ville plus juste, plus verte, plus vivante. Dans le quartier Flaubert de Grenoble, d’anciennes friches industrielles laissent désormais place à des bâtiments éco-conçus, des jardins partagés, des voies apaisées et des espaces publics pensés pour la santé, la biodiversité et la convivialité. Depuis janvier 2025, une nouvelle étape de cette grande transformation est en cours. Parmi les chantiers emblématiques : la requalification de la rue Marceline Desbordes-Valmore, l’aménagement de jardins en cœur d’îlots, l’extension du parc Flaubert à 3,5 hectares grâce à la débitumisation de la rue du même nom. Ces transformations répondent à une logique claire : désimperméabiliser, végétaliser, ralentir, relier. Autant de principes d’urbanisme favorables à la santé, au climat et au lien social, promus avec constance par la majorité municipale.
A Grenoble, des vasques de 1675 remises en eau. Suite à plusieurs semaines de rénovation, les vasques de la rue Montorge ont été remises en marche le 9 juillet 2025, après plus de 15 ans de fermeture. La Ville a requis l’aide d’une restauratrice pour assurer la conservation des pierres des fontaines, construites en 1675. La pompe a été changée et le système antérieur, qui fonctionnait à puit perdu, a été entièrement refait pour faire fonctionner les fontaines en circuit fermé : l’eau n’est plus rejetée directement dans les canalisations comme c’était le cas avant. A propos des fontaines, certains s’étonnent de la non remise en eau de la Fontaine des 3 Ordres sur la place Notre Dame. Nous avons demandé les informations auprès de la ville pour mieux comprendre la situation. Cette fontaine est un monument historique. Pour la remettre en eau, il ne s’agit pas seulement de réparer la fontainerie, mais aussi toute la structure qui présente des fragilités et nécessite une étude complète de la structure, pour bien identifier les dommages causés par le temps et engager les travaux de restauration pour lui redonner toute sa place de monument historique et de rafraîchissement par ses jets d’eau pour une longue durée.
Bibliothèque Chantal Mauduit : le nouveau bibliobus dessert les quartiers Eaux Claires et Mistral. En février dernier, la bibliothèque Chantal Mauduit était incendiée et partiellement détruite. Dès le mois de mars, la Ville annonçait son plan d’action pour maintenir ce service public de proximité. Parmi ces propositions de continuité de la bibliothèque «hors les murs», la Ville a annoncé l’achat d’un bibliobus pour maintenir un accès à la lecture en proximité aux habitant-es des quartiers Eaux Claires et Mistral. Depuis le 17 juin, le bibliobus est présent sur 4 créneaux chaque semaine pour emprunter des documents, participer à des ateliers ou simplement faire une pause lecture en plein air.
Le BRGM, établissement public expert du sol et du sous-sol, assure la surveillance des nappes phréatiques en France. Afin de surveiller le niveau des nappes d’eau souterraine, le BRGM assure le suivi du réseau national piézométrique qui comporte 1650 points de forage. Ces derniers permettent de connaître en temps réel l’état quantitatif des grandes nappes phréatiques exploitées. À partir de ces données, le BRGM édite notamment un bulletin de situation des nappes afin de décrire l’état des nappes d’eau souterraine.
Publié jusqu’à présent tous les mois, son bulletin de situation des nappes d’eau souterraine évolue en juin 2025. Désormais, la carte de situation des nappes sera publiée tous les 15 jours, avec une situation actualisée au 1er et au 15 de chaque mois.
Au 1er juillet 2025, la vidange se poursuit sur les nappes phréatiques. Après plusieurs mois de pluies efficaces mais déficitaires, la situation continue de se dégrader. 39% des points d’observation sont sous les normales mensuelles, bien plus qu’en 2024 (17%).
La facture de l’eau est inférieure, et de beaucoup, à la Métro par rapport à la moyenne française. Le prix du service de l’eau potable (production, transfert et distribution aux usagers) et de l’assainissement collectif (collecte, transport et dépollution des eaux usées) est, en France, en forte augmentation depuis deux ans, mais pas à la Métro. Selon le rapport 2025, piloté par l’Office français de la biodiversité (OFB) et le ministère de la Transition écologique, publié le 7 juillet et fondé sur des données 2023 émanant des collectivités en charge des compétences eau potable et assainissement, le prix global moyen de l’eau TTC au 1er janvier 2024, pour une consommation moyenne annuelle par foyer de 120 m³ s’établit en France à 4,69 euros/m³, alors qu’à la Métro la facture est de 3,41 €/m3 TTC en 2025. L’absence de traitement de l’eau et la bonne gestion en régie du service font la différence.
Réseau des LAEP (lieux d’accueil Enfant Parents). Passe-passe budgétaire pour 100 000 euros par an. Le budget départemental a été voté sans accorder la subvention annuelle qu’il octroyait à ces lieux. Le Conseil Départemental de l’Isère qui n’avait pas averti par courrier les structures concernées, prend appui sur un resserrement budgétaire sur ses compétences propres. Une semaine banalisée départementale des LAEP a permis d’alerter la presse et les élu.es. Notons que sans cette aide, nombre de LAEP qui jouent un rôle essentiel dans l’entrée en socialisation des familles des tous jeunes vont devoir fermer. Lire l’article du Dauphiné du 9 juillet 2025 à propos de La Marelle, plus ancienne et grosse structure de ce type, située à l’Abbaye.
Le Service public de conseil en énergie : guichet unique des métropolitains. Après plusieurs mois de travail entre la Métropole et l’ALEC, le Service public de conseil en énergie voit le jour. Ce service propose des conseils, des accompagnements, des ressources et des animations, dédiés aux métropolitains, sur les sujets des économies d’énergie et de la rénovation des bâtiments. Il est également le relais local France Rénov’. Sa signature vise à rendre davantage visible le rôle de la Métropole en faveur des politiques de transition énergétique, et afficher sa complémentarité avec l’Agence locale de l’énergie et du climat de la grande région grenobloise. Le service Info Énergie en Isère, porté par les EPCI iséroises et mis en œuvre par l’Ageden, continue à informer les habitants de l’Isère, hors périmètre métropolitain.
En 2023, le Département de l’Isère avec l’aide de l’Agence de l’eau, a lancé une étude prospective sur la ressource en eau liée au changement climatique. Elle vient d’être publiée sur son site internet. Elle a coûté 300 000 €, somme répartie à égalité entre le Département et l’Agence de l’eau.
Le changement climatique est déjà très visible en Isère avec la hausse des températures, la remontée de la limite pluie neige, la modification de l’hydrologie des cours d’eau… Autant de phénomènes qui impactent déjà la satisfaction des besoins des différents usages de l’eau (industrie, agriculture, eau potable…) et les milieux naturels (rivières, zones humides, etc.).
Le volet prospectif du diagnostic est envisagé à 3 horizons, court, moyen et long terme, selon 2 scenarios d’émissions de gaz à effet de serre (GES) du GIEC : le scénario avec politique mondiale de diminution des GES et le scénario sans politique de diminution des GES.
Les résultats de ce travail concernent les 11 bassins versants isérois. Pour mener l’étude prospective, deux bureaux d’études Auxilia et Hydroclimat ont exploité les résultats bruts du projet national Explore 2, réalisé par un consortium scientifique de laboratoires de recherche français. La démarche a été validée par un comité scientifique composé de chercheurs de l’INRAE, de l’Université Grenoble Alpes, d’EDF Hydro et de Météo-France.