
Le terme de « décommercialisation », construit par analogie avec celui de « désindustrialisation », a été conçu pour alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur l’augmentation de la vacance commerciale, perceptible de longue date dans les territoires ruraux et les petites villes, mais qui tend également à toucher désormais les villes moyennes et jusqu’aux grandes métropoles, avec en particulier les nombreuses faillites d’enseignes vestimentaires.
Cette multiplication des locaux vides dans les centres-villes et les centres-bourgs, mais également dans les galeries marchandes et jusque dans les zones commerciales périphériques suscite beaucoup d’inquiétudes, qui se sont notamment exprimées à l’occasion des récentes élections municipales.
À l’issue d’une quarantaine d’auditions, les rapporteurs du Sénat considèrent que si le commerce vit des transformations profondes et très rapides, le commerce physique, essentiel pour la vitalité et la cohésion sociale de nos villes et de nos bourgs, a toujours un avenir à la condition de faire preuve de créativité et de réactivité.
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