Archives pour le mot-clef ‘santé’

Vagues de chaleur à Grenoble : adapter la ville et protéger les plus fragiles

Publié le 3 juillet 2026
Photo Le DL /Ève Moulinier

Le printemps 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec la journée la plus chaude jamais enregistrée le 26 mai. L’amplification du réchauffement climatique se poursuit et ses conséquences pour les personnes, les animaux, la biodiversité et les biens se font de plus en plus prégnantes.

A cause de sa situation géographique au cœur des montagnes et de sa forte densité de population (environ 156 000 habitant-es sur 18km²), Grenoble figure parmi les villes françaises les plus vulnérables au changement climatique. Il est donc vital d’y être plus ambitieux qu’ailleurs. Des températures à plus de 40° ont été enregistrées pendant le mois de juin, avec plusieurs jours de canicule. Dans les Alpes, la température moyenne a déjà augmenté de 2 C° depuis le début du 20e siècle, contre 1,4 C° en moyenne en France. En une cinquantaine d’années, les glaciers des Alpes françaises ont perdu 38 % de leur superficie. Grenoble s’organise.

A long terme, les débitumisations, les plantations d’arbres, la création d’îlots de fraîcheur, les rénovations thermiques, la diminution du trafic automobile, ou encore les expérimentations d’urbanisme permettent d’adapter les espaces publics et les bâtiments au réchauffement climatique.

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Etude logements bouilloires 2026.« Quartiers chauds ! »

Publié le 26 juin 2026

La Fondation pour le Logement a enquêté sur la surexposition des quartiers populaires aux vagues de chaleur :

Dans sa conclusion, la Fondation note que de plus en plus de monde  prend conscience de l’inadaptation des logements aux canicules, les politiques publiques se font dangereusement attendre. La Fondation pour le Logement appelle à la mobilisation collective de l’Etat, des collectivités, des acteurs de l’immobilier, des bailleurs, des associations, pour mettre en place dès aujourd’hui des solutions concrètes pour que les logements ne soient plus des bouilloires. Des solutions existent, et sont activables dès aujourd’hui.

Cette temporalité est nécessaire compte tenu de l’avancée rapide du réchauffement climatique

Dès la fin du mois de mai, la France a été frappée par une vague de chaleur particulièrement précoce. Il s’agit de la première vigilance canicule déclenchée au mois de mai par Météo France. Depuis plusieurs mois déjà, les modèles climatiques projetaient que l’été 2026 serait marqué par de forts épisodes de canicule en France.

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Rapport européen sur les drogues 2026 : tendances et évolutions

Publié le 19 juin 2026

Le Rapport européen sur les drogues 2026 : tendances et évolutions présente la dernière analyse de l’Agence de l’Union européenne sur les drogues (EUDA) sur la situation en matière de drogues en Europe. Abordant aussi bien l’offre de drogues illicites que leur consommation et les dommages connexes, le rapport propose un ensemble complet de données nationales couvrant ces thèmes ainsi que les services spécialisés de traitement et les principales interventions en matière de réduction des risques.

Ce rapport se fonde sur les informations transmises à l’EUDA par les États membres de l’Union européenne, la Turquie (pays candidat), et la Norvège dans le cadre d’une procédure de rapport annuel. Il insiste sur la diversification des substances mises sur le marché et des chaines d’approvisionnement utilisées par des trafiquants particulièrement violents.

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Chaleur, ozone, pollens, poussières désertiques : un cocktail atmosphérique

Publié le 5 juin 2026

Le 27 mai 2026, Atmo Aura analyse une situation inédite. Depuis plusieurs jours, la région Auvergne-Rhône-Alpes connaît une situation inhabituelle pour la saison : fortes chaleurs, ensoleillement marqué, hausse des concentrations d’ozone, pic de pollens de graminées et arrivée de poussières désertiques. 

Cette combinaison de phénomènes illustre les liens étroits entre conditions météorologiques, qualité de l’air et exposition aux pollens. Elle nécessite une lecture globale de la situation, au-delà d’un seul indicateur. 

Une vague de chaleur précoce, favorable à la formation d’ozone

Cette vague de chaleur présente un caractère exceptionnel par sa précocité. Ces conditions estivales en plein printemps, avec des températures élevées et un fort ensoleillement, sont particulièrement favorables à la formation d’ozone.  

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Confort d’été… L’aide de l’ALEC

Publié le 5 juin 2026

Du 1er au 30 juin, c’est « le Mois de la Fraîcheur » dans la métropole de Grenoble. De nombreuses activités pour comprendre, agir, et s’adapter aux fortes chaleurs. Apprendre à garder son logement frais en été ; écouter des contes sur l’eau ; comprendre la rénovation énergétique ; visiter une zone humique (composition de l’humus) ou encore embarquer dans le camion « Climate Sense » et vivre dans un monde à 50°C !

L’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) accompagne les habitants, les collectivités et les professionnel.les sur les sujets liés aux économies d’énergie, aux énergies renouvelables et à la rénovation

Lorsque la température atteint les 30 °C en extérieur, il est parfois difficile de maintenir son logement au frais. Le confort d’été consiste à maintenir une température agréable à l’intérieur quand le mercure dépasse des sommets dehors ! Cette problématique s’impose donc avec le réchauffement climatique, particulièrement en ville où les températures nocturnes sont élevées dans les îlots de chaleur urbains (ICU). De l’éventail à l’isolation, de nombreuses solutions existent pour mieux vivre dans son logement l’été. Brasseur d’air, rafraîchisseur adiabatique… 

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Les établissements de santé en 2024 : les hôpitaux publics en difficulté

Publié le 5 juin 2026

Les premières fiches de l’ouvrage annuel de la Direction de la recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES)  sur les établissements de santé détaillent, pour l’année 2024, la situation économique et financière des hôpitaux publics et des cliniques privées, la part relevant de l’activité des établissements de santé dans la consommation totale de soins, mais incluent aussi des éclairages portant sur les maternités, les naissances et les interruptions volontaires de grossesses (IVG) dans les établissements de santé.

En 2024, la situation financière des hôpitaux publics se dégrade à nouveau très fortement avec un déficit de 2,9 milliards d’euros, après 2,4 milliards d’euros en 2023, avec sept établissements sur dix déficitaires Le résultat global des cliniques privées à but lucratif reste légèrement positif à 194 millions d’euros mais il décroît aussi par rapport à 2023 (331 millions d’euros).

« La dégradation des comptes financiers des hôpitaux publics se poursuit en 2024

En 2024, le déficit global du résultat net des hôpitaux publics atteint 2,9 milliards d’euros. Cette nouvelle dégradation est largement attribuable à la détérioration du résultat d’exploitation, qui peut notamment s’expliquer par le non-dégel du coefficient prudentiel de 0,7 % des tarifs, décidé fin 2024 et par la réduction des dispositifs de soutien mis en place pendant la crise sanitaire. Elle s’inscrit aussi plus généralement dans un contexte de hausse passée de l’inflation, mais également d’accélération du glissement vieillesse technicité (GVT), suite aux revalorisations salariales décidées lors du Ségur de la santé en 2020. Rapporté aux recettes, le résultat net est négatif, à hauteur de -2,7 % (après -2,3 % en 2023), une proportion inédite depuis 2005, point de départ des observations (graphique ci-dessous).

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A propos des  PFAS :  les carences de l’État

Publié le 29 mai 2026

Voici le communiqué de presse des associations Générations Futures, Notre Affaire à Tous et BLOOM, du 21 mai 2026 qui saisissent la justice contre les carences de l’Etat concernant le développement des PFAS dans un très grand nombre de procédés industriels.  Les requérants veulent le contraindre à agir contre la contamination de l’environnement et du corps humain par ces molécules chimiques, très dures, quasi impossibles à détruire.

« Les associations Générations Futures, Notre Affaire à Tous et BLOOM ainsi que des riverain·es de territoires hot spots contaminés, représentés par Me Antoine Clerc, attaquent l’État devant le tribunal administratif de Paris pour faire reconnaître sa responsabilité dans le scandale Nos recherches montrent que l’État a connaissance des risques associés aux PFAS ainsi que de la contamination du territoire français depuis plus de quinze ans. Si la toxicité des PFAS est connue des industriels qui les produisent depuis les années 1960, le grand public n’en prend connaissance qu’à partir de la fin des années 1990 aux États-Unis. Dès les années 2000, des institutions internationales et européennes se saisissent du sujet en réglementant de premières molécules et en conduisant de premières études. D’après nos recherches, en France, c’est en 2008 que les institutions commencent à prendre conscience du sujet : de premiers rapports du Parlement ou d’agences publiques alertent sur les risques associés aux PFAS et sur la contamination du territoire national. Les premiers hot spots comme la Vallée de la chimie à Lyon y sont expressément identifiés, or ce n’est que dix ans plus tard que les citoyen·nes de ces territoires commenceront à prendre connaissance du scandale.

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Enquête publique concernant la création du centre de stockage des déchets radioactifs Cigéo

Publié le 22 mai 2026

L’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) a déposé une demande d’autorisation de création de l’installation nucléaire de base (INB) du centre de stockage en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et de moyenne activité à vie longue (Cigéo).  Le centre de stockage Cigéo sera installé à la limite des départements de la Meuse et de la Haute Marne.

Une enquête publique préalable à l’arrêté de création est ouverte jusqu’au 2 juillet 2026 à 12 h.

Le contenu du dossier de demande d’autorisation de création est encadré par la réglementation applicable à l’ensemble des installations nucléaires de base (INB), en particulier les articles L.593-7 et R.593-14 à R.593-19 du code de l’environnement relatifs à la création d’une installation nucléaire de base.

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Moustiques-tigres : quels pièges sont efficaces ?

Publié le 15 mai 2026

Face à la prolifération du moustique-tigre, les solutions pour piéger cet insecte se multiplient en magasin et sur le web. Toutes n’ont pas le même rôle, ni la même efficacité. Le média Reporterre fait le tri.

Face à ce fléau, le premier geste — crucial — consiste à supprimer toute eau stagnante chez vous (pots, bâches, gouttières, etc.). Cela ne suffit pas toujours : un voisin moins scrupuleux, un réservoir d’eau inaccessible… Il en faut peu pour que le culicidé continue de sévir. Vous voilà alors à chercher votre salut parmi les solutions vendues en magasin de bricolage ou en ligne.

« Oui, il existe des pièges efficaces, mais il n’y a pas d’outil magique, répond Antoine Mignotte, responsable Recherche et développement chez Altopictus, entreprise spécialisée dans la surveillance et la lutte contre le moustique-tigre. Leur efficacité dépendra du contexte. Aucun piège ne permet à lui seul de contrôler durablement une forte infestation si l’environnement demeure favorable au développement des moustiques.

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PFAS dans l’eau, les collectivités responsables… mais pas coupables

Publié le 15 mai 2026

Dans un rapport d’information deux députés, Gabriel Amard et Jean-Michel Brard pointent le retard pris par la France pour mettre en œuvre la directive Eau potable de 2020, notamment en matière d’accès universel à l’eau et de lutte contre les pollutions. En cause principalement le fait que les collectivités locales aient été laissées sans soutien et sans moyen face à de nouvelles responsabilités plus lourdes et plus complexes. Ils proposent 42 recommandations pour redresser la situation.

Il s’agit du rapport d’information sur les conséquences pour les collectivités territoriales de la transposition et de la mise en œuvre de la directive européenne du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine

La directive est issue d’une initiative citoyenne européenne intitulée « L’eau, un droit humain », elle constitue une étape importante dans la consécration du droit d’accès pour tous à une eau potable de qualité. Transposée en droit français par l’ordonnance n° 2022-1611 du 22 décembre 2022, le texte introduit de nouvelles exigences de qualité, en particulier vis-à-vis des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), et invite les services d’eau potable à mettre en place une approche préventive fondée sur l’analyse des risques couvrant l’ensemble de la chaîne de distribution de l’eau. Elle instaure également de nouvelles obligations pour les communes et leurs groupements, notamment au travers de l’établissement d’un diagnostic territorial destiné à identifier les populations dépourvues d’un accès suffisant, voire privées de tout accès, à l’eau potable.

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La politique d’amélioration de la qualité des soins dans les établissements de santé

Publié le 8 mai 2026

C’est le titre d’un rapport de la Cour des comptes du 28 avril 2026. En effet, la qualité des soins dans les établissements de santé constitue un enjeu de santé publique majeur. 
En France, chaque année, environ 13 millions de patients sont accueillis dans 2 965 établissements de santé répartis entre 1 330 structures publiques, 978 structures privées à but lucratif et 667 structures privées à but non lucratif. Le terme de qualité des soins est défini par la Haute Autorité de santé (HAS) et regroupe plusieurs notions telles que la sécurité des actes et interventions médicales, ainsi que leur efficience, leur accessibilité et leur pertinence, tout comme la réactivité du système de soins aux attentes du patient. 
La non-qualité des soins représente un enjeu financier majeur. Sur la base des données de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), la Cour estime que la réparation des préjudices évitables en France s’élèverait à plus de 11 Md€ et celle du préjudice relatif aux soins inutiles ou à faible valeur à 22 Md€. Dans son rapport, la Cour s’est attachée à répondre à trois questions : la politique menée permet-elle de mesurer les évolutions de la qualité des soins dans les établissements de santé ? La politique menée permet-elle d’améliorer la qualité des soins en établissement ? La politique menée renforce-t-elle la « culture de la qualité des soins » auprès des professionnels hospitaliers tout en intégrant la place du patient ? 

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Diverses actualités

Publié le 8 mai 2026
Crieur public

La lettre de l’Observatoire d’Un Toit Pour Tous. Cette lettre vise à faire partager études et travaux de l’observatoire et de ses partenaires, sur la vaste question du mal-logement ; cela va des personnes à la rue, aux laissés pour compte de l’hébergement, à celles et ceux qui vivent dans un habitat indigne ou bien encore aux familles qui n’arrivent pas à accéder au logement HLM auquel elles auraient droit.Il s’agit d’articles brefs et accessibles, donnant un éclairage particulier sur une question de fond. Ils devraient rencontrer l’intérêt des élu.es et des autres décideurs, comme ceux de l’état et contribuer, par leur diffusion, à faire avancer la lutte contre le mal-logement auprès.Lettre n°9 : Hébergement : comment communes et intercommunalités peuvent-elles agir ?Lettre n°8 : Dalo, Daho : faire du droit au logement une réalité.Lettre n°7 : L’encadrement des loyers : intérêts, limites, améliorations.


Non-recours au RSA : plus d’un tiers des foyers éligibles ne le percevaient pas fin 2021. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude qui mesure le taux de non-recours au RSA au quatrième trimestre 2021 et dresse le profil des foyers éligibles au RSA mais qui ne le perçoivent pas.On peut avoir droit au RSA et ne pas le percevoir, parce que le versement du RSA n’est pas automatique. En France métropolitaine, environ un million de personnes vivant en logement ordinaire et potentiellement bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), réunies dans 560 000 foyers sociaux éligibles, ne perçoivent pas la prestation au dernier trimestre 2021. Le taux de non-recours au RSA, soit la part des foyers éligibles au RSA qui ne le perçoivent pas, est estimé entre 33 % et 37 %. Pour 42 % de ces foyers non-recourants, le montant mensuel de RSA non perçu par unité de consommation est de 200 euros ou moins, et de 400 euros ou plus pour 41 %. Parmi les foyers éligibles au RSA au dernier trimestre 2021, 22 % à 25 % ne le perçoivent pas depuis deux ou trois trimestres.


La santé sur votre territoire : guide pour les élus municipaux :  Se repérer, fixer le cap, agir pour l’accès aux soins. La Fédération hospitalière de France, avec de nombreux acteurs, défend la mise en place d’une loi de programmation pluriannuelle en santé, permettant de mieux articuler les besoins de la population, les moyens et l’organisation des soins sur le long terme. C’est un guide conçu pour permettre de mieux se repérer dans l’organisation du système de santé. Il vise à clarifier le rôle des différents acteurs, à mieux comprendre le fonctionnement de l’hôpital et du secteur médico-social publics, ainsi qu’à identifier les lieux où les élus peuvent utilement intervenir dans la gouvernance sanitaire. En matière de santé, l’efficacité de l’action publique repose en effet d’abord sur une bonne compréhension des organisations et des responsabilités de chacun.

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Chauffage domestique au bois, pollution de l’air et effets sur la santé

Publié le 17 avril 2026

En France, près de 7,5 millions de ménages utilisent le bois pour se chauffer. S’il constitue une source d’énergie dite renouvelable largement répandue, le chauffage domestique au bois contribue à la pollution de l’air. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a mené une expertise sur la composition des polluants émis par les appareils de chauffage domestique au bois, leurs impacts sur la pollution de l’air et leurs effets sur la santé humaine. En conclusion, elle souligne l’importance de poursuivre et renforcer les actions déjà engagées pour mieux maîtriser cette source de pollution.

Voici la présentation de ce travail qui vient d’être rendu public :

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La progression du nombre de médecins est très faible

Publié le 10 avril 2026

Le Conseil national de l’Ordre des médecins publie l’Atlas de la démographie médicale 2026, état des lieux exhaustif de l’offre médicale en France.

Au 1er janvier 2026, 245 847 médecins inscrits au Tableau de l’Ordre sont en activité, tous modes d’exercice confondus, salariés et libéraux. Cela représente une hausse de 1,9 % sur la seule année 2025-2026. Cette faible augmentation durera dans les prochaines années, ce qui empêchera une couverture médicale correcte. Suite à cette publication, le groupe transpartisan de député.es contre les déserts médicaux, a appelé le gouvernement à relancer le débat parlementaire sur la régulation de l’installation des médecins. Vu la persistance de fortes inégalités d’accès aux soins ; de juin 2024 à juin 2025, selon les chiffres de l’Assurance maladie, les installations de médecins sont en hausse de 3,5% en moyenne sur le territoire, mais en baisse de 1,7% dans les déserts médicaux.

À l’horizon de 2040, une hausse de l’ordre de 40% des médecins fait désormais consensus dit le Conseil de l’Ordre, mais pour autant, l’accès aux soins demeure une difficulté pleinement d’actualité, avec une majoration persistante des inégalités territoriales, affectant les soins primaires (médecine générale), et plus encore l’accès aux spécialistes médicaux et chirurgicaux.

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Diverses actualités

Publié le 3 avril 2026
Crieur public

La piscine Jean Bron est ouverte. Après une première expérimentation réussie à l’automne 2025, la piscine Jean Bron ouvre du 30 mars au 5 juin 2026 pour accueillir sur le bassin de 25 mètres les scolaires et les associations usagères de la piscine du Clos d’Or, mais aussi le grand public sur des horaires dédiés :  les lundis et mercredis de 12h à 13h30, les mardis, jeudis et vendredis de 17h30 à 19h40 et les samedis de 9h à 12h40. Barnums chauffés et isolés, couvertures thermiques, reprise des huisseries, installation d’éclairages LED… Cette ouverture précoce a été rendue possible grâce à des aménagements spécifiques, garantissant une température de l’eau de 27°C et des espaces d’accueil à 24°C. À l’automne dernier, plus de 5 550 usagers et usagères avaient ainsi pu bénéficier de l’équipement dans ces mêmes conditions.


La 90e Foire des Rameaux ouvre ses portes jusqu’au dimanche 19 avril.Elle accueille chaque année plus de 400 000 visiteurs et visiteuses. Cette année, en raison des travaux aux alentours, les accès à la foire ont été réorganisés. La Ville recommande tout particulièrement de venir en transports en commun, à vélo ou à pied. Des aménagements d’horaires sont mis en place pour améliorer le quotidien des riverain-es, ainsi qu’une baisse de la sonorisation. La foire agit aussi pour la transition écologique en poursuivant les efforts en matière de gestion des déchets avec la mise en place du tri sélectif qui s’améliore d’année en année, d’économie d’énergie (ampoules led pour les manèges), tout en respectant la nature (environ 200 platanes taillés régulièrement et une attention importante est portée à la préservation de l’ensemble du patrimoine arboré lors de l’installation et de l’exploitation de la Foire des Rameaux sur le site de l’Esplanade.


État de santé des livreurs des plateformes : une étude inédite révèle des chiffres alarmants. Cette étude SANTÉ-COURSE, publiée le 31 mars 2026, est la première à documenter à grande échelle l’état de santé et les conditions de vie et de travail des livreurs en France. Elle révèle un état de santé largement dégradé par des conditions d’exercices indignes. Médecins du Monde, la Maison des Livreurs de Bordeaux et la Maison des Coursiers de Paris réclament que les pouvoirs publics prennent des mesures pour contrer les effets de l’ubérisation sur les conditions de travail et la santé des livreurs. Plus de 60 heures par semaine, un salaire inférieur au smic, un salaire moyen de 6 euros de l’heure ! Les livreurs sont à 98% des travailleurs immigrés. Une santé mentale fortement fragilisée : 45 % des livreurs enquêtés sont en situation de détresse psychologique (caractérisée par des troubles anxio-dépressifs modérés à sévères).

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Qu’est-ce que le cadmium et quels sont les risques pour la santé ?

Publié le 27 mars 2026

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) publie le 25 mars 2026 une étude alarmante sur l’imprégnation de la population française par le cadmium, absorbé essentiellement par la voie alimentaire. Il est urgent d’agir.

Le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans les sols. Les activités agricoles et industrielles contribuent à augmenter sa présence dans l’environnement. Nous y sommes exposés principalement par l’alimentation. Comment le cadmium se retrouve-t-il dans l’alimentation ? Quels sont les aliments les plus contributeurs à notre exposition ? Quels sont les effets possibles sur la santé ? Comment réduire l’exposition ?

Le cadmium est un élément trace métallique présent dans l’environnement. Il est naturellement présent dans les roches à partir desquelles se forment les sols. Les activités humaines contribuent à augmenter sa présence dans les sols et constituent également une source d’émission dans l’eau et l’air. 

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Le renoncement aux soins progresse rapidement, alerte la Fédération hospitalière de France

Publié le 20 mars 2026

La FHF (Fédération hospitalière de France) édite son baromètre de l’accès aux soins avec des données par régions. Depuis 2019, la dégradation continue de l’accès aux soins conduit un nombre croissant de Français à renoncer à se soigner et fait peser une pression toujours plus forte sur les urgences publiques.

La crise de l’accès aux soins se traduit concrètement : près de 3 Français sur 4 disent avoir déjà renoncé à un soin ces cinq dernières années.
Elle pèse également fortement sur l’hôpital public, déjà largement en tension : 1 Français sur 2 indiquant qu’il s’est déjà rendu aux urgences sans être en situation d’urgence médicale. Ce contexte appelle un débat public le plus large possible pour améliorer concrètement l’accès aux soins au bénéfice des Français.

Depuis 2019, un accès aux soins est en nette dégradation et un renoncement aux soins progresse

Aujourd’hui, près des trois quarts des Français — 73 % — déclarent avoir déjà renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années, contre 63 % en 2024. Cette hausse de 10 points représente près de 7 millions de personnes supplémentaires.

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Addiction, santé mentale, errance : une crise sanitaire inédite s’installe dans l’espace public

Publié le 6 mars 2026
logo France Urbaine

Voici une alerte du 26 février 2026 de l’association d’élu-es « France Urbaine » (grandes villes et métropoles), signée par de nombreux élu-es.

Sur l’ensemble du territoire, les effets délétères de la consommation d’alcool et de stupéfiants se manifestent de manière toujours plus aiguë. Les phénomènes de regroupements et d’errance sur la voie publique et dans les parties communes des immeubles font l’objet d’une préoccupation croissante de la part de la population. 

Les causes sont multiples. La recherche de lien et de lieux où faire communauté et lutter contre l’isolement, les stratégies commerciales engagées par certains acteurs économiques, notamment à destination des plus jeunes et la promotion d’une consommation « ludique », l’accès facilité à des produits stupéfiants toujours plus divers et concentrés (drogues de synthèse, cocaïne, crack, substances médicamenteuses…) sous l’effet d’une multiplication des filières mafieuses, ont un effet indéniable. 

 La France compte plus de 900 000 consommateurs de cannabis quotidiens et plus d’un million de personnes ont au moins consommé une fois de la cocaïne au cours de l’année. 246 000 hospitalisations sont encore directement liées à l’alcool en 2023. 

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Face à la gravité de la situation financière des hôpitaux publics, renforcer l’efficience par une intégration territoriale

Publié le 6 mars 2026

C’est le titre d’un rapport d’une mission des Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) publié le 18 février 2026. Dans un contexte de détérioration des finances hospitalières publiques, avec un déficit estimé à près de 2,9 milliards d’euros fin 2024, la mission avait pour objectifs : d’analyser la dégradation du déficit des hôpitaux publics depuis la crise sanitaire ; d’identifier les leviers les plus adaptés pour maîtriser les charges des établissements ; de proposer des modalités rénovées de pilotage de l’efficience hospitalière.

Dans son rapport, la mission constate que les établissements publics de santé (EPS) se trouvent dans une situation financière d’une gravité inédite, marquée par : l’ampleur des déficits cumulés, qui ont annulé les bénéfices du Ségur ; les sous-jacents de ces déficits, liés, outre au sous financement de la compensation des charges exogènes récentes, à leurs modalités de financement, à leur efficience interne et collective, à l’organisation territoriale de l’offre hospitalière ; l’importance des besoins de financement dans les années à venir.

Face à cette urgence, la mission considère qu’il est nécessaire d’agir selon une nouvelle approche, qui ne peut se limiter à des mesures d’efficience interne qui s’apparenteraient à une politique du rabot, et appelle à un changement d’échelle et de paradigme. Elle propose un plan de consolidation de l’hôpital public, visant un retour à l’équilibre d’ici à la fin de la décennie.

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Diverses actualités

Publié le 6 mars 2026
Crieur public

Baisse démographique et dynamiques public-privé : vers une ségrégation scolaire accrue dans les grandes villes ? Selon une note de l’Institut des politiques publiques, depuis 2010, la France connaît une baisse marquée de la natalité. Celle-ci entraîne une diminution des effectifs scolaires dans l’élémentaire depuis 2016 et dans le secondaire depuis 2021. Particulièrement prononcé à Paris, ce choc démographique touche aussi le reste du territoire et soulève des enjeux majeurs de répartition des ressources éducatives. Dans les grandes villes, où l’enseignement privé sous contrat – financé à près de 75 % par l’État et les collectivités territoriales – est fortement implanté, la baisse des effectifs tend à déséquilibrer la répartition des élèves entre secteurs public et privé. Faute d’ajustement symétrique des capacités d’accueil, le privé maintient globalement ses effectifs, tandis que le public absorbe l’essentiel de la baisse, ce qui augmente mécaniquement la part du privé. En l’absence de mécanismes de régulation, ces évolutions amplifieront la ségrégation sociale entre établissements scolaires, l’enseignement privé scolarisant majoritairement des élèves issus des catégories sociales les plus favorisées.


Municipales : très peu de communes sans liste et forte augmentation du nombre de femmes candidates. Après la clôture de la période de dépôt des candidatures aux élections municipales, il apparaît que le nombre de communes sans candidats est finalement plus faible, au premier tour, qu’en 2020, malgré le changement de mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants. L’analyse du fichier du ministère permet aussi de découvrir des éléments intéressants sur la parité. À première vue, on pourrait se dire que l’extension de l’obligation de constituer des listes paritaires dans toutes les communes aurait dû conduire à un nombre presque strictement égal d’hommes et de femmes parmi les candidats. Mais ce n’est pas le cas – même si le nombre de femmes candidats a mécaniquement augmenté.


Municipales 2026 – Les Français plébiscitent la santé : France Assos Santé présente ses propositions. Selon une enquête menée par l’association d’usagers France Assos Santé, la santé arrive en tête des attentes vis-à-vis de leur mairie (70 %). L’accès aux soins dans toutes les communes apparaît comme une priorité. Les administrés attendent aussi d’être informé plus clairement sur les actions sanitaires menées localement. France Assos Santé se mobilise pour porter les attentes des Français. C’est l’objet de son manifeste, « La santé : une priorité pour les habitants, un levier d’action pour les maires ». Articulé autour de l’accès aux soins et la promotion d’environnements sains, il se décline en 17 propositions.

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ADES  - Le Rouge et le Vert
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