Une société qui a peur de ses enfants ? Périmètres d’interdiction par des arrêtés préfectoraux, fermetures d’établissements : face à la mobilisation des lycéennes et lycéens, la réponse est répressive plutôt qu’éducative. Que dit-elle du regard que les adultes portent sur la jeunesse, du rapport à l’autorité ?
Depuis plusieurs jours, des centaines de lycées sont bloqués, les lycéennes et lycéens demandent à apprendre dans des conditions dignes, à être considérés, écoutés. Face à cette colère, le pouvoir exerce la force : interpellations en nombre, gardes à vue, puis arrêtés préfectoraux qui dessinent des périmètres d’interdiction autour des établissements. Quel message adresse-t-on ainsi à la jeunesse sur l’autorité ? Celui de la peur et de la contrainte, mais n’est-ce pas faire fi de l’éducation, de la démocratie, autant qu’un aveu de faiblesse ?
L’enfance, parce qu’elle est la période où des inégalités s’enracinent via les stéréotypes de genre, est aussi celle où l’égalité se construit. Si les politiques publiques ont d’abord privilégié les temps scolaires pour promouvoir l’égalité filles-garçons, les temps périscolaires font désormais l’objet d’une attention particulière. Pourquoi le périscolaire est-il un temps d’intérêt pour la promotion de l’égalité ? Comment les politiques publiques diffusent-elles l’égalité filles-garçons dans le périscolaire ?
Le périscolaire, un espace propice à la transmission de stéréotypes de genre
Les temps de loisirs périscolaires s’inscrivent dans le cadre des accueils collectifs de mineurs (ACM), qui regroupent différents modes d’accueils organisés hors temps scolaire et durant les vacances, conformément au Code de l’action sociale et des familles. Les temps périscolaires se déroulent le matin avant la classe, lors de la pause méridienne ou après la classe ainsi que le mercredi. En 2024, neuf enfants de maternelle et de primaire sur dix fréquentent régulièrement le périscolaire (Crépin, 2025).
La démocratisation du collège s’est faite dans les années 1970 et 1980. Au collège, enfants de cadres et d’ouvriers représentent une part équivalente de l’ensemble des élèves (environ 23 %), selon le ministère de l’Éducation nationale (donnée 2025-2026). Au niveau du lycée, ce n’est déjà plus le cas. Les enfants d’ouvriers sont surreprésentés dans les filières professionnelles et techniques. En seconde générale et technologique, on ne compte plus que 17,4 % d’enfants d’ouvriers, contre 32,1 % d’enfants de cadres supérieurs. À l’opposé, en CAP, les enfants de cadres (4,1 %) sont six fois moins nombreux que les enfants d’ouvriers (30,1 %). Par contre, en première et en terminale générales, on compte plus de deux fois plus d’enfants de cadres (38,2 %) que d’ouvriers (14,3 %).
Rentrée 2026-2027, coopérer, protéger et inventer pour les élèves grenoblois-es. L’action de la Ville de Grenoble en faveur de l’éducation des jeunes citoyennes et citoyens de demain répond à des enjeux multiples : une coopération renforcée de tous les acteurs de l’éducation, de l’Education nationale aux enfants, en passant par les familles, les associations et le personnel éducatif ; inventer des actions pour permettre aux écoles de répondre aux enjeux de demain, que ce soit des travaux sur les bâtiments, les cours, les rues attenantes, l’achat de matériel adapté, la transition numérique ou les conditions de travaux des agent-es municipaux ; protéger les enfants, leur santé, leur environnement et la biodiversité, permettre aux élèves d’avoir les meilleures chances d’une scolarité réussie et la mieux adaptée à chaque enfant, mais aussi accès à la culture et au sport dans un cadre bienveillant. Voir le dossier de 17 pages.
Logement social : l’État étudie des scénarios de coupes budgétaires massives.Un article de la Banque des territoires est inquiétant. Vente accrue de HLM, réforme des aides et fiscalité des bailleurs : alors que la demande de logements sociaux n’a jamais été aussi forte, un rapport de l’inspection générale des finances et de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable identifie des pistes de réforme permettant jusqu’à 3 milliards d’euros d’économies annuelles sur le secteur. Ces propositions inquiètent les acteurs du logement social, qui redoutent un affaiblissement durable de leurs capacités d’investissement au moment même où la crise du logement s’aggrave.
Quand les médias sous-informent et désinforment à propos de la crise environnementale. En 2026, 4 % des articles de presse écrite et des sujets audiovisuels concernaient l’environnement. Une proportion montée à 10 % au cours de l’été. Le réchauffement climatique peine à s’imposer face aux logiques médiatiques actuelles : info en continu, infotainment, réseaux sociaux. La désinformation est également en hausse, notamment sur les chaînes du groupe Bolloré et sur des radios privées.
« À quelques mois d’une échéance électorale majeure, nous avons lancé un appel dans Le Café pédagogique, à l’origine de ce manifeste pour l’École et l’éducation. C’est un projet qui nous tient à cœur, à nous qui consacrons notre quotidien à l’éducation. Un projet ambitieux, qui n’est pourtant que le début d’un chantier nécessaire, aussi urgent que durable : celui de la reconstruction de l’École. Cet appel veut redonner toute sa place à l’horizontalité et plaide pour une école du temps long, mais il renvoie aussi à un horizon démocratique et social, à une vision politique. On vous en dit plus là :
« Changer de rythme, apaiser et réparer : passer d’une « politique de l’annonce » à une politique éducative durable
Aujourd’hui, notre École est abîmée, inquiète. Elle l’est après des années de gestion autoritaire et verticale, d’idéologie réactionnaire, de restrictions budgétaires, de communication intempestive, d’instabilité, de mépris et de séparatisme social.
De l’école au collège, du lycée général et professionnel, à l’enseignement supérieur, tout le système éducatif a subi des réformes durant les deux quinquennats du président Macron, placé sous le signe d’une instabilité chronique. La brutalité de certaines réformes, souvent conduites à rebours des expertises de la recherche et de l’expérience des professionnels qui travaillent quotidiennement dans les établissements scolaires, a profondément fragilisé l’institution.
Le 23 juin 2026, le Café pédagogique propose un éditorial intitulé « L’école en surchauffe » par sa rédactrice en chef Djéhanne Gani, qui résume bien la situation dans les écoles. A Grenoble on ne peut qu’apprécier l’effort fait par la municipalité grenobloise depuis 2014 pour construire de nouvelles écoles plus adaptées au changement climatique ainsi que les nombreuses rénovations.
« Le mépris. La déconsidération. L’abandon. Voilà ce que ressentent aujourd’hui de nombreux personnels de l’Éducation nationale. Avec colère et fatigue. Et angoisse face à l’incapacité des pouvoirs publics à anticiper, gouverner et mener une politique éducative, climatique qui protège les conditions de (sur)vie.
Quelles leçons de 2003 ou 2019 ?
Car cette nouvelle vague de chaleur n’a rien d’une surprise. Les canicules sont plus fréquentes, plus intenses, plus précoces. Les alertes scientifiques existent depuis longtemps. Pourtant, année après année, les personnels et les élèves continuent de subir des conditions de travail et d’apprentissage dégradées dans des bâtiments souvent inadaptés. Les témoignages qui nous parviennent des établissements sont nombreux. Des salles de classe à plus de 32, 34, parfois 35 degrés dès la matinée. Des personnels contraints de se débrouiller avec les moyens du bord, en lien avec les collectivités lorsque cela est possible. Une fois encore, l’institution renvoie aux équipes la responsabilité de décider, de gérer l’urgence, de choisir entre supporter la chaleur ou envisager un droit de retrait, relevés de température à l’appui.
En France, un quart des jeunes ne sont jamais partis de chez leurs parents avant 23 ans. Ces cohabitations au domicile parental au-delà de 23 ans renvoient à des situations contrastées. Certains jeunes font face à une situation de précarité liée à l’absence d’emploi, à l’instabilité de l’emploi ou encore à des revenus issus du travail trop faibles pour accéder à un logement autonome. D’autres restent chez leurs parents le temps de réaliser leurs études supérieures. Enfin, ces cohabitations concernent également des jeunes, principalement des femmes, qui aident des proches, ce qui rendrait nécessaire –notons cet aspect genré- leur présence au domicile familial.
En France, un jeune sur deux part une première fois de chez ses parents avant 19 ans. Toutefois, pour un jeune sur quatre, ce premier départ n’a pas encore eu lieu à 23 ans et à 25 ans, un sur sept n’est encore jamais parti. Le lieu de résidence des parents apparaît déterminant : les jeunes ayant grandi en milieu urbain partent plus tard que les jeunes ruraux. Cela est lié à la fois à la proximité relative de lieux d’études ou de travail, ainsi qu’au coût du logement plus élevé en milieu urbain.
C’est le titre d’un article du Café pédagogique du 1er juin 2026. L’intelligence Artificielle Générative (IA) est désormais présente dans le quotidien de beaucoup d’élèves, l’Ecole en a-t-elle réellement pris la mesure ? Enseignant, formateur, collaborateur du Café pédagogique, Jean Michel Le Baut publie un ouvrage pour nous aider à faire face, résolument, activement : par « le choix de l’intelligence pédagogique ». Par-delà les pamphlets idéologiques ou les manuels techniques, en toute conscience des défis, des risques, des possibles, le temps parait venu de déployer dans les classes les pratiques qui favoriseront tout à la fois une culture et une contre-culture de l’IA à l’Ecole.
« Face à cette double contrainte, qui consiste à intégrer profondément l’IA dans les apprentissages sans en faire un court-circuit cognitif et une entrave, l’heure est bien à l’inventivité pédagogique concrète et incarnée » (Alexandre Gefen).
« Jean-Michel Le Baut nous livre ici le premier véritable outil de formation pour toutes les enseignantes et tous les enseignants. Il nous montre même comment une bonne utilisation de l’IA permet de renforcer une authentique « pédagogie de la question » particulièrement nécessaire pour faire face aux dangers qui menacent notre démocratie. Il nous livre ainsi un ouvrage magistral, tout à la fois didactique, pédagogique et politique. » (Philippe Meirieu).
Inégalités, pression scolaire, marchandisation des appuis à la parentalité, recul de la présence des enfants dans la société… Sur la base d’un ensemble de constats concernant les conditions et les enjeux de l’exercice de la parentalité aujourd’hui, le Conseil de l’enfance propose 20 mesures qui visent aider les parents à aider les enfants à grandir autour de six axes : 1. égalité entre les parents ; 2. accès aux droits, prestations et services ; 3. déclore, ouvrir : la place des enfants et des parents dans la société ; 4. appuyer l’exercice parental et sa reconnaissance ; 5. repenser les temps des enfants et des parents ; 6. soutenir les associations et les projets locaux qui contribuent à ces objectifs.
« Être parent n’est pas un métier, et élever des enfants n’est pas une compétence innée, d’autant que quel que soit son âge, chacun est coacteur de la relation, sujet dépendant et individu doté de droits.
Si une nouvelle E2C à Montargis et un nouveau site à Poitiers ont ouvert en 2025, la stabilité des financements alloués aux E2C n’a pas permis de créer de nouveaux établissements dans des territoires où les besoins restent pourtant identifiés, comme Aix-en-Provence, la Guadeloupe ou Vesoul, ni de répondre aux besoins croissants exprimés dans des territoires déjà couverts. Il manque entre 60 et 70 écoles pour atteindre une bonne couverture nationale
Par ailleurs, la baisse des crédits dédiés aux missions nationales portées par le Réseau E2C France a conduit à réduire significativement les actions de communication grand public au second semestre 2025.
Élections municipales 2026 – Les sujets d’éthique publique locale à mettre à l’agenda politique. Une note de l’Observatoire de l’Ethique publique (OEP). À l’heure du renouvellement des équipes municipales de 2026, la question de l’exemplarité des élus et de la transparence de l’action publique devrait s’imposer comme une priorité des agendas politiques locaux. La mandature 2026-2032 doit marquer une rupture avec les pratiques opaques qui alimentent la défiance du citoyen. Il est impératif d’en finir avec les « zones grises » (opacités), les « zones noires » (secrets) et les « zones blanches » (vides juridiques) de notre République locale. L’objet de cette note : énoncer quelques conseils déontologiques, clés en main, à mettre en œuvre au lendemain élections municipales et recenser les principales propositions de L’OEP en matière d’éthique publique locale pour les collectivités qui souhaiteraient aller plus loin.
Comment les maires peuvent réduire les inégalités. Les marges de manœuvre des maires sont réduites en matière de redistribution des revenus. Pourtant, du logement à la petite enfance, leur action a un impact essentiel sur les inégalités. Les communes et les intercommunalités disposent de nombreux instruments d’action pour améliorer la qualité de vie et réduire les inégalités dans des domaines essentiels. Les maires ont de quoi mener des politiques ambitieuses dans ce domaine, grâce aux services pour tous et à la modulation des tarifs en fonction de la situation sociale quand c’est autorisé par la loi.
La pédagogie du raccrochage : une autre voie contre l’échec scolaire. Vingt ans d’innovations pédagogiques et de recherche engagée. La FESPI défend une école publique qui expérimente et questionne ses pratiques. L’objectif de la fédération est de lutter concrètement contre l’échec scolaire et le décrochage. Ici, pas de modèle unique, mais une diversité d’approches et de solutions. Le métier d’enseignant s’y réinvente, grâce au travail d’équipe et réflexion permanente et une meilleure coopération avec des services extérieures, tels que les interventions de services sociaux ou de soins de santé. Dans cet interview, Bruno Robbes et Yves Reuter éclairent cette approche de l’enseignement et développent les contours de « la pédagogie de raccrochage ». La Fédération des établissements scolaires publics innovants (FESPI) célèbre ses 20 ans avec la publication d’un ouvrage.
Baisse démographique et dynamiques public-privé : vers une ségrégation scolaire accrue dans les grandes villes ? Selon une note de l’Institut des politiques publiques, depuis 2010, la France connaît une baisse marquée de la natalité. Celle-ci entraîne une diminution des effectifs scolaires dans l’élémentaire depuis 2016 et dans le secondaire depuis 2021. Particulièrement prononcé à Paris, ce choc démographique touche aussi le reste du territoire et soulève des enjeux majeurs de répartition des ressources éducatives. Dans les grandes villes, où l’enseignement privé sous contrat – financé à près de 75 % par l’État et les collectivités territoriales – est fortement implanté, la baisse des effectifs tend à déséquilibrer la répartition des élèves entre secteurs public et privé. Faute d’ajustement symétrique des capacités d’accueil, le privé maintient globalement ses effectifs, tandis que le public absorbe l’essentiel de la baisse, ce qui augmente mécaniquement la part du privé. En l’absence de mécanismes de régulation, ces évolutions amplifieront la ségrégation sociale entre établissements scolaires, l’enseignement privé scolarisant majoritairement des élèves issus des catégories sociales les plus favorisées.
Municipales : très peu de communes sans liste et forte augmentation du nombre de femmes candidates. Après la clôture de la période de dépôt des candidatures aux élections municipales, il apparaît que le nombre de communes sans candidats est finalement plus faible, au premier tour, qu’en 2020, malgré le changement de mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants. L’analyse du fichier du ministère permet aussi de découvrir des éléments intéressants sur la parité. À première vue, on pourrait se dire que l’extension de l’obligation de constituer des listes paritaires dans toutes les communes aurait dû conduire à un nombre presque strictement égal d’hommes et de femmes parmi les candidats. Mais ce n’est pas le cas – même si le nombre de femmes candidats a mécaniquement augmenté.
Municipales 2026 – Les Français plébiscitent la santé : France Assos Santé présente ses propositions. Selon une enquête menée par l’association d’usagers France Assos Santé, la santé arrive en tête des attentes vis-à-vis de leur mairie (70 %). L’accès aux soins dans toutes les communes apparaît comme une priorité. Les administrés attendent aussi d’être informé plus clairement sur les actions sanitaires menées localement. France Assos Santé se mobilise pour porter les attentes des Français. C’est l’objet de son manifeste, « La santé : une priorité pour les habitants, un levier d’action pour les maires ». Articulé autour de l’accès aux soins et la promotion d’environnements sains, il se décline en 17 propositions.
La métropole grenobloise soutient le développement d’actions visant à contribuer à la recherche de nouvelles formes de dialogue et de médiation entre sciences et société.
Le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle de Grenoble (CCSTI), association loi 1901, nommé « La Casemate », a été le premier à avoir été créé en France en 1979, avec pour objet de réaliser, promouvoir des actions de culture scientifique, technique et industrielle (CSTI) et de favoriser la réflexion sur les interactions entre les sciences, les techniques et la société.
Les principaux acteurs institutionnels engagés en faveur de la diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle (CSTI) sur le territoire métropolitain, ont porté la création d’un Établissement public de coopération culturelle (EPCC) dédié à la diffusion de la CSTI. Cet EPCC, nommé Territoire de sciences, créé le 1er janvier 2021, a repris l’ensemble des missions et moyens de La Casemate, l’association ayant été dissoute.
Territoire de sciences gère actuellement 2 équipements : la Casemate, implantée à Grenoble, et Cosmocité, implanté à Pont-de-Claix, et comprend également un volet d’animation territoriale, avec notamment l’animation de la Fête de la science au niveau départemental.
Cette note s’appuie sur l’étude statistique des bulletins scolaires remis à plus de 600 000 lycéens de terminale scientifique au cours de la période 2013-2017. Elle révèle des différences dans les appréciations selon le genre de l’élève.
Résultats clés
Le recours à un vocabulaire genré est plus prononcé dans les matières scientifiques débouchant sur des filières où les hommes sont surreprésentés (mathématiques, physique-chimie), et moins marqué dans les matières littéraires (philosophie, langues vivantes) ou dans les disciplines scientifiques à prédominance féminine (sciences de la vie et de la terre).
Combien coûteront les JO d’hiver 2030 dans votre région ? En exclusivité, nous reprenons ces chiffres : Le média Reporterre s’est procuré la liste des investissements à réaliser, et le coût par infrastructures. Il y a très peu de détails, et malheureusement on ne sait pas précisément d’où ils sortent ces chiffres. Mais le coût est faramineux et la liste pose question : des ascenseurs valléens dont l’efficacité est douteuse, plusieurs villages olympiques en altitude qui ne seront plus utilisés après les JO, des aménagements clairement écocides et inutiles (Nationale entre GAP et Briançon), une patinoire à Nice alors que la plus grande de France est à Grenoble…
Mettons fin à la précarité étudiante ! L’Union Étudiante, premier représentant des étudiants au conseil d’administration du CNOUS (Centre national des œuvres universitaires et scolaires), présente les résultats d’une enquête alarmante sur la précarité et le logement, menée auprès de 5 282 étudiant·es à travers la France. Ces données collectées dans un contexte politique marqué par les coupes budgétaires, les attaques contre les services publics et la très forte augmentation des loyers révèlent une situation catastrophique. Sans surprise, le taux très élevé de problèmes récurrents apparait : difficultés d’accès aux logements CROUS, logements insalubres, repas sautés faute de moyens, précarité alimentaire et énergétique généralisée.
Notre Ecole 2027 : Construisons ensemble un vrai projet éducatif global. C’est l’appel du Café pédagogique. Il est temps de proposer un projet alternatif aux politiques de sanction et d’exclusion. Depuis sa création, le Café pédagogique s’est engagé auprès des forces progressistes pour un système éducatif démocratique à la hauteur des idéaux de la République et de son projet d’émancipation solidaire. Il a participé, ces dernières années, à la lutte contre les régressions institutionnelles et les errances pédagogiques dictées, le plus souvent, par une idéologie néolibérale et une improvisation d’extrême droite. Il s’inquiète, comme beaucoup de Français, des échéances politiques qui nous attendent et, en particulier, des élections présidentielles de 2027. De plus le budget 2026 n’est pas clair sur les suppressions de poste d’enseignants et en conclusion sur les suppressions de classes. Voir ici.
2026 : année spéciale pour Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.L’association célébrera en effet ses 50 ans d’engagement pour la qualité de l’air, tout en dévoilant son nouveau projet associatif pour les cinq prochaines années. L’histoire d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes trouve son origine en 1976, à la suite de l’accident industriel majeur de Seveso, en Italie. Cet événement, marqué par un nuage de fumée toxique, conduit à l’émergence d’une nouvelle réglementation sur la surveillance des installations industrielles en France. C’est dans ce contexte que naît la même année l’agence ASCOPARG à Grenoble, suivie trois ans plus tard par COPARLY à Lyon. Ces deux structures fondatrices, rejointes progressivement par d’autres antennes territoriales (AMPAC, SUP’AIRE, AMPASEL, AIR-APS, ASQUADRA…), donneront naissance en 2016 à Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Au cours de ces 5 décénnies, nous n’avons cessé de surveiller la qualité de l’air sur l’ensemble du territoire régional, d’accompagner les acteurs locaux, de sensibiliser les populations et de développer une expertise reconnue par ses membres et partenaires.
Premier degré : baisse démographique conséquente en 10 ans. À la rentrée des classes 2025, la taille des classes du premier degré poursuit sa diminution dans les écoles publiques, tant en préélémentaire qu’en élémentaire. Au cours de la période 2015-2025, cette baisse est plus importante en éducation prioritaire », souligne la DEPP. Les écoles publiques ont perdu 271 000 élèves dans les territoires ruraux en 10 ans et 225 000 dans les communes urbaines, soit une baisse respective de 15,4 % et de 7,7 % des effectifs. Baisse démographique, baisse des effectifs et … baisse des moyens ? il ne le faudrait pas, quand les difficultés sociales des familles accroissent le risque d’échec scolaire…
Intervention de la défenseure des droits au Collège de France.La Défenseure des droits, Claire Hédon, est intervenue au Collège de France lors d’un hommage à Paul Bouchet et Mireille Delmas-Marty, deux figures majeures de la défense des droits humains et de l’égale dignité. Paul Bouchet était ancien président d’ATD Quart Monde, et Mireille Delmas-Marty, juriste à l’origine du concept des forces imaginantes du droit. La Défenseure a rappelé que la dignité humaine constitue le fondement de toute norme juridique et guide l’action quotidienne de son institution. À travers des plus de 140 000 réclamations traitées dans tous ses domaines de compétence, le Défenseur des droits intervient « dans les interstices de notre État de droit » pour faire respecter les droits des personnes les plus vulnérables. Claire Hédon a illustré son propos par plusieurs décisions : parmi elles, la condamnation de l’inscription de numéros sur la peau de personnes contrôlées lors d’opérations de lutte contre l’immigration clandestine, l’accompagnement d’une résidente d’EHPAD victime de maltraitance ou encore le soutien à un agent administratif harcelé en raison de son handicap.
Pesticides près des écoles : 1,7 million d’enfants fortement exposés. Le journal Le Monde et une dizaine de scientifiques ont mis au point un baromètre pour calculer « la pression pesticides » près des écoles. Résultats : plus de 1,7 million d’écoliers français seraient fortement exposés à ces produits néfastes à leur santé.Après le domicile, les enfants passent l’essentiel de leur temps à l’école. Or, ils sont particulièrement sensibles à l’épandage de pesticides, notamment entre 3 et 6 ans. Partant de ce principe et de l’étude PestiRiv publiée le 15 septembre dernier par Santé publique France et l’Anses sur l’exposition aux pesticides des riverains de zones viticoles, le journal Le Monde et une dizaine de scientifiques ont publié ce 18 décembre une cartographie inédite d’exposition potentielle des écoles aux pesticides (pas seulement ceux utilisés dans les vignes) à l’échelle de la France entière.
Polluants éternels : deux décrets d’application de la loi PFAS parus en décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, les PFAS sont interdits dans les cosmétiques, farts pour les skis, les vêtements et chaussures, exceptés ceux de protection des militaires ou des pompiers, qui devraient donc avoir un suivi spécifique de leur état de santé. L’arsenal réglementaire prévu pour prévenir les risques d’exposition à ces substances qualifiées de « polluants éternels » s’est enrichi in extremis en toute fin d’année de deux décrets permettant d’une part, de préciser les seuils de concentration au-delà de laquelle l’interdiction s’applique et de lister les exemptions, et d’autre part, de cibler les PFAS inclus dans la liste du contrôle sanitaire de l’eau potable. Deux décrets : l’un des textes porte sur l’interdiction de certains usages (décret n° 2025-1376 du 28 décembre 2025). L’autre fournit la liste des PFAS qui doivent être recherchées dans le cadre du contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine (décret n° 2025-1287 du 22 décembre 2025)
Circulaire interministérielle relative à l’exercice des missions de conseil juridique et de contrôle de légalité des actes des collectivités territoriales et de leurs groupements. Le contrôle de légalité est la procédure par laquelle le représentant de l’État dans la région ou le département s’assurent de la conformité aux lois et aux règlements des actes pris par les collectivités territoriales et certains de leurs établissements publics. Garantie du respect de la loi et des règlements dans l’ensemble des territoires de la République, comme de la libre administration des collectivités territoriales, cette fonction est fondamentale. Cette circulaire porte sur l’exercice de la mission de contrôle de légalité en tant que mission prioritaire des préfectures, s’accompagnant également d’une mission de conseil. Elle définit les actes relevant des priorités thématiques nationales en matière de contrôle de légalité, les modalités d’élaboration d’une stratégie locale de contrôle en lien avec l’exercice de la mission de conseil et, enfin, l’animation et le suivi de la politique du contrôle de légalité.
Lors du conseil municipal de Grenoble du 3 novembre 2025, des décisions ayant un impact social important ont été adoptées, en particulier celles concernant la Cité éducative de Grenoble ou le soutien financier aux copropriétés de l’Arlequin dans le cadre du plan de sauvegarde.
Grenoble fait partie du programme national « Cité éducative », qui soutient les territoires mobilisés pour la réussite et l’épanouissement de tous les enfants et jeunes. Ce dispositif, porté par l’État et les collectivités, encourage la coopération entre les acteurs éducatifs, sociaux, culturels et associatifs d’un même quartier.Lors du Conseil municipal de ce 3 novembre 2025, la Cité éducative de Grenoble est renouvelée pour la période 2025-2027 avec un élargissement du périmètre et un soutien financier plus conséquent :
Le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a triplé entre 2006 et 2024, avec une progression encore plus marquée dans le second degré. Mais il manque encore environ 50.000 enfants en attente d’un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH).
Les élèves en situation de handicap sont de plus en plus nombreux à être accueillis à temps complet, avec encore une part d’élèves à temps partiel plus élevée dans le premier degré que dans le second degré.
En milieu ordinaire, le recours à l’aide humaine a fortement augmenté au cours de cette période et elle se mutualise davantage quel que soit le niveau scolaire et le type de trouble des élèves.
Le recours au matériel pédagogique et à un transport spécifique tend au contraire à diminuer depuis 2017.
L’INSEE dans ses recensements annuels présente pour l’ensemble des personnes non scolarisées ayant 15 ans ou plus, leur répartition en fonction des diplômes obtenus. Les dernières données par quartiers IRIS sont celles du recensement de 2022.
L’Insee classe les populations de 15 ans ou plus non scolarisées en 7 catégories
Titulaires d’aucun diplôme ou au plus un CEP
Titulaires d’un BEPC, brevet des collèges, DNB (diplôme national du brevet)
Titulaires d’un CAP, d’un BEP ou équivalent
Titulaires d’un Baccalauréat, brevet professionnel ou équivalent
Titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur de niveau Bac + 2
Titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur de niveau Bac + 3 ou Bac + 4
Titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur de niveau Bac + 5 ou plus
La comparaison entre la ville de Grenoble et la France métropolitaine en 2022 montre qu’à Grenoble le nombre de personnes ayant le bac et plus, atteint presque les deux tiers (65,5%) alors qu’au niveau national, c’est 51,4 %. A Grenoble il y a plus de 50% de bac +2 ou plus.