Archives pour le mot-clef ‘social’

L’isolement aggrave les difficultés des bénéficiaires de minima sociaux

Publié le 15 janvier 2021

Une étude de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES) sur « L’isolement social des bénéficiaires de minima sociaux et de la prime d’activité », est publiée dans « Les Dossiers de la DREES » n° 70 de décembre 2020.

Il s’agit des bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA), de l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) en cas d’épuisement des droits au chômage, de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) et la prime d’activité pour les travailleurs aux faibles ressources.

L’étude montre que ces bénéficiaires sont nettement plus touchés par l’isolement que le reste de la population. Avec l’absence de travail, ils sont plus nombreux à vivre seuls et à avoir des relations familiales ou amicales réduites. Les plus isolés sont les bénéficiaires de l’AAH et, assez logiquement, du minimum vieillesse. Mais cette étude ne prend pas en compte les impacts de la pandémie puisqu’étudie les situations durant l’année 2018, il est à craindre que maintenant ce soit encore plus amplifié.

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Léo Richaud 1930-2020

Publié le 11 décembre 2020

Encore un militant de la Villeneuve de Grenoble qui disparait. Il avait eu 90 ans en juillet 2020, Léo était une figure incontournable des écologistes grenoblois. Il a participé à toutes les campagnes politiques de ces 40 dernières années, il a été président des Verts-Grenoble et candidat aux élections cantonales à Grenoble, présenté par les Verts et E2A (l’ancêtre de l’ADES) sur l’ancien canton 3 de Grenoble (canton de Michel Destot) en mars 1992, où il avait fait plus de 10 % des exprimés.

Il n’était pas que militant écologiste, il avait commencé sa vie professionnelle dans la chaussure à Romans, c’était un ouvrier, militant syndical CGT et avait fait partie des premières « charrettes de licenciés de la chaussure de luxe ».

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Le nombre de bénéficiaires du RSA augmente significativement

Publié le 11 décembre 2020

La Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) publie les chiffres du nombre de bénéficiaires du RSA au 30 juin 2020. Les chiffres montrent une hausse significative du nombre d’allocataires au second trimestre, donc en sortie du premier confinement, +4,2% en trois mois, pour frôler les deux millions et de 6,2% par rapport au second trimestre 2019, ce qui correspond à 120.000 allocataires supplémentaires.

Les dépenses dépassent les 3 milliards soit une hausse de 6% par rapport au second trimestre 2019.

Dans un deuxième document intitulé Estimations avancées des évolutions des foyers allocataires du RSA, la CNAF démontre que c’est bien la crise sanitaire qui déclenche cette augmentation du nombre d’allocataires.

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Diverses actualités

Publié le 11 décembre 2020

L’INSEE édite son édition 2020 du portrait social de la France (330 pages) : la vue d’ensemble porte sur l’impact social de la crise sanitaire de la Covid-19 et du confinement, dans des domaines tels que la santé, l’emploi, les inégalités femmes-hommes, la scolarité des enfants, les pratiques culturelles, etc. Un éclairage est ensuite apporté sur les enfants, sous l’angle des inégalités sociales.


Le Conseil constitutionnel valide la loi Asap (Accélération et simplification de l’action publique), malheureusement y compris les mesures contestées sur les procédures qui permettront de faire passer plus facilement des projets portant atteinte à l’environnement mais annule de nombreux (26) cavaliers législatifs. La loi expurgée est publiée ici.


Le Bureau du CESE (conseil économique social et environnemental) a adopté le mardi 1er décembre une déclaration intitulée “Jeunes, le devoir d’avenir” qui alerte les pouvoirs publics sur la situation vécue par les jeunes en cette situation de crise sanitaire, économique et sociale et propose des mesures fortes sur le plan de la précarité économique, de la santé mentale et en gardant de la confiance en l’avenir.

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Veillons à ne pas céder aux sirènes des idées simplistes et toutes faites…dans le logement…

Publié le 4 décembre 2020
© Le Dauphiné Libéré

Il faut dire aussi que le démantèlement des conquêtes sociales est bien aidé par des associations qui se disent « au service des plus démuni-es », principalement au détriment des organismes de logements sociaux. Dans le Dauphiné Libéré du 2 décembre, une association exprime l’incompétence des services publics en général et des bailleurs sociaux en particulier. A la question du journaliste « vous trouvez que les structures publiques notamment les bailleurs sociaux sont débordées ? », réponse « de notre côté on ne parvient pas à courir partout, il y a trop de cas. Je veux bien croire que c’est pareil pour elles. J’ai l’impression que les bailleurs sociaux ne savent pas gérer cette situation, face à des personnes isolées très vulnérables, qui n’ont pas les moyens d’exprimer ce qu’elles vivent, qui ne savent pas à qui s’adresser. Nous-mêmes ne savons pas avec qui mettre les personnes âgées en relation ».

Donc autrement dit, les bailleurs sociaux, ne doivent pas assurer la location d’un logement et tous les servies qui vont avec, mais plus le temps passe, plus ils doivent assurer des nouveaux services, sans augmenter les loyers. Prenons le temps de regarder tous les services qu’ils doivent assurer à la demande des gouvernements successifs depuis 20 ans surtout et qui sont des charges supplémentaires qui relèvent normalement du droit commun pour tout locataire du privé,

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Diverses actualités

Publié le 4 décembre 2020

La Cour des comptes publie le 30 novembre un rapport sur la protection de l’enfance : “Une politique inadaptée au temps de l’enfant”. Elle aborde trois grands thèmes : un temps de la protection de l’enfance en décalage avec les besoins des enfants, un pilotage défaillant et des ambitions législatives qui tardent à se concrétiser, une réactivité des acteurs locaux insuffisante pour garantir la qualité de prise en charge des enfants. Elle fait 10 recommandations.


L’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) ouvre sur son site Internet le 3 décembre une consultation du public sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe d’EDF au-delà des 40 ans de fonctionnement. Cette consultation porte sur le projet de décision que l’ASN envisage d’adopter à l’issue de son instruction de la phase générique du quatrième réexamen périodique de ces réacteurs ; cette phase concerne les études et les modifications des installations qui sont communes à tous les réacteurs, ceux-ci étant conçus sur un modèle similaire. Dans son projet de décision, l’ASN prescrit la réalisation des améliorations majeures de la sûreté prévues par EDF ainsi que des dispositions supplémentaires qu’elle considère nécessaires à l’atteinte des objectifs du réexamen.


Le Collectif des Associations Unies (CAU) propose face à la dureté de la crise, des réponses ambitieuses et durables pour les personnes à la rue et mal-logées. Dans les mois à venir, l’affaiblissement des ressources conjugué à l’augmentation des charges liées au logement risque de mettre de nombreux locataires en difficulté pour payer leurs quittances de loyer et leurs factures d’énergie, faisant craindre une vague d’expulsions importantes dans les mois qui suivront la fin de la trêve des expulsions locatives, en avril 2021. Ces expulsions risquent d’intervenir alors même que le nombre de personnes sans domicile, qui a doublé depuis 2012, concerne aujourd’hui environ 300 000 personnes. Voir aussi l’ Observatoire des expulsions collectives de lieux de vie informels Pour 939 expulsions, la totalité ou une grande partie des personnes expulsées, ne s’est vu proposer aucune solution, soit 87% des expulsions

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L’avenir du logement social dans l’agglomération : il est urgent d’agir

Publié le 20 novembre 2020

La fin de l’année 2020 est essentielle pour l’avenir d’ACTIS, bailleur social dont la collectivité de rattachement est la métropole. La loi ELAN impose que tout bailleur social ayant moins de 12 000 logements doit, soit fusionner avec un autre bailleur de son choix pour dépasser ce chiffre, soit créer une Société Anonyme de Coordination (SAC) avec d’autres bailleurs.

Si le 31/12/2020, aucune réelle décision n’aura été retenue, au 1er janvier 2021, la loi indique que le ministre du logement, peut mettre en demeure ACTIS de céder tout son patrimoine locatif social à un ou plusieurs organismes de logement social nommément désignés, ou de souscrire au moins une part sociale d’une société de coordination. La détermination du gouvernement à restructurer le secteur du logement social est connue, il y a fort à craindre que passée cette date, le gouvernement prenne les choses en main et cela pourra se produire à tout moment.

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Les propositions anti-pauvreté du gouvernement… d’une grande pauvreté

Publié le 30 octobre 2020

Alors que la crise sociale s’aggrave aussi vite que la crise sanitaire (hausse de 20% des demandes de RSA, le chômage qui explose, les pertes de revenus des travailleurs indépendants…), le 24 octobre 2020, le Premier ministre a annoncé des mesures anti-pauvreté qui ont fait réagir les associations qui sont en première ligne sur ces questions, tant les propositions ne répondent pas à l’urgence sociale.

Le soutien financier de 150 euros versé en une seule fois à la fin de l’année à environ 1,3 millions de personnes est certes bienvenu mais ne règlera rien à court et moyen terme, car les minima sociaux ne seront pas augmentés de manière pérenne et la situation sociale ne sera pas améliorée.

La réaction d’ATD Quart Monde, membre du collectif Alerte, a été très vive. Selon cette association, les choix de l’exécutif relèvent d’un mépris et d’une logique éculée consistant à opposer les bons pauvres, à qui l’on donnerait un coup de pouce pour les aider à retrouver le marché de l’emploi, et les mauvais pauvres, à qui l’on distribuerait des miettes.

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Pour un revenu minimum sans contreparties comme filet de sécurité

Publié le 30 octobre 2020

Le 1er octobre, le Secours Catholique et l’association grenobloise Aequitaz publient “Sans contreparties- Pour un revenu minimum garanti, un rapport qui plaide pour la mise en place d’un revenu minimum garanti inconditionnel. Ce serait un filet de sécurité qui jouerait pleinement son rôle en évitant de plonger dans la grande pauvreté et l’exclusion totale.

Ce rapport ne fera pas l’unanimité, considèrent le Secours Catholique et l’association Aequitaz. Car les deux associations mesurent combien des années de discours rendant les pauvres responsables de leur situation ont pu légitimer dans l’opinion l’idée qu’on leur demande toujours plus de preuves de leur volonté́ de s’en sortir en échange d’une aide sociale. Ce travail d’enquête et de réflexion, avec des personnes allocataires du RSA, prend à contrepied cette logique de contrepartie qui régit nos politiques publiques depuis 30 ans. Ces personnes racontent l’obligation de se justifier en permanence, l’insécurité́ que fait peser sur elles le risque de voir leur seule ressource réduite ou suspendue pour un justificatif manquant, un rendez-vous raté. Elles racontent le stress constant, les sentiments d’humiliation, d’injustice et enfin l’abysse dans laquelle les plonge la perte brutale du RSA.

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Crise sanitaire : quels impacts sur la cohésion sociale ?

Publié le 23 octobre 2020

Une grande étude auprès de milliers d’habitants dans plusieurs pays d’Europe en juillet 2020 révèle que la crise sanitaire a eu d’importantes répercussions sur la santé physique et mentale des individus, mais aussi sur la qualité du tissu social et la confiance des citoyens envers leurs institutions.

Cette étude qui s’intitule « Les Oubliés dans la pandémie » a été menée par l’organisation non gouvernementale More in Common dont la branche française est « Destin commun »

Destin commun explique : « Les Français, leurs ressentis, leurs inquiétudes et leurs aspirations à l’aune de la crise. 

Le monde vit une onde de choc sans comparaison. Le COVID-19 présente un défi social, économique et bien sûr sanitaire sans précédent. Il pourrait creuser davantage les failles et les fractures existantes et risque de nous diviser encore plus.

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Qui a épargné durant le confinement ?

Publié le 16 octobre 2020

Encore une étude qui montre que les inégalités s’accroissent et que ce sont toujours les mêmes (minoritaires) qui s’enrichissent au détriment d’un nombre de plus en plus important qui plongent dans la pauvreté. Notre système de redistribution doit être vite revu en profondeur, mais le président des riches n’en veut pas.

Le Conseil d’analyse économique (CAE) a fait une étude précise, à partir des comptes bancaires d’un échantillon de 300 000 ménages, de leur consommation avant, pendant et après le confinement et en tire des conclusions sur l’épargne des ménages. Cette étude rendue le 12 octobre s’intitule : « Dynamiques de consommation dans la crise : les enseignements en temps réel des données bancaires ». Etant rattaché à Matignon, le CAE conclut de manière très diplomatique sur la nécessité urgente d’aider les bas revenus : « Cette analyse… suggère qu’un soutien beaucoup plus franc aux ménages les plus modestes, plus exposés aux conséquences économiques des mesures sanitaires, va très rapidement s’avérer nécessaire. »

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Diverses actualités

Publié le 16 octobre 2020

Économie circulaire, une loi décevante : le 30 septembre, un rapport d’information de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale déplore un taux d’application particulièrement faible (à peine 5%) de cette loi qui comporte de nombreuses dispositions intéressant de près les collectivités territoriales. 


Vous voulez savoir comment le maintien de l’ordre sera opéré lors des prochaines manifestations ? Consultez le nouveau Schéma national du maintien de l’ordre, présenté le 17 septembre par le ministre de l’intérieur :


Transition écologique : 40 maires de grandes villes demandent à l’Europe de les accompagner. Dans le Journal du Dimanche, 40 maires s’expriment dont les maires PS de Paris et Nantes, les maires écologistes de Bordeaux, Strasbourg, Lyon, Poitiers, Besançon et Grenoble et les maires de droite de Reims, Saint-Étienne ou Angers.

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Diverses informations et actualités

Publié le 2 octobre 2020

Enquête du Secours Populaire sur l’évolution de la pauvreté : « La crise sanitaire a plongé dans la précarité des millions de personnes, du jour au lendemain. Cette crise sociale sans précédent se poursuit, six mois après les trois coups du confinement. C’est ce que montre la nouvelle édition du baromètre Ipsos / Secours populaire de la pauvreté. »


Rapport de la Mission d’information du Sénat sur la fracture numérique : « La lutte contre l’illectronisme et pour l’inclusion numérique ». Il faudrait 4 fois plus de moyens financiers que ce que prévoit le plan de relance :

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L’attaque contre le logement social s’accélère

Publié le 18 septembre 2020

Un communiqué du 9 septembre de l’Union sociale pour l’habitat (USH) tire le signal d’alarme. En effet l’Etat a pris la très mauvaise habitude, depuis des années, de siphonner les trésoreries des bailleurs sociaux pour redresser ses propres finances. Action logement (ex 1% logement devenu 0,45%) qui gère un million de logements sociaux a effectivement une trésorerie non négligeable mais elle est utilisée sous la pression de l’Etat pour aider au financement de l’ANRU et à l’atténuation du RLS (réduction du loyer de solidarité). Mais cela ne suffit pas au gouvernement qui veut faire un prélèvement massif de l’ordre de 1 milliard d’euros sur la trésorerie d’Action Logement qui proteste ainsi que l’USH qui regroupe les fédérations des bailleurs sociaux.

N’oublions pas que localement il devient très urgent que la métropole organise la survie d’ACTIS qui est un bailleur social de moins de 12000 logements. La solution qui avait été proposée de fusion avec Grenoble Habitat dans une grande SEM est pour l’instant au point mort.

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Logement d’abord : les orientations fixées par le gouvernement pleines de bonnes intentions, mais …

Publié le 18 septembre 2020

La politique du « Logement d’abord » est une bonne politique qui a pour objectif d’aider les sans-abris en leur proposant des logements stables et durables en développant les logements très sociaux, ainsi que les places en pensions de famille et en intermédiation locative d’ici 2022. L’intention est bonne mais malheureusement la politique de Macron contre le logement social empêche sa mise en place concrètement. On est très loin des promesses de la campagne présidentielle de 2017.

Le 21 août, une circulaire ministérielle relative aux orientations pour le secteur « Accueil, hébergement et insertion » pour 2020 et 2021 vise à « renforcer le pilotage de l’État dans la politique de lutte contre le sans-abrisme, en poursuivant la structuration du parc d’hébergement ainsi que les efforts de développement du logement accompagné ».

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En 2018, les inégalités de niveau de vie ont augmenté en France

Publié le 11 septembre 2020

Voici encore une démonstration implacable de la politique menée par le président des riches. L’INSEE rend publique le 9 septembre une étude sur les inégalités de niveau de vie et leurs évolutions entre 2017 et 2018.

Cette étude démontre que le niveau de vie des ménages les plus aisés a nettement augmenté entre 2017 (arrivée aux affaires d’E. Macron) et l’année 2018, par contre le niveau de vie des ménages les plus modestes se replie principalement à cause des baisses des APL ! Sur 10 ans, le niveau de vie plafond des 10 % de Français les plus modestes a diminué de 2,9 %. En 2018, 9,3 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté monétaire, soit 1 063 euros par mois.

Le gouvernement va poursuivre cette politique et même l’amplifier avec la réforme prochaine des APL qui permettra de faire des économies sur le dos des plus modestes.

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Plan de relance, les plus précaires encore oubliés

Publié le 11 septembre 2020

La Fondation Abbé-Pierre et le collectif Alerte réagissent au plan de relance qui oublie les publics les plus précaires. La cohésion sociale était pourtant présentée comme l’une des trois priorités du plan de relance, mais entre la communication et l’action réelle il y a toujours un grand gouffre avec le macronisme.

La Fondation estime que depuis le début de la crise, les plus pauvres ont, à chaque fois, été aidés tardivement et a minima, qu’il s’agisse de la prime exceptionnelle de 150 euros, de l’aide aux étudiants précaires ou de la prime d’Action logement. Elle rappelle les mesures anti-sociales, qui pourraient impacter négativement les plus modestes, comme la réforme de l’assurance-chômage ou la contemporanéisation des APL (aides personnelles au logement).

Le collectif Alerte, qui rassemble les grandes associations de lutte contre l’exclusion, estime que les plus précaires sont une fois de plus ignorés. Le collectif juge que « le gouvernement, à travers le plan de relance économique qu’il vient de présenter, n’a une nouvelle fois pas pris la mesure de la réalité vécue par 9 millions de nos concitoyens, dont 3 millions d’enfants ». Il rappelle donc de nouveau l’urgence de développer des politiques ambitieuses afin d’éradiquer structurellement la pauvreté dans notre pays.

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Attention, la réforme des APL devrait s’appliquer le 1er janvier 2021

Publié le 6 septembre 2020

A l’heure actuelle, les APL (aides personnalisées au logement) que touchent 6 millions de personnes sont calculées sur les revenus remontant à deux ans. A partir du 1er janvier 2021, l’APL sera calculée sur la base des douze derniers mois (décembre 2019 à novembre 2020) avec actualisation tous les trimestres, c’est ce qui s’appelle la « contemporanéisation » de la prestation. La réforme devait entrer en vigueur début 2019, le gouvernement cherchant à économiser environ un milliard d’euros, mais elle a été décalée à plusieurs reprises à cause des difficultés de sa mise en œuvre. Donc si les revenus du ménage augmentent, l’APL baissera le trimestre suivant et inversement si le revenu baisse elle augmentera.

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Nouveaux seuils de ressources pour les demandeurs de logement social aux revenus les plus faibles

Publié le 17 juillet 2020

La loi Egalité et citoyenneté du 27 janvier 2017 impose que les EPCI (Etablissements publics de coopération intercommunale), dont la Métro, doivent consacrer chaque année au moins 25% des attributions annuelles de logements sociaux situés en dehors des Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville (QPV) aux demandeurs relevant du premier quartile de revenus (25% des plus faibles revenus), ainsi qu’à des ménages relogés dans le cadre d’une opération de renouvellement urbain. L’objectif est à la fois de faciliter l’accès au logement social des ménages à très faibles revenus et d’éviter la concentration de ces derniers dans les seuls QPV.

Les revenus pris en compte sont ceux des seuls demandeurs d’un logement social et non pas ceux de l’ensemble de la population de l’EPCI ; est pris en compte la moyenne des revenus mensuels de tous les ménages demandeurs d’un logement HLM, tels que déclarés par les intéressés dans la DLS (demande de logement social), multipliés par 12 et divisés par le nombre d’unités de consommation (UC) du ménage. Ce calcul permet de répartir les ménages en quatre quartiles.

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Rapport d’information de deux députés sur les « métiers du lien »

Publié le 3 juillet 2020

Un rapport d’information, présenté au nom de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, a travaillé sur “Les métiers du lien”. Ce travail est présenté par B. Bonnell, député (LREM) du Rhône et par F. Ruffin, député (France insoumise) de la Somme. Ce rapport contient deux introductions séparées, mais les conclusions et les propositions sont communes. Ce rapport traite de quatre grands métiers : assistante maternelle, accompagnateur d’enfant en situation de handicap, animateur périscolaire et auxiliaire de vie sociale. Les 43 propositions ne sont pas toutes chiffrées et précises et certaines sont plutôt radicales, comme celle d’interdire les services privés d’aide à domicile.

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