Les porteurs du projet Exalia à Pont-de-Claix, sortent rassurés d’un rendez-vous au ministère de l’économie. Une solution aurait été trouvé pour installer ce projet sur la plateforme chimique ex-Vencorex.
Mais il faut rester prudent. Le ministre de l’industrie Sébastien Martin s’est engagé plus fortement dans le projet de relance de la plateforme chimique ex-Vencorex. Selon les porteurs du projet une solution « concrète » a été trouvée ce vendredi « avec l’Etat, les collectivités et la ville de Pont-de-Claix
Certaines solutions permettraient de déboucher rapidement, c’est l’enjeu, de racheter les installations au ferrailleur désigné par la justice et de racheter le foncier.
Si une nouvelle E2C à Montargis et un nouveau site à Poitiers ont ouvert en 2025, la stabilité des financements alloués aux E2C n’a pas permis de créer de nouveaux établissements dans des territoires où les besoins restent pourtant identifiés, comme Aix-en-Provence, la Guadeloupe ou Vesoul, ni de répondre aux besoins croissants exprimés dans des territoires déjà couverts. Il manque entre 60 et 70 écoles pour atteindre une bonne couverture nationale
Par ailleurs, la baisse des crédits dédiés aux missions nationales portées par le Réseau E2C France a conduit à réduire significativement les actions de communication grand public au second semestre 2025.
Maison de la Culture de Grenoble (MC2) rattrapée par la préfète à propos de sa gestion financière.La préfète du département de l’Isère a saisi la chambre régionale des comptes au titre de l’article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales (CGCT) au motif que le budget primitif 2026 de l’EPCC Maison de la culture de Grenoble (MC2) inclut une reprise de résultat par anticipation incomplète et non justifiée. Par lettre du 25 mars 2026, la préfète du département de l’Isère a informé la chambre qu’antérieurement à la notification de la procédure adressée au directeur de l’EPCC MC2, le conseil d’administration de ce dernier est convoqué le 27 mars 2026 pour décider le retrait de la délibération approuvant le budget primitif 2026 et l’adoption d’un nouveau budget primitif pour le même exercice. La préfète a donc retiré sa saisine.
Principes fondateurs de l’action des Missions Locales et évolution des politiques publiques. L’Institut Bertrand Schwartz dans sa dernière lettre, alerte sur la baisse des financements des Missions Locales et les risques que cette évolution fait peser sur l’accompagnement des jeunes. L’Institut rappelle les principes fondateurs posés par Bertrand Schwartz : garantir un service public territorial, global et inconditionnel pour favoriser l’autonomie des 16-25 ans. Face à une logique croissante de financement par dispositifs et à une évaluation centrée uniquement sur l’accès rapide à l’emploi, l’Institut défend une approche durable, coordonnée et partenariale. Il appelle les élus et les pouvoirs publics à considérer la jeunesse comme une ressource stratégique et à préserver une vision stratégique des Missions Locales comme pilier d’une politique ambitieuse d’insertion professionnelle et sociale.
Emissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques en France en 2025. Par le Baromètre du Citepa, organisme de référence chargé du suivi de ces émissions. Les émissions de GES continueraient leur trajectoire initiée l’année dernière avec une diminution estimée pour le total national hors puits de carbone à hauteur de 5,5 Mt CO2e, soit -1,5 % par rapport à 2024. Cette diminution fait suite à des baisses des émissions de 3,9 % entre 2021 et 2022, 6,8 % entre 2022 et 2023 et enfin de 1,8 % estimée entre 2023 et 2024. Les émissions de la plupart des polluants atmosphériques suivraient également cette tendance et seraient globalement stables pour certaines par rapport à 2024. Pour la majorité des substances, c’est le secteur de l’industrie manufacturière qui enregistrerait les baisses les plus importantes, puis le secteur des transports. C’est largement en dessous du rythme nécessaire à l’atteinte des objectifs climatiques du pays.
La raison évoquée par le tribunal est « une incapacité technique et financière à gérer un site Seveso ». Une partie des terrains avait été cédée à Suez et PDC Chemicals et la proposition d’un ferrailleur drômois All Metal avait été acceptée, ce qui bloque Exalia qui utilisait une partie des installations existantes.
Les porteurs du projet vont faire un recours auprès du Procureur de la République de Lyon.
Voici un plaidoyer de l’Union Nationale des Missions Locales (UNML) en directions des élu-es locaux pour le soutien et le développement des missions locales qui sont des outils performants. Par exemple la Mission Locale de Grenoble s’occupe actuellement de 10 000 jeunes de 16 à 25 ans. Heureusement elles n’ont pas été intégrées à France Travail et ont réussies à sauver leur autonomie. Elles peuvent jouer un le rôle central comme partenaires des communes dans la mise en œuvre de leurs politiques en direction de la jeunesse.
« À l’aube des élections municipales de 2026, vous serez appelés à décider de l’avenir de votre commune et de sa jeunesse. Chaque génération apporte avec elle de nouvelles aspirations, de nouvelles attentes et de nouveaux défis. En 2026, des milliers de jeunes atteindront leur majorité. Ces jeunes, aujourd’hui adolescents et jeunes adultes, seront demain les parents, les professionnels, les acteurs économiques et citoyens de votre territoire. C’est à nous, ensemble, de préparer ce futur et de leur offrir les moyens de s’y engager pleinement.
Dans ce contexte, les Missions Locales jouent un rôle central et indispensable. Avec plus d’un million de jeunes accompagnés chaque année, âgés de 16 à 25 ans – jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap -, nous accompagnons forcément des jeunes de votre territoire.
Le 13 mai 2025, le Tribunal de Commerce de Lyon a prononcé la liquidation de VENCOREX France et a validé l’offre de reprise partielle du concurrent chinois WANHUA, sur un périmètre extrêmement limité. Le reste des actifs de VENCOREX France a été placé en liquidation.
Des salariés et des industriels locaux ont porté, dès la phase de redressement judiciaire, un projet de reprise de VENCOREX sous forme de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), avec le soutien de la Métropole et de plusieurs communes ; le projet de SCIC n’a pas abouti, il a été remplacé par EXALIA.
Le 28 novembre 2025, une offre de reprise des actifs en cours de liquidation a été déposée par plusieurs entreprises, dont la holding qui va héberger l’entreprise EXALIA. Sous réserve de la décision des magistrats en charge de ce dossier, la reprise de la quasi-totalité des équipements et terrains concernés par la liquidation de VENCOREX par EXALIA permettrait de consolider l’avenir industriel de la plateforme chimique.
Lors du conseil métropolitain du 6 février 2026 il a été décidé d’apporter une aide remboursable à ce projet d’un montant de 3 M€, qui vise à réactiver d’ici fin 2027 la filière sel-chlore de la plateforme chimique et à développer à moyen terme de nouveaux débouchés autour d’une chimie fortement décarbonée.
L’investissement total de ce projet est estimé à plus de 80 millions d’euros. Le projet estime pouvoir générer dans sa première phase environ 100 emplois directs. A l’horizon 2030, plus de 250 salariés sont attendus sur le site.
Une étude de l’INSEE sur l’évolution des emplois dans les commerces entre 2026 et 2022 (Insee Première n° 2091 de janvier 2026). Entre 2016 et 2022, le commerce de détail a enregistré 223.000 emplois supplémentaires. Ce qui représente une augmentation moyenne de 1,5% par an, légèrement inférieure à celle du secteur marchand dans son ensemble. En 2022, 2,8 millions de salariés travaillaient dans des points de vente. Ce sont surtout la restauration et les débits de boissons qui ont tiré cette croissance (+4,2 % par an), en particulier la restauration rapide (+6,6 % par an), notamment dans les centre-villes, où trois salariés sur dix travaillent dans la restauration.
En 2022, en France, deux tiers des points de vente aux ménages (commerce de détail, restauration, salons de coiffure, etc.) sont concentrés dans 6 700 pôles commerciaux. Un peu moins de la moitié sont des pôles de centre-ville, généralement constitués de petits établissements dans des rues commerçantes, au contraire des pôles de périphérie, surtout présents dans des zones non résidentielles.
Juste avant Noël, le 23 décembre 2025, le tribunal judiciaire de Grenoble donne raison aux salarié.es de Teisseire à Crolles, qui estimaient que le plan de continuation d’activité de Carlsberg qui ferait produire des sirops au Havre par un sous-traitant (Slaur-Sardet) était illégal, puisque non présenté au CSE (comité social et économique).
C’était une façon de contourner la grève des salarié.es de l’usine crolloise. Pour l’instant, la fabrication des sirops Teisseire par un sous-traitant est interdite par le tribunal judiciaire de Grenoble.
Dans leur ordonnance, les juges font droit aux requêtes déposées par le comité social et économique de Teisseire et par le syndicat CGT de l’entreprise. Les plaignants avaient dénoncé l’absence d’information du CSE avant la décision de mise en œuvre du plan de continuation d’activité prise le 20 novembre.
La société Teisseire est condamnée à verser 3000 euros au CSE et 3000 euros à la CGT. La suspension du plan de la direction – et donc l’arrêt de la fabrication des sirops au Havre – doit être effective avant le 3 janvier, sous peine d’une astreinte de 10 000 euros par jour.
L’activité professionnelle des personnes entre 15 ans et 64 ans est divisée en 6 catégories socioprofessionnelles dans les données du dernier recensement pour l’année 2022 : Agriculteur ; Artisans, commerçants, chefs d’entreprise ; Cadres, professions intellectuelles supérieures ; Professions intermédiaires ; Employés ; Ouvriers.
A Grenoble il n’y a que 10 personnes dont l’activité est l’agriculture, nous ne les avons pas retenues dans les présentations qui suivent.
La grande différence entre Grenoble et la France métropolitaine, à Grenoble, il y a peu d’ouvriers et un grand nombre de professions intellectuelles supérieures.
Le 7 novembre 2025, le conseil métropolitain a pris une délibération soutenant le projet de réindustrialisation de la plateforme chimique porté par Exalia seul projet permettant actuellement d’engager assez vite une nouvelle phase industrielle sur ce site.
En mai 2025, le Tribunal de Commerce de Lyon avait prononcé la liquidation de Vencorex France et validé l’offre de reprise très partielle par Wanhua, gardant seulement 55 salariés sur 550. Le reste des actifs de Vencorex France a été placé en liquidation.
Des salariés et des industriels locaux qui avaient porté le projet de reprise de Vencorex sous forme de SCIC, avec le soutien de la Métropole et de plusieurs communes, ont conçu le projet Exalia. Porté essentiellement par des acteurs privés locaux, dont d’anciens salariés de Vencorex. Le projet n’est pas encore stabilisé et des négociations sont toujours en cours entre les porteurs de projet, l’État, les clients et fournisseurs intéressés, pour finaliser le plan d’affaires de la future entreprise.
Une fois stabilisé, le projet devra passer deux étapes importantes, pour lesquelles un soutien des collectivités locales apparaît déterminant : la validation par les autorités minières du rachat de la mine de Hauterives (Drôme) et la validation du plan de reprise par les magistrats en charge de la liquidation de Vencorex.
Après la liquidation de Vencorex, excepté la reprise très partielle de 50 emplois par le groupe chinois Wanhua BorsodChem, nous avons craint que la plateforme chimique du Pont-de-Claix serait vouée à l’abandon. Mais le 7 juin un nouveau projet a été présenté, baptisé Exalia, qui propose de réindustrialiser le site autour d’une chimie décarbonée, avec une reprise de la production en 2027.
Ce projet prévoirait de relancer la production de chlore, soude, hydrogène et de sel ultra-purifié à partir du sel de la mine de Hauterives. À court terme, la production tournerait à 60 % de sa capacité, avec un modèle économique centré sur la vente de chlore et de soude, en attendant l’arrivée d’autres projets industriels consommateurs de ces produits.
Exalia prévoit plus de 60 millions d’euros d’investissement en deux ans pour moderniser les installations, sécuriser l’approvisionnement en sel et développer la production. La mise en service est prévue pour septembre 2027.
L’impact social serait important, 250 emplois directs et indirects seront recréés à court terme, plus de 1 000 à horizon 2030. Le projet éviterait aussi la fermeture de la mine de sel, la perte de savoir-faire, et les lourdes conséquences environnementales d’un abandon du site.
Les demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) sont les personnes inscrites à Pôle emploi (en 2023), qui ont une demande en cours au dernier jour du mois. Ces demandeurs sont enregistrés dans différentes catégories de demandes d’emploi en fonction de leur disponibilité, du type de contrat recherché et de la quotité de temps de travail souhaitée
L’INSEE vient de publier des données au 31 décembre 2023 concernant les demandeurs d’emploi en fin de mois par quartiers IRIS.
Pour comparer la situation entre les différents quartiers, le taux de demandeur d’emploi est calculé par rapport à la population des 15 à 64 ans de chaque quartier.
Dans la liste des quartiers, il manque les données pour le quartier « Trois Cours » n°208, c’est une habitude.
Le Conseil constitutionnel censure la possibilité de placer un demandeur d’asile en rétention en dehors de toute procédure d’éloignement. Le Conseil constitutionnel était saisi par plusieurs associations d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dirigée contre certaines dispositions de l’article L. 523-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration. Cet article permettait à l’autorité administrative d’assigner à résidence ou, si cette mesure s’avérait insuffisante, de placer en rétention le demandeur d’asile dont le comportement constitue une menace à l’ordre public (premier alinéa). Elle permettait également (second alinéa) l’assignation à résidence ou, en cas de risque de fuite, le placement en rétention d’un étranger en situation irrégulière qui présente une demande d’asile à une autorité administrative autre que celle compétente pour l’enregistrer. Le Conseil a déduit que les dispositions contestées méconnaissent l’article 66 de la Constitution et les a déclarées contraires à la Constitution, avec effet immédiat.
Coupe budgétaire à l’Agence Bio, signons sa pétition. Pour la seconde fois en quelques mois, la ministre de l’agriculture vient d’annoncer son intention de baisser drastiquement le budget de l’Agence Bio. Cette annonce est intervenue 48 heures avant le début du Printemps bio et de la campagne de communication « C’est bio la France », deux opérations nationales coordonnées précisément par… l’Agence Bio. Non contente de soutenir l’épandage de pesticides par drone, de militer pour le retour des néonicotinoïdes, de réduire les budgets alloués à la protection des haies, de soutenir les fermes-usines et les méga-bassines, cette ministre de l’agriculture tente désormais de museler l’Agence Bio. Il est important de signer la pétition d’« Agir pour l’environnement ». Ne laissons pas les petits soldats de l’agrochimie faire disparaître la seule agence de promotion de l’agriculture biologique en France.
Le chômage de longue durée demeure à un niveau élevé. Passer par la case chômage est une chose. Y rester longtemps a des conséquences beaucoup plus graves. Combien sont les chômeurs de longue durée ? À l’automne 2024, 2,2 millions de chômeurs étaient inscrits à France Travail depuis plus d’un an. Ce chiffre a diminué depuis le pic de 2,9 millions atteint début 2021, suite à la crise sanitaire. Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée avait fortement augmenté entre la fin 2008 et le milieu des années 2010, d’un million à plus de 2,4 millions. Depuis 2015, le chômage baisse en France. Si on écarte le pic lié à la crise sanitaire, le nombre de chômeurs de longue durée a, quant à lui, baissé entre fin 2019 et fin 2023, demeurant à un niveau très élevé depuis.
Le 24 mars 2025, un communiqué est signé par l’ensemble des syndicats italiens CISL, CGIL, UILM, le syndicat maltais GWU, des représentants de la Tchéquie et de l’Ecosse, et les syndicats français CFDT, CFE-CGC, CGT, UNSA qui siègent au comité de groupe Européen de STMicroelectronics suite à l’annonce de la direction de suppressions d’emplois dans le groupe franco-italien.
ST embauche 7500 personnes en Isère (à Grenoble et Crolles), la direction a annoncé mercredi 24 avril un bénéfice net en baisse de 89% au premier trimestre. Le chiffre d’affaires a aussi reculé de 27,3% sur les trois premiers mois de l’année. Il devrait y avoir 2800 emplois supprimés sur 3 ans au niveau mondial.
Le 30 avril on apprend que ce seront 1000 postes qui seront supprimés en France, à Tours et à Crolles.
Le communiqué intersyndical du 24 mars 2025 : « STMicroelectronics, l’un des leaders européens de la microélectronique, a bénéficié d’un soutien financier important de la part des gouvernements français et italien, ainsi que de l’Union européenne et des autorités régionales, afin de soutenir son expansion, moderniser ses sites de production et créer des emplois. Cependant, la conjoncture économique actuelle oblige l’entreprise à revoir ses perspectives et à envisager des réductions d’effectifs en Europe et dans le monde.
Après le coup de massue dû à la décision du tribunal de commerce entérinant la cession de Vencorex à BorsodChem / Wanhua, la CGT tire la sonnette d’alarme sur les risques en matière de sécurité et d’environnement pour le site (classé Seveso seuil haut) de Pont-de-Claix. Les élus syndicaux ont lancé, mardi 15 avril, un « danger grave et imminent » et un « droit d’alerte santé publique et environnement« . Ils ne comprennent pas comment un jugement a pu ordonner une cession alors que l’organisation de la sécurité n’est pas effective sur la plateforme Seveso seuil haut, ils en ont informé la préfète de l’Isère, la Dreal, l’inspection du travail et le maire de Pont-de-Claix.
Par ailleurs, représentant les syndicats (CGT, CFDT, CFE-CGC) et des associations, l’avocat Pierre Janot a interpellé le 16 avril les industriels, sommés d’assumer la charge et le coût de dépollution de la plateforme chimique. « Cette plateforme, qui a fonctionné pendant 120 ans, qui a enfoui ses déchets sur une zone à risque, doit maintenant traiter le problème parce qu’il n’y a plus d’exploitant sur ce site, plus de sécurité ni de maintenance », estime l’avocat. « Vencorex est à la fin d’une véritable chaîne d’exploitants (…) et devient aujourd’hui le légataire, celui qui a une obligation de dépollution du site en tant que dernier exploitant, plaide-t-il. C’est une bombe à retardement chimique, tout simplement parce qu’on en perd le contrôle. » Il somme la société mère de Vencorex, PTT Global Chemicals, de démanteler les unités de production qui n’ont pas été reprises. Une mesure, indispensable pour que les collectivités locales n’aient pas à assumer ces charges.
Le tribunal de commerce de Lyon a rendu son délibéré, il donne le feu vert à la proposition du groupe chinois Wanhua BorsodChem de maintenir une activité croupion d’environ 50 personnes, pour un prix de cession de seulement 1,2 M€.
Evidemment la solution de la coopérative manquait cruellement de temps pour avoir suffisamment de fonds pour reprendre plus de 270 emplois et les anciennes activités de Vencorex qui auraient permis d’éviter d’autres licenciements dans les autres entreprises de la plateforme.
Le tribunal de commerce juge irrecevable le projet de reprise des salariés, car les financements réunis ne permettaient pas de garantir la mise en sécurité du site au-delà de quinze jours.
La responsabilité de l’Etat est vraiment engagée, la lenteur de ses réactions, le désintérêt de ce qui peut se passer sur un territoire, alors qu’il lui suffisait d’avancer une somme relativement modeste pour permettre un redémarrage et attirer d’autres industriels. Il a laissé volontairement pourrir la situation depuis septembre 2024.
Le 4 avril 2025, le conseil de métropole a voté les subventions pour 6 missions locales pour l’année 2025. Lors de la préparation du budget 2025 de la Métro, devant les difficultés à boucler un budget très difficile, il avait été proposé de n’affecter que 80 % des montants des subventions à de nombreuses associations dont les Missions locales ; elles ont tiré le signal d’alarme, puisque les autres financeurs avaient annoncé des diminutions et des mobilisations ont permis de sauvegarder les subventions métropolitaines au niveau de 2024.
Le conseil de métropole a décidé pour 2025 le même niveau de soutien aux Missions locales qu’en 2024, soit 1 713 183 euros en fonctionnement.
Il s’agit d’une affaire complexe et financièrement très délicate car le chiffre d’affaire de Vencorex en 2022 était de 462 M€ et en 2023 il n’était plus que de 272 M€. En 2022 la société était presqu’à l’équilibre, mais en 2023 le résultat d’exploitation était négatif de 50 M€ ! Même allégée des dettes, une reprise d’exploitation par une SCIC demandera un apport financier important, peut-être 250 M€. De plus la concurrence internationale installe des prix de vente des produits finis extrêmement bas qui asphyxie les entreprises chimiques françaises.
Pour tenter de sauver leurs emplois, des salariés de Vencorex proposent avec la CGT une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) demandent d’être aidés par les collectivités locales (communes, métropole, région), par des industriels intéressés à la remise en route des activités de Vencorex et par l’Etat qui devrait être le garant d’une politique industrielle nationale.
Le 6 mars, le tribunal de commerce de Lyon a étendu la période d’observation de Vencorex, placée en redressement judiciaire le 10 septembre dernier. Le délai supplémentaire est de six mois avec une audience intermédiaire programmée le 3 avril.
Pour le tribunal, une seule offre viable est sur la table : celle des salariés, regroupés en SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif). L’offre de l’entreprise hongroise BorsodChem, qui appartient au groupe chinois Wanhua, n’est pas pour l’instant jugée assez aboutie, elle doit être finalisée, elle ne proposait de reprendre que 50 salariés sur 450.
La SCIC, portée par la CGT, est une réponse au désastre social que représenterait la fermeture de Vencorex pour tout le bassin d’emploi avec l’effet domino sur toute la plateforme chimique. La SCIC serait portée par les salariés et la Fédération nationale des industries chimiques (FNIC-CGT) avec le soutien de plusieurs collectivités locales et territoriales.
Six mois c’est court et Sylvie Dejoux, élue CGT au CSE de Vencorex a déclaré à la sortie du tribunal : « On aurait aimé un peu plus longtemps, mais on va mettre à profit ce temps pour concrétiser notre offre ».
Au quatrième trimestre 2024, en Isère, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s’établit en moyenne sur le trimestre à 48 560. Ce nombre augmente de 4,2 % sur un trimestre (soit +1 960 personnes) soit une nette accélération puisque la moyenne sur un an est de seulement 2,8 %. La dégradation est plus importante que la moyenne nationale (3,9% d’augmentation et 3,5% sur un an). Les derniers chiffres publiés par le ministère du Travail, qui portent sur le quatrième trimestre 2024, font ainsi état de la plus forte hausse du nombre de demandeurs d’emplois inscrits à France Travail depuis près de dix ans, hors Covid.
Dans la région urbaine grenobloise, les mauvaises nouvelles se multiplient notamment dans le secteur industriel et en particulier dans celui de la chimie où après Vencorex et Arkéma, Framatome est touché par le manque de chlore, l’effet domino s’accélère. Après la chimie, c’est maintenant la microélectronique qui est atteinte. Le groupe franco-italien pourrait annoncer dès le mois de février 2025 la réduction de 6 % de ses effectifs dans les deux pays – soit entre 2 000 et 3 000 postes – via des départs volontaires et des retraites anticipées… pour permettre à ST de faire une réduction de ses coûts de 300 millions de dollars. La société subit notamment la crise dans l’automobile.