Un communiqué de presse du 22 septembre de la métropole :
Face à l’urgence sociale et à une situation humaine inacceptable, Grenoble Alpes Métropole et les communes du territoire et leurs CCAS se sont mobilisées pour mettre à l’abri près de 150 personnes sans domicile, qui occupaient, depuis novembre 2025, les locaux métropolitains. Pour faire face à cette situation exceptionnelle, la Métropole a mobilisé pendant près de 10 mois des moyens importants et s’est engagée bien au-delà de ses compétences.
Du 19 novembre 2025 au 22 septembre 2026, 150 personnes sans abri, seules ou en famille ont occupé le siège de la Métropole. Face à une situation humaine inacceptable, la collectivité a fait le choix de ne pas détourner le regard et de ne laisser personne à la rue.
Depuis lors, un travail de fond a été mené pour apporter des solutions d’accueil dignes à ces personnes particulièrement vulnérables. Engagée sous le précédent mandat, cette démarche s’est poursuivie depuis le début du mois de mai et l’arrivée du nouvel exécutif métropolitain avec la même détermination : mettre un terme à une situation indigne et permettre à chacune et chacun de retrouver des conditions de vie décentes.
À l’heure actuelle, ces 150 personnes ont été accueillies dans une vingtaine de logements mobilisés grâce à l’engagement de plusieurs acteurs du territoire. Ces logements appartiennent aux communes d’Eybens, Meylan, Pont-de-Claix et Seyssins, à la Métropole, et à l’Établissement Public Foncier Local (EPFL), sur des biens en portage au bénéfice de la Métropole ou des communes, sur Échirolles, Eybens, Gières, Grenoble, La Tronche, Pont-de-Claix, Saint- Égrève, Saint-Martin-d’Hères et Seyssinet-Pariset. Les familles avec enfants ainsi que les femmes enceintes ont naturellement été accueillies en priorité. Plusieurs communes n’ayant pas de capacités d’accueil se sont portées volontaires pour contribuer financièrement.
Vendredi 25 septembre, le conseil de métropole débat du budget supplémentaire, suite à l’adoption du budget principal en février 2026 et avant l’adoption de la loi de finances 2026. Cette dernière imposait une cure d’austérité plus forte à la Métro qu’aux différentes communes.
Le conseil de Métro doit trouver 10, 4 M€ d’économies pour que son budget respecte la loi de finances.
Heureusement qu’en juin 2026, le résultat de l’année 2025 a dégagé 4,5 M€ de résultat en fonctionnement, ce qui a allégé la note.
Il a fallu trouver des économies importantes dans le fonctionnement métropolitain, notamment une diminution de 3,7 M€ de dépenses de charges de personnel (chapitre 12) et de charges à caractère général (chapitre 11).
Pour le budget d’investissement, il a été diminué de 10,7 M€ de dépenses d’équipement. Presque tous les postes ont été diminués.
Grenoble 2040 : un podcast pour repenser la ville face au climat. La série documentaire « Grenoble 2040, chemins futurs », en six épisodes réalisés par Deborah Ozil pour la ville de Grenoble, explore comment adapter le territoire aux bouleversements climatiques, à travers des témoignages d’habitants, chercheurs, urbanistes et associations. Chaque épisode dresse un constat des enjeux présents, puis propose des pistes d’adaptation.
Portrait du territoire métropolitain : les mobilités. 66 % des métropolitains occupant un emploi sortent de leur commune de résidence pour aller travailler. 40% des flux d’échanges entre territoires sont des déplacements d’habitants des territoires voisins vers la Métropole, avec des motifs variés (travail, études, achats, sorties, etc.). On observe une diminution de la part modale de la voiture depuis le début des années 2000 : cette diminution s’est faite dans un premier temps majoritairement en faveur des transports collectifs, puis vers le vélo et la marche dans la dernière décennie.
Logement social : 2,9 millions de demandeurs… et 8,6 milliards d’euros nécessaires pour affronter les canicules. Alors que 2,913 millions de ménages sont désormais en attente d’un logement, l’Union sociale pour l’habitat (USH) qui se réunit en congrès à Bordeaux, alerte sur une crise qui gagne de nouveaux territoires. Face au blocage du secteur privé, ainsi qu’à l’intensification des canicules, les bailleurs sociaux entendent maintenir la production et adapter le parc existant, à condition de disposer des moyens financiers nécessaires. Le mouvement HLM entend aussi faire front contre les récupérations politiques de la crise du logement.
Du 25 septembre au 25 octobre, la Métropole accompagne le Projet Alimentaire inter-Territorial (PAiT) nous invitant à repenser nos habitudes de consommation. À travers ses nombreuses animations, le public pourra découvrir les acteurs locaux de l’agriculture durable et s’interroger sur ses habitudes de consommation.
Des centaines d’animations gratuites permettent au grand public de s’informer sur les pratiques de l’agriculture locale et de placer la question alimentaire au centre des réflexions sur la transition écologique.
L’événement valorise les filières de proximité et propose de réfléchir ensemble à notre consommation.
L’alimentation est un enjeu écologique central. C’est pourquoi l’événement propose d’interroger concrètement ce qui compose nos repas. La dynamique portée par Grenoble Alpes Métropole et le PAiT fédère pendant un mois agriculteurs, acteurs publics et restaurateurs autour d’un but commun : valoriser une agriculture respectueuse de l’environnement et placer la question alimentaire au centre des réflexions sur la transition écologique.
Le regard des habitants pour explorer les usages de la pleine terre
Avec le C2D, laboratoire de prospective citoyenne, ce ne sont plus les urbanistes mais les habitants – premiers usagers de la pleine terre – qui se questionnent et apportent un regard décalé sur la manière dont il est possible de faire d’une contrainte réglementaire, une opportunité de mieux vivre ensemble dans le territoire en termes de biodiversité, d’adaptation, de lien social, etc.
« Leur lecture prospective fine permettra de mieux comprendre ces espaces et leurs enjeux, ainsi que d’être force de proposition pour innover dans les manières de faire la ville de demain. Ces travaux seront ensuite présentés, dans un format sensible, aux élus et services métropolitains et diffusés vers le grand public et les acteurs de la fabrique de la ville. » Marie-Lyne Mangilli Doucé, chargée de mission du C2D.
Avis relatif à la surpopulation carcérale. Au Journal officiel du 2 juillet 2026, le Contrôleur général a publié un avis relatif à la surpopulation carcérale. Près de trois ans après la publication de son précédent avis sur la surpopulation et la régulation carcérale (Journal officiel du 14 septembre 2023) le CGLPL constate non seulement qu’aucune mesure d’envergure nationale n’a été prise dans ce domaine, mais aussi que la population carcérale n’a cessé de croître pour atteindre un niveau tel que dans plusieurs établissements, les multiples conséquences de la surpopulation portent gravement atteinte à la dignité et aux droits des personnes détenues. L’inscription dans la loi d’un mécanisme contraignant de régulation carcérale doit permettre de résorber la surpopulation des maisons d’arrêt et de garantir effectivement le respect des droits fondamentaux des personnes détenues, au premier rang desquels figurent le droit à l’encellulement individuel, le respect de leur dignité et la protection de leur intégrité physique et psychique. Télécharger l’avis
Portrait du territoire métropolitain grenoblois. La qualité de l’air s’améliore-t-elle ? La population de la Métropole augmente-t-elle ? Quelle est la part de logements sociaux ? Quelles sont les spécificités de la Métropole en termes d’emploi ? La répartition des revenus ? Voilà quelques-unes des questions éclairées par le présent document. Fruit de la collaboration entre les services métropolitains et l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise, ce portrait de territoire propose les principaux indicateurs de 6 thématiques structurantes. Les informations sont présentées avec les dernières données disponibles en mars 2026. Cette publication s’inscrit dans les travaux de l’OBS’y, le réseau des observatoires de la région grenobloise qui rassemble 15 partenaires.
Cap sur les sites naturels métropolitains. Envie de bouger, de respirer ou simplement de vous poser ? Les espaces naturels métropolitains se prêtent à toutes les envies : randonnées, balades à vélo, baignade, activités sportives, découvertes culturelles ou pauses contemplatives. Voici quelques idées pour profiter de la belle saison : randonnée et saveurs au Domaine de Chamechaude ; hérons, castors et libellules : immersion dans les réserves naturelles ; mystères ensevelis de la Chartreuse de Prémol ; fraîcheur et animations au Bois français.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Local de l’Habitat (PLH) 2025-2030, la métropole aide les bailleurs sociaux à construire de nouveaux logements sociaux ; cette aide reste très insuffisante au vu de ce qu’il faudrait construire pour résorber le manque de logements abordables. Parfois certaines communes, de droite, manquent de volonté politique pour développer du logement social, les petites communes, notamment, qui n’ont pas obligation légale de le faire.
Pour les communes soumises à la loi SRU, le préfet impose à celles qui n’en font pas assez des « amendes » et peut prendre la main pour imposer des constructions suffisantes de logements sociaux.
Mais il y a aussi de grandes difficultés à trouver des terrains pour construire et les coûts de construction sont tels que les bailleurs doivent apporter d’importants fonds propres. Or depuis la politique Macron de suppression des APL et la « Réduction du loyer de solidarité », les fonds propres des bailleurs ont fortement diminués notamment ceux qui ont beaucoup de logements dans les QPV, comme ACTIS. Il faudrait que la métropole dégage de nouveaux financements pour aider ses bailleurs, ce qu’elle n’arrive pas à faire suite aux ponctions financières de l’Etat.
Rappel, le PLH prévoit la construction de 1100 logements locatifs sociaux familiaux chaque année, Mais la réalisation est beaucoup plus faible (866 en 2025) et ce sera encore ainsi en 2026.
Comme chaque année avant le 30 juin, les collectivités locales doivent rendre compte de l’exécution de leur budget de l’année précédente. Auparavant c’étaient le compte administratif de l’ordonnateur et le compte de gestion du comptable qui étaient examinés, maintenant c’est le CFU (compte financier unique) qui est présenté.
La ville de Grenoble présentera son CFU 2025 le 29 juin, le conseil de métropole du 19 juin a déjà débattu du sien.
Le débat était plutôt tourné vers le devenir du budget 2026 et celui de 2027 ; les élu.es n’ont pas discuté dans le détail du CFU 2025, en effet la photographie donnée sur l’état des finances au 31 décembre 2025 est plutôt positive, alors que la plongée vers la prochaine décision modificative (DM) qui devra corriger le budget 2026 va être difficile car il manque environ 10 millions d’euros pour équilibrer le budget afin de le conformer aux décisions de l’Etat dans la loi de finances 2026. Il reste 4,5 M€ de résultat 2025 disponibles pour financer en 2026 une partie de ce déficit venu d’en haut.
La Métro ne doit pas faire comme la métropole d’Aix-Marseille : celle-ci avait décidé de laisser le préfet définir un budget considérant que c’étaient les décisions de l’Etat qui l’étranglait et qu’il lui laissait le soin de définir son budget. La réaction n’a pas été celle espérée par cette métropole, puisque le préfet, avant de donner à la Chambre Régionale des comptes le soin d’affiner un nouveau budget, a décidé de couper dans les dépenses métropolitaines en diminuant fortement les attributions de compensation aux communes ! Voir l’article de l’Association des Maires de France à ce sujet.
Du 1er au 30 juin, c’est « le Mois de la Fraîcheur » dans la métropole de Grenoble. De nombreuses activités pour comprendre, agir, et s’adapter aux fortes chaleurs. Apprendre à garder son logement frais en été ; écouter des contes sur l’eau ; comprendre la rénovation énergétique ; visiter une zone humique (composition de l’humus) ou encore embarquer dans le camion « Climate Sense » et vivre dans un monde à 50°C !
L’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) accompagne les habitants, les collectivités et les professionnel.les sur les sujets liés aux économies d’énergie, aux énergies renouvelables et à la rénovation
Lorsque la température atteint les 30 °C en extérieur, il est parfois difficile de maintenir son logement au frais. Le confort d’été consiste à maintenir une température agréable à l’intérieur quand le mercure dépasse des sommets dehors ! Cette problématique s’impose donc avec le réchauffement climatique, particulièrement en ville où les températures nocturnes sont élevées dans les îlots de chaleur urbains (ICU). De l’éventail à l’isolation, de nombreuses solutions existent pour mieux vivre dans son logement l’été. Brasseur d’air, rafraîchisseur adiabatique…
Forcer une borne incendie pour se rafraîchir peut sembler anodin par forte chaleur. C’est pourtant illégal, potentiellement mortel, et désastreux pour nos réserves d’eau. En quelques jours quatorze bornes ont déjà été ouvertes illégalement sur le territoire de la Métro.
Avec le retour des fortes chaleurs, un phénomène inquiétant refait surface dans la métropole grenobloise : le « Street Pooling ». Cette pratique consiste à forcer l’ouverture d’une borne incendie pour inonder la rue et tenter de se rafraîchir.
Derrière l’apparente fraîcheur, les dangers sont bien réels. La pression extrême de l’eau peut provoquer des blessures graves, voire des électrocutions si des équipements électriques sont inondés. La circulation est également perturbée, créant des risques d’accidents. Mais le plus préoccupant reste l’impact sur la sécurité collective : en neutralisant ces points d’eau, on prive les pompiers d’un outil indispensable pour lutter contre les incendies.
Astrée, l’IA du ministère de l’intérieur pour les procédures d’immigration, n’est que la phase émergée d’un iceberg.Une tribune de Serge Slama, professeur de droit public à l’Université de Grenoble, dans le Monde, fait l’état des lieux de cette vague de fond, observable dans tout l’Occident, où des destins humains deviennent des données parmi d’autres. L’intelligence artificielle s’immisce dans tout le droit, mais particulièrement dans les contentieux des étrangers en situation irrégulière. « On découvre en consultant l’étrange site gouvernemental beta.gouv.fr/startups, se présentant comme un incubateur de services numériques publics, que le ministère de l’intérieur développe depuis deux ans, avec sa Fabrique numérique, un « assistant IA » visant à faciliter le traitement des contentieux de masse – principalement le contentieux des étrangers. Or, cet outil IA, mal nommé Astrée (la déesse de la justice !), est déployé depuis fin 2025 à titre expérimental dans certaines préfectures et devrait, selon Mediapart, être généralisé en 2027… »
Mois de la fraîcheur : des solutions pour s’adapter aux fortes chaleurs. Du 1er au 30 juin, c’est le Mois de la Fraîcheur dans la métropole de Grenoble. Un mois riche en activités pour comprendre, agir, et s’adapter aux fortes chaleurs. Apprendre à garder son logement frais en été ; écouter des contes sur l’eau ; comprendre la rénovation énergétique ; visiter une zone humique ou encore embarquer dans le camion « Climate Sense » et vivre dans un monde à 50°C ! Une quinzaine d’évènements gratuits se tiennent dans tout l’agglomération avec un objectif : sensibiliser et donner les moyens d’agir. Alors que le réchauffement climatique est un enjeu majeur, la Métropole conduit plusieurs politiques pour l’adaptation des territoires comme la végétalisation de la ville avec le Plan Canopée, les aides à l’isolation thermique des logements et des entreprises avec le programme Mur Mur, la sensibilisation à l’usage raisonné de l’eau, mais aussi la gestion d’espace naturels et de lieux de fraîcheur comme la base de loisirs du Bois Français.
Réuni.es en conseil métropolitain le vendredi 22 mai, les élu.es de Grenoble Alpes Métropole ont été informé.es des délégations proposées par le président pour arrêter les délégations des 20 vice-présidentes et vice-présidents et des 9 conseillères et conseillers délégués.
Le Président de l’exécutif, Guillaume Lissy a précisé que le nouvel exécutif va s’organiser autour de quatre grands pôles couvrant l’ensemble du champ des missions métropolitaines : les services publics de proximité, l’économie et l’attractivité, les finances et ressources, et enfin le cadre de vie, l’aménagement du territoire et les transitions. Chaque pôle regroupe plusieurs vice-présidents, appuyés par des conseillers délégués. » Cette nouvelle organisation marque une volonté d’équilibre politique et territorial « , précise Guillaume Lissy, elle vise à renforcer le travail collectif entre les élu.es et à assurer une gouvernance équilibrée, au service des habitant.es du territoire.
Du fait que les délégations sont mélangées entre élu.es de gauche et de droite, certaines semblent se recouper, il faudrait donc qu’il n’y ait aucun recoupement ou une hiérarchie claire et précisée dans les arrêtés de délégation, ce qui signifie que les compromis politiques risquent de se passer à l’intérieur de l’exécutif et non pas dans l’assemblée délibérative. Les grandes priorités doivent être délibérées en Conseil en amont du travail des membres de l’exécutif, sans quoi celui-ci pourrait devenir une simple chambre d’enregistrement.
Voici la composition de l’exécutif métropolitain, telle qu’annoncée, avec les titres des délégations :
Lors du conseil métropolitain du 22 mai 2026, le président Lissy a annoncé la liste des 9 groupes politiques dans lesquels sont répartis les élu-es suivant leur choix individuel, pour l’instant 107 des 110 élu.es ont indiqué leur appartenance :
Avant la suppression de la taxe d’habitation, les habitant.es de Grenoble Alpes Métropole contribuaient via une taxe d’habitation (TH) conséquente (rapportant 57,2 M€) et une taxe foncière peu élevée de 9 M€. Le montant total de taxe d’habitation versée par les habitants à l’ensemble des communes de la Métro se montait à plus de 100 millions d’euros. Au total les habitants payaient 160 M€ de taxe d’habitation soit 350 € par habitant de la Métro.
La taxe d’habitation a été supprimée par Macron et remplacée pour la Métro par une fraction de TVA. Donc la Métro n’a rien perdu sauf son pouvoir sur le taux, par contre les habitants ont vu leur impôt local fortement diminué, les locataires n’y contribuant plus. A la Métro la moitié des habitant.es sont propriétaires de leur résidence principale, ils sont les seuls à payer l’impôt local.
L’abandon de la TH a été indolore pour les collectivités, mais le coût en a été très lourd pour les finances de l’Etat (environ 20 milliards d’euros) ce qui a creusé sa dette. Les gouvernements successifs essayent de compenser cette perte en diminuant les moyens aux collectivités.
Il ne serait pas du tout absurde qu’au moment où la politique nationale agresse fortement les finances de la métropole, cette dernière demande aux propriétaires de l’aider à maintenir ses politiques publiques essentielles pour la qualité de vie des 450 000 habitants en versant une petite partie des économies qu’ils ont fait sur la taxe d’habitation, en augmentant légèrement la taxe foncière métropolitaine.
La fiche de chaque commune comporte, avant une présentation détaillée, un résumé des chiffres clés, notamment : recettes et dépenses de fonctionnement, ressources et dépenses d’investissement, capacité d’autofinancement brute et l’encourt de la dette au 31 décembre 2024. Ces chiffres sont en euros et en euros par habitant avec la comparaison avec la moyenne de la strate démographique.
Le fait de s’éloigner de la moyenne de la strate n’est pas une information importante à priori. Dans l’analyse concernant la santé financière d’une commune il y a plusieurs paramètres qui sont à examiner.
L’Insee rend public le nouveau dispositif « Filosofi 2 » qui remplace l’ancien dispositif Filosofi à compter du millésime 2023. Il est mis en place suite à la disparition de la taxe d’habitation (TH), ce qui augmente les revenus des ménages (surtout les plus riches) sauf pour ceux qui étaient exonérés ou fortement dégrévés et qui ne payaient pas de TH, ou à Pont de Claix ville sans TH depuis des années. Ce dispositif donne des informations sur le niveau de vie et le taux de pauvreté aux différents niveaux géographiques. Il s’agit du revenu par unité de consommation.
Une information importante est l’évolution du niveau de vie médian en fonction de l’âge. Ce sont les jeunes de moins de 30 ans et tout particulièrement les jeunes de moins de 18 ans, qui ont les revenus les plus faibles. Les retraités ont un revenu médian au-dessus du revenu médian moyen qui est de 25 920 € en France métropolitaine et en Isère de 27 290 €.
France urbaine est l’association des élu-es des grandes villes, métropoles, communautés et agglomérations urbaines. À l’approche de l’élaboration du projet de loi de finances (PLF) pour 2027, elle a adressé, le 7 mai 2026, un courrier au Premier ministre afin d’alerter sur les conditions de préparation de ce texte budgétaire. Face à l’impact des choix budgétaires à venir sur la capacité de l’action publique locale, l’association plaide pour que soit engagé dès maintenant un dialogue direct avec l’Exécutif.
« Éviter les errements de la loi de finances 2026 :
France urbaine rappelle que la dernière loi de finances a conduit à une répartition profondément déséquilibrée de l’effort demandé aux collectivités territoriales. En effet, la moitié de l’effort exigé des collectivités repose sur les seuls groupements, lesquels ne pèsent que 15% des dépenses de fonctionnement et 20% des dépenses d’investissement de l’ensemble.
Cette répartition est à la fois infondée et cruelle pour les territoires les plus ponctionnés, lesquels se trouvent souvent être en proie aux difficultés sociales induites par la désindustrialisation. France urbaine ne peut donc accepter que les enseignements des errements de la loi de finances pour 2026 ne soient pas pleinement tirés.
À la Métro un nouveau groupe de 6 élu-es de gauche des moyennes et petites communes (AGATES) : Gildas Bouffaud (maire du Sappey-en-Chartreuse), Florent Cholas (maire de Champagnier), Mickaël Guiheneuf (maire de Gières), Bertrand Spindler (maire de la Tronche), Gilles Strappazzon (maire de Saint-Barthélemy-de-Séchilienne), Catherine Troton (maire de Vizille), fondent un groupe métropolitain intitulé AGATES (Alliance de gauche des territoires pour l’écologie et les solidarités). Le groupe AGATES est ouvert aux autres conseillers métropolitains partageant ses valeurs.
Évaluation des démarches « allez-vers » des Missions locales de l’agglomération. Ces démarches de proximité visent à repérer, informer et accompagner des jeunes éloignés des institutions, en s’appuyant sur une présence régulière dans les quartiers et un fort travail partenarial, notamment avec la prévention spécialisée. L’évaluation met en évidence des effets positifs en matière de création de lien, de confiance et de remobilisation des jeunes, mais souligne aussi des limites : difficultés de mesure des impacts, complexité des situations, contraintes financières et tensions sur les ressources humaines. Elle formule enfin des recommandations pour mieux reconnaître, structurer et financer durablement l’«aller-vers », renforcer les coopérations locales et sécuriser les parcours des jeunes accompagnés.
Partir en colonie à 11 ans : influence du milieu social, des habitudes familiales et du souhait de l’enfant. Une étude de l’Institut national de la Jeunesse et de l’Éducation populaire (Injep). En 2024, seuls 15 % des enfants de 11 ans appartenant à des ménages allocataires CNAF ou CCMSA sont partis en colonie de vacances. Le fait de partir dépend avant tout des revenus des familles, les ménages les plus aisées font davantage partir leurs enfants. Toutes choses égales par ailleurs, le fait d’avoir des parents plus diplômés ou partis en colonie de vacances pendant leur enfance, favorise également les départs. Interrogés sur les principales raisons les ayant incités à inscrire leur enfant en colonie de vacances, les parents citent d’abord le souhait de l’enfant de partir et le fait de connaître préalablement les organisateurs. Pour les familles les plus modestes, l’existence d’une aide financière favorise également les départs.
Après la réunion du conseil métropolitain du 30 avril, le président Guillaume Lissy va prochainement arrêter les délégations aux vice-président-es (VP), puis nommer des conseillers délégués. Lors de la prochaine réunion du conseil, seront élus les autres membres du bureau et décidées les nominations dans les très nombreux satellites de la Métro.
Guillaume Lissy entend mettre en place une nouvelle méthode de gestion. Face à l’absence de bloc politique majoritaire, le nouveau président privilégie la recherche de compromis projet par projet afin de garantir le fonctionnement de la Métro et d’assurer une stabilité durable pour les agents et les communes membres.
Le président a déclaré à la radio Ici Isère : « Mon ambition c’est de mettre tout le monde autour de la table, moi je suis un homme de gauche, je l’assume, on connaît mes valeurs, on connaît mes convictions, on connaît mon chemin, on connaît l’idéal que je poursuis, le travail ça va être de se mettre autour de la table et d’essayer de trouver des compromis… Il faut qu’on travaille sur notre mode de gouvernance, la manière dont on se respecte, dont on se parle, la manière dont on travaille ensemble, dont on décide, la manière dont on fait territoire.«
Les élections municipales ont rendu leurs verdicts. Le paysage politique métropolitain est très éclaté, avec un poids de la gauche toujours important, mais assez diversifié. Les nouvelles équipes devraient peser pour faire oublier le mandat qui vient de se terminer.
Le système électoral qui fixe la composition du conseil métropolitain renforce le poids des petites communes dans les intercommunalités. A la Métro il y a 19 communes de plus de 5 000 habitants qui représentent 90% de la population mais seulement 73% des sièges, et 30 communes de moins de 5 000 habitants qui représentent 10 % de la population mais 27 % des postes au conseil de métropole. La représentation politique est assez distordue et il faut inventer une gestion qui respecte à la fois le vote politique des métropolitains et le poids des communes, le poids très important du centre urbain et les caractéristiques plus rurales du reste de la métropole.
Durant le mandat qui s’achève, de bonnes choses ont été réalisées, en particulier dans les nombreux services publics essentiels touchant à l’eau et l’assainissement, aux déchets, à l’énergie, à l’aménagement numérique…ainsi qu’en matière de recherches de solutions pérennes pour l’hébergement et l’insertion, l’économie sociale et solidaire… La gouvernance, elle a posé des problèmes et n’a pas su, ou pas pu trouver les solutions prenant en compte les défis nouveaux en matière d’espace public, de logement, de déplacements pour tou.tes, et en général pour privilégier les transitions dans ces domaines où il est possible d’agir. Il faut maintenant trouver une nouvelle équipe et désigner un exécutif capable d’animer ce mandat qui devrait durer 7 ans.