
C’est le titre d’un rapport d’une mission des Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) publié le 18 février 2026. Dans un contexte de détérioration des finances hospitalières publiques, avec un déficit estimé à près de 2,9 milliards d’euros fin 2024, la mission avait pour objectifs : d’analyser la dégradation du déficit des hôpitaux publics depuis la crise sanitaire ; d’identifier les leviers les plus adaptés pour maîtriser les charges des établissements ; de proposer des modalités rénovées de pilotage de l’efficience hospitalière.
Dans son rapport, la mission constate que les établissements publics de santé (EPS) se trouvent dans une situation financière d’une gravité inédite, marquée par : l’ampleur des déficits cumulés, qui ont annulé les bénéfices du Ségur ; les sous-jacents de ces déficits, liés, outre au sous financement de la compensation des charges exogènes récentes, à leurs modalités de financement, à leur efficience interne et collective, à l’organisation territoriale de l’offre hospitalière ; l’importance des besoins de financement dans les années à venir.
Face à cette urgence, la mission considère qu’il est nécessaire d’agir selon une nouvelle approche, qui ne peut se limiter à des mesures d’efficience interne qui s’apparenteraient à une politique du rabot, et appelle à un changement d’échelle et de paradigme. Elle propose un plan de consolidation de l’hôpital public, visant un retour à l’équilibre d’ici à la fin de la décennie.
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