
Samedi 6 juin Fête des Tuiles. Cours Jean Jaurès et de la Libération à Grenoble. Le programme et le plan ici.

Le conseil municipal de Grenoble du 26 mai 2026 a délibéré dans le but d’assurer plusieurs priorités annoncées. La prévention et l’accès à la santé de tous les enfants scolarisés à Grenoble par adoption de la convention relative aux obligations réciproques du Département de l’Isère et de la Ville de Grenoble. Le droit aux vacances et à la montagne pour toutes et tous, par trois délibérations votées, permettant à de nombreux jeunes enfants de découvrir la montagne. La solidarité internationale, Grenoble débloquant deux fonds pour venir en aide à Madagascar et au Liban. Une école émancipatrice pour tous les enfants via un vœu relatif aux fermetures de classes, où Grenoble réaffirme son attachement au service public national d’éducation, garant de l’égalité des chances, de la mixité sociale et territoriale ainsi que de l’émancipation de tous les enfants. Enfin une délibération concernant les tarifs des équipements culturels, y ajoutant les visites de la Tour Perret a été votée.
Les déchèteries mobiles sont de retour dans l’agglomération. A partir du 23 mai et jusqu’en octobre, des déchèteries mobiles « Flexi » sont organisées sur le territoire métropolitain pour faciliter le tri et la valorisation des déchets. Afin de faciliter la collecte des déchets et de mieux les valoriser, en complément des déchèteries existantes sur le territoire, la Métropole organise chaque année une tournée de déchèteries mobiles et éphémères appelée « Flexi ». L’objectif est de simplifier l’accès pour les particuliers et d’essayer de limiter les dépôts sauvages. Les déchèteries Flexi sont réservées aux particuliers et sont gratuites. Certaines d’entre elles sont accompagnées d’une donnerie, afin de promouvoir le réemploi. A noter, les végétaux, gravats et huiles ne sont pas acceptés.
Duplomb : c’est toujours non ! Une réponse archaïque à une vrai crise agricole. Un communiqué de la Confédération paysanne à propos du déplacement du sénateur Laurent Duplomb le 28 mai en Isère pour présenter son nouveau projet de loi qui ressemble de très près à sa première mouture. Elle avait engendré une pétition citoyenne historique signée par plus de 2 millions de Françaises et Français demandant l’abrogation cette Loi. Malgré cela, M. Duplomb conserve son intention de « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » en faisant la part belle au modèle agro-industriel qui empoisonne et précarise par la dette et la vente de productions à perte. Comme il aime à le répéter dans ses interviews, M. Duplomb remet en cause le travail scientifique qui fait consensus contre la réintroduction de pesticides (acétamipride et flupyradifurone) pourtant déjà interdits en France pour des raisons de santé publique. Même si à ce stade, la loi proposée n’en parle pas – nous ne sommes pas dupes – il reviendra sur cette position lors du passage de la loi au Sénat.
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C’est la loi Vaillant de 2002 qui impose la création de « conseils de quartier » dans les villes de plus de 80 000 habitants (L 2143-1 du CGCT). Le nombre de conseil de quartier est laissé à l’appréciation du conseil municipal. En 2002 il a été décidé de créer 6 conseils de secteurs. La nouvelle majorité municipale va devoir repréciser le rôle, la composition et le fonctionnement de ces conseils de secteur. Les conseils précédents (CCS et CCI) n’ont pas rendu ce qui était attendu par la population et par le conseil municipal.
Parallèlement il a été créé des « adjoints de quartiers » dont le rôle est précisé par la loi (article L. 2122-18-1 du CGCT) « il connaît de toute question intéressant à titre principal le ou les quartiers dont il a la charge et veille à l’information des habitants, en favorisant leur participation à la vie du quartier ». Ces adjoints de secteurs peuvent recevoir aussi une délégation de la maire, en plus de ce rôle dévolu par la loi (c’est à cette condition qu’ils peuvent recevoir une indemnité de fonction comme les autres adjoints).
Comme nous l’avons indiqué dans un article précédent : les 10 Maisons des Habitants réparties dans les secteurs sont devenues des lieux décentralisés importants de l’action municipale et rendent de nombreux services directement aux habitants, mais ne sont pas toujours assez connues. Elles pourraient accueillir les prochains conseils de secteur et servir de base pour les adjoints de secteur.
Ci-dessous les cartes des 6 secteurs de la Ville :
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Lyon-Turin : les nuisances du chantier colossal inquiètent les habitants de la vallée de la Maurienne. Les millions de mètres cubes de roches extraites de la montagne pour le creusement du tunnel alpin perturbent la vie dans la vallée. Au Pas du Roc, un éperon rocheux en amont de Saint-Martin-la-Porte (Savoie), village de 720 habitants, la vue sur la vallée de la Maurienne est imprenable. Odile Clément, 64 ans, montre au visiteur de passage l’ampleur de l’emprise du chantier pharaonique de la ligne ferroviaire Lyon-Turin. La vallée se découvre en contrebas, serrée entre des sommets enneigés de plus de 3 000 mètres. La rivière l’Arc, la voie ferrée et l’autoroute A43 se partagent l’étroit couloir. A pic, une zone grise fourmille d’engins de chantier creusant la descenderie de Saint-Martin, une des trois galeries d’accès technique au tunnel de base. « Nous subissons le bruit et la poussière en permanence, raconte l’ancienne employée d’une entreprise locale de BTP. Dès qu’on entend un tir de mine, on range le linge et on ferme toutes les fenêtres. Une minute après la détonation, un nuage couvre le jardin. »
Grenoble serait parmi les villes les plus heureuses en 2026. Il faut aller au Royaume Uni pour trouver une étude qui classe 251 villes sur la qualité de vie des générations présentes et futures. Et pour un développement urbain équilibré. Le groupe GOLD rassemble les 50 meilleures villes de l’Indice des Villes Heureuses 2026. Cette distinction concerne les villes qui démontrent un niveau de performance constamment élevé dans les six dimensions de l’Indice : Citoyens, Gouvernance, Environnement, Économie, Santé et Mobilité. Parmi les 251villes étudiées, Grenoble se classe 23 ème et première ville française, juste devant Paris (25ème).
L’index de féminisation du pouvoir 2026. La parité semble en panne : en 2026, les femmes occupent toujours seulement 28 % des postes clés du pouvoir en France. À un an d’échéances électorales majeures, Oxfam France dévoile la deuxième édition de son index de la féminisation du pouvoir en France. Cette publication dresse un bilan à la suite de la nomination du gouvernement de Sébastien Lecornu et des élections municipales de mars 2026. Le constat est sans appel : aucun progrès en matière de parité n’est à signaler : le taux de féminisation stagne à 28 % ; des régressions sont même à noter à l’issue de ces élections locales, la parité reculant dans les grandes villes. Oxfam exhorte les responsables politiques à l’approche des élections de 2027 : il est urgent de faire mieux. Le pouvoir n’est pas, et ne doit pas être, réservé aux hommes.
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Suite à la Foire des Rameaux, les travaux de requalification de la Grande Esplanade ont repris lundi. Conformément au projet validé par l’enquête publique qui vise à transformer l’Esplanade en un parc végétalisé et apaisé en cœur de ville, lieu de détente et de pratiques sportives.
La création d’un grand parc au pied de la Bastille ce patrimoine historique remarquable, confortera l’identité du site, complétera le maillage de la ville en espaces verts.
Le projet a été élaboré en concertation avec les riverain-es, les commerçant-es, les forain-es ainsi qu’avec l’Architecte des Bâtiments de France (ABF), afin de répondre aux usages existants et aux enjeux patrimoniaux du lieu.
Lieu emblématique, l’Esplanade continuera d’accueillir les grands événements qui rythment la vie grenobloise : manifestations sportives et culturelles et la traditionnelle Foire des Rameaux. Au quotidien, les habitant-es du quartier et de toute la Ville pourront s’y promener et pratiquer de nouvelles activités de loisirs ou sportives.
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Lors du conseil municipal du 28 avril, le conseil municipal a désigné ses représentants dans les différents satellites de la ville : CCAS, régies, SPL, SEM.
Le conseil d’administration du CCAS, présidé par la maire comprendra 16 membres dont 8 élu-es et 8 nommés par la maire. La règle c’est une élection à la proportionnelle donc avec des représentants des oppositions. Les 8 élu-es sont : Chloé PANTEL (qui sera vice-présidente), Amandine GERMAIN, Kheira CAPDEPON, Marlène TERRIER, Allan BRUNON, Angélique WABENE, Anouchka MICHARD et Pierre-Edouard CARDINAL.
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Les élections municipales ont rendu leurs verdicts. Le paysage politique métropolitain est très éclaté, avec un poids de la gauche toujours important, mais assez diversifié. Les nouvelles équipes devraient peser pour faire oublier le mandat qui vient de se terminer.
Le système électoral qui fixe la composition du conseil métropolitain renforce le poids des petites communes dans les intercommunalités. A la Métro il y a 19 communes de plus de 5 000 habitants qui représentent 90% de la population mais seulement 73% des sièges, et 30 communes de moins de 5 000 habitants qui représentent 10 % de la population mais 27 % des postes au conseil de métropole. La représentation politique est assez distordue et il faut inventer une gestion qui respecte à la fois le vote politique des métropolitains et le poids des communes, le poids très important du centre urbain et les caractéristiques plus rurales du reste de la métropole.
Durant le mandat qui s’achève, de bonnes choses ont été réalisées, en particulier dans les nombreux services publics essentiels touchant à l’eau et l’assainissement, aux déchets, à l’énergie, à l’aménagement numérique…ainsi qu’en matière de recherches de solutions pérennes pour l’hébergement et l’insertion, l’économie sociale et solidaire… La gouvernance, elle a posé des problèmes et n’a pas su, ou pas pu trouver les solutions prenant en compte les défis nouveaux en matière d’espace public, de logement, de déplacements pour tou.tes, et en général pour privilégier les transitions dans ces domaines où il est possible d’agir. Il faut maintenant trouver une nouvelle équipe et désigner un exécutif capable d’animer ce mandat qui devrait durer 7 ans.
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Depuis la loi Vaillant de 2002 qui impose la création de conseils de quartier dans les villes de plus de 80 000 habitants (L 2143-1 du CGCT), à Grenoble la bonne solution n’a pas encore été trouvée. Cela a débuté en 2002 par la création des CCS (conseils consultatifs de secteurs) coprésidés par un élu et un représentant du CCS. Certains CCS ont très bien fonctionné en particulier le CCS2, d’autres non, à cause du rôle prépondérant de l’élu de secteur. La nouvelle majorité en 2014, a mis en place des Conseils Citoyens Indépendants (CCI) pour éviter cette mainmise de la mairie. Mais il faut reconnaitre que l’indépendance totale par rapport à la mairie n’a pas fonctionné.
Il faut que la nouvelle équipe municipale innove pour ces conseils de secteur. L’ADES a fait une proposition qui améliore la mission des élu-es de secteur et le fonctionnement des conseils de secteurs, en utilisant au mieux les Maisons des Habitants, points d’ancrages territoriaux de plus en plus utilisés par les habitants.
Avant de détailler cette proposition, revenons à l’analyse du passé pour corriger au mieux les réels dysfonctionnements des CCS et des CCI.
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L’article L. 2122-18 du CGCT dispose que, « Le maire est seul chargé de l’administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. ». Le premier conseil municipal du mandat a désigné 21 adjoint-es et la maire avait indiqué que le reste des élu-es du groupe « Oui Grenoble » aurait aussi des délégations à partir du moment où les 21 adjoint-es auraient une délégation.
Les arrêtés de délégations seront transmis à la préfecture. Si il y a des délégations multiples réparties entre divers élu-es, elles doivent recouvrir des champs d’application distincts, soit fixer un ordre de priorité entre les différents adjoints et conseillers délégués.
Il n’y aura pas de cumul entre adjoint et vice-présidence à la Métropole. Suivant les décisions prises à la Métro prochainement, des évolutions des délégations sont possibles. Il reste maintenant à pourvoir l’ensemble des représentations des élu-es dans de très nombreux collectifs publics ou privés : satellites de la ville, de la Métro… et diverses associations. Ce sera l’objet du prochain conseil municipal du mardi 28 avril à 10 h. On sait seulement que la présidence de la commission municipale des finances sera attribuée à un représentant du groupe minoritaire LFI.
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L’Agence de l’urbanisme publie début avril 2026 le ZOOM thématique « Mobilité et vieillissement. Un enjeu pour les politiques publiques« , septième numéro de la série dédiée à la valorisation des résultats de l’enquête Mobilité grande région grenobloise (EMC2 2019-2020).
Le vieillissement de la population, phénomène majeur de nos sociétés, va s’amplifier dans les années à venir. Ses conséquences se font ressentir à différents niveaux : celui des individus en premier lieu, car la capacité à se déplacer, facteur d’autonomie et de lien social, conditionne l’accès aux ressources de la ville ; celui de la société également avec la prise en compte du risque d’isolement et la capacité des aidants à se mobiliser ; et enfin celui des territoires face à l’évolution de la demande de mobilité et l’émergence de nouveaux besoins qui interrogent les politiques sociales, d’habitat, de mobilité, d’aménagement de l’espace public…
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La campagne électorale est terminée, les Grenobloises et les Grenoblois attendent à présent du conseil municipal qu’il délibère sur l’ensemble de l’action municipale et du prochain conseil de métropole qu’il se mette rapidement au travail, décidant collectivement comment surmonter les grandes difficultés financières imposées par le budget 2026 de l’Etat. Nous espérons qu’ils vont savoir le faire en gardant les priorités de gauche et écologistes.
Malheureusement, lors du premier conseil municipal, un certain nombre d’élu-es se sont comportés de manière indigne voulant prolonger la campagne électorale. Cela s’était déjà passé ainsi durant le mandat précédent, Carignon pensant que la guérilla durant tout le mandat lui servirait à gagner en 2026. On a vu le résultat, ce type de comportement est totalement inefficace.
Les habitant-es attendent de leurs élu-es, qu’ils s’occupent des compétences municipales et métropolitaines et des services publics directs ou délégués et non qu’ils passent leur temps à s’invectiver, car ce spectacle est lassant pour les citoyen.nes et peut les repousser vers l’abstention. Dans un conseil municipal, la parole est libre, mais la maire a le pouvoir de police de l’assemblée, si cela dérape trop. L’organisation de l’ordre du jour du conseil municipal est de sa responsabilité exclusive. Souhaitons pour la qualité de la délibération et des décisions, que dès le prochain conseil (le mardi 28 avril 2026), les esprits se soient calmés.
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Un observatoire du stationnement est en cours de structuration par le SMMAG à l’échelle des trois EPCI du Grésivaudan, du Voironnais et de la Métropole. Grenoble Alpes Métropole a souhaité y contribuer, et a missionné l’Agence de l’urbanisme pour recenser et valoriser son offre en stationnement public, avec un focus sur Grenoble.
Une carte localise l’offre de stationnement par typologie :
Elle indique le nombre de places à disposition. Voir la carte en fin d’article. A Grenoble, les ménages disposent d’environ 60 000 voitures, avec environ 32 000 places de garages. La carte indique que dans les zones payantes il y a 13 500 places sur voirie (surtout au nord des grands boulevards) et presque 8000 dans les parkings publics en ouvrage. Il y a donc une pression assez forte dans les zones de stationnement sur voirie, c’est d’ailleurs la raison principale pour les rendre payantes.
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La piscine Jean Bron est ouverte. Après une première expérimentation réussie à l’automne 2025, la piscine Jean Bron ouvre du 30 mars au 5 juin 2026 pour accueillir sur le bassin de 25 mètres les scolaires et les associations usagères de la piscine du Clos d’Or, mais aussi le grand public sur des horaires dédiés : les lundis et mercredis de 12h à 13h30, les mardis, jeudis et vendredis de 17h30 à 19h40 et les samedis de 9h à 12h40. Barnums chauffés et isolés, couvertures thermiques, reprise des huisseries, installation d’éclairages LED… Cette ouverture précoce a été rendue possible grâce à des aménagements spécifiques, garantissant une température de l’eau de 27°C et des espaces d’accueil à 24°C. À l’automne dernier, plus de 5 550 usagers et usagères avaient ainsi pu bénéficier de l’équipement dans ces mêmes conditions.
La 90e Foire des Rameaux ouvre ses portes jusqu’au dimanche 19 avril.Elle accueille chaque année plus de 400 000 visiteurs et visiteuses. Cette année, en raison des travaux aux alentours, les accès à la foire ont été réorganisés. La Ville recommande tout particulièrement de venir en transports en commun, à vélo ou à pied. Des aménagements d’horaires sont mis en place pour améliorer le quotidien des riverain-es, ainsi qu’une baisse de la sonorisation. La foire agit aussi pour la transition écologique en poursuivant les efforts en matière de gestion des déchets avec la mise en place du tri sélectif qui s’améliore d’année en année, d’économie d’énergie (ampoules led pour les manèges), tout en respectant la nature (environ 200 platanes taillés régulièrement et une attention importante est portée à la préservation de l’ensemble du patrimoine arboré lors de l’installation et de l’exploitation de la Foire des Rameaux sur le site de l’Esplanade.
État de santé des livreurs des plateformes : une étude inédite révèle des chiffres alarmants. Cette étude SANTÉ-COURSE, publiée le 31 mars 2026, est la première à documenter à grande échelle l’état de santé et les conditions de vie et de travail des livreurs en France. Elle révèle un état de santé largement dégradé par des conditions d’exercices indignes. Médecins du Monde, la Maison des Livreurs de Bordeaux et la Maison des Coursiers de Paris réclament que les pouvoirs publics prennent des mesures pour contrer les effets de l’ubérisation sur les conditions de travail et la santé des livreurs. Plus de 60 heures par semaine, un salaire inférieur au smic, un salaire moyen de 6 euros de l’heure ! Les livreurs sont à 98% des travailleurs immigrés. Une santé mentale fortement fragilisée : 45 % des livreurs enquêtés sont en situation de détresse psychologique (caractérisée par des troubles anxio-dépressifs modérés à sévères).
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Mais pourquoi Carignon a-t-il démissionné après sa défaite, juste avant la réunion du premier conseil municipal de ce nouveau mandat ? Pourtant il déclare qu’il va continuer à faire de la politique à Grenoble, alors pourquoi quitter le conseil municipal ?
Il faut rappeler quelques faits qui éclairent cette décision. Lorsque cet ancien maire est poursuivi pour avoir cédé la gestion de l’eau de Grenoble à un grand groupe privé en contrepartie d’avantages financiers personnels très importants, il organise sa défense en refusant de reconnaitre les évidences validées par la justice, au bout de 11 jugements ou arrêts. Il est dans le déni total.
Jamais il n’a accepté cette vérité et il a même durant l’instruction pris à partie les juges en expliquant dans les médias que les juges n’étaient pas élus et que pour lui la seule justice était celle du peuple lors de l’élection. Et s’il a été maintenu 5 mois de plus en détention que la normale, c’est la conséquence de ses attaques contre la justice. Depuis il n’a jamais varié et dès qu’il l’a pu, il a tout fait pour se faire réélire afin de montrer que la justice du peuple l’a lavé de ses condamnations.
Il a tenté de retrouver un poste de député et ce fut un échec cinglant. Il a tout fait pour reprendre le contrôle de la droite grenobloise pour pouvoir manœuvrer à sa guise. C’est ainsi qu’il a bataillé pour se faire réélire dès 2014 à la mairie, mais 9ème sur la liste de droite, il n’a pas été élu. En 2019 il réussit à faire démissionner deux femmes (dont N. Béranger qu’il a remercié en lui offrant la deuxième place sur sa liste de 2026), ce qui lui permet d’être élu et de préparer une liste pour les élections de 2020.
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Lors du premier tour de l’élection municipale, Alain Carignon avec 14 182 voix devance Laurence Ruffin de seulement 372 voix (0,7%). La droite avec le renfort de l’extrême droite et du centre droit espérait gagner l’élection, pensant que la grande dispersion des voix de gauche ne permettrait pas à la liste de Laurence Ruffin de l’emporter.
Et pourtant la liste d’union de la gauche l’emporte très largement au 2ème tour avec 6774 voix d’avance (13,2% des exprimés) pour deux raisons : le refus de voir Carignon revenir aux affaires et le réflexe des électeurs de gauche fondamentalement pour l’unité face à la droite et l’extrême droite. Il y a eu un petit supplément de votants au deuxième tour, la participation passant de 60,7% à 61,4%.
Il y a un recul des exprimés au 2ème tour (1077 voix) par rapport au premier tour avec une augmentation sensible des bulletins blancs (de 371 à 1536), ainsi que des nuls (de 178 à 715).
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Depuis de long mois, Laurence Ruffin cherchait un accord de toute la gauche locale pour construire une nouvelle majorité afin de rénover la politique municipale et métropolitaine dans une situation financière très difficile pour ces collectivités. Il est dommage que les désaccords nationaux aient empêché localement une telle unité réclamée par les électeurs comme lors du Nouveau Front Populaire qui a empêché l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir après la dissolution. Mais heureusement il y a toujours des idées nouvelles qui permettent de surmonter les divisions. A Grenoble comme dans de nombreuses autres grandes villes il y a eu des accords « techniques » qui permettent de surmonter ces difficultés.
Il n’y a pas eu d’accord politique entre Laurence Ruffin et Allan Brunon de LFI, juste un accord technique. Le programme de la liste OUI Grenoble reste identique à celui du 1er tour. Le seul changement, ce sont 13 personnes de la liste LFI qui sont incluses dans le bulletin de vote de Laurence Ruffin en position éligible, respectant le résultat du premier tour. Ces 13 candidat.es ne demandent pas de modification du programme de OUI Grenoble. Il s’agit simplement d’un appel très concret aux électrices et électeurs de LFI de voter pour la liste qui comprend leurs candidat-es. LFI ne sera pas dans la majorité municipale, ses élu.es ne seront ni adjoint ni conseiller délégué.
Si la gauche l’emporte, il y aura au conseil municipal, un groupe majoritaire et 2 groupes minoritaires, un de gauche et l’autre de droite et d’extrême droite. Mais il y aura assez d’élu-es OUI Grenoble pour avoir toujours la majorité absolue dans le conseil et les minoritaires sont irréconciliables donc ne devraient pas se rejoindre sur des votes importants. C’est une situation de gestion confortable pour l’équipe de Laurence Ruffin et on peut espérer qu’en cours de mandat l’union politique s’élargisse sur les questions concrètes.
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Dimanche 15 mars, de 8 h à 20 h, les bureaux de vote seront ouverts à Grenoble, les 86 300 électrices et électeurs choisiront entre 10 listes. De ce fait c’est très probable qu’il y ait un deuxième tour le 22 mars.
Les listes ayant obtenu au moins 10% des votes exprimés ont le droit de se maintenir au 2ème tour. Les listes ayant obtenu au moins 5 % des exprimés pourront chercher à fusionner avec une liste ayant fait au moins 10 %. Les responsables des listes décident seuls d’une éventuelle fusion.
Les résultats du 1er tour arriveront pour Grenoble au plus tôt à 22 h le dimanche soir 15 mars et les listes du 2ème tour devront être déposées en préfecture avant le mardi 17 mars à 18 h.
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La circulaire reçue avec les bulletins de vote, de par son format, est toujours un trop court résumé des propositions des listes. Pour OUI-Grenoble on a accès à l’ensemble des propositions sur le site internet : OuiGrenoble_Programme.pdf
De nombreuses fiches thématiques résument le projet.
En voici l’introduction pour la ville de Grenoble et la Métropole :
« Oui, nous voulons construire Grenoble avec vous, une ville où, ensemble, on vit bien !
Nous rassemblons des Grenoblois·es et des mouvements politiques engagés pour une ville solidaire et écologique. Nous portons une union populaire, ouverte et solide, et nous ouvrons une nouvelle page pour Grenoble.
Oui, nous proposons un changement de méthode : coopérer et faire ensemble.
Donner du pouvoir d’agir aux citoyen·nes, agent·es, élu·es, associations. De la coopération et de la transversalité au sein de l’administration pour réenchanter la fonction des agent·es qui, au quotidien, font tourner nos services publics. Créer avec les communes voisines un projet politique pour le territoire que nous porterons ensemble pour la Métropole. La coopération contribue au renouveau démocratique. Elle crée de la confiance et du lien. La coopération permet, en période d’austérité financière, et face à des besoins croissants, d’imaginer des moyens d’actions nouveaux.
NOUS VIVONS UN MOMENT DE BASCULE. LES CRISES SE SUPERPOSENT ET L’ÉCHELLE MUNICIPALE EST DÉCISIVE.
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Sur le site internet de la liste d’Union de la gauche écologiste et citoyenne est présenté l’ensemble du programme, les 33 propositions mises en avant et des fiches programmatiques. https://oui-grenoble.fr/le-programme/
« Nous vivons un moment de bascule. Les crises se superposent et ce qui paraissait lointain devient concret : dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, explosion des précarités, montée des peurs et des replis identitaires et défiance démocratique nourrie par les promesses déçues.
Sur ce terreau instable, les populistes d’extrême droite attisent les haines, dressent les uns contre les autres et promettent des réponses simples à des crises complexes. Nous refusons cette voie. Nous, mouvements de gauche, écologistes et citoyen·nes, portons avec enthousiasme une alliance ouverte et populaire, décidée à mettre l’humain et le vivant au centre. Une alliance qui choisit de réduire les inégalités et de réparer ce qui fracture. Une alliance qui dit OUI au commun, OUI à la solidarité, OUI à la justice, OUI à l’espoir, OUI à Grenoble. Nous pensons que ce moment nous invite à faire du collectif une force et nous choisissons ensemble de résister pour protéger les vies, élargir les droits et organiser la transition de façon juste…
Coopérer, protéger, inventer : ce triptyque est notre boussole. Coopérer pour faire ville ensemble. Protéger pour réduire les inégalités et émanciper. Inventer pour ouvrir ensemble de nouveaux chemins. Et que la politique redevienne ce qu’elle doit être : un geste collectif pour rendre la vie plus juste, plus douce, plus belle. Rassemblons-nous et créons une nouvelle histoire !
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