Archives pour le mot-clef ‘manifestations’

L’Etat condamné à indemniser deux collectivités pour des dégâts causés par des manifestations

Publié le 6 mai 2022
balance justice

Le 21 avril 2022, le tribunal administratif de Toulouse a condamné l’État à indemniser la commune de Toulouse et Toulouse Métropole, à hauteur de 559 794 euros et 648 960 euros en réparation des dégâts causés par les manifestations liées au mouvement dit des « gilets jaunes » entre novembre 2018 et juin 2019. Ces sommes sont inférieures aux dégâts estimés par les deux collectivités, respectivement 2,5 M€ et 1,6 M€, sommes qu’avait refusé le préfet, les collectivités avaient alors attaqué ce refus sur la base de l’article L211-10 du Code de la sécurité intérieure, qui dispose que « l’État est civilement responsable des dégâts et dommages résultant des crimes et délits commis, à force ouverte ou par violence, par des attroupements ou rassemblements armés ou non armés, soit contre les personnes, soit contre les biens. » Ce jugement peut faire jurisprudence, l’Etat fera t’il appel ?

Lire le reste de cet article »

Agenda

Publié le 29 avril 2022

Manifestation intersyndicale du dimanche 1er mai à Grenoble. Départ à 10 h à la gare SNCF


Jusqu’au 6 mai 2022, les expositions « Dachau, camp de concentration nazi : un passé plus que jamais présent » et « Dessins de Kurt Dittmar, déporté à Dachau » dans le hall d’honneur de l’Hôtel de ville, du lundi au vendredi de 8h à 18h .


Élections législatives dernières inscriptions sur la liste électorale avant le 4 mai en ligne et le 6 mai sur place. Il faut fournir les documents suivants : Justificatif d’identité, Justificatif de domicile de moins de 3 mois, Formulaire cerfa n°12669. Il est important de voter nombreuses et nombreux. Voir ici.

Agenda

Publié le 25 février 2022

Samedi 26 février à 15 h, rassemblement Place Félix Poulat pour demander le cessez le feu et le départ des troupes russes de l’Ukraine.


Le bassin grenoblois face au risque sismique : une journée d’échange mardi 8 mars 2022 de 9h30 à 16h30 au Musée de Grenoble. Voir le programme ici. Inscription obligatoire avant le 2 mars .

Agenda

Publié le 23 avril 2021

Samedi 24 avril à 14h30 sur la place André Malraux à Grenoble, manifestation de soutien aux démocrates turcs pour le procès «Kobané» du 26 avril à Ankara. Liberté pour les démocrates et progressistes en Turquie. Non à la répression contre le HDP et ses militants, libération immédiate de Selahattin Demirtas. Libération des prisonniers politiques. Liberté pour les prévenus du « procès Kobané ». A l’appel de nombreuses organisations associatives, syndicales et politiques.

Loi « anti-casseurs » : l’État pourrait faire payer les communes !

Publié le 19 avril 2019

Le ministre de l’Intérieur a publié le 15 avril une circulaire aux préfets qui précise la doctrine d’emploi de la toute récente loi « visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » dite loi « anti-casseurs ». Avec notamment le principe du « casseur payeur », où l’État pourra faire payer les communes.

Cette loi a été amputée d’un article déclaré anticonstitutionnel, mais il reste de nombreuses évolutions mettant en cause le droit de manifester, d’où de nombreuses protestations contre la mise en application de cette loi.

En annexe, la circulaire comprend quatre fiches, c’est dans la quatrième que les communes pourraient être appelées à rembourser l’Etat qui «peut exercer une action récursoire contre la commune lorsque la responsabilité de celle-ci se trouve engagée ».

Lire le reste de cet article »

La politique de maintien de l’ordre du gouvernement mise en cause

Publié le 15 mars 2019

De plus en plus de prises de position contre la doctrine actuelle du maintien de l’ordre et de l’utilisation des LBD (Lanceur de Balle de Défense) s’expriment en France et à l’étranger. Il apparait que la politique française du maintien de l’ordre a décidé d’exercer une violence mûrement calculée pour punir plutôt que pour prévenir. Les comportements très violents de petits groupes cherchant à casser systématiquement tout ce qu’ils peuvent n’excusent pas la nouvelle doctrine appliquée. Et ce ne sont pas les policiers qui sont les premiers responsables mais le gouvernement qui a sciemment fait le choix de ce type de répression qui met en cause le droit de manifestation.

Ce qui s’est passé dans le quartier Mistral à Grenoble, avec la poursuite du scooter avec les deux jeunes sans casques montre que les précautions claires qui avaient été édictée par les gouvernements précédents n’ont pas été suivies. En effet, comme l’indiquait un député lors d’une question écrite au gouvernement en février 2014 : « après le drame de Villiers-le-bel de 2007 des notes internes et une circulaire demandent aux forces de l’ordre de ne pas engager de course poursuite avec ces deux roues pour ne pas risquer un éventuel accident… » Le ministre de l’intérieur répond : « l’interception et la verbalisation des fauteurs de troubles peut être différée pour des raisons de sécurité, après constatation de l’infraction. »

Lire le reste de cet article »

Une société trop violente, une police aussi

Publié le 15 décembre 2018

Malheureusement la violence monte dangereusement dans toute la société et en l’absence de revendications élaborées collectivement et démocratiquement, de plus en plus de personnes entendent régler leurs différents par une violence directe contre les institutions et les personnes. Le pouvoir a refusé tout débat avec les corps intermédiaires (syndicats, partis, associations…) qui ont longtemps joué le rôle de régulateurs, voire d’amortisseurs lors des conflits sociaux dans notre pays. Le pouvoir politique se trouve directement confronté à la population qui ne connaît pas toujours les règles du jeu de la démocratie sociale. Ce qui est le cas des gilets jaunes qui ne rentrent dans aucune des cases habituelles et dont les formes de lutte peuvent déconcerter.

Le service public de sécurité est là pour canaliser et réprimer les comportements violents en respectant l’état de droit. Malheureusement il y a des comportements inadmissibles des forces de police. A certains endroits des ordres ont été donnés de tirer des Flash-Ball à hauteur de tête.

Par exemple à Grenoble, une jeune élève de 1ère du lycée professionnel Jean-Jaurès a reçu un projectile en pleine tête, ses parents ont porté plainte.

Lire le reste de cet article »

Non à la fermeture des bureaux de Poste Championnet et Grand Place

Publié le 18 mai 2018

Le Collectif « J’aime ma poste à Grenoble », dont font partie le CCI-C, le CLUQ, plusieurs Unions de Quartiers, syndicats et associations que soutient l’ADES depuis le début, ainsi que la mairie de Grenoble, se mobilise pour éviter les fermetures de bureaux de poste à Grenoble. Il a organisé à plusieurs reprises des manifestations devant les bureaux de poste menacés et une réunion publique où il a pu interpeller la direction de la Poste. Le bureau de l’Ile Verte ne fermera pas mais risque de ne faire plus que les activités de la Banque Postale ; par contre Championnet et Grand Place sont directement menacés de fermeture totale.

Lors du Conseil municipal de Grenoble du 14 mai 2018, les groupes politiques de gauche (la droite et l’extrême droite se sont abstenus) ont voté un vœu à la direction de la Poste :

  Lire le reste de cet article »

Qui est (vraiment) Charlie ?

Publié le 20 janvier 2017

© Dauphiné Libéré

Trois chercheurs (un de Paris et les deux autres de l’Université de Grenoble) ont publié en août 2016 dans une revue internationale un article sur la question : les manifestations de janvier 2015 suite aux attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher étaient-elles anti-musulmanes ? Cette thèse était défendue par E. Todd dans son livre « Qui est Charlie . Les trois chercheurs apportent une démonstration pertinente contredisant l’affirmation de E. Todd en montrant que les villes où le niveau de préjugés implicites envers les Maghrébins est le plus faible ont eu les manifestations les plus importantes comme à Grenoble, Rennes et Rodez.

Voici un extrait du résumé en français de l’article en anglais : « Suite aux attentats de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, plus de 4 millions d’individus se sont rassemblés en France dans un élan d’unité nationale. Rapidement, des critiques ont émergé, soutenant que même si les manifestants ont affiché des attitudes ouvertement antiracistes, ils étaient en fait motivés par des préjugés implicites vis-à-vis de la population musulmane.

Lire le reste de cet article »