Archives pour le mot-clef ‘sports’

Les stations de ski des Alpes du nord face au réchauffement climatique

Publié le 16 février 2018

La Cour des Comptes, dans son rapport annuel 2018, s’intéresse à l’avenir des stations de ski des Alpes du Nord face au réchauffement climatique. Elle s’appuie sur un échantillon de 17 stations dont 3 en Isère : Villard-Corrençon, Autrans-Méaudre et Saint-Pierre-de-Chartreuse.

En introduction du chapitre : les stations de ski des Alpes du nord face au réchauffement climatique : une vulnérabilité croissante, le besoin d’un nouveau modèle de développement, la Cour rappelle que :

« À l’évidence, les recommandations de 2011 ont été peu entendues, notamment celles invitant les stations à privilégier les voies d’un développement durable.

Alors que, face à des opérateurs puissants et intégrés, les collectivités étaient invitées à se regrouper pour peser à bonne échelle sur les enjeux de développement, l’enquête a constaté un statu quo, voire l’aggravation de certains déséquilibres :

  • le réchauffement climatique affecte toutes les stations, mais celles de moyenne et surtout de basse montagne sont davantage fragilisées ;
  • la persistance de l’asymétrie de la relation entre autorités organisatrices et exploitants freine les adaptations nécessaires.

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Définition des équipements culturels et sportifs d’intérêt métropolitain

Publié le 25 novembre 2016

logo MétroLe 3 novembre, le Conseil de la métropole a adopté (à l’unanimité moins 24 abstentions) la liste des équipements sportifs et les équipements culturels d’intérêt métropolitain.

La loi impose que la Métropole soit compétente pour la création, l’aménagement, l’entretien et le fonctionnement d’équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs d’intérêt métropolitain.

Cet intérêt métropolitain est déterminé à la majorité des deux tiers de l’assemblée délibérative. La Métro devait choisir avant le 1er janvier 2017 sur ces nouvelles compétences, sinon elle était obligée d’en prendre l’intégralité !

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Pourquoi il ne faut pas créer un budget annexe pour le Palais des Sports

Publié le 11 mars 2016

Palais des SportsDes collectivités ont créé des budgets annexes pour tenter de diminuer la baisse des dotations de l’Etat. En effet le calcul de la baisse des dotations pour l’année N prend comme référence les recettes de fonctionnement du budget principal de l’année N-2. Il est donc tentant de faire diminuer artificiellement ces recettes en les faisant arriver dans un budget annexe. Autant il est obligatoire de faire des budgets annexes pour les services publics industriels et commerciaux (eau, assainissement par exemple), autant pour les services administratifs c’est exceptionnel, doit être justifié et doit recevoir l’accord du comptable public qui est de plus en plus réticent.

La gestion du Palais des Sports est un service public administratif, il n’y aucune raison pour lui consacrer un budget annexe et si cela avait été fait, la ville pourrait être accusée de l’avoir fait pour une optimisation financière pour diminuer artificiellement (même faiblement) des recettes de fonctionnement. La Ville a donc eu raison de ne pas écouter les sirènes démagogiques des oppositions qui voulaient absolument la création d’un budget annexe pour la gestion du Palais des Sports.

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Palais des Sports, enfin de vraies économies (suite)

Publié le 4 mars 2016

Palais des SportsLa nouvelle gestion du Palais des Sports de Grenoble a fait économiser plus d’un million d’euros à la ville en 2015, par rapport à la gestion passée. Cela est simple à comprendre et à analyser. Avant la ville dépensait en moyenne 2 M€ chaque année et maintenant seulement 0,72 M€, voir ici.

Mais les oppositions braquées sur leurs certitudes ne peuvent pas y croire et persistent dans leurs erreurs en ce qui concerne les chiffres. Lors du Conseil municipal, J. Safar a fait référence à des chiffres fournis par un collectif d’habitants « Groupe d’Analyse Métropolitain ». Ce collectif « analyse la gestion du bien commun que font les élus afin de rendre lisible au plus grand nombre des problématiques techniques compliquées, arides mais qui affectent la vie quotidienne des habitants. »

Ce serait bel et bon, mais malheureusement, il conteste cette économie faite par la ville en embrouillant tout, perdant ainsi toute crédibilité.

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Palais des Sports, enfin une gestion correcte et économe

Publié le 26 février 2016

Palais des SportsLe 17 février, la ville a fait une conférence de presse présentant le bilan évènementiel et financier de sa gestion directe du Palais des Sports. Coté évènementiel c’est une vraie réussite puisqu’il y a eu en 2015, 24 évènements, le palais a été ouvert au public 52 jours et a accueilli plus de 81 000 personnes. Coté financier, c’est plus d’un million d’euros d’économies pour le budget de la ville, les contribuables apprécieront cette gestion économe d’un patrimoine de la ville qui rompt enfin avec la gestion dispendieuse par l’association présidée par A. Deschamps (adjointe à M. Destot) dirigée par G. Chanal, celui qui a mis Alpexpo dans le rouge.

Depuis de longues années, régulièrement, le Conseil municipal se penchait sur cette gestion du Palais des Sports en déplorant son coût insupportable. Plus il était utilisé, plus il coûtait cher. Mais l’ancien maire et son adjointe étaient incapables de trancher et la ville payait.

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La nouvelle vie du Palais des Sports

Publié le 6 mars 2015

Palais des SportsDepuis de longues années le Palais des Sports de Grenoble était entre les mains d’une association soumise à l’ancien directeur qui menait une politique toute personnelle et la mairie de Grenoble s’interrogeait de temps en temps, pour trouver une solution pérenne pour sa gestion et limiter le gouffre financier : le coût pour la ville, notamment par une subvention à l’association, était d’environ 1,5 M€ annuel. Les municipalités précédentes, par manque de volonté politique, n’ont jamais pris le taureau par les cornes pour enfin redonner à cet équipement  issu des jeux olympiques de 1968 le rôle qui devait lui revenir.

La nouvelle équipe a enfin décidé de reprendre la gestion de cet  équipement en dénonçant dans les temps – il fallait faire très vite, car elle arrivait à son terme fin 2014 – la convention de gestion donnée à cette association « Palais des Sports Grenoble Isère » dont l’ancienne 1ère adjointe de M. Destot était présidente, mais sans réel pouvoir qui était entre les mains d’un tout puissant directeur.

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Grenoble : dérapage des tarifs des sports

Publié le 15 septembre 2013

Une personne qui participe à l’activité natation du service des sports de la ville, nous signale que la saison dernière, sa contribution financière pour un semestre s’élevait à 88 euros. Cette année la facture se monte  à 153 euros ! Résultat : beaucoup de Grenoblois ont annulé leur inscription et sont mécontents. Il y a même des cours déserts comme ceux du mercredi matin. Comment expliquer une telle augmentation, serait-ce un contre coup de la réforme des rythmes scolaires ?

Décidément une autre politique municipale est possible, et surtout souhaitable.

Palais des Sports : séquence irritation

Publié le 20 mai 2013

Le Hall des expositions, le Palais des Congrès, le Summum, tout cela formant Alpexpo, le Palais des Sports, le Stade des Alpes… autant d’équipements qui, crise aidant pour certains, peinent à trouver leur place. Le stade des Alpes qui résonne d’un grand vide la majeure partie de l’année n’est pas prêt d’attirer les foules depuis que le GF 38 vient de confirmer son maintien en 4ème division de football. Mais cela n’empêche pas le stade Lesdiguières de se refaire une beauté et d’agrandir ses tribunes. De son côté Alpexpo vit une période particulièrement difficile après le passage éclair de son ancien directeur général, G. Chanal. Le même étant toujours directeur d’un Palais des Sports, qui a peu d’activités mais est une grande famille, puisque madame fait office de directrice adjointe.

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Le sport professionnel n’a pas à être aidé par la mairie

Publié le 20 mai 2013

StadeVideLa loi française ne considère pas que le sport professionnel soit d’intérêt général, contrairement au sport amateur. Elle interdit donc que les collectivités publiques participent au financement du sport professionnel. D’ailleurs les clubs professionnels sont considérés comme organisateurs de spectacle sportif et non d’activité sportive. A Grenoble on oublie ces principes et il y a même un adjoint (A. Pilaud) nommé aux « Relations avec les clubs sportifs professionnels ».

L’adjoint ne se contente pas d’une simple relation polie avec les clubs professionnels, mais s’occupe par exemple d’aider le GF38 à redevenir un club professionnel, ce qui n’est pas d’intérêt communal.

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Vous avez dit, ville éducatrice !

Publié le 22 avril 2013

Lors d’une mise au point dans le quotidien régional du 18 avril, A. Pilaud, adjoint chargé du sport professionnel, a précisé que pour lui, que des supporters grenoblois crachent sur un arbitre n’est pas scandaleux !

Le 9 mars lors de la rencontre entre le GF38 et l’équipe du PSG en CFA, des supporters grenoblois ont craché sur l’arbitre de la rencontre, ce qui a entrainé une punition de 2 points de moins pour le GF38.

L’adjoint au maire déclare à propos des agissements des supporters : « ils sont à la hauteur de leur frustration. Leur comportement n’est pas scandaleux, c’est la faute des Japonais si on est arrivé là » !

Espérons que le maire réagisse fortement face à de tels propos qui sont indignes d’une ville qui se veut éducatrice.

Soutenir et couvrir de tels agissements sont-ils prévu dans le projet éducatif grenoblois ?

GF38, une nouvelle vie

Publié le 26 août 2011

Le GF38 a donc perdu son statut de club professionnel et la société GF38 a été mise en liquidation judiciaire. Le centre de formation a disparu et c’est l’association GF38 qui gère le nouveau club amateur qui joue en CFA2 (5ème division).

Le budget du nouveau club devrait être de 1,2 M€, mais ce ne sont pas les recettes des spectateurs qui vont permettre de boucler ce budget important pour cette division. En effet l’abonnement annuel pour les spectateurs est fixé à 30 euros, ce qui est très accessible. Le GF38 devrait jouer prochainement dans le stade des Alpes, souhaitons que le stade soit aussi ouvert à d’autres clubs amateurs de la région, aux scolaires et aux équipes universitaires afin que son utilisation devienne d’intérêt général.

Il faudra donc rester vigilant sur le niveau de subvention de la mairie à l’association GF38. Depuis des années la subvention municipale annuelle à l’association est de 518 000 € plus environ 25 000 euros en nature, subvention importante qu’il ne faudrait pas augmenter pour ne pas mettre en péril les autres associations sportives grenobloises. La ville devra être vigilante pour que l’association GF38 ne délaisse pas ses autres activités au profit de l’équipe première, qui devra trouver ses principales ressources auprès de sponsors.

Il faudra aussi revenir un jour sur ce qui s’est passé à Grenoble autour de l’arrivée des Japonais dans le GF38 et dans la construction du stade. A ce sujet l’ancien responsable du centre de formation du GF38 a dit des choses intéressantes en juillet en répondant aux questions de citylocalnews , en voici deux courts extraits :

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Le GF38 mis à l’INDEX ! Vertige et chute confirmée

Publié le 8 juillet 2011

Stade des AlpesComme nous l’annoncions le 24 juin dernier, cette fois c’en est fini du GF 38. Relégation en CFA, Tribunal de Commerce, dépôt de bilan, perte du statut professionnel et du centre de formation, licenciements économiques… bref ! Une descente aux enfers pour les intéressés et une gabegie financière au détriment des contribuables.

Ce dépôt de bilan marque la fin d’un projet sportif qui en 1997, sous l’impulsion du Maire de Grenoble, avait vu la fusion des principaux clubs de football grenoblois pour construire un véritable club professionnel.

C’est aussi le Maire de Grenoble qui en février 1999 a déclaré dans le Dauphiné au lendemain d’un match Grenoble – St Etienne : « il faut un grand stade à Grenoble ». Il a ensuite poussé fortement la Métro à réaliser un stade de football, réservé aux professionnels, à l’endroit où il le voulait dans le parc Paul Mistral, et au prix que l’on connait : plus de 80 millions d’euros.

C’est aujourd’hui tout le milieu du football de Grenoble et son agglomération qui constate le gâchis d’une stratégie mal maîtrisée avec un investisseur unique (INDEX arrivé en 2004), qui n’a jamais voulu ouvrir son capital à d’autres. Ce sont aussi tous les habitants et contribuables de l’agglomération grenobloise qui sont floués par la réalisation d’un investissement de prestige qui s’inscrivait, au delà du football lui même, dans la stratégie d’obtenir à nouveau des jeux olympiques à Grenoble. Le résultat : pas de JO, plus de club de football résident du grand stade et un équipement aujourd’hui désert dont il va falloir maintenant redéfinir le projet et le mode de gestion.

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Silence on coule

Publié le 24 juin 2011

Stade des AlpesAprès plusieurs mois d’effervescence, de rumeurs, de faux suspense avec des pseudos prétendants au rachat du club, Granturco, Maillol (petitmaillol ?) et plus récemment des saoudiens, le silence s’est désormais installé et derrière le silence… rien, sauf peut être une piste africaine. De ligue 1 en ligue 2, de ligue 2 en National, de National en CFA, la descente vertigineuse du GF 38 devrait s’arrêter (il n’y a pas plus bas) au dépôt de bilan. Fini le GF 38, définitivement rayé de la carte footballistique professionnelle. On pourra toujours s’interroger sur les raisons qui ont conduit les investisseurs nippons d’Index à miser des millions d’euros sur ce club de province, sur leur incompétence à le gérer, leur inconséquence quant à la vente et à l’achat de joueurs, du limogeage d’un entraîneur qui sera rappelé plus tard, il reste que c’est un gâchis monumental. Il n’est pourtant pas si loin le temps ou le maire de Grenoble s’extasiait sur ce «  GF 38 qui promet(tait) une fin de saison à suspense et encore de très beaux moments à vivre tous ensemble au Stade des Alpes… Allez Grenoble ».

Mais après tout, si n’était la part de l’humain, tout cela ne serait que péripétie : Index avait un jouet, il l’a cassé, point final. Pas tout à fait, car il reste la boîte, une boîte toute neuve, pimpante, somptuaire : le stade des Alpes, exclusivement réservé au jouet d’Index. Pour satisfaire à ce caprice et au leur, les élus de la Métro et de la ville de Grenoble, D. Migaud et M. Destot en tête, n’ont pas regardé à la dépense, d’abord 25M€ (histoire de rassurer) pour finir à 100M€. Une bagatelle ! Qu’importe… pourvu qu’on ait l’ivresse des sommets grâce à l’argent du contribuable. Car au contribuable on a expliqué que Grenoble ne pouvait accéder à l’élite du football sans un stade flamboyant et flambant neuf. « Ensemble gagnons les sommets ! » Une énormité qui a pourtant fait de nombreux adeptes. Comme d’habitude, les opposants qui pensaient que l’argent public aurait été mieux employé ailleurs, ne pouvaient être que des aigris, des anti-sportifs, des anti-football, des anti-fêtes, bref ! des anti-tout ! Et voilà le résultat.

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GF 38, à quand la fin de la dégringolade ?

Publié le 21 janvier 2011

Durant la semaine dernière, on a eu droit tous les jours aux hésitations, à l’ultimatum sans cesse repoussé du repreneur qui essayait par tous les moyens de faire baisser les prix. Il faut avouer que racheter le GF 38 tenait du plus haut masochisme. M. Granturco aurait donc décidé de ne pas racheter le club de football professionnel.

Le GF 38 ne va pas poursuivre son appel à la DNCG (le « gendarme du foot professionnel »), il sera donc rétrogradé administrativement à la fin de la saison et aura sa masse salariale bloquée.

Mais la majorité municipale continue de vouloir s’occuper de ce qui ne la regarde pas, au lieu de laisser cette société privée régler ses problèmes, elle aurait demandé à M. Granturco de revenir sur sa décision, et de s’associer à d’autres repreneurs. Le feuilleton n’est pas terminé.

Toute cette aventure va coûter très cher aux contribuables grenoblois, il est temps d’en faire le bilan et d’arrêter les frais. La Ville doit soutenir le sport amateur, notamment scolaire qui manque cruellement d’équipements. Le plus triste, c’est que le stade ne peut pas être utilisé pour cela, n’ayant ni piste d’athlétisme ni salles utilisables pour le sport scolaire par exemple.

Le tour de France : voilà l’essentiel des vœux du maire de Grenoble pour 2011 !

Publié le 7 janvier 2011

A coté des vœux et souhaits classiques, M. Destot précise dans son communiqué de début d’année : “ l’année 2011 sera notamment marquée par le passage du tour de France à Grenoble avec une grande étape de contre-la-montre qui pourrait s’avérer stratégique la veille de l’arrivée sur les Champs-Elysées. ”

Décidément le maire se dope aux évènements médiatiques qui vont faire parler de Grenoble ; il adore aussi recevoir des prix même s’il oublie vite qui a été le véritable promoteur de l’action qui a été primée (notamment tout ce qui tourne autour du quartier de Bonne).

Nous sommes pour que la mairie aide des activités festives douces, conviviales et de proximité, dont le coût soit modéré et non des dépenses inconsidérées qui obligent ensuite à augmenter les impôts (jeux de neige pour la préparation des JO, tour de France…), en cette période difficile il y a mieux à faire.

GF38 suite, attention à la fuite d’argent public !

Publié le 7 janvier 2011

Le rachat du GF38 par M. Granturco devrait se “finaliser” dans les semaines qui viennent. Le repreneur compte sur le soutien des contribuables de Grenoble et de la Métro. A. Pilaud, adjoint au maire en charge des clubs professionnels confirme que la ville a une convention avec la société privée GF38 pour des missions d’intérêt général : contre la drogue, le hooliganisme et pour la gestion du centre de formation. Manière de doper les finances de la société privée SAOS GF38 (SAOS comme société anonyme à objet sportif, et non SOS comme…).

Il est donc utile de rappeler ce qui est autorisé comme subvention d’une collectivité locale à un club professionnel. Il y a trois activités qui sont reconnues d’intérêt général (voir article R. 113-2 du code du sport) :

  • la formation, le perfectionnement et l’insertion scolaire ou professionnelle des jeunes sportifs accueillis dans les centres de formations agréés ;
  • la participation de l’association ou de la société à des actions d’éducation, d’intégration ou de cohésion sociale ;
  • la mise en œuvre d’actions visant à l’amélioration de la sécurité du public et à la prévention de la violence dans les enceintes sportives.

Il convient donc de rester vigilant sur les relations entre la ville et la société GF38, comme sur le montant du loyer du stade que doit la société GF38 à La Métro, et qui est très loin de couvrir les frais de fonctionnement de l’équipement, sans parler des amortissements de l’investissement (voir à ce sujet les analyses de l’OfiPoPu).

Quant aux achats d’emplacements publicitaires par la ville et ses satellites, et les achats groupés de places par les collectivités, nous en parlerons prochainement.

M. Granturco est un homme très pressé, il a fait un excès de vitesse important sur l’autoroute en venant à Grenoble et s’est fait confisquer son véhicule ! La DNCG a fixé au 20 janvier la date d’appel pour le GF38 pour éviter la rétrogradation administrative (descente dans une division inférieure) et l’interdiction de recruter. Le repreneur négocie toujours avec Index pour clarifier certains dossiers louches, dont il ne voudrait pas se retrouver en responsabilité, va-t-il arriver à ses fins ?

GF38, tout s’accélère : les contribuables vont-ils encore payer les dettes ?

Publié le 23 décembre 2010

Comme prévu, le patron japonais d’Index cherche à vendre la société anonyme à objet sportif GF38. M. Thierry Granturco est sur les rangs, il est avocat d’affaires, c’est à la mode dans le monde du foot professionnel puisque le président de la ligue de football professionnel, M. Frédéric Thiriez, est avocat près du Conseil d’Etat et de la Cour de Cassation (M. Thiriez a été l’avocat du maire de Grenoble, M. Destot, contre nos recours en annulation des montages avec la Lyonnaise des Eaux). Le repreneur exige que tout soit bouclé pour début janvier 2011 : il en appelle aux “ efforts des collectivités territoriales ” mais exige au moins 70 % des actions pour avoir les mains libres. Toutefois il n’est pas prêt à apporter un gros capital dans l’immédiat. Avant de se retirer des commandes du club, le patron d’Index devra rembourser les fameux 1,4 M€ versés à la société Voyager de Toulouse dans des conditions plus que douteuses. En bon juriste, M. Granturco doit savoir que les collectivités locales n’ont pas le droit d’aider un club professionnel, mais il connaît aussi les manières de contourner les obstacles ! Il doit savoir tout de même qu’un recours a été déposé contre le contrat de location du stade au GF38, au motif que le loyer exigé est beaucoup trop faible. Si le tribunal administratif suit la jurisprudence Olympique Lyonnais – stade de Gerland, le loyer devra être fortement réévalué.

La rédaction de Le Rouge & le Vert est interpellée par plusieurs personnes qui nous disent : “Nous comptons sur vous pour que ce ne soient pas encore une fois les contribuables qui payent pour le GF38”.

GF38 dernier délai le 20 décembre

Publié le 17 décembre 2010

La commission de contrôle de la ligue de football, la DNCG avait exigé du GF38 le versement de 5 M€ sur un compte bloqué avant le 9 décembre 2010. Le propriétaire japonais, Index est en train d’essayer de vendre tout ou partie du GF38 et il a demandé un délai pour se mettre à jour, jusqu’au 21 décembre. La DNCG lui a accordé un dernier délai au 20 décembre pour éclaircir la situation : verser les 5 M€ et préciser ce que signifie le curieux contrat de 1,4 M€ avec la société toulousaine Voyager. Si Le GF38 ne remplit pas ces obligations, la DNCG peut imposer une rétrogradation administrative. Celle-ci viendrait en plus de l’éventuelle mais probable rétrogradation sportive vu le classement actuel en ligue 2 du GF38, qui se retrouverait alors en CFA. Pour améliorer le tableau, le GF38 n’est plus qualifié pour la coupe de France car il a perdu son match contre Raon l’Etape, un club jouant en CFA (équivalent de la 4ème division !). Une défaite sportive de plus à laquelle s’ajoute un nouveau manque à gagner.

La majorité municipale déclare : «  A vouloir jouer la liquidation ou le dépôt de bilan, un certain nombre de gens croient que c’est plus facile de récupérer un club au tribunal de commerce pour un euro. Mais la mairie ne soutiendra aucun repreneur qui a joué un rôle pour la liquidation du club » ! Comme quoi il y a beaucoup d’agitation dans les coulisses. Un rappel : il est interdit à une collectivité publique de venir en aide à un club professionnel, qui est une société purement privée, donc la mairie n’a pas à soutenir x ou y, à moins que le GF38 redevienne un club amateur.

Le grand stade avait été construit pour héberger le GF38 promis à un grand avenir en ligue 1 afin d’améliorer l’image de Grenoble, c’est un échec sur toute la ligne qui coûte très très cher aux Grenoblois, et en terme de rayonnement pour la ville et l’agglomération.

Il ne reste plus au maire de Grenoble qu’a remettre à Index la Grande Médaille de la Ville de Grenoble, comme il l’a fait pour le futur ex-président de la CCI au motif qu’il avait notamment œuvré pour la candidature de Grenoble aux JO de 2018 et le projet de rocade-nord, deux échecs retentissants (voir le Dauphiné libéré du 12 décembre 2010)…

Le GF38 en eaux troubles !

Publié le 26 novembre 2010

La situation financière du GF 38 est très inquiétante, cela devient une habitude. Jeudi 25 novembre les dirigeants sont entendus par la commission nationale de contrôle de la ligue de football. Il s’avère que le club a de plus en plus de mal à payer ses factures. Son déficit de recettes est important (vente de joueurs à un faible prix, faible nombre de spectateurs) et il n’arrive plus à assumer toutes ses charges, à l’exemple de son loyer à la Métro. Dans son édition du 21 novembre, le Dauphiné Libéré indique que le club est en procès avec des entreprises qui lui réclament plusieurs millions d’euros. Le GF38 a passé un contrat de 1,4 M€ pour des prestations de services concernant le nettoyage, la sécurité et la maintenance informatique avec la société Voyager à Toulouse. Ce contrat, dont le montant est très supérieur aux coûts des mêmes services effectués lorsque le club était en ligue 1 avec trois fois plus de spectateurs, vient en doublon de contrats déjà existants avec d’autres sociétés pour le nettoyage et la sécurité ! A noter que la société Voyager a un capital social de 302 € et un chiffre d’affaire de 10 000 € en 2009 !

Le propriétaire du GF38 cherche à vendre, soit à un pool d’investisseurs français, soit à un groupe asiatique. Rien n’est fait. Que ce soit du coté sportif comme du coté financier, le GF38 n’a pas la cote. A suivre.

Manifestation contre les JO 2018 à Annecy

Publié le 26 novembre 2010

Le 20 novembre 2010 à Annecy, la manifestation contre les jeux olympiques de 2018 a rassemblé 800 manifestants joyeux et énergiques, dont 9 élus écologistes de Grenoble et de la Région. Grenoble et Mountain Wilderness étaient venus manifester leur solidarité aux opposants aux JO.