Le réacteur nucléaire EPR présenterait un risque d’accident très important

Publié le 11 mars 2010

Le réseau sortir du nucléaire rend public un document d’EdF mettant en cause la sûreté de l’EPR en cas d’accident grave d’éjection des barres de contrôle.

Voici un extrait de leur communiqué de presse du 10 mars :

« Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l’essentiel des arguments en faveur de l’EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s’avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n’ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d’accidents. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l’écart de ces questions. »

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8 commentaires sur “Le réacteur nucléaire EPR présenterait un risque d’accident très important”

  1. PAYSSOT dit :

    Faible consolation :en cas d’accident, ils ne pourront pas dire que nous serons protégés pas nos frontières…
    Pierrette

  2. roig dit :

    Et que peut on faire ?

    • admin dit :

      Continuer la lutte contre ce projet ruineux, inefficace, et dangereux, comme nous l’avons précédemment fait en Rhône-Alpes contre Superphénix, et obtenir qu’il ne se fasse pas !

    • admin dit :

      @Jim et Malo (qui nous donnent tous les 2 la même référence vers une analyse contradictoire) : si le débat est toujours sain, force est de constater que si le Réseau Sortir du Nucléaire ne l’avait pas initié, on l’attendrait toujours, Hervé Nifenecker le reconnaît lui même : “En conclusion on ne peut que remercier Philippe Brousse et « Sortir du Nucléaire » d’avoir montré à quel point EDF et AREVA prenaient au sérieux les études de sûreté.”, autrement dit se ne sont ni Areva ni EDF qui ont jugé utile de communiquer sur ces études de sureté, ce qui est étonnant : puisqu’elle sont si sérieuses, pourquoi se priver de les valoriser ?
      On constate malheureusement toujours la même histoire sur le dossier du nucléaire : d’abord le secret, la réaction des opposants qui mettent les questions en débat, le déni des questions et problèmes soulevés… Bref, l’absence de démocratie, ce qui en soit est suffisant pour condamner les projets menés…

      • JIM dit :

        Désolé mais la réalité est bien plus compliquée que vous ne semblez le croire. Une installation nucléaire est un système très complexe. Les études de sûreté le sont également. Il n’est pas possible, au cours de l’évolution d’un projet, de faire l’étude de sûreté d’un composant ou d’un système particulier et de considérer les conclusions de cette étude comme acquises définitivement. En effet, si le niveau de sûreté atteint est considéré comme insuffisant, le système sera modifié, ou un autre système sera adapté pour en quelque sorte améliorer le niveau de sûreté qui a atteint ses limites. Seul le niveau de sûreté de l’installation dans son ensemble est pertinent. Il ne peut être finalement déterminé qu’à la fin des études des systèmes particuliers et de l’étude de sûreté globable de l’installation, en concertation avec l’autorité de sûreté qui peut demander des améliorations ou des modifications, et ne s’en prive pas. Publier des études intermédiaires, certaines très anciennes, comme l’a fait Sortir du Nucléaire, n’a donc aucun sens. Pire, une telle démarche agite des problèmes techniques qui pour certains ont déjà été résolus ou sont en cours d’étude, pour d’autres ne se posent plus. L’analyse des documents faite par SDN est non seulement biaisée; elle est grossièrement incompétente; les conclusions tirées par SDN de cet “examen” étaient connues d’avance. F. Fillon a donc bien raison de qualifier la démarche de SDN d’irresponsable. Elle effraie le public sans faire progresser la sûreté d’un cran. Admettons que c’est “de bonne guerre” de la part d’une association connue pour son anti-nucléarisme primaire et son militantisme politique. La sûreté nucléaire n’est pas ce qui l’intéresse; ses motivations sont ailleurs.

      • admin dit :

        La question de fond n’est pas “le nucléaire est-il sûr”, puisque la réponse est forcément “non”, étant donné comme vous le dîtes fort bien qu’il s’agit d’un système complexe, beaucoup trop complexe pour qu’on puisse en garantir la sûreté, et ce même si on s’en donnait les moyens, ce qui ne peut pas être le cas quand on privilégie la rentabilité économique.
        La vraie question est “avons nous besoin de produire notre énergie avec des systèmes complexes, dangereux, et ruineux” : la réponse est là-aussi “non” : nous pouvons d’une part diminuer nos consommations d’énergie, et d’autre part produire cette énergie de manière sure, propre, peu coûteuse, créatrice d’emplois non délocalisables à travers les énergies renouvelables.
        Pas de nucléaire, pas de problème de sûreté. Donc, sortons du nucléaire !