Le projet du Rassemblement Grenoble une ville pour tous : les propositions phares

Publié le 1 mars 2014

ProjetGrenobleUneVillePourTousVignetteNous détaillerons jusqu’à l’élection les propositions phares du Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes, pour illustrer les grands axes de la liste menée par Eric Piolle :

  1. Une ville à la démocratie renouvelée… un pouvoir d’agir pour chaque habitant !
  2. Un bouclier social et écologique… pour retrouver, face à la crise, du « pouvoir d’achat » et du pouvoir de vivre !
  3. Une ville à taille humaine et des quartiers où il fait bon vivre… en finir avec les grands projets inutiles pour se concentrer sur l’essentiel
  4. Ce que nous ferons de la Métropole

Voir les “120 engagements pour Grenoble” sur le site du Rassemblement

1) Une ville à la démocratie renouvelée… un pouvoir d’agir pour chaque habitant !

Ce n’est pas un hasard si cet axe est mis en premier. La liste du rassemblement est née notamment par la rencontre de nombreux citoyens qui se sont heurtés pendant 6 ans au refus de la majorité d’écouter et de pendre en compte les avis éclairés des habitants. Les propositions vont permettre la co-élaboration des grandes décisions avec les habitants, et même permettre des votations citoyennes si un nombre important mais raisonnable d’habitants le demande.

La votation sera de droit si une pétition recueille au moins 8000 signatures d’habitants de la commune. Cela suppose que les signatures soient vérifiables et donc que les noms, prénoms et adresses apparaissent clairement. En début de mandat il faudra qu’un règlement intérieur de la votation soit élaboré avec les habitants. Il précisera à partir de quel âge l’habitant pourra signer la pétition et voter et quel sera le matériel diffusé aux habitants et sous quelle forme. Il faudra être inventif sur les formes d’organisation pour ne pas tomber dans les obligations du référendum municipal prévu par la loi qui est beaucoup trop contraignant. Il est clair que ne sera pas valable une pétition dont la demande ne respecterait pas la loi et/ou la règlementation.

Les Conseil citoyens à la place des Conseil consultatifs de secteurs. La loi impose de créer des conseils de quartier mais n’impose pas que ces derniers soient des structures consultatives, donc para municipales et obligatoirement présidé par un élu. Ils peuvent être consultés par le maire mais ils peuvent tout à fait être indépendants de la mairie. La loi impose seulement que le conseil municipal fixe le périmètre des quartiers (ici des secteurs) et adopte la dénomination, la composition et les modalités de fonctionnement du conseil. Le Rassemblement propose que le conseil municipal délibère sur les grands principes de leur composition : une partie d’habitants tirés au sort et le reste par les habitants volontaires. Pour leur fonctionnement le conseil validera les propositions adoptées par les conseils de citoyens. Le Conseil municipal allouera aux conseils des moyens financiers pour leur fonctionnement

2) Un bouclier social et écologique… pour retrouver, face à la crise, du « pouvoir d’achat » et du pouvoir de vivre !

Il est plus intéressant en terme de pouvoir d’achat d’agir sur les tarifs des services publics que sur les impôts locaux. En effet tous les Grenoblois sont usagers de l’eau, de l’électricité et un nombre important du gaz ou du chauffage urbain. Environ 10 000 foyers ne payent pas de taxe d’habitation et plus de 30 000 sont plus ou moins dégrevés, par contre tous les habitants payent l’électricité, l’eau et le chauffage est un poste important de dépenses tout comme les déplacements. D’où l’effort proposé par le rassemblement sur les tarifs de ces services publics. Cela exigera un contrôle très strict sur les satellites de la ville et de la Métro, et de revoir dans le détail leur fonctionnement et leur stratégie. Pour l’eau il serait important de se saisir de la possibilité d’expérimenter une tarification en fonction des revenus comme l’autorise la loi Brottes. Pour le chauffage urbain, l’électricité et le gaz, un audit approfondi des SEM CCIAG et GEG pourra permettre de fixer des tarifs au plus juste prix en attendant une remunicipalisation. Grâce aux recours menés contre la nouvelle délégation de 30 ans pour GEG, il serait possible dès 2016 de retrouver une gestion en régie pour ce service qui a été irrégulièrement privatisé en 1986 par Carignon et son équipe, dont certains ont fait partie de la majorité sortante.

3) Une ville à taille humaine et des quartiers où il fait bon vivre… en finir avec les grands projets inutiles pour se concentrer sur l’essentiel !

Il faut absolument prendre la question du foncier et de la construction de logements à bras le corps et ne plus continuer comme maintenant. Cela nécessitera une volonté politique forte en terme de préemption, et pour la mise en place d’un outil efficace au service de la ville et à terme de l’agglomération qui assurerait, en étroite collaboration avec les bailleurs sociaux, la construction des logements sociaux et non sociaux à des prix abordables. Une régie foncière et immobilière sera crée pour cela. Il faudra aussi pousser l’Etat à changer le décret fixant les ressources de l’EPFL (établissement public foncier local) afin de doubler voire tripler ses ressources, car le maximum de 20 € par habitant et par an n’est pas suffisant. Si ceci se fait, la ville (ou la Métro) devra compenser cette augmentation de la ponction fiscale par une baisse équivalente de la taxe d’habitation et de la taxe foncière afin que cela ne change pas le montant des impôts locaux.

Autre engagement fort : la remise à plat des grands projets urbains. Ce sera l’occasion de démontrer qu’il est possible de refaire la ville sur la ville avec ses habitants en respectant les caractéristiques de chaque quartiers, le patrimoine historique et paysager et en faisant en sorte que ce soit surtout des opérateurs locaux qui interviennent. Sur l’Esplanade, la seule contrainte qui sera donnée, c’est la préservation de la grande Esplanade et sa couronne d’arbres en la réservant aux grandes manifestations et évènements qui font partie du vivre ensemble dans l’agglomération. Pour le reste, le projet urbain sera repris du tout au tout avec les Grenoblois et en relation avec la commune de Saint Martin le Vinoux et avec la Casamaure,monument historique qu’il faut valoriser.

4) Ce que nous ferons de la Métropole

Le fonctionnement de la Métro n’est pas satisfaisant et le passage accéléré en Métropole s’il n’est pas préparé en toute transparence peut être dangereux pour les habitants, les communes et les agents communaux et de la Métro. Il est essentiel qu’une méthode soit élaborée pour organiser la mutualisation des moyens entre les communes qui soit efficace, et respectueuse des agents. Cela ne peut pas se faire d’en haut de manière technocratique. La ville centre aura une responsabilité particulière dans cette construction au service des habitants et non des ambitions personnelles de certains.

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