GF38, une nouvelle vie

Publié le 26 août 2011

Le GF38 a donc perdu son statut de club professionnel et la société GF38 a été mise en liquidation judiciaire. Le centre de formation a disparu et c’est l’association GF38 qui gère le nouveau club amateur qui joue en CFA2 (5ème division).

Le budget du nouveau club devrait être de 1,2 M€, mais ce ne sont pas les recettes des spectateurs qui vont permettre de boucler ce budget important pour cette division. En effet l’abonnement annuel pour les spectateurs est fixé à 30 euros, ce qui est très accessible. Le GF38 devrait jouer prochainement dans le stade des Alpes, souhaitons que le stade soit aussi ouvert à d’autres clubs amateurs de la région, aux scolaires et aux équipes universitaires afin que son utilisation devienne d’intérêt général.

Il faudra donc rester vigilant sur le niveau de subvention de la mairie à l’association GF38. Depuis des années la subvention municipale annuelle à l’association est de 518 000 € plus environ 25 000 euros en nature, subvention importante qu’il ne faudrait pas augmenter pour ne pas mettre en péril les autres associations sportives grenobloises. La ville devra être vigilante pour que l’association GF38 ne délaisse pas ses autres activités au profit de l’équipe première, qui devra trouver ses principales ressources auprès de sponsors.

Il faudra aussi revenir un jour sur ce qui s’est passé à Grenoble autour de l’arrivée des Japonais dans le GF38 et dans la construction du stade. A ce sujet l’ancien responsable du centre de formation du GF38 a dit des choses intéressantes en juillet en répondant aux questions de citylocalnews , en voici deux courts extraits :

« Regrettez-vous de ne pas avoir eu plus de moyens pour améliorer le centre ?

“Non, on s’en sortait. Je n’ai jamais demandé plus de ce qu’on avait. Avec peu de moyens, on a prouvé qu’on pouvait réussir. C’est sûr que si les installations étaient meilleures, ça aurait facilité l’intégration de plus de jeunes. Le problème, c’est que les Japonais ont investi plus de 40 millions d’euros et que les installations n’ont pas évolué, ou très peu. Sur ce point, je ne comprends pas. Autant d’argent de perdu, ce n’est pas normal”.

Vous mettez le doigt sur des problèmes de gestion…

“Totalement. Quand on a dix, on ne dépense pas vingt. Quand le sportif suit, ça va. Mais dès que ça marche plus, on est tombé. On est mort maintenant. Je pense qu’il aurait fallu construire petit à petit au lieu de construire tout de suite un stade. Je le répète, injecter autant d’argent et arriver au dépôt de bilan, ce n’est pas normal”.

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